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Commission parlementaire sur la réforme de la Loi sur les mines - Dispute autour de la poule aux oeufs d'or

Les uns réclament leur part des profits, les autres, le maintien de leurs privilèges

La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine estime que la province pourrait se doter d'un fonds souverain de plus de 25 milliards de dollars d'ici 25 ans en se donnant les moyens d'aller chercher une part plus importante des revenus tirés de l'exploitation minière. Mais la création de cette cagnotte passerait obligatoirement par une hausse des redevances, une idée rejetée par le gouvernement Charest.

«Pour nous donner les moyens de bâtir un tel fonds souverain, nous devrons augmenter de façon substantielle l'apport fiscal des mines à l'État en bonifiant à la fois le régime de redevances actuel et en amenant le Québec à codévelopper ses propres ressources minières non renouvelables», a expliqué hier Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition, en marge des travaux de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi qui doit permettre de réformer la Loi sur les mines. Ces deux mesures pourraient générer des revenus de plus de 1 milliard de dollars par année, selon une évaluation «conservatrice» de la coalition.

Les revenus annuels pourraient même aller grandissant au fur et à mesure que ce fonds — inspiré de ce qu'a fait la Norvège avec l'exploitation pétrolière — verrait ses actifs augmenter. «Le Québec pourrait alors investir dans la diversification économique des régions, notamment pour leur permettre de se développer une fois les ressources minérales épuisées. On peut même penser qu'une partie des sommes générées pourrait servir à financer des projets d'efficacité énergétique ou le développement d'énergies "vertes"», a fait valoir M. Lapointe. Sans oublier les importantes infrastructures qui seront, pour le moment, financées en bonne partie par les contribuables.

Le régime de redevances actuelles, basé sur les profits réalisés grâce à l'exploitation d'une mine, devrait toutefois être remplacé par un régime basé sur la valeur brute de la ressource. L'État québécois pourrait ainsi tirer des revenus beaucoup plus substantiels, notamment à la faveur de la hausse des prix sur les marchés internationaux. Par exemple, en 2010, la valeur des ressources minérales extraites du sous-sol québécois a atteint 6,8 milliards, alors que les minières ont versé 133 millions en redevances. Et de 2002 à 2009, la valeur des ressources non renouvelables extraites a dépassé les 37 milliards, tandis que les redevances atteignaient un total de 427 millions.

D'autres mécanismes permettraient à l'État québécois de tirer davantage de ses ressources non renouvelables, selon ce que soulignaient plus tôt cette année dans une étude Mihaela Firsirotu, professeur à l'École des sciences de la gestion à l'UQAM, et Yvan Allaire, président du conseil de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques. Ceux-ci suggèrent des droits miniers calibrés au prix courant des ressources, mais aussi le partage des profits au-delà d'une rentabilité jugée acceptable par les promoteurs.

Le premier ministre Jean Charest a toutefois fermé la porte à une bonification du régime actuel, après s'être dit ouvert à discuter de changements au régime de redevances dans le cadre de l'étude du projet de loi 14 «sur la mise en valeur des ressources minérales dans le respect des principes du développement durable».

Outre l'épineuse question des redevances versées au trésor public, Ugo Lapointe a fait valoir que la création d'un fonds souverain impliquerait que l'État québécois joue aussi un rôle actif en prenant des participations dans des projets miniers. Celles-ci pourraient par exemple se concrétiser par la création d'une société d'État qui investirait dans certains des très nombreux projets en développement au Québec. Une telle mesure pourrait aider à préserver la propriété québécoise des minières une fois la phase d'exploitation lancée. Rappelons que la province compte plusieurs gisements de classe mondiale — or, fer, nickel, zinc —, de l'aveu même de joueurs de l'industrie minière. Le gouvernement pourrait aussi inviter de grands investisseurs institutionnels, comme la Caisse de dépôt ou le Fonds de solidarité, à injecter de l'argent dans le fonds souverain.

L'industrie fulmine

En commission parlementaire, le lobby minier est pour sa part venu dénoncer le projet de loi 14 en prétendant que celui-ci pourrait carrément «mettre à mort la filière minérale au Québec». L'Association de l'exploration minière du Québec — qui a 13 lobbyistes inscrits au registre provincial — en a particulièrement contre la disposition qui pourrait permettre aux municipalités d'exclure le développement minier de secteurs urbanisés ou dédiés à la villégiature. «Le gouvernement du Québec est sur le point de commettre une grave erreur, a dit son président, Ghislain Poirier, en présentant son mémoire. C'est tout le milieu économique du Québec qui s'interroge sur la légitimité de ce projet de loi. En plus de susciter des risques dans la mise en oeuvre du Plan Nord, le projet de loi génère aussi comme conséquence le potentiel de mettre à mort la filière minérale québécoise.»

La Fédération québécoise des municipalités salue quant à elle le fait qu'elles seront davantage consultées. «La refonte du régime minier constitue une chance historique de faire table rase des vieilles façons de faire en s'assurant d'impliquer les communautés dans les projets qui les concernent. Plus jamais nous ne devons revivre ces situations survenues trop souvent par le passé où une entreprise minière s'installait dans une municipalité sans que les élus locaux soient avisés», a fait valoir son président, Bernard Généreux.

Fait à noter, en dehors des zones urbanisées ou consacrées à la villégiature, le «free mining» doit continuer de s'appliquer, selon les dispositions du projet de loi 14. Cela veut dire que la Loi sur les mines a préséance sur plusieurs législations en vigueur au Québec.      
 
 
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  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    mercredi 24 août 2011 01h49
    Il faut s'inquiéter, Une loi ne résoud rien...
    Vous avez raison M. Gaétan Poirier. C'est tout le milieu économique du Québec qui s'interroge sur la légitimité de ce projet de loi.

    Gaz de schiste, Hydrocarbures de roche, l'histoire continue et peut déjà s'écrire : après une loi qui ne résout rien et qui fait couler plus d'encre que nécessaire, nous allons assister au bal musette des pataud gaz qui prendront position mais sans que cela se sache ou alors tout en clamant haut et fort que, bien sûr, il faut faire attention à l'environnement, c'est très important pour les générations futures mais que le progrès a un coût et que la science ne peut s'arrêter là....etc... qu'en France, il existe une réglementation qui n'existe pas ailleurs... que nous avons des ministres formidables et des élus responsables, des industriels soucieux de transparence etc... bref que nous avons tort de nous inquiéter pour rien... Nous verrons...à la rentrée le débat sur le Code minier devrait nous éclairer sur les éclairages justement que ceux qui prennent des décisions ont eu ou ont retenu... contexte électoral oblige, nous veillerons à plus d'un titre ...Minier ceux là ! Muriel Bodin, avocate

  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    mercredi 24 août 2011 01h50
    Mise en demeure au Premier Ministre
    Une lettre d'avocat - c'est ainsi que nos amis québécois appellent aussi une mise en demeure - a été envoyée le 14 juillet à Monsieur FILLON, Premier Ministre, pour lui demander de retirer tous les permis délivrés depuis 2003 et visant à autoriser à faire explorer et exploiter les hydrocarbures de roche et gaz de schiste. Le texte de cette lettre est ci-après. Des citoyens soutiennent cette demande soit en ayant signé cette lettre soit en soutenant cette demande. Vous pouvez la soutenir aussi en signant http://www.cyberacteurs.org/cyberac... ; vous pouvez aussi la relayer auprès de vos élus, de vos voisins après l'avoir lue vous même.

  • Poirier Sylvie
    Inscrite
    mercredi 24 août 2011 01h51
    C'est ainsi qu'il faut parler au Premier Ministre
    Monsieur le Premier Ministre,
    Nous avons l'honneur, ainsi que les signataires ci-après et tous autres à venir, de vous demander par la présente le retrait des permis d'exploration et d'exploitation, y compris dans un but de recherche scientifique, par différentes méthodes, des hydrocarbures gazeux, huileux ou pâteux non conventionnels ou conventionnels, quelle que soit la roche dont ils seraient extraits, permis que vos services ont accordés.
    Cette demande de retrait, soutenue par la coordination nationale, est portée par des citoyens réunis en collectifs et à titre individuel qui militent fermement contre ce que l'on appelle communément l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et autres hydrocarbures de roche.
    Les raisons de cette demande vous sont ci-après exposées et sont de nature à justifier un retrait au titre du code minier et du code de l'environnement combinés, notamment sous les dispositions de l'article L173-5 du code minier :
    Tout titulaire d'un permis exclusif de recherches, d'une concession de mines ou d'une des autorisations prévues aux articles L. 124-4 et L. 134-4, tout titulaire d'une autorisation d'amodiation de titre minier peut, après mise en demeure, se voir retirer son titre ou son autorisation s'il se trouve dans l'un des cas suivants : Muriel Bodin, avocate

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    mercredi 24 août 2011 04h20
    L'INDUSTRIE FULL MINES, ET PUIS QUOI ENCORE ?
    Faut tenir la résistance jusqu'au bout face aux pilleurs de nos ressources naturelles ! La loi 14 est un début intéressant, mais encore timide à côté des lois norvégiennes. Quand l'industrie prétend que cette loi mettra à mort la filière minérale au Québec, c'est parce qu'elle commence à sentir que la récréation est terminée. Les 13 lobbyistes peuvent se rhabiller, nos ressources naturelles nous appartiennent et nous réinventerons la façon de faire que cela leur plaise ou pas, on s'en fous de ce que ces pirates industriels pensent... j'ai hâte au jour prochain de voir la loi des mines perde sa préséance sur nos législations qui sont en vigueur partout sur notre territoire. Non mais, de quel droit cette industrie a-t-elle préséance sur nos lois ? Que nous donne-t-elle équitablement en retour ? Juste des jobs à 5 cennes ? Je dis que non seulement faut-il que les municipalités aient le droit d'exclure le développement minier en zone urbaine ou dédiée à la villégiature, mais que les redevances versées au trésor public soient substantielles, calculés dans un régime basé sur la valeur brute de la ressource à exploiter. L'industrie doit savoir que le "deal", avant même le premier coup de pelle, c'est 40 ou 50 % en redevance et rien d'autre. Le terrorisme industriel ça ne fait plus peur à personne, on sait très bien ce que cet industrie de pirates a à perde et nous dire, même avec des larmes de crocodille, que ce timide début de loi, dite loi 14, pourrait mettre à mort la filière minérale québécoise... ahahaha ! Monsieur Ghislain Poirier quand vous réciterez votre mémoire au festival juste pour rire, debout au milieu de la scène, j'y serai au risque de mourir de rire, parce que vous avez un sacré sens de l'humour, mine de rien !

  • BioNick
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 06h44
    Finissons-en du "Free Mining"
    Alors qu'il est nécessaire de faire un BAPE pour créer une aire protégée au Québec, les minières peuvent "claimer" des titres sur plus de 85% du territoire québécois via le "click and claim" sur internet, sans consulter quiconque. En plus de bloquer tout projet de conservation de la nature, ces titres miniers viennent bafouer les droits des citoyens et empiètent sur les propriétés privées. Le Québec a grand besoin d'un ménage en profondeur de sa préhistorique Loi des mines. Bravo à la Coalition Meilleure Mine pour leur proposition constructive pour faire grandir le Québec de demain sans qu'on se vende à la solde des multinationales.

  • La poire
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 07h13
    Des redevances à moins de 2%
    À en croire ses chiffres, les minières redonnent moins de 2% de leur chiffre d'affaire brute au gouvernement. Si c'est pas vendre le Québec ça! Augmenter les redevances serait certainement juste pour nous et pour les générations futures en plus de nous assurer de colmater le désastre écologique qui suivra à la suite de la fermeture des usines. Les riches industries se plaindront toujours de devoir redistribuer la richesse. Décidément, il y a rien qui change et les affairistes libéraux n'y feront que repeindre la façade.

    Si les ressources sont trop chères pour eux qu'ils aillent voir ailleurs.

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 24 août 2011 07h48
    Quelle suave soumission !
    « Plus jamais nous ne devons revivre ces situations survenues trop souvent par le passé où une entreprise minière s'installait dans une municipalité sans que les élus locaux soient avisés», a fait valoir de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux. Les municipalités se contenteront d'être avises avant qu'une compagnie minière ou gazière ne vienne dévaster leur milieu physique et leur vie sociale. Quelle suave soumission !
    Roland Berger

  • asclepios
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h00
    M. Charest est très pressé.
    Si je comprends bien la pensée de M. Charest, le Québec va avoir besoin de beaucoup d'argent rapidement afin de finaliser l'harmonisation de l'État québécois avec les autres pays de l'OCDE. Son legs sera une administration «moderne» plus rationnelle et moins sujette aux aléas des mythes souverainiste et socialiste.

    Il va sans dire que je ne partage pas ce point de vue. Les Québécois ont besoin de connaître les intentions du gouvernement. Sinon notre régime démocratique s'ankylose et glisse vers une administration autoritaire.

    Je souhaite que les journalistes et les citoyens responsables talonnent M. Charest afin qu'il dévoile le fond de sa pensée. Le parlement et les comités parlementaires ne sont pas des lieux de mystification pour déjouer le «bon peuple».

  • asclepios
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h05
    Soit dit en passant...
    Pour les gens intéressés à échanger avec moi sur l'avenir du journalisme en prévision de la consultation publique, vous pouvez vous inscrire à la liste @FGenest/journalisme sur Twitter.

    Redonner un coup de jeune à la profession devrait aider à la compréhension de tous les autres enjeux, y compris l'avenir du secteur minier au Québec.

    François Genest
    http://atenacite.blogspot.com

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    mercredi 24 août 2011 08h11
    La grosse arnaque!
    Les suggestions de la coalition calquées sur le modèle norvégien sont à l'évidence la solution que devrait adopter un gouvernement qui travaille pour les intérêts de l'ensemble des Québécois.
    Le système qu'ils suggèrent est appliqué depuis plusieurs années en Norvège et il a fait ses preuves.
    Charest les rejettera bien évidemment car au risque de se répéter il travaille pour ceux qui lui versent un salaire parallèle de 75,000$/année.

    L'enjeu est majeur et il déterminera pour une grande part l'avenir économique des Québécois. Dommage qu'une opposition morcelée aux prises avec des guerres ubuesques sur la façon d'arriver au Grand Soir du côté du PQ et une succursale des Libéraux finançés par les mêmes lobbys du côté du futur CAQ, ADQ laisse la partie facile à ceux qui veulent s'enrichir sur le dos de la population du Québec.

  • Kris13104
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h23
    non au colonialisme des spéculateurs
    Je fais ce que je veux, ou bien je m’en vais…!
    La position du lobby minier est paradoxale dans un pays de gouvernance. Celle-ci doit protéger ce qui existe contre ce qui est à venir pour un mieux et non pour un moins bien. On se croirait dans un pays colonisé dans lequel les intérêts privées extérieurs réclament la puissance publique pour imposer aux populations des modifications d’environnement qui ne profiteront pas à ces dernières, mais aux spéculateurs, investissant dans le secteur minier. Ce chantage est inacceptable.
    Soit, le potentiel minier est intéressant et les sociétés minières intéressées se plieront aux règles qu’imposent la protection de l’environnement et seront taxées suffisamment pour enrichir le Québec qui, au fil des exploitations perdra cette ressource, soit ce potentiel n’est pas suffisant pour respecter ces règles tout en faisant des profits, il vaut mieux alors laisser les choses en l’état, car c’est le Québec et les québécois qui seraient perdants.
    L’accord des représentations locales paraît un préalable évident à toute exploitation, de même que l’accord d’un possesseur foncier pour un accès sur ses biens.
    Il faut que les sociétés minières cessent de se conduire en prédateurs, ne tenant aucun compte de l’environnement naturel et humain pour maximiser leurs seuls profits.
    C’est au gouvernement et au parlement qu’appartient cette responsabilité, cela s’appelle la gouvernance. Le Québec ne doit pas être une «république de bananes» dans laquelle n’importe quelles «United Fruit» font la loi.

  • MGagnon2
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h41
    proposition no1
    J'ai rédigé une lettre que g envoyé à quelques ministères. Cette lettre est en partie basée sur les demandes et suggestions faites par la Coalition pour que le Québec ait Meilleure Mine! dans son rapport de 2010.

    Je souhaite vous la partager, que l'on puisse faire des pressions ensembles. Je vous suggère des envois courriels, par la poste ou par fax aux ministres suivants:
    Nathalie Normandeau (ministre des Ressources naturelles et de la Faune),
    Pierre Corbeil (ministre de l’Agriculture, Pêcheries et Alimentation), Clément Gignac (ministre du Développement économique, Innovation et Exportation),
    Laurent Lessard (ministre des Affaires municipales, Régions et Occupation du Territoire),
    Pierre Arcand (ministre du Développement Durable, Environnement et Parcs)
    Raymond Bachand (ministre des Finances, ministre du Revenu)

    Vous pourrez trouver leurs coordonnées ici: http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/normandeau-nath

    Voici 1ere partie:
    Monsieur le ministre,
    Je vous écris ici pour vous faire part de mes inquiétudes et demandes par rapport
    aux nouvelles dispositions du projet de loi 79 modifiant la Loi sur les Mines
    (projet de loi rédigé par M. Serge Simard).


    Selon le rapport du Vérificateur général de 2009 et celui de 2010, en plus du rapport présenté par la Coalition Pour que le Québec ait Meilleure mine de 2010 (groupe incluant MiningWatch Canada), je juge les modifications apportées insuffisantes du point de vue environnemental
    et économique, pour ne nommer que ceux-là. Les demandes qui suivent font écho aux conclusions tirées du rapport 2010 de la Coalition Pour que le Québec ait meilleure mine.
    (...)

  • MGagnon2
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h51
    proposition no2
    2e partie:

    Premièrement, je demande l’instauration d’une redevance de base entre 3 et 5% sur la valeur brute produite par une mine et non 12% sur les profits générés, chiffres pouvant être trop facilement falsifiés. Notons que ce système de redevances « plancher » est déjà établi dans d’autres pays comme l’Australie et le Brésil, en plus de l’état américain d’Arizona.
    Deuxièmement, je demande que des sanctions financières soient appliquées aux entreprises qui ne s’acquitteront pas de ces redevances. Considérant le piètre taux d’acquittement des redevances (14 minières sur 20 n’ont pas versé un cent à l’état québécois sur une période
    de six ans – entre 2002 et 2008) toujours selon le rapport du Vérificateur. Le Québec se prive ainsi de millions de dollars de retombées.


    Troisièmement, je demande que la préséance des droits miniers soit éliminée de la Loi sur
    les Mines. Que les propriétaires et locataires fonciers aient le droit de refuser l’accès des minières à leurs terrains; que le ministre responsable des ressources naturelles du Québec,
    les municipalités et les régions touchés aient le pouvoir de refuser ou retirer un droit minier
    à une entreprise minière qui ne respecte pas les conditions de la loi sur la protection
    du territoire (la Loi sur le Développement Durable du Québec entre autre).
    (...)

  • MGagnon2
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 08h52
    proposition no3
    3epartie:
    Quatrièmement, je demande que l’on oblige les minières à restaurer entièrement l’environnement autour des sites d’exploitation. Le gouvernement devra exiger un plan de réaménagement qui sera à l’entière charge de l’exploitant avant que l’exploitation ne débute, ceci couplé à l’imposition de taxes sur les quantités d’eau et d’énergie utilisées lors de l’exploitation ainsi que sur les déchets produits non réutilisés. Ce plan devra également être soumis à l’approbation de groupes environnementaux tels que le Réseau Québécois
    des Groupes Écologistes (RQGE) et/ou Nature Québec, etc. Je propose que les recettes des taxes exigées servent exclusivement au développement des énergies vertes et renouvelables.


    Cinquièmement, je demande un meilleur suivi sur les projets miniers. Qu’on oblige
    les compagnies minières à fournir des comptes rendus publics sur leurs activités en tout temps.
    Je demande que chaque projet minier (nouveau ou en cours) soit soumis à une évaluation constante de groupes scientifiques environnementaux tels que le Réseau Québécois
    des Groupes Écologistes (RQGE), Nature Québec, la Société pour la Nature et les Parcs
    du Canada section Québec (SNAP).

    Il en va de notre avenir à tous. Nous sommes à un carrefour de notre développement en tant que société, il nous faut prendre les bonnes décisions qui s’imposent pour ceux qui
    nous succèderont.

    Nous avons la possibilité de montrer la voie à suivre, d’être des leaders. Soyons proactifs, développons intelligemment les énergies vertes et renouvelables. Nous ne pouvons plus attendre, ayons une vision d’avenir nouvelle, laissons de côté les vieilles méthodes et croyons en notre potentiel.


    Nous pouvons et devons prendre ce virage, dès maintenant!


    Mes salutations distinguées,


    Votre Nom
    Vos coordonnées

  • MGagnon2
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 10h35
    si ça vous dit...
    J'ai personnellement rédigé une lettre de demandes claires à quelques ministres. Que j'ai envoyé par courriel ET par la poste.
    En gros, les grandes lignes consistent en ceci:

    1-Premièrement, je demande l’instauration d’une redevance de base entre 3 et 5% sur la "valeur brute" produite par une mine et non 12% sur les profits générés, chiffres pouvant être trop facilement falsifiés.

    2-Deuxièmement, je demande que des sanctions financières soient appliquées aux entreprises qui ne s’acquitteront pas de ces redevances.

    3-Troisièmement, je demande que la préséance des droits miniers soit éliminée de la Loi sur les Mines.

    4-Quatrièmement, je demande que l’on oblige les minières à restaurer entièrement l’environnement autour des sites d’exploitation.

    5-Cinquièmement, je demande un meilleur suivi sur les projets miniers. Qu’on oblige les compagnies minières à fournir des comptes rendus publics sur leurs activités en tout temps.

    6-Je demande que chaque projet minier (nouveau ou en cours) soit soumis à une évaluation constante de groupes scientifiques environnementaux tels que le Réseau Québécois des Groupes Écologistes (RQGE), Nature Québec, la Société pour la Nature et les Parcs
    du Canada section Québec (SNAP).

    Je suggère une copie à chacun des ministres suivants: Nathalie Normandeau, Pierre Arcand, Raymond Bachand, Clément Gignac, Pierre Corbeil et Laurent Lessard.

  • Michel Laurence
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 11h43
    Dites-lui pourquoi !
    Dites-lui pourquoi ! http://bit.ly/otCaIP N'hésitez pas à partager cette vidéo.

  • P. T.Simard
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 12h14
    Table rase?
    0-Retrait de tous les permis d'exploitation.
    1-Nationalisation des ressources.
    2-Protection de 100% du territoire.
    3-Création d'une société d'Etat des ressources.
    4-Mise en place de pôles d'expertise régionaux.
    5-Développement de la ressources en partenariat avc l'industrie.

    Note: Ressources = Eau Terre Air Biomasse.
    Commentaire: Qui a lu le plaidoyer pour un Qc Inc.?
    Appel à l'aide: Y a-t-il plus de 2 Docteurs à l'assemblée?

    Doctorant en Sciences de la Terre

  • camelot
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 12h33
    Le coup de la Brinks
    Le lobby minier me fait bien rire avec son attitude de vierge offensée. Ses fumeuses fulminations sont un mauvais masque qui cache lmal leur obsession du profit. Le Québec peut et doit, comme a fait la Chine, être son propre maître d'œuvre. Le Québec n'a rien à cirer de ces vampires. Les Québécois ne sont jamais aussi forts que lorsqu'un projet commun, social et économique les unis. C'est ça que Charest veut tuer dans l'oeuf. Il ne veut pas d'un bel avenir pour le Québec. Il veut l'hypothéquer à l'os, selon les vues des fédérastes.

  • Pascal Laflamme
    Inscrit
    mercredi 24 août 2011 13h04
    Une mise à mort ?
    Mais qui sont tous ces clowns qui essaient de faire gober au public que la loi 14 va être la mort de l'industrie minérale au Québec ? Il faut être très naïfs pour croire leurs sornettes. Ils ruent dans les brancards parce qu'ils sont les premiers en place pour faire la passe et ce peu importe le coût pour tous les autres. Cela fait des années que la loi sur les mines doit être révisée. Les ressources que nous avons au Québec doivent être protégées et notre sous-sol n'est pas à vendre à rabais. Petit écart comptable : Des redevances basées sur les profits déclarés des entreprises ? Non mais je rêve. Le profit dans des états financiers, vous croyez sincèrement qu'il représente une valeur totalement fiable pour servir de base aux redevances ? Il s'obtient à la suite de la soustraction des dépenses aux ventes. Or, beaucoup des dépenses comptables sont elles-mêmes à la base des estimations en soi. Et même plusieurs dépenses sont strictement comptables reliées à la comptabilité d'exercice comme l'amortissement ce qui est non recevable au niveau fiscal pour la détermination du bénéfice fiscal. Toutes estimations et bases de calculs peuvent être révisées. Et même si on utilisait la marge brute cela ne serait pas fiable dû à la composition du CMV. C'est la valeur au marché qui doit être considérée et la quantité de matériaux extrait. Ne soyons pas non plus assujettis à la performance des entreprises...une entreprise peut extraire une quantité x mais être moins efficace à la vendre (malgré que c'est rare). Moins de ventes, moins de profits...etc, etc c'est une chaîne...tout se tient. Non, quantité extraite et valeur au marché, point.

  • canislatrans
    Abonné
    mercredi 24 août 2011 21h26
    Mettons fin àl'arnaque
    Je suis proriétaire d'un tres grand lot boisé et lorsque des compagnies forestieres veulent venir récolter des arbres,c'est 50/50 ou lorsque la récolte est de moins bonne qualité je laisse pour 60/40.
    Comment peut-on laisser aller des ressources non renouvelables a des exploiteurs sans scrupules qui nous pillent contre des redevances de moins de 1% en moyenne.
    La seule explication est que notre gouvernement est complice de ces actes criminels.Des poursuites devront etre intentées contre ces organisations de malfaiteurs qui dilapident et détruisent l'avenir et la richesse commune de nos enfants et petits enfants.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 1 septembre 2011 05h55
    Attention.
    C'est bien beau beau d'avoir des exigences en ce qui concerne l'exploitation des mines, mais il ne faut pas oublier que ce sont elles qui possèdent l'expertise. Il ne faut pas tuer la poule aux oeufs d'or ou retarder pendant des décennies l'exploitation de nos richesses naturelles. Nous sommes endettés par dessus la tête, cette dette grossit annuellement, et nous voulons conserver nos acquis sociaux, tout ça prend de l'argent et comme nous sommes taxés et imposés au maximum, il ne faut pas cracher sur nos possibilités de nous renflouer et de créer un bas de laine pour nos enfants. Pensez-y un peu. Si vous avez le choix d'investir dans une minière qui retire par exemple unprofit de 10% sur la vente des ressources extraites et une compagnie qui en retire 20%, dans laquelle de ces compagnies investirez vous? Poser la question, c'est y répondre.

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