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Crise financière - Il faut sortir de cette approche de la richesse

Éric Martin, Julia Posca et Simon Tremblay-Pepin  13 août 2011  Actualités économiques
Les problèmes qui minent l’économie mondiale sont plus profonds que l’action des seuls spéculateurs ou l’endettement des États.<br />
Photo : Agence France-Presse Stan Honda
Les problèmes qui minent l’économie mondiale sont plus profonds que l’action des seuls spéculateurs ou l’endettement des États.
Depuis septembre 2008, on a entendu les hypothèses les plus diverses concernant la situation économique mondiale: retour à la normale, crise en W, lente et difficile remontée, etc. Une hypothèse, pourtant la plus plausible, n'a pas reçu beaucoup d'échos. Et si la crise était là pour durer?

Bien sûr, les marchés reprendront de la vigueur ici et là, certains pays se porteront mieux que d'autres, mais il faut envisager que, dans l'ensemble, les pays occidentaux pourraient bien ne jamais retrouver la stabilité économique relative qu'ils avaient avant l'an 2000. Pourquoi?

Les problèmes qui minent l'économie mondiale sont bien plus profonds que l'action des seuls spéculateurs ou l'endettement des États. D'abord, l'organisation mondiale du travail a changé, cela saute aux yeux. Les avancées technologiques permettent de produire une quantité phénoménale de marchandises avec un apport en travail humain particulièrement modeste. Il y a donc des humains «en trop» sur la planète, et, comme notre appareil productif n'a pas d'usage pour leur force de travail dès lors superflue, ils vont grossir la masse des exclus.

Or, ce problème, qu'a radicalisé l'arrivée de la micro-informatique, ne nous inquiétait pas trop en Occident, puisque nous étions privilégiés. Les humains utiles pour l'économie, c'était nous, les gens du Nord; les inutiles, c'était ceux du Sud ou de l'Asie.

La donne a toutefois changé ces dernières décennies quand certains de ces pays ont décidé de maintenir leurs devises à un niveau très bas et de se doter des infrastructures nécessaires à la production de «haute technologie», Chine et Inde en tête. Il est alors devenu de plus en plus intéressant pour les multinationales d'exploiter le travail de ces gens-là plutôt que celui des gens d'ici, même pour des emplois exigeant des qualifications élevées.

La consommation à plein régime

Les pays occidentaux devenaient ainsi une mine de consommateurs pour les produits fabriqués ailleurs, alors que leurs emplois transitaient vers le secteur tertiaire, celui des services. Pour faire fonctionner cette économie de consommation à plein régime, les taux d'intérêt furent ramenés au plus bas, et l'utilisation du crédit, encouragée. L'endettement des ménages, lui, explosa puisque les revenus du travail étaient en relative stagnation depuis 30 ans, à cause des mêmes facteurs.

La stratégie économique de l'Occident s'est jouée sur deux thèmes: la finance et l'économie du savoir. Comme les entreprises occidentales ne faisaient pas d'investissements majeurs dans l'économie réelle, mieux valait miser son argent sur leur futur anticipé, sur leur capacité à générer des revenus dans les années à venir. Cette assurance était fondée sur le pari que c'était elles, et non les entreprises d'ailleurs, qui allaient concentrer le goodwill, soit la réputation de leur marque et les innovations créatives produites par les «cerveaux» issus des meilleures universités occidentales.

Pourtant, l'investissement dans le «futur» des grandes économies occidentales est largement à risque, car elles ne sont plus le siège de la production et du travail, et rien n'indique qu'elles le redeviendront. Comme pour les infrastructures technologiques, la formation technique est une exigence à laquelle les pays du Sud peuvent très bien s'adapter. Sur quoi tableront alors les économies occidentales si, en plus, leurs ménages surendettés ne peuvent plus consommer?

Une nouvelle approche de la richesse

Quand les investisseurs n'auront plus confiance dans les économies occidentales, ils se précipiteront vers les valeurs les plus sûres: les ressources de bases (pétrole, métaux, nourriture, eau, etc.). Nous voyons déjà poindre les conséquences sociales de la hausse du prix de ces ressources au nord de l'Afrique et même en Israël.

La crise se maintiendra donc: crise des pays occidentaux qui sont incapables de revenir au centre de l'économie mondiale, tout en voulant maintenir un niveau de vie élevé; crise des populations du Sud, pour lesquelles la vie coûtera trop cher; finalement, crise écologique, qui fera que l'appropriation des ressources restantes aura tôt fait de se transformer en guerre dans certaines régions, comme c'est déjà le cas en Irak ou au Congo.

Une des contradictions de notre système économique se révèle clairement. Grâce aux avancées technologiques, nous avons besoin de moins en moins de travail humain pour satisfaire nos besoins. Nous maintenons cependant une vision de la richesse fondée non pas sur la satisfaction des besoins, mais sur l'accumulation illimitée d'argent. Donc, au lieu de réduire le temps de travail pour tous, ce système contraint la majeure partie de la population à choisir entre travail et indigence.

Il est temps de sortir de cette approche de la richesse, et de nous demander ce dont nous avons besoin et comment nous voulons le produire en nous adaptant aux capacités limitées de la Terre. Cela ne sera pas simple, il faudra discuter, s'entendre et s'organiser, plutôt que de laisser les marchés se «réguler» d'eux-mêmes. C'est probablement notre seule voie de sortie — celle que nous empruntons actuellement nous mène à la faillite

***

Éric Martin - Doctorant en pensée politique à l'Université d'Ottawa et chercheur à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS)

Julia Posca - Doctorante en sociologie à l'UQAM et chercheuse associée à l'IRIS

Simon Tremblay-Pepin - Doctorant en science politique à l'Université York et chercheur à l'IRIS
 
 
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    13 août 2011 04 h 35
    Superbe exercice de vulgarisation
    Je viens enfin de tout comprendre!
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  •  
  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    13 août 2011 05 h 08
    Économie d'échelle informationnelle
    Bonjour,

    Vous écrivez "Une des contradictions de notre système économique se révèle clairement."

    Je vous suggère la lecture du livre The Word and the Sword: How Techniques of Information and Violence Have Shaped our World de Leonard Dudley de l'Université de Montréal. Il y analyse l'histoire de l'humanité en fonction des économies d'échelle militaires et informationnelles. Il ne semble pas qu'il y ait là de contradiction mais d'un phénomène théorisé - dans ce livre trop inconnu de M.Dudley.

    Cordialement,
    Marc-Antoine

    P.S.: C'est le seul professeur qui a eu l'audace de nous faire acheter son livre et il avait entièrement raison.
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  • Marcel Sevigny - Inscrit
    13 août 2011 08 h 26
    Enfin une autre piste de réflexion
    Voilà une des rares bulle d'air réflextive que j'ai pu lire ou entendre dans les derniers mois sur les enjeux économiques. En lisant ou en écoutant les commentateurs de la chose économique dans les médias, à Radio-Canada en particulier, mais il faut dire que c'est la seule chaîne que je s'intonise, on nous fournis des explications et des analyses qui donnent la nette impression qu'ils sont tous en cabale (objective évidemment) pour sauver le système alors qu'ils devraient s'adonner minimalement au questionnement critique. Ainsi, à chaque remontée des bourses nos économistes/commentateurs patentés poussent des soupirs de soulagement et on sent le ton réjouit des prises de bénéfices par les actionnaires ou lorsque le chômage tombe sous les 9%.

    Merci aux auteur-e-s pour la goutte d'eau qui dérange, pour qui veut bien lire entre les lignes, la certitude affligeante de la pensée économique unique.
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  •  
  • Fabien Nadeau - Inscrit
    13 août 2011 08 h 30
    Merci
    Quelle éclairante réflexion. Merci.
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  • Darwin666 - Inscrit
    13 août 2011 08 h 53
    Excellent !
    «Cela ne sera pas simple, il faudra discuter, s'entendre et s'organiser, plutôt que de laisser les marchés se «réguler» d'eux-mêmes.»

    Je le souhaite, mais je crains qu'un changement de cette envergure ne se fasse pas par la planification et la discussion, mais par la force des choses, lorsqu'il sera vraiment impossible de faire autrement.

    Cela dit, le mieux est de travailler dans le sens de ce que vous proposez...
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  • gilbert troutet - Inscrit
    13 août 2011 09 h 25
    Excellente analyse
    Je partage entièrement ce point de vue et cette analyse. Avec une nuance toutefois : l'augmentation graduelle du prix du pétrole fera en sorte que le prix prohibitif du transport va peut-être ramener en occident des industries qui s'étaient déplacées notamment en Asie pendant les trente dernières années. Mais il faudra du temps avant de retrouver un certain équilibre.

    Cela dit, comme le suggèrent les auteurs de l'article dans leur conclusion, il faut cesser de parler de «croissance» à tout prix et se demander plutôt comment on peut partager à l'avenir les ressources de la planète.
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  • Jean-Claude Balu - Abonné
    13 août 2011 10 h 26
    Ne tardons pas
    Superbe analyse effectivement! Mais la conclusion est intéressante aussi. En espérant qu'on ne tardera pas trop à discuter, s'entendre et s'organiser.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    13 août 2011 11 h 09
    La fausse économie
    La spéculation et l’endettement des gouvernements ne sont pas la cause des mauvaises économies, ce sont les mauvaises conséquences d’une mondialisation qu’on nous a prêchée comme une vérité absolue. Dans cette seule optique les gouvernements ne devaient plus intervenir pour laisser le chemin aux forces du libre marcher. Ça n’a eu que pour effet de détruire les économies nationales en augmentant les coûts sociaux par la destruction du bon emploi.

    La technologie permettant une plus grande production avec beaucoup moins d’emplois il en résulte en un trop grand nombre d’humains sur la planète pour le nombre d’emplois possibles. De là origine les forces de l’exploitation des travailleurs sous la loi simpliste et inhumaine de l’offre et de la demande. De plus, avec les nouvelles technologies, l’exploitation se fait à l’échelle mondiale ignorant toutes frontières.

    Je me souviens de Défi Mondial avec Peter Ustinov, dans lequel on mentionnait une solution pour l’emploi de plus en plus limité dans les pays industrialisés: « les emplois iraient vers les services ». Cela s’est réalisé en partie mais voila que pour de nombreux services gouvernementaux et privés les ressources financières ne sont plus là pour les supporter et même dans ces services les nouvelles technologies réduisent le nombre d’emplois.

    Au problème de la stagnation de l’emploi et de l’enrichissement des familles, la fausse solution du crédit et de l’endettement est projetée sur des jours meilleurs. À venir? Cela nous conduit tout droit dans le mur. Pourtant ce sont pour les fautifs, les banques, les marchés financiers et les multinationales, que les gouvernements se sont endettés.

    Suite ………
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    13 août 2011 11 h 09
    La fausse économie
    **** Suite la fausse économie

    De par leur limitation d’intervenir dans leur propre économie pour remplir les exigences de la mondialisation, les gouvernements ont perdu le contrôle de leurs finances. Ce sont les marchés financiers et les banques qui leur dictent quoi faire. La spéculation s’est dirigée sur les matières premières, les métaux, les combustibles et les grains ce qui a un effet exponentiel dans la dégradation des économies nationales.

    Dire que des gens pensent encore que les guerres, dans lesquelles les pays occidentaux se sont engagés, sont faites pour libérer la femme voilée et les populations des dictateurs. Que dire du printemps arabe, est-ce vraiment une volonté populaire? Il manque de marchés. Ces marchés ouverts nous seront-ils prometteurs ou plus dévastateurs?

    ------

    Je dois lever mon chapeau à ces trois doctorants, Madame Julia Posca, Messieurs Éric Martin, et Simon Tremblay-Pépin pour ce très bon résumé analytique de la situation économique mondiale.

    Contrairement à bien d’autres textes que nous avons dernièrement lus sur ce journal dans lequel l’objectivité et l’impartialité du savoir étaient balayées du revers de la main par le seul opportunisme de leurs compositeurs, ce texte est une synthèse digne d’universitaires.
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  • Observer - Inscrit
    13 août 2011 12 h 27
    Discuter, s'entendre, s'organiser
    Votre texte: pertinent et à retenir. Cependant, pour les 3 verbes, oh la la! tout un obstacle. Sans blague, faudrait l'avis d'un martien.
    Discuter, s'entendre, s'organiser? La discussion est une activité qui nécessite la préparation du sujet, curiosité, finesse, réflection, jugement, objectivité, sens de l'abstraction, courage, clairvoyance, pertinence, sagesse, respect, assiduité, volonté, du temps et j'en passe. Bref, c'est presque l'oeuvre d'une vie. 'Grand publique', où en sommes-nous? Avec notre voisin, tentons un entretien informel, disons un 5@7 autour d'un 'jus', sur la pensée d'Immanuel Kant, Max Planck ou Werner Heizenberg. De nos jours cette 'expérience hors cadre' vous promet probablement comme charmante perspective soit une rouelle ou un joli weekend à Pinel. Comment oser la discussion lorsqu'on ne se préoccupe même pas, par exemple, de définir le lexique utilisé: Bouchard-Taylor et le mot 'valeur'. Sérieusement je m'attendais à entendre proposer au moins l'ombre de la notion qu'en avait 'un champion', Paul Claudel par exemple. Pas 1 miliseconde. Niet. Tout un débat sur on ne sait trop quoi au départ. Déprimant? You bet. N'importe qui ayant reconnu le moindrement la nécessité du développement du sens de la discussion comme art de vivre ne peut qu'en constater le peu de maîtrise que nous en avons, version 'grand publique'. L'urgence est là, mais songer à convertir prestement des cannibales en végétariens? Bonne chance.
    Un 'selon moi éclairé' m'a déjà affirmé que pour lui la nature du prochain 'Einstein' ressemblerait plus à celle propre à démêler les imbroglios dans lesquels on s'est emberlificoté. Pour trouver le bout des fils entremêlés d'une pelote, un généraliste de 'l'étendue' ou un spécialiste du 'pointu'? Moins sur plus ou plus sur moins? Zoom out ou zoom in? René Lévesque ou Robert Bourassa? Comme nature, je choisirais le premier. Pour une fois, informer avant de bouger.
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  • Darwin666 - Inscrit
    13 août 2011 13 h 48
    @ Gilbert Troutet
    «l'augmentation graduelle du prix du pétrole fera en sorte que le prix prohibitif du transport va peut-être ramener en occident des industries qui s'étaient déplacées notamment en Asie pendant les trente dernières années.»

    Par contre, l'augmentation du prix du pétrole fera augmenter la valeur du dollar canadien par rapport à celle du dollar des États-Unis. Les entreprises qui pourraient revenir risquent donc de ne pas s'installer ici, mais bien aux États-Unis, à la fois en raison du dollar canadien plus élevé et de la proximité des plus gros marchés...
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    13 août 2011 13 h 55
    En attendant que les grands de ce monde s'entendent pour planifier l'économie mondiale

    Discuter, s'entendre, s'organiser, c'est bien beau tout ça, mais est-ce réaliste de proposer une planification à grande échelle de l'économie mondiale? Cela me semble assez utopique. Quand on est jeune, on y croit, mais quand on prend de l'âge on devient plus réaliste. Pensez-vous que la Chine et l'Inde vont accepter de bon coeur? J'en doute fortement. Pensez-vous que les banques vont accepter de modifier leurs pratiques? Franchement, je ne pense pas.

    En attendant que cette utopie se réalise, les auteurs de l'article oublient une autre solution, temporaire certes, mais qui a l'avantage de pouvoir soulager immédiatement et mettre de l'argent dans les poches de ceux qui en sont privés : la charité. Cette voie est de moins en moins empruntée de nos jours devant l'avancement de l'individualisme. J'invite tout le monde à réfléchir à ce qu'il peut faire pour aider son prochain. J'invite en particulier les musulmans en ce mois béni de Ramadan. Il y a des pauvres partout, même au Québec. La solution est entre nos mains, elle n'est pas une utopie qu'il incombe aux grands de ce monde de réaliser.

    Malgré l'important rôle que la charité peut jouer pour soulager des maux du capitalisme, je trouve domage que ce ne soit pas un concept que l'on enseigne dans les départements d'économie et de science politique.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    13 août 2011 15 h 08
    Richesse partagée
    Il y a quelques années, un journaliste a écrit le livre «Éloge de la richesse».

    Je lui ai demandé d'écrire un autre livre «Éloge de la richesse partagée». Sans réponse.

    Pauvre richesse, celle non partagée !
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  • France Marcotte - Abonnée
    13 août 2011 17 h 35
    Il faut moins d'espace pour dire le fond des choses que pour tergiverser
    Une demi-page de journal, cela peut suffire à tout comprendre comme dit Ginette Bertrand ci-haut.
    C'est à se demander pourquoi on ne fait pas plus souvent ailleurs ce genre de survol éclairant, mais on connaît la réponse.
    Voir l'état des lieux, rien de plus subversif, car on constate assez vite où ça cloche.
    On voit aussi que l'Occident a été victime d'une sorte de racisme qu'il a entretenu envers les pays du Sud qu'on n'a pas cru capables de répondre aux exigences techniques (infrastructures et formation) que le marché exigeait.
    Mais comme l'argent n'a pas d'odeur, les grands investisseurs sont même capables de ne pas tenir compte de sa couleur.
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    13 août 2011 19 h 38
    Tout se sait
    Combien longtemps encore les ouvriers du tiers-monde et ceux des pays émergents, comme on les appelle, vont-ils accepter des salaires de famine, d'être payés quelques dollars pour une paire de jeans ou de running qui se vendent ici de 80 à150$? Je crois que le printemps arabe ne fait que commencer et que la mondialisation se retournera peut-être à leur avantage, au grand dam des investisseurs qui s'emplissent les poches avec l'exploitation-délocation. Un équilibre mondial des revenus -quel bel objectif pour le mouvement syndical- est-il vraiment une utopie ?
    Excellent article! Félicitations! D'autres svp.
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  • Mouloud Belabdi - Inscrit
    14 août 2011 00 h 51
    De la crise actuelle
    Une excellente mise au point. En fait, vous le dites en d'autres mots, le problème est foncièrement politique. Effectivement, cette crise est appelée à durer. Là, nous avons eu une secousse, une de plus. La vraie crise est prévue par des chercheurs indépendants et non liés à des intérêts, pour fin 2011 ou début 2012. Il est bon que nos gouvernants affichent de l'optimisme pour calmer l'opinion - je pense aux ministres des finances et leurs dernières déclarations. Mais j'espère qu'ils travaillent pour éviter la faillite. La CNUCED avait proposé après la crise de 2008 de revoir l'ensemble du système monétaire international et d'aller vers un nouveau Bretton Woods. Pour l'instant rien n'est fait. Je signale quand même un extrait de ce rapport de la CNUCED publié en 2009 : "Le Rapport sur le commerce et le développement met le doigt sur la précarité d´un système international de réserve qui utilise une monnaie nationale comme actif de réserve. Ce système dépend toujours des décisions de politique monétaire de la banque centrale qui émet la monnaie en question, décisions prises en fonction des nécessités et des priorités nationales, sans tenir compte des besoins du système international de paiement et de l´économie mondiale. "
    Il y a me semble-t-il, un besoin pressant de changer les relations financières internationales, de mettre fin aux spéculateurs et d'imaginer un nouveau futur. Ce n'est pas de l'utopie. Dans tous les cas, la réalité nous rattrapera.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    14 août 2011 06 h 52
    À vous trois, auteurs, mille mercis pour...
    ...la profondeur de ce généreux partage de vos réflexions, celles-ci sûrement teintées de recherches et de consultations d'auteurs(es) de références. Tout à fait en accord avec «la superbe vulgarisation» de Madame Ginette Bertrand. «Mon» néophytisme, en matière économique s'est vue, grâce à vous, amputé d'une certaine partie de lui-même et je m'en porte que fort mieux. J'ai aimé le ton posé, très réfléchi, objectif. Vous m'avez permis un genre de «vol au-dessus d'un nid de...? je cherche...peut-être de «coucous», de celles et ceux ne s'adonnant pas à ce fort souhaité exercice qu'est celui de «discuter, de s'entendre et de s'organiser» Utopie dans ce monde dont ce qu'en dit Monsieur Hubert Reeves se veut composée d'une HUMANITÉ EN DEVENIR. J'ai foi...du moins, je prends le risque et je choisis la voie, peut-être aussi la voix de la foi... d'une foi.
    Mes respects à vous trois et «Le mot de Cambronne» pour votre accès au doctorat!
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • observateur1 - Abonné
    14 août 2011 07 h 45
    Excellente analyse!
    Merci au Devoir de l'avoir publier...
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  • Jean-Philippe Douville-Thomassin - Inscrit
    14 août 2011 15 h 28
    N'importe quoi
    Partant du principe que l'on ne peut que consommer que ce que l'on produit, votre texte n'a aucun sens. Que vous soyez 3, doctorant de surcroît, ne vous empêche pas d'avoir tort.

    Y a-t-il un économiste dans la salle?
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  • France Marcotte - Abonnée
    14 août 2011 16 h 58
    Thomassin?
    Envoyé par papa impliqué dans les minières et le Plan Nord?
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  •  
  • Gaston Bourdages - Abonné
    14 août 2011 18 h 01
    @Monsieur Jean-Philippe...
    Bonjour!
    J'ai besoin de votre aide. Mais encore ? J'ai le goût et les besoins de me faire une plus juste idée sur l'intro. de votre propos à l'effet «...que cela n'a aucun sens...» Pouvez-vous me dire POURQUOI cela n'a aucun sens ? Et plus encore : COMMENT en êtes-vous venu à penser ainsi? À tort ou à raison, j'interprète, pour l'instant,votre propos comme un éventuel rendez-vous avec le spectre de cette inqualifiable tare de comportements humains contemporains. À savoir ? Le GASPILLAGE.
    J'ai vraiment hâte de vous lire ! Merci à l'avance.
    Mes respects,
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen- écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
    unpublic@gastonbourdages.com
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  • outback - Inscrit
    14 août 2011 18 h 45
    trop d'humains
    «Il y a donc des humains «en trop» sur la planète, et, comme notre appareil productif n'a pas d'usage pour leur force de travail dès lors superflue, ils vont grossir la masse des exclus.» Il est peut-être déjà trop tard pour corriger notre trajectoire. C'est ce que je conclus d'après mon analyse de la situation globale. Nous n'avons aucun mécanisme politique ou autre en place pour effectuer les changements d'échelle qui s'imposent. Au contraire, nous avons tout ce qu'il faut pour continuer sur notre lancée et les voix dissidentes n'ont pas de pouvoir. Et la situation ne fait que s'aggraver. À chaque seconde.
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  • hyde - Abonné
    14 août 2011 22 h 08
    Très instructif
    Ce texte est un bijou.

    La crise économique vulgarisé à l'intérieur d'une demi-page de journal.

    Avez-vous d'autres textes de la sorte?
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  • Luciano Buono - Abonné
    14 août 2011 22 h 28
    Revoir la croissance à tout prix
    Je trouve aussi que c'est un très bon texte. Ça semble rejoindre le propos d'un livre que je viens de débuter et qui s'appelle ¨Managing Without Growth¨ de Peter Victor (prof à l'Université York de Toronto). Ce livre remet en question l'obsession de la croissance économique à tout prix qui est martelé à répétition par les politiciens et le monde des affaires avec la complicité de médias qui bien souvent ne sont que des courroies de transmission sans sens critique. A force de publier des analyses intelligentes (comme ci-haut) et de transmettre des idées neuves (et subversives, bien sûr, par rapport au statu quo), il sera d'autant plus facile de déprogrammer une grande partie de la population au discours ambiant rétrograde et d'entrer fermement dans le XXIe siècle.
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  • francaisdamerique - Inscrit
    15 août 2011 09 h 32
    Un rêve utopique (1)
    "Donc, au lieu de réduire le temps de travail pour tous, ce système contraint la majeure partie de la population à choisir entre travail et indigence."

    Oui mais, si on réduit nos heures de travail, il est très concevable que notre productivité et notre compétitivité en tant que population va en souffrir et se sont les autres nations émergentes qui vont prendre le relais comme c'est déjà le cas. Nous souffrons aujourd'hui d'une paresse intellectuelle et on ne pense plus souvent qu'à jouer et s'amuser. Nous ne produisons malheureusement presque plus les produits que nous consommons. Il n'y aura pas de reprise économique aux États-Unis puisque personne ne va payer un journalier américain à mettre quelques boulons sur une voiture pour 50.00$ et plus de l'heure alors que son homologue mexicain peut faire le même travail (avec la même qualité) pour dix fois de moins. C'est la fin de l'empire américain.

    "Il est temps de sortir de cette approche de la richesse, et de nous demander ce dont nous avons besoin et comment nous voulons le produire en nous adaptant aux capacités limitées de la Terre."

    La simplicité volontaire est un beau concept mais combien de gens voudront le suivre? Et vous voulez demander maintenant aux gens des nations émergentes à ne pas devenir des consommateurs de la même trempe que nous puisque que la planète ne pourra subvenir aux besoins de tous.

    Cyril Dionne
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  • francaisdamerique - Inscrit
    15 août 2011 09 h 33
    Un rêve utopique (2)
    Une des plus grandes préoccupations de l'humanité est l'accroissement de la population mondiale de façon logarithmique. C'est un problème qu'on n'ose pas chuchoter très fort au risque de passer pour xénophobe ou intolérant. Mais les faits sont là; la population mondiale a augmenté de 400 % en moins d'un siècle. Et avec l'apport de la science et de la technologie, le consommateur moyen des pays industrialisés d'aujourd'hui consomme dix fois plus de ressources que celui du 20e siècle. Ce sont des statistiques effarantes avec lesquelles nous devons composer aujourd'hui.

    On pourrait argumenter que notre sens d'éthique et de moralité découle d'une nécessité et qu'il prend source dans notre génétique (ceci a engendré et contribué à l'éclosion de la spiritualité - religion). Le développement de l'intelligence humaine par progression darwinienne a toujours été contrebalancé par notre moralité et ceci a permis à l'espèce humaine de survivre et de s'épanouir. Malheureusement, durant les dernières décades, la science et la technologie nous ont permis d'amplifier cet effet de capitalisme sauvage sur une échelle jamais vue auparavant, et l'équilibre des forces a été rompu. Combiné avec un accroissement illimité de la population mondiale, le pillage des ressources naturelles de cette planète va continuer de bon train.

    Cyril Dionne
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  • Darwin666 - Inscrit
    15 août 2011 09 h 41
    @ Hyde
    «Avez-vous d'autres textes de la sorte?»

    Les trois signataires de ce texte sont associés à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS). Le site Internet de l'IRIS contient beaucoup de notes socio-économiques, de brochures et de rapports de recherche allant dans le même sens.

    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications
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  • Jean-Philippe Douville-Thomassin - Inscrit
    15 août 2011 10 h 00
    @ M. Bourdages et @ Mme Marcotte
    @ M. Bourdages

    Je vous envoie mon avis à l'instant, vous le recevrez sous peu dans votre boîte de courriel.

    @ Mme Marcotte

    Bien que je sois relativement jeune, mes opinions sont indépendentes de celles de mon papa! (Et souvent contraires aux siennes) Vos nombreux et pertinents commentaires n'ont habituellement pas pour but de discréditer le messager, j'espère pouvoir continuer de les lire avec autant d'enthousiasme; j'apprécie sincèrement votre capacité à synthétiser la pensée des auteurs que vous commentez.

    Jean-Philippe Douville Thomassin
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  • celljack - Inscrit
    16 août 2011 15 h 42
    Simplicité volontaire forcée
    Avec tout ces chamboulements économiques, financiers, politiques, démographiques... on voit une tonne "d'experts" analyser la situation et tirer des conclusions.

    Les Ph.D s'enchainent les uns après les autres et analysent au microscope une parcelle précise d'une situation hautement complexe et multidisciplinaire.

    Bien sûr qu'ils ont raison, d'un certain angle. Bien sûr qu'ils ont tort, d'un autre angle.

    La simplicité volontaire, pour beaucoup de gens c'est négatif (surtout pour les gens aisés). Pour les pauvres, c'est le tout-les-jours. Éventuellement, si la situation se détériore comme prévu, la simplicité volontaire pourrait bien devenir obligatoire pour bien des gens. Petite leçon d'humilité pour certains, rééquilibre équitable pour d'autres.

    En mon humble opinion, je crois que le système monétaire s'écroule et qu'il faut simplement préparer nos familles et nos communautés à être de moins en moins dépendant de celui-ci.

    Créer une économie locale, favoriser la production alimentaire et la production de biens essentiels, réduire notre dépendance aux énergies fossiles et développer des systèmes financiers simples à petite échelle (monnaie canadian tire, monnaie régionale, etc.) font partie des différentes options à envisager.
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  • d.lauzon - Inscrit
    18 août 2011 00 h 13
    L'économie va à l'encontre de l'écologie
    Nous vivons dans une période où l'industrialisation a atteint un niveau jamais égalé. Notre système économique est justement basé sur la consommation de tous ces produits fabriqués et qui sont sensé répondre à nos besoins. Cependant, on peut dire que note système capitaliste nous a amené bien au-delà de nos besoins fondamentaux.

    En général, quand il y a la construction de nouvelles usines, de nouvelles routes. de nouvelles maisons et de gratte-ciel, la plupart des gens perçoivent cela comme quelque chose de positif, y voyant des signes que l'économie va bien. Mes perceptions sont tout autres. Je suis toujours triste de constater que ces constructions viennent étouffer la nature. Sous ces tonnes de ciment, ils y a des plantes, des arbres, des fleurs qui, pour des milliers d'années ne pourront plus voir le jour et que les animaux et les insectes y perdent leurs espaces. Sur notre planète, des milliards d'hectares de terre disparaissent à chaque année pour assouvir les "besoins" sans cesse croissants des humains. Notre système capitaliste qui repose sur le maintien et la création d'emplois fait que la population est encouragée à consommer toujours davantage.

    Notre système économique tel qu'il existe est incompatible avec la sauvegarde de notre planète.
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  • rlesperance - Inscrit
    18 août 2011 16 h 24
    Enfin une position macro-économique mondiale ... cohérente !
    La lucidité est le seul point de départ d'une solution cohérente. La valeur de cette article est d'expliquer clairement qu'il n'y a plus de travail pour tous les hommes et que sans travail ou avec une réduction importante du travail, la croissance ne peut plus être l'objectif de notre système économique. La société des loisirs serait-t-elle à nos portes ?

    De tous nos problèmes, la société de consommation est certainement le plus crucial et le plus important à solutionner. L'avidité est le moteur du capitalisme. Ce problème est pervers à cause des racines de l'avidité dans la psyché humaine, mais aussi à cause de bienfaits apparents que ce système a semblé nous offrir.

    Maintenant bien enracinée dans la nature humaine et sociale, le capitalisme est une seconde nature et s'y attaquer est impensable, à cause de sa nature titanesque et tentaculaire. Ce sera aussi difficile de se débarrasser de ses effets pervers que le sont chacune de nos mauvaises habitudes. Nous n'avons qu'à considérer nos vies personnelles pour le comprendre et apprécier l'ampleur du défi collectif qui s'annonce si nous sommes appelés à réduire nos standards de vie.

    À ce constat cohérent, s'ajoute le problème très crucial de l'environnement qui pèse aussi énormément sur notre motivation à consommer en nous invitant, à chaque jour, à réduire notre consommation à cause de leurs effets sur l'environnement. Que l'argument soit un constat relevant de la distribution de la production économique ou des problèmes écologiques mondiaux reliés à la consommation, ces 2 axes sont suffisamment puissants pour causer l'effondrement de ce système s'il n'est pas modifié en profondeur rapidement.

    La croissance est un objectif égoïste, en apparence bénéfique pour la multitude et permettant de le justifier. La vrai quête est le niveau de bien-être collectif de qui découlera un ensemble de mécanismes cohérents.

    C'est ce que nous semblions tous cher
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  • Nelson - Inscrit
    20 août 2011 13 h 08
    BIEN BEAU MAIS MALHEREUSEMENT ANGELIQUE ET ROMANTIQUE
    Vous écrivez ; ''nous demander ce dont nous avons besoin et comment nous voulons le produire en nous adaptant aux capacités limitées de la Terre''.

    L'humain ne fonctionne pas comme ça...l'humain est un animal intelligent que sait qui peut manquer de quoi survivre demain, la semaine prochaine, les années à venir.

    Donc, les humains accumulent sans arrêt...pour survivre dans le futur...lui, sa famille, son pays...donc, les guerres ne finiront pas demain matin parce que c'est un moyen de survie par excellence, prendre des choses du voisin et se garder fort pour se défendre et prévaloir.

    Comme le disent souvent les américains, quand ils vont en guerre : ''we will prevail''

    Ceci-dit je suis le premier à vouloir que les humains vivent d'amour...pour en finir avec les guerres et la misère...et la destruction de l'humanité.
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  • SNost - Abonné
    23 août 2011 10 h 00
    La seule antithèse du chaos est le leadership
    L'autorégulation absolue des marchés est un épouvantable leurre, et l'actualité n'a de cesse de le démontrer.

    Sans tout contrôler, il faudrait arriver à réguler minimalement l'économie à l'échelle mondiale et non seulement gérer les crises, comme le fait le FMI et les banques centrales indépendantes.

    Bref, il faut un véritable leadership mondialisé de l'économie. Mais nos structures politiques ne sont pas adaptées...

    Je crois personnellement que sans changement significatif à ce niveau, nous assisterons, d'ici moins de 50 ans ( ou - 20 ans), à une situation de conflit ouvert généralisé.
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  • franceeve - Inscrit
    25 août 2011 07 h 55
    impressionnée
    je suis vraiment impressionnée par la qualité des échanges faits sur les commentaires qui sont tout aussi intéressants que l'article !
    je serais contente de lire de pareils commentaires en France !
    merci à tous pour ces éclairages vraiment pertinents
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