Exploitation d'amiante - Nouveau délai à Mine Jeffrey
Québec donne jusqu'au 1er octobre à la minière pour réunir son financement afin d'obtenir une garantie de prêt
Mine Jeffrey n'a toujours pas réussi à trouver l'ensemble du financement qui lui permettra d'obtenir une garantie de prêt du gouvernement pour relancer l'exploitation d'amiante à Asbestos, et ce, malgré un délai supplémentaire accordé par Québec. Qu'à cela ne tienne, le gouvernement a repoussé la date butoir au 1er octobre. Les promoteurs du projet ont d'ailleurs bon espoir de pouvoir respecter ce nouvel ultimatum.
Selon ce qu'a indiqué hier le bureau du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, le gouvernement Charest a décidé de leur laisser plus de temps en raison des efforts consentis depuis des mois par Mine Jeffrey et son partenaire Balcorp pour «finaliser le financement». Mais «le ministre Clément Gignac s'attend à ce que la date du 1er octobre soit strictement respectée», a ajouté son attachée de presse, Gabrielle St-Amant.
Le consortium dirigé par l'entreprise indienne Balcorp avait en théorie jusqu'à hier pour réunir son financement de 25 millions de dollars. Il aurait alors obtenu la garantie de prêt de 58 millions promise par Québec en avril dernier. Cela veut dire que le gouvernement prend la responsabilité de garantir le prêt qui serait accordé pour la relance de la mine d'amiante chrysotile d'Asbestos. Mais les promoteurs ont demandé un délai supplémentaire à la fin de la semaine dernière, après avoir déjà bénéficié d'un premier sursis le 1er juillet dernier.
Cela veut-il dire que Mine Jeffrey et Balcorp éprouvent des difficultés à réunir leur financement? Absolument pas, a signifié hier Balcorp par voie de communiqué. «Avant de conclure définitivement l'entente, le gouvernement du Québec et les investisseurs voulaient être rassurés sur l'état de la mine souterraine. Nous leur avons maintenant donné l'assurance que la mine est en excellent état et qu'il sera possible d'entreprendre les opérations d'extraction souterraine du minerai très rapidement, une fois l'entente de financement conclue», a expliqué son président, Baljit S. Chadha.
Selon ce qu'il a expliqué, 10 000 mètres de tunnels, galeries et cheminées ont été creusés au coût de 120 millions de dollars au début des années 2000. Mais on les a laissés se remplir d'eau il y a huit ans lorsque le projet de conversion en mine souterraine a été retardé. Ces tunnels et galeries ont été totalement drainés depuis trois mois, un investissement de 3,7 millions de dollars financé par M. Chadha. Il est ainsi possible depuis deux semaines d'inspecter la totalité des galeries.
Cette inspection aurait révélé que moins de 50 mètres de galeries avaient besoin de travaux de consolidation. Une fois l'investissement conclu, il sera donc possible, selon Balcorp, de rouvrir la mine et d'entreprendre les travaux d'extraction de la fibre de chrysotile «en quelques mois».
L'homme d'affaires dit d'ailleurs avoir bon espoir de respecter ce nouveau délai fixé par les libéraux. «Nous avons été très actifs durant les derniers mois, discutant avec les investisseurs et avec le gouvernement et éliminant tous les obstacles à la conclusion d'une entente. Nous approchons du but», a affirmé Baljit S. Chadha. Le porte-parole de Balcorp, Guy Versailles, n'a pas voulu préciser l'identité des investisseurs avec lesquels le consortium serait en discussions.
M. Chadha a récolté 19 000 $ pour le Parti libéral du Québec, en 2009, lors d'un cocktail de financement à sa résidence de Westmount où Jean Charest était l'invité d'honneur. M. Chadha est aussi inscrit au Registre des lobbyistes du Québec. Son mandat, qui vise directement le ministère dirigé par M. Gignac, se décline ainsi: «Demande de garantie de prêt de 58 millions de dollars pour procéder à la relance des opérations de la mine Jeffrey, notamment embauche de personnel, achat d'équipement, etc.» Balcorp a un autre lobbyiste inscrit pour le même mandat.
Si la relance de la mine est vue d'un bon oeil dans la région d'Asbestos, elle a été dénoncée par à peu près tous les experts du secteur de la santé. Tous les directeurs québécois de la santé publique craignent les effets de la relance de l'exploitation de la mine Jeffrey. Plusieurs organismes du monde de la santé sont du même avis, dont la Société canadienne du cancer. Selon cette organisation, la reprise des activités d'extraction et d'exportation de la mine contribuerait à propager l'épidémie de cancers causés par l'amiante, à l'origine de 90 000 morts chaque année dans le monde.
Le ministre Clément Gignac estime pour sa part que ce produit cancérigène peut être utilisé sans danger. Ottawa est aussi favorable à son exploitation.
Selon ce qu'a indiqué hier le bureau du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, le gouvernement Charest a décidé de leur laisser plus de temps en raison des efforts consentis depuis des mois par Mine Jeffrey et son partenaire Balcorp pour «finaliser le financement». Mais «le ministre Clément Gignac s'attend à ce que la date du 1er octobre soit strictement respectée», a ajouté son attachée de presse, Gabrielle St-Amant.
Le consortium dirigé par l'entreprise indienne Balcorp avait en théorie jusqu'à hier pour réunir son financement de 25 millions de dollars. Il aurait alors obtenu la garantie de prêt de 58 millions promise par Québec en avril dernier. Cela veut dire que le gouvernement prend la responsabilité de garantir le prêt qui serait accordé pour la relance de la mine d'amiante chrysotile d'Asbestos. Mais les promoteurs ont demandé un délai supplémentaire à la fin de la semaine dernière, après avoir déjà bénéficié d'un premier sursis le 1er juillet dernier.
Cela veut-il dire que Mine Jeffrey et Balcorp éprouvent des difficultés à réunir leur financement? Absolument pas, a signifié hier Balcorp par voie de communiqué. «Avant de conclure définitivement l'entente, le gouvernement du Québec et les investisseurs voulaient être rassurés sur l'état de la mine souterraine. Nous leur avons maintenant donné l'assurance que la mine est en excellent état et qu'il sera possible d'entreprendre les opérations d'extraction souterraine du minerai très rapidement, une fois l'entente de financement conclue», a expliqué son président, Baljit S. Chadha.
Selon ce qu'il a expliqué, 10 000 mètres de tunnels, galeries et cheminées ont été creusés au coût de 120 millions de dollars au début des années 2000. Mais on les a laissés se remplir d'eau il y a huit ans lorsque le projet de conversion en mine souterraine a été retardé. Ces tunnels et galeries ont été totalement drainés depuis trois mois, un investissement de 3,7 millions de dollars financé par M. Chadha. Il est ainsi possible depuis deux semaines d'inspecter la totalité des galeries.
Cette inspection aurait révélé que moins de 50 mètres de galeries avaient besoin de travaux de consolidation. Une fois l'investissement conclu, il sera donc possible, selon Balcorp, de rouvrir la mine et d'entreprendre les travaux d'extraction de la fibre de chrysotile «en quelques mois».
L'homme d'affaires dit d'ailleurs avoir bon espoir de respecter ce nouveau délai fixé par les libéraux. «Nous avons été très actifs durant les derniers mois, discutant avec les investisseurs et avec le gouvernement et éliminant tous les obstacles à la conclusion d'une entente. Nous approchons du but», a affirmé Baljit S. Chadha. Le porte-parole de Balcorp, Guy Versailles, n'a pas voulu préciser l'identité des investisseurs avec lesquels le consortium serait en discussions.
M. Chadha a récolté 19 000 $ pour le Parti libéral du Québec, en 2009, lors d'un cocktail de financement à sa résidence de Westmount où Jean Charest était l'invité d'honneur. M. Chadha est aussi inscrit au Registre des lobbyistes du Québec. Son mandat, qui vise directement le ministère dirigé par M. Gignac, se décline ainsi: «Demande de garantie de prêt de 58 millions de dollars pour procéder à la relance des opérations de la mine Jeffrey, notamment embauche de personnel, achat d'équipement, etc.» Balcorp a un autre lobbyiste inscrit pour le même mandat.
Si la relance de la mine est vue d'un bon oeil dans la région d'Asbestos, elle a été dénoncée par à peu près tous les experts du secteur de la santé. Tous les directeurs québécois de la santé publique craignent les effets de la relance de l'exploitation de la mine Jeffrey. Plusieurs organismes du monde de la santé sont du même avis, dont la Société canadienne du cancer. Selon cette organisation, la reprise des activités d'extraction et d'exportation de la mine contribuerait à propager l'épidémie de cancers causés par l'amiante, à l'origine de 90 000 morts chaque année dans le monde.
Le ministre Clément Gignac estime pour sa part que ce produit cancérigène peut être utilisé sans danger. Ottawa est aussi favorable à son exploitation.








