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La nipponisation de l'économie mondiale

Marc Lavoie et Mario Seccareccia - Professeurs, Département de science économique, Université d'Ottawa  12 août 2011  Actualités économiques
Le Japon a subi l’éclatement de deux bulles: celle des marchés boursiers et celle des marchés immobiliers.<br />
Photo : Agence Reuters Issei Kato
Le Japon a subi l’éclatement de deux bulles: celle des marchés boursiers et celle des marchés immobiliers.
L'économie japonaise souffre de stagnation depuis maintenant 20 ans, ce que les experts appellent les deux décennies perdues. De nombreux signes laissent prévoir que c'est l'économie mondiale entière, ou en tout cas le monde occidental, qui devra à son tour subir une ou deux décennies de stagnation.

Le Japon a subi l'éclatement de deux bulles: une sur les marchés boursiers et une autre sur les marchés immobiliers. La baisse des prix sur ces marchés a provoqué le surendettement des entreprises, des banques et des ménages nippons. La banque centrale japonaise poursuit depuis plus de 10 ans une politique de taux d'intérêt zéro, sans effet. Le gouvernement japonais a généralement suivi une politique budgétaire expansionniste, avec programmes de relance, lourds déficits et accroissement de la dette publique, tout en faisant par moments marche arrière, tentant un vain retour vers l'austérité budgétaire.

Les États-Unis sont dans une situation similaire. Nous sommes probablement en train de vivre l'éclatement d'une troisième bulle en 10 ans sur le marché boursier. Le marché immobilier a commencé à s'effondrer depuis 2006, et il stagne toujours. Les banques et les ménages américains sont surendettés, tandis que les entreprises non financières conservent leurs profits sous forme liquide, ou les utilisent pour se désendetter, plutôt que de les investir dans de nouvelles machines.

Comme au Japon, il ne reste que le secteur gouvernemental pour relancer l'économie, mais, ainsi que l'a bien démontré l'épisode du relèvement du plafond de la dette, le gouvernement Obama est maintenant l'otage des fanatiques du Tea Party ou des partisans de lois forçant l'équilibre budgétaire, certains d'entre eux à l'intérieur même de son propre parti.

L'incapacité des gouvernements


Ces gens n'ont aucune compréhension des enjeux macroéconomiques et financiers. Les marchés boursiers chutent, non pas parce que les acteurs financiers craignent un défaut sur la dette américaine, mais parce qu'ils ont maintenant compris que l'économie américaine et l'économie européenne se dirigent tout droit vers une autre récession, leurs gouvernements étant dans l'incapacité politique d'instaurer des programmes de relance.

La décote par Standard and Poor's de la dette du gouvernement américain le 6 août 2011, de AAA à AA+, n'aura eu aucun effet sur le taux de rendement de ses obligations à long terme, ce taux à 10 ans chutant même à 2,2 % en début de semaine. Quant au Japon, que Standard and Poor's avait décoté à AA- le 27 janvier 2011, le taux de rendement de ses obligations à 10 ans n'était que de 1,05 % le 9 août, bien que le ratio de son endettement public brut à son PIB excède 200 %.

Pendant ce temps, malgré des taux d'endettement public bien plus modérés, ces mêmes taux de rendement à 10 ans pour la Grèce, le Portugal et l'Irlande se situaient entre 10 % et 15 %, et ils oscillaient entre 3,1 % et 5,2 % pour l'Italie, l'Espagne, la Belgique et la France, après quelques baisses. Au Canada, aux dernières nouvelles, ce taux était de 2,41 %.

Pays souverains

Quelle différence y a-t-il entre le Canada, les États-Unis et le Japon, d'une part, et ces pays européens de la zone euro, d'autre part?

La différence, c'est que le Canada, les États-Unis et le Japon sont des pays réellement souverains pour ce qui est de leur monnaie, tandis que les pays de la zone euro ne le sont pas. Ces trois pays ne peuvent pas faire défaut, quoi qu'en pensent les dirigeants de Standard and Poor's. Ces pays émettent leurs dettes dans leur propre devise, leur taux de change n'est pas fixe, et il n'existe aucune contrainte restreignant l'achat de ces dettes par leur banque centrale.

Autrement dit, si vous détenez une obligation de ces gouvernements et que vous voulez vous faire rembourser, l'État tire un chèque sur son compte à la banque centrale, et peut ensuite se réapprovisionner en émettant des titres qui seront achetés, directement ou indirectement, par la banque centrale, sans autre conséquence.

La situation des pays de la zone euro est tout autre. Il n'existe aucune collaboration entre la Banque centrale européenne (BCE) et les gouvernements nationaux de la zone euro. La BCE ne peut refinancer que les banques. Elle ne peut pas faire d'avances aux gouvernements, et elle ne peut pas acheter directement les titres que ces gouvernements émettent.

La BCE se refusait aussi à en racheter sur les marchés secondaires, une contrainte qu'elle s'est finalement résolue à lever le 10 mai 2010, mais trop tard, quand il est devenu évident que les taux de rendement sur les titres des gouvernements irlandais et grec devenaient insoutenables. Les obligations portugaises, espagnoles et italiennes ont ensuite été à leur tour la cible des attaques des spéculateurs, si bien que la BCE a dû à nouveau renoncer à ses beaux principes, en prétendant qu'elle le faisait pour mieux contrôler l'inflation, annonçant le 7 août de nouveaux achats sur les marchés secondaires afin d'empêcher la hausse des taux d'intérêt à long terme en Espagne et en Italie, avec d'ailleurs un certain succès.

Mais les interventions de la BCE sont conditionnelles: son président, M. Jean-Claude Trichet, tient à ce que les gouvernements italien et espagnol poursuivent des politiques d'austérité qui vont plonger en récession ces économies déjà défaillantes. Si le scénario grec du cercle vicieux se répète pour ces deux pays, le fonds européen de stabilisation financière initialement mis en place pour aider les petits pays que sont la Grèce, l'Irlande et le Portugal devra être démultiplié, et il entraînera alors inévitablement des attaques spéculatives contre la France, contrainte de financer la plus grosse partie de ce fonds, avec l'Allemagne.

Et si la France tombe aussi, même l'Allemagne, que tous considèrent comme un pilier infaillible, sera à son tour à risque de défaut. Mais, avant qu'on en arrive là, les banques européennes, détentrices d'une grande fraction de la dette «souveraine» européenne, qui sera alors en défaut de paiement, seront elles-mêmes insolvables.

Des erreurs qui se répètent

C'est d'ailleurs cette possibilité qui explique la forte chute, depuis plusieurs mois, des cours en Bourse des banques, comme lors de la débâcle de 2008.

Lors de la crise financière de 2008, les gouvernements se sont résignés à contrecoeur à poursuivre des politiques de relance, laissant ainsi augmenter leurs déficits budgétaires. Mais, à peine quelques mois plus tard, les communiqués du G7 démontraient le désir de faire marche arrière et de tenter de revenir à des budgets équilibrés, comme le réclame fièrement notre ministre des Finances, M. Jim Flaherty.

Les erreurs du Japon depuis 20 ans et les erreurs commises lors de la Grande Dépression des années 30 se répètent. Les politiciens et les bureaucrates de la BCE continuent à croire que les déficits des gouvernements sont une cause de l'inflation des prix, bien que le Japon ait une inflation nulle depuis 20 ans malgré ses énormes déficits et la croissance considérable de sa masse monétaire.

Quels que soient leurs effets sur l'endettement public, les gouvernements nationaux doivent poursuivre et même étendre les programmes de relance, qui constituent actuellement la seule source de croissance de la demande. Autrement, la nipponisation de l'économie mondiale sera complète.

***

Marc Lavoie et Mario Seccareccia - Professeurs, Département de science économique, Université d'Ottawa
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    12 août 2011 02 h 00
    Bravo!
    Je suis moi aussi un économiste qui répète ce que vous dites depuis longtemps. Le FMI et surtout la BCE et Jean-Claude Trichet ne font qu'appliquer des principes qui ne fonctionnent que dans des modèles théoriques qui reposent sur des hypothèses surréalistes qui ne se retrouvent nulle part dans la vraie vie, et surtout, qui n'ont jamais fonctionné comme ces gens le prévoyaient. Et, ils continuent, croyant que la théorie finira bien par l'emporter sur la réalité...

    Paul Krugman et bien d'autres appellent ça des idées zombies... Mortes ou pas, elles continuent de nous empoisonner la vie et détruisent celle de millions de personnes.
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    12 août 2011 06 h 52
    Pourquoi poursuivre la fiction de la croissance infinie?
    A quoi joue-t-on ici? Ce systeme economique base sur la surconsommation insoutenable qui est la cause de tant de problemes sociaux, de guerres et de la destruction des ecosystemes qui soutiennent la Vie est irremediablement foutu. Au lieu d''ecouter les conseils de ces economistes, qui se pretendent des scientifiques mais qui en realite ne sont que des theologiens de la religion capitaliste, ne devrions-nous pas planifier un temps d'arret et de reflexion mondiale sur la condition humaine pour voir de quelle maniere nous liberer de cet esclavage moderne qu'est le systeme monetariste? Les generations futures nous en serons reconnaissantes.
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  • celljack - Inscrit
    12 août 2011 08 h 50
    Un peu de modestie chers professeurs
    "[...]le gouvernement Obama est maintenant l'otage des fanatiques du Tea Party ou des partisans de lois forçant l'équilibre budgétaire, certains d'entre eux à l'intérieur même de son propre parti.

    Ces gens n'ont aucune compréhension des enjeux macroéconomiques et financiers. "

    Que faites-vous des opinions de Milton Friedman, Franco Modigliani, Robert Barro, Robert Lucas, Finn Kydland, Edward Prescott, Robert Mundell?

    Dois-je comprendre que ces 7 prix Nobel d'économie, dont les théories font opposition à l'économie Keynesienne et aux stratégies de plans de relance, sont également des "fanatiques du tea party qui n'ont rien compris"?
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  • lephilosophe - Inscrit
    12 août 2011 09 h 00
    Le stade sénile du capitalisme
    Le Japon fut le premier atteint de cette maladie dégénérescente du capitalisme, son stade rentier. La financiarisation de l'économie a transformé le capitalisme de force révolutionnaire de production en force massive de ponction sur l'économie productive. Si autrefois les entreprises s'abreuvaient à la Bourse pour se capitaliser et ainsi investir dans la production et l'amélioration de la productivité des entreprises, ce processus s'est inversé au cours des trente dernières années. Désormais ce sont les entreprises financières qui organisent la «délocalisation», la fermeture d'entreprise, la «rationalisation» des entreprises industrielles avec pour seul objectif l'accroissement de la rente actionnariale. Cela crée un capitalisme schizophrénique où, en tant que détenteur d'action d'une entreprise, vous avez intérêt à supprimer votre propre emploi dans cette même entreprise!!! Ainsi a-t-on vu des Fonds de retraite de travailleurs — entre les mains «d'experts financiers» — contribuer à des mises-à-pieds massives afin d'accroître leurs rendements.
    L'accroissement de ces rendements ne peut donc se faire que par décapitalisation des entreprises productives. C'est ce que j'appelle le stade sénile du capitalisme, où les rentiers (ce qui correspond également au vieillissement accéléré de la population occidentale) pèsent plus lourd que la population «active». Les «bulles» successives et de plus en plus grosses et de plus en plus rapidement récurrentes ne sont que le symptôme de ce mal profond qui a transformé nos bourgeois en oligarques très peu différents de l'aristocratie qu'ils avaient supplanté à la faveur des révolutions du XVIIIe et du XIXe siècle... Ce régime est sans avenir, destructeur, et parasitaire.

    Bernard Gadoua
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  • Nelson - Inscrit
    12 août 2011 09 h 47
    IL S'AGIT PLUTÔT DE ''LA CORRUPTION'' DE L'ÉCONOMIE MONDIALE, (EX. CRISE DE 2008 PROVOQUÉ PAR LE VOL DE 600 TRILLIONS, ET COLLUSION ENTRE PRÉTEURS ET AGENCES DE CRÉDIT INTERNATIONAL)
    J'aimerais lire plus souvent les vrais enjeux économiques contemporains, que nous trouvons dans les films Inside Job et Zeitsgeist, dans le dernier numéro du monde diplomatique sur la ''Démondialisation'', les écrits de Jean Ziegler, Noam Chomsky, leopold Lauzon et d'autres, que dénoncent les vrais affaires et les vrais causes des problèmes économiques du monde.

    Concrètement, le monde mondialisé à mondialisé aussi la finance, ce qu'a fait disparaître la ''démocratie'' dans les pays soit disant démocratiques.

    Exemple, les gouvernements de droite et de centre gauche appliquent les mêmes politiques dictés par la finance et les agences de crédit international, pour éviter que le crédit devienne plus cher, ou que carrément leur soit nié.

    Le problème dans un monde mondialisé est que les papiers toxiques du vol de 600 trillions ont été distribués dans le MONDE entier, et que les agences de crédit international sont payés par les préteurs internationaux que feront des billions des profits si les pays créanciers souffrent la décote.

    Bref, le monde entier est otage d'un gang des malades.

    C'est pas moi qu'a inventé que les arnaqueurs supra-nationaux que font chanter LE MONDE ENTIER son des malades, mais je l'entendu de Jean Ziegler (''capitalist killers'', responsables de 100 mille mort par jour par famine), et aussi dans le film Zeistgeit, ou disent qu'il faut être malade pour lancer des millions des gens au chômage, ou voler des pensions de vieillesse ou des ''foods stamps'' .
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  • Hyperbolique - Inscrit
    12 août 2011 10 h 07
    déconstruction des zombies économiques
    Si on est fidèle à la théorie des cycles de Kondriateff, la phase de dépression durera plus longtemps que prévue. Et ce n'est sûrement pas le remboursement de la dette et la diminution du déficit qui relanceront la croissance. Merci pour cette belle déconstruction des zombies économiques néolibéraux.
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  • Ernest Boudreau - Abonné
    12 août 2011 11 h 06
    Milton Friedman et ses Chicago Boys
    Suggestion à tous ceux comme M. Celljack qui sont attirés par les thèses de Friedman et ses Chicago Boys, il faut absolûment lire le livre de Naomi Klein: The shock doctrine, the rise of disaster capitalism.(traduit en français). C'est désopilant!
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  • Notsag - Abonné
    12 août 2011 11 h 21
    Mais, ou est la limite à l'endettement?"
    "Quels que soient leurs effets sur l'endettement public, les gouvernements nationaux doivent poursuivre et même étendre les programmes de relance..."

    À force d'ajouter des déficits annuels à la dette totale, on en viendra à emprunter pour payer les intérêts annuels sur la dette. À un moment donné, les prêteurs ne refuseront-ils pas de continuer à prêter (ce qui semble se produire présentement pour des pays comme la Grèce).

    Votre théorie assume qu'inévitablement, à un relativement court terme, la relance se produira, et qu'avec cette nouvelle prospérité, on pourra rembourser notre méga dette.

    Et, si cette relance ne vient pas, on aura l'air de quoi?

    Maintenant que les industries et les emplois ont été délocalisés en Inde ou en Chine, ils ne reviendront pas de sitôt. Pour que la relance se produise, il faudrait que les salaires reviennent à $2. par jour.

    Plutôt que de s'acharner à pourchasser une relance illusoire dans le court terme, je crois qu'il serait mieux que l'on se prépare à gérer une longue période de stagnation.

    Éventuellement, une nouvelle génération d'économiste reconnaîtront le cul de sac dans lequel conduit la mondialisation, et prôneront le protectionnisme. Chaque pays, individuellement, devra alors reconstruire son économie dévastée.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    12 août 2011 12 h 33
    @ celljack

    "Dois-je comprendre que ces 7 prix Nobel d'économie, dont les théories font opposition à l'économie Keynesienne et aux stratégies de plans de relance, sont également des "fanatiques du tea party qui n'ont rien compris"?"

    OUI.

    Michel Leclaire,B.A. ès économie, LL,L.
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  • celljack - Inscrit
    12 août 2011 15 h 45
    @ M. Leclaire
    Je ne suis pas économiste et je suis très mal placé pour critiquer de manière profonde et détaillée.

    Toutefois, d'après mon humble position de scientifique, je partagerais les propos d'Albert Einstein à l'effet que les intérêts composés sont la plus grande force de l'univers, d'où l'idée d'éviter d'avoir à supporter une dette car la gravité économique est la plus lourde de toutes.

    Également, j'ai toujours de la difficulté à comprendre les principes du PIB car j'ai toujours appris que rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. J'ai entendu parler d'un certain "IPV" (un principe nouveau mais mal reconnu par la communauté des économistes) indicateur de progrès véritable qui tiendrait compte de ce principe universel...

    Au delà de ces discussions, force est de constater que toutes ces théories et la contribution des meilleurs économistes du monde n'ont pas su nous éviter un merdier économique où 10% de la population détient 90% des richesses et où la bourse s'effondre sous sa propre obésité spéculative morbide.

    Celljack, B.A. ès gros bon sens.
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  • Stephane Levasseur - Inscrit
    13 août 2011 10 h 38
    Arrêtez d'envoyer des machins sur Mars!
    "Dans une économie de services, l’amélioration du capital humain est nécessaire à la croissance. Or, la recherche en science et technologie ne permet que d’améliorer le capital physique. Pour que le capital humain augmente sa productivité, il faut de la recherche en sciences humaines afin que les gens soient mieux formés. Un économiste sera meilleur si les connaissances en économie sont meilleures. Idem pour les affaires, le management, la comptabilité, l’enseignement, le droit, le service social, etc.

    Mais dans tous les pays ayant une économie tertiaire, la recherche en science et technologie est encore largement financée alors que la recherche en sciences humaines est peu financée. Pour qu'une économie de services poursuive sa croissance, il faut investir massivement dans la recherche en sciences humaines pour améliorer la formation et l'efficacité du capital humain."

    Article complet:
    http://levasseurstephane.blogspot.com/2011/08/solu
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