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Libre opinion - Dette américaine: quelques considérations économiques négligées

Michel Kelly-Gagnon, président de l'Institut économique de Montréal  30 juillet 2011  Actualités économiques
L'article de Christine Fréchette sur la dette de l'État fédéral américain publié dans Le Devoir du 27 juillet («Dette américaine: la véritable négociation a lieu dans le camp républicain») de même que l'interview qu'elle a donnée à l'émission de Franco Nuovo à Radio-Canada posent de bonnes questions. Mais il convient néanmoins d'y ajouter des distinctions et précisions importantes.

Premièrement, on doit respecter la distinction cruciale entre dette et déficit: la dette résulte des déficits cumulés, c'est un stock composé de l'addition des déficits périodiques. Le déficit est le robinet qui coule; la dette est l'évier qui se remplit. Une simple réduction du déficit durant une certaine période de temps implique que la dette continue quand même d'augmenter. Comme plusieurs, Mme Fréchette semble par moments confondre le robinet et l'évier.

Aucun des plans proposés, autant par les hauts responsables républicains que par les hauts responsables démocrates, n'est de nature à réduire la dette de l'État fédéral; ces plans ne visent qu'à réduire le déficit anticipé (c'est-à-dire l'augmentation de la dette) sur un horizon de dix ans.

Réduction du rythme seulement

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans ses prévisions de janvier, le Congressional Budget Office (CBO), un organisme de recherche non partisan du Congrès américain, prévoit que, si les politiques budgétaires ne changent pas, les déficits cumulés totaliseront 6971 milliards de dollars sur la période 2012-2021. Autrement dit, que la dette publique fédérale détenue par le public augmentera d'à peu près ce montant.

Le budget adopté en avril dernier a réduit cette augmentation par des broutilles (en termes relatifs), soit d'à peine 200 milliards de dollars (ou moins de 3 %). Bref, plus de 6500 milliards viendront, au cours des dix prochaines années, s'ajouter à la dette fédérale américaine.

Au début des débats sur le plafond de la dette, l'espoir était de réduire cette augmentation d'un montant de l'ordre de 4000 milliards. Mais les projets en discussion à la fin de juillet ne visent plus qu'une réduction de quelque 1000 à 2500 milliards de dollars. Encore une fois, on parle ici d'une «réduction du rythme auquel la dette augmente», et non d'une réduction comme telle.

Problème profond

Deuxièmement, il faut aussi comprendre que le problème actuel n'en est pas un de trésorerie lié à la crise économique récente, mais qu'il est beaucoup plus profond: les finances publiques aux États-Unis — comme dans plusieurs autres pays — sont insoutenables à moyen terme. Les prévisions à long terme du CBO, révisées en juin, indiquent que, sur un horizon de 35 ans, la dette fédérale américaine pourrait atteindre 190 % du PIB, en comparaison de 69 % aujourd'hui.

Troisièmement, la distinction droite-gauche traditionnelle n'est d'aucune utilité. Par exemple, la Chambre de commerce des États-Unis, réputée «à droite», partage le sentiment catastrophiste exprimé par Mme Fréchette devant la possibilité d'un défaut américain et souhaite un relèvement du plafond de la dette.

Par contre, les partisans du Tea Party, lesquels sont souvent davantage des libertariens (une catégorie philosophico-politique qui se situe à l'extérieur des clivages traditionnels gauche-droite), préféreraient un défaut à une augmentation des impôts. Et ils s'opposent aux subventions aux entreprises tout autant qu'aux augmentations d'impôt.

Impact incertain

Quatrièmement, il faut mettre un bémol sur l'affirmation selon laquelle l'impasse actuelle serait «davantage politique». En fait, plus précisément, cette affirmation est une lapalissade puisque, en politique, tout est politique, par définition. Mais surtout, les politiciens républicains du Tea Party, et bien des politiciens démocrates, répondent à un ras-le-bol d'une partie importante de la population américaine. Dans cette perspective, ceux que Mme Fréchette appelle «kamikazes» ne sont que les porte-parole de ce ras-le-bol (bien justifiable à mon avis). Il n'y a pas le Tea Party d'un côté et l'économie de l'autre.

Cinquièmement, l'impact d'un défaut sur les taux d'intérêt est incertain. Il y a ici une distinction essentielle à faire entre dettes privées et dette publique. Certes, le rendement des titres gouvernementaux augmenterait — peut-être surtout en ce qui concerne les titres à court terme.

Par contre, l'évolution des taux d'intérêt sur les dettes et titres privés dépendrait de la probabilité d'une récession (qui est par ailleurs bien réelle) ainsi que de répercussions complexes sur le marché des repurchase agreements (comme le suggère le Wall Street Journal du 28 juillet). Ce marché est très dépendant des titres gouvernementaux. En fait, on peut dire que la croissance de la dette publique a créé une dangereuse dépendance aux titres gouvernementaux.

En conclusion, l'alternative n'est pas entre, d'un côté, la catastrophe d'un défaut de l'État américain et, de l'autre, la continuation indéfinie du paradis terrestre que l'État Providence cherche à réaliser depuis plusieurs décennies. Aux États-Unis comme ailleurs dans le monde, l'alternative est en fait entre, d'une part, prendre le taureau par les cornes et commencer maintenant à réduire les dépenses publiques et, d'autre part, laisser la situation pourrir et préparer, à moyen terme, un défaut massif de l'État.

***

Michel Kelly-Gagnon, président de l'Institut économique de Montréal
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    30 juillet 2011 00 h 53
    Le roi des sophistes!
    «Bref, plus de 6500 milliards viendront, au cours des dix prochaines années, s'ajouter à la dette fédérale américaine.»

    Mais, de combien augmenterait le PIB? Comme vous le dites plus loin, l'important est le % de la dette sur le PIB, pas son niveau. Vous prenez bien le chiffre qui vous plaît pour ce que vous voulez démontrer. Avec une augmentation de 6500 milliards $ en 10 ans, le % de la dette diminuerait...

    «Encore une fois, on parle ici d'une «réduction du rythme auquel la dette augmente», et non d'une réduction comme telle.»

    Mais, la dette n'a pas à diminuer en montant, mais à diminuer en % du PIB! Même Greenspan, un droitiste comme vous, s'inquiétait quand la dette des États-Unis baissait trop vite. Je pourrais dire que c'était parce que le président était démocrate (Clinton), mais en fait, Greenspan n'avait pas totalement tort. Sans dette gouvernementale, les fonds de placement manqueraient de placements sûrs.

    «des libertariens (une catégorie philosophico-politique qui se situe à l'extérieur des clivages traditionnels gauche-droite)»

    Ça, c'est la meilleure! Ils sont de droite économiquement, mais pas moralement. Ils veulent l'État minimal, correspondant à la déclaration de Reagan, comme quoi le gouvernement n'est pas la solution, mais le problème.

    «Dans cette perspective, ceux que Mme Fréchette appelle «kamikazes» ne sont que les porte-parole de ce ras-le-bol (bien justifiable à mon avis).»

    Ben oui, encouragez l'irresponsabilité. Les rasdebolistes ne se rappellent même pas que c'est en suivant les conseils de gens comme vous qui veulent tout déréglementer qu'on se retouve dans la situation actuelle.

    «l'alternative n'est pas entre, d'un côté, la catastrophe d'un défaut de l'État américain et, de l'autre, la continuation indéfinie du paradis terrestre que l'État Providence cherche à réaliser depuis plusieurs décennies.»

    L'État providence dans un pays qui n'offre pas les services de santé de bas
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    30 juillet 2011 01 h 19
    L'économie... une science du partage!
    La solution passe par l’augmentation des impôts pour ceux et celles qui sont les mieux nantis. C’est la voie qu’avait adopté Roosevelt en son temps et cela a permis une meilleure justice sociale.
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  • Michel Simard - Abonné
    30 juillet 2011 01 h 58
    Les mensonges de l'idéologie de droite
    De dire que le tea party n'est pas de droite est un mensonge de l'idéologie de droite qui est la tasse de thé de l'IEM. La droite, c'est aussi le refus de la classe dominante de payer son dû en impôt. Ce que reflète le tea party. Surtout, ce qu'oublie de dire M. Kelly-Gagnon, c'est que les républicains, par aveuglement idéologique, sont prêts à faire capoter l'économie américaine et mondiale, et, en corollaire, l'avenir de la nation américaine. De surcroît, M. Kelly-Gagnon, malgré l'idéologie de droite, confirme que l'économie n'est pas le résultat d'une main invisible et d'équations économétriques, mais en grande partie de chois politiques, donc idéologiques. Alors, qu'en conclure de son papier, à part que les démocrates ont bien davantage le sens de la responsabilité d'État que les incultes et barriérés républicains ?
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  • Luc Hétu - Inscrit
    30 juillet 2011 06 h 48
    Et les revenus?
    Prendre le taureau par les cornes pour enrayer le déficit de l'État américain et réduire sa dette peut certes se limiter à sabrer dans les dépenses. Ce qui risque d'être désastreux pour la population en temps de récession. L'écart entre l'enrichissement des classes les plus aisées de la société américaine et l'appauvrissement de la majorité des citoyens devrait inciter le président de l'Institut économique de Montréal à réfléchir sur la question d'une hausse des revenus de l'État. Les baisses d'impôts et les passe-droits fiscaux consentis par le président Bush n'ont certes pas contribué à augmenter l'emploi aux États-Unis, contrairement à la rhétorique des conservateurs de tout acabit. 2 % de la population américaine a accaparé le fameux paradis terrestre. Et cette classe privilégiée ne veut pas le partager.
    Luc Hétu
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    30 juillet 2011 08 h 04
    69%
    La dette est rendue à 14,400 milliards et le PIB américain est de 14,600. C'est presque 100% dans mon livre à moi.

    Quant au déficit il est à 1,400 milliards, soit 4,500$ par Américain. Au Québec, c'est à peine 4 milliards, 500$ par Québécois. Bizarrement M. Kelly-Gagnon n'en parle pas...
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  • Marc L - Abonné
    30 juillet 2011 08 h 21
    Une curieuse conclusion !
    Personne ne met en doute le fait que la dette américaine soit très\trop élevé, cependant pour éviter d'augmenter indument la dette l'augmentation des impôts pourrait également être une partie de la solution. Le taux d'imposition est au plus bas depuis quelques années et sous prétexte que les énergumènes du Tea Party refusent toute augmentation, on déciderait de mettre de côté cette alternative ! Cette conclusion me semble on ne peut plus doctrinaire et pas strictement économique. Lorsque vous parlez du "raz-le bol" d'une partie de la population américaine, il existe probablement, mais son interprétation demanderait peut-être certaines nuance. Ce raz-le-bol peut tout aussi bien signifier que:

    - "Moi, travailleur de la classe moyenne. sachant que les riches paient très peu d'impôt, je ne veux plus servir de vache à lait pour l'état." ou
    - "Moi, je suis contre toute hausse d'impôt."

    La nuance est importante et ce n'est pas que de mieux respecter la démocratie que d'utiliser une interprétation qui sert mieux une cause politique qu'une autre; au départ, il convient d'établir clairement la nature du raz-le-bol auquel vous faites référence. Ce dossier est éminemment politique et il en est un de choix de société. Je terminerai en disant que dans les différentes études portant sur les indicateurs internationaux de développement humain, compilés par les Nations-Unies, le Canada est pratiquement toujours mieux classé que son gros voisin américain, à cause justement de son filet social plus solide. Ramener l'analyse de la situation à quelques paramètres économiques n'est pas représentatif de la réalité.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    30 juillet 2011 09 h 29
    un petit détail oublié dans ce texte
    M. Kelley de "ll'institut économique de Montréal", oublie un petit détail important:tout organisme, entreprise etc. est soumise à une équation économique de base: R-D>0 (les revenus moins les dépenses doivent être plus grands que zéro).
    C'est ce qui contrôle le débit du robinet dont parle M. Kelly. Il passe sous silence un fait pourtant largement connu: les impôts des riches ont été fortement baissés sous l'administration Bush. Ces réductions d'impôt devaient être temporaires, elles sont depuis devenu une vache sacrée des républicains. En fait la dette américaine peut aussi se règler par une augmentation d'impôts surtout pour les riches qui ne contribuent pas suffisamment à la vie collective.

    Le texte de m.Kelley, en passant sous silence ce fait démontre une fois de plus la mauvaise fois de ce pseudo institut.
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  • Democrite101 - Inscrit
    30 juillet 2011 09 h 35
    La sueur chinoise ne paiera l'air climatisé américain


    Très bonne analyse.

    J'y ajouterais qu'un défaut de paiement, si décrié, ferait payer ceux qui ont paresseusement prêté aux États souverains (dettes souveraines) au lieu de prêter aux PME, grandes créatrices d'emplois et d'innovations.

    Faire payer les prêteurs paresseux, dont les capitalistes chinois qui sous-payent leur main-d'oeuvre et qui génèrent 65% de l'épargne mondiale (65% !), serait un bon coup à gauche.... fait par le marché lui-même ! Bel apprentissage de justice sociale au Parti communiste qui exploite le plus sa main-d'oeuvre dans toute l'histoire chinoise.

    Quant à nous, on se taperait une récession, le temps que l'économie reparte avec enfin l'épargne redigirée vers l'investissement productif privé.

    Quant aux USA, leur politique de puissance ($1300 milliards en budget militaire annuel) heureusement sera stoppée ou ralentie. Cette folie origine de leur sionisme obtus. Hier le 11 septembre, aujourd'hui l'exangue financière. L'arrogance a un prix. Enfin, ce prix touchera les porte-monnaie de ceux qui ne la faisaient payer que par le sang des autres.

    Jacques Légaré (ph.d. en philosophie politique et ancien professeur d'économique)
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    30 juillet 2011 09 h 39
    Un parti-pris idéologique camouflant de l'égoïsme
    Je ne suis pas certain que les pauvres du Québec et du Canada soient dans ce que vous appelez le 'paradis terrestre de l'État providence' ! Par contre, je sais que les riches sont de plus riches, que les inégalités sociales s'accentuent, que les riches ont généralement énornément besoin des pauvres pour s'enrichir, que la pauvreté augmente considérablement la vulnérabilité d'une personne humaine, qu'il n'y a que les gouvernements qui puissent forcer les premiers à payer davantage, que les difficultés financières gouvernementales actuelles tiennent non seulement aux réductions fiscales récemment consenties aux plus grandes fortunes, mais aussi au manque de progressivité sociale de l'impôt, et que les dépenses publiques les plus somptuaires par exemple celles dans l'industrie de l'armement, bénéficient peu aux pauvres. Il faut que les programmes sociaux ciblent mieux les pauvres et que ceux qui ont de l'argent paient leur juste part des impôts et taxes, la justice étant ici essentiellement une question de justice distributive.
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  • Franfeluche - Abonné
    30 juillet 2011 09 h 44
    Je m'attendais à cette conclusion
    Je m'attendais à cette conclusion provenant de l'Institut économique de Montréal, le cousin de l'Institut Fraser. Réduire les dépenses de l'état ce qui revient à prôner à la réduction de l'état et de son influence sur l'économie.

    Et pourtant, cette crise aux États-Unis a été causée par l'application de la doctrine du néolibéralisme qui est en cours depuis une trentaine d'année. Le gouvernement a d'abord réduit les impôts sous prétexte que les gens seraient plus portés à consommer. Or, ils ont tellement consommé surtout à crédit qu'aujourd'hui, ils ne peuvent plus le faire. La classe moyenne s'est appauvrie pendant que les membres de l'oligarchie se sont enrichis d'une part grâce aux réductions d'impôts, aux abris fiscaux et, dans plusieurs cas, en obtenant de l'état de juteux contrats.
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  • Hyperbolique - Inscrit
    30 juillet 2011 10 h 34
    De l'idéologie néolibérale
    L'alternative évoquée entre "réduire les dépenses publiques" et "laisser la situation se détériorer à moyen terme" est en fait une fausse alternative. Fidèle à l'idéologie néolibérale, les propagandistes du marché de l'IEM disent qu'il n'y a pas de solution autre que réduire les dépenses de l'État dans les services sociaux. M. Kelly-Gagnon oublie deux faits très importants :

    - tout d'abord, l'État-providence américain se réduit généralement à une peau de chagrin comparativement au Canada. Tout le monde sait que le nouveau système d'assurance santé "universelle" (sic) d'Obama pèse beaucoup moins dans les dépenses que les dépenses militaires qui occupe plus de la moitié du budget total de l'État.

    - ensuite, la crise économique de 2008 est aussi responsable, quoi que pas la seule cause, de la situation actuelle. 800 milliards de dollars ont été donné à des banques privées pour éponger leur propre déficit liée à une surenchère spéculative de la bulle immobilière. L'argent dépensé par l'État américain ces dernières années n'ont pas servi à consolider l'État-providence, mais à stimuler l'économie privée, bien sûr au détriment de la dette publique. Par conséquent, les républicains du Tea Party en profitent largement pour faire oublier que les grands gagnants de cette débâcle est l'élite financière qui ne paie d'impôts et qui se sont considérablement enrichis depuis 2008.
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  • Godfax - Inscrit
    30 juillet 2011 10 h 39
    En finir avec le monétarisme
    Rétablir la maîtrise de l’argent pour le bien commun, donc abolire le monétarisme est l’unique solution à la situation américaine. La vérité est qu’une grande partie de cette dette est totalement frauduleuse; elle est le résultat de spéculations et de tricheries comptables sans précédent.
    Il est complètement aberrant qu’on offre aux méga-banques les conditions pour continuer à jouer sur les tables du casino financier mondial en leur permettant d’emprunter à bas taux et de reprêter à des taux plus élevés, sans que l’économie soit irriguée par des investissements productifs. Pour servir le bien commun, l’argent devrais être produit pour financer l’économie reel, l’éducation, les infrastructures économique de base, la santé et la recherche. La veritable économie, est la capacité commune de produire, échanger et utilisé les utilités. L’argent n’est qu’un outil.
    C’est complètement ridicule de voir la droite et la gauche incapable de remettre ce système financier en question. En respectant les rêgles du jeu du monétarisme, c’est la république elle meme qu’ils menace.
    Car pour sortir de la spirale de la dette, il faut non pas éliminer les dépenses et augmenter les impôts, mais bien organiser une banqueroute ordonnée des mega-banques selon les critères de la loi Glass-Steagall. (aujourd’hui HR 1489) tirer un trait sur la plus grande partie d’une dette frauduleuse car simple résultat de spéculations et de tricheries comptables sans précédent.
    Le suicide des nations auquel appellent le FMI, les banques d’affaires et les agences de notations, qui ont rendu nos pays dépendants de leur usure monétariste, se traduit par des privatisations des services publiques et des coupes claires dans les budgets de la santé, de l’éducation et de la recherche. Pour sauver ceux qui ont triché hier, on détruit les bases de tout avenir pour la dignité humaine.
    Un pays souverain devais controlé démocrati
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  • Roger Garant - Abonné
    30 juillet 2011 11 h 21
    Un augmentation des impôts, peut-être?
    Les États-Unis sont parmi les pays dont les impôts sont les plus bas du monde occidental. Il est quand même curieux de noter que M. Kell-Gagnon ait complètement occulté ce fait. Une augmentation, même légère, du taux d'imposition générerait des recettes importantes. Le Congrès n'a qu'à enlever quelques privilèges aux hyper-riches, privilèges accordés par Bush, pour voir les recettes de l'État fédéral bondir. De plus, personne ne parle de la possibilité d'adopter une taxe de vente fédérale. La plupart des États ont une telle taxe, mais il n'en a pas au niveau fédéral. Certains journaux américains commencent à suggérer l'instauration d'une telle taxe. Ils sont bien conscients que, et je cite, la mafia, les voleurs, les hper-riches et autres escrocs, devront, avec une taxe de vente fédérale, contribuer un peu plus aux recettes de l'État. Il est doublement curieux que M. Kelly-Gagnon n'ait pas fait part de cette possibilité qui se discute aux USA. Petit bloquage idéologique, M. Kelly-Gagnon?

    Roger Garant
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    30 juillet 2011 12 h 08
    Je m'interroge...
    Quand je vois le nom «Institut économique de Montréal», c'est viscéral : je pense parvenus, cupidité et avarice.
    Cela doit être à cause de ces propriétaires de compagnie d'autobus, complètement assimilés, Ontariens de surcroît, nouveaux riches, avec le temps, complètement incultes, qui sont venus nous dire que notre désir de nous affranchir, comme peuple, était illégitime pour leurs affaires.
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  • Godfax - Inscrit
    30 juillet 2011 12 h 31
    En finir avec le monétarisme
    Rétablir la maîtrise de l’argent pour le bien commun, donc abolire le monétarisme est l’unique solution à la situation américaine. La vérité est qu’une grande partie de cette dette est totalement frauduleuse; elle est le résultat de spéculations et de tricheries comptables sans précédent.
    Il est complètement aberrant qu’on offre aux méga-banques les conditions pour continuer à jouer sur les tables du casino financier mondial en leur permettant d’emprunter à bas taux et de reprêter à des taux plus élevés, sans que l’économie soit irriguée par des investissements productifs. Pour servir le bien commun, l’argent devrais être produit par pour financer l’économie reel, l’éducation, les infrastructures économique de base, la santé et la recherche. La veritable économie, est la capacité commune de produire, échanger et utilisé les utilités. L’argent n’est qu’un outil.
    C’est complètement ridicule de voir la droite et la gauche incapable de remettre ce système financier en question. En respectant les rêgles du jeu du monétarisme, c’est la république elle meme qu’ils menace.
    Car pour sortir de la spirale de la dette, il faut non pas éliminer les dépenses et augmenter les impôts, mais bien organiser une banqueroute ordonnée des mega-banques selon les critères de la loi Glass-Steagall. (aujourd’hui HR 1489) tirer un trait sur la plus grande partie d’une dette frauduleuse car simple résultat de spéculations et de tricheries comptables sans précédent.
    Le suicide des nations auquel appellent le FMI, les banques d’affaires et les agences de notations, qui ont rendu nos pays dépendants de leur usure monétariste, se traduit par des privatisations des services publiques et des coupes claires dans les budgets de la santé, de l’éducation et de la recherche. Pour sauver ceux qui ont triché hier, on détruit les bases de tout avenir pour la dignité humaine.
    Un pays souverain devais controlé démoc
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  • Jason Keays - Inscrit
    30 juillet 2011 13 h 33
    L'IEDM, le Tea Party Québecois
    Ce qui m'enrage avec les poches de thés comme Kelly Gagnon c'est que la crise actuelle est directement causé par les mesures que lui et ses semblables ont mit de l'avant depuis 30 ans. Leur privatisation a outrance des vaches a lait de l'État ont privé celui-ci de revenu et leur baisse d'impôt chez les riches ont transféré tout le fardeau fiscal dans la classe moyenne. Ils se sont en plus fait les portes-paroles de dépense massives en armement et des guerres inutiles en Afghanistan et en Irak, si bien que celles-ci comptent maintenant pour 50% de la dette Américaine.
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  • Nelson - Inscrit
    30 juillet 2011 15 h 29
    FAUX, L'ALTERNATIVE N'EST PAS ''réduire les dépenses publiques et, d'autre part, laisser la situation pourrir'', L'ALTERNATIVE EST QUI VAIS PAYER.
    L'auteur de l'article écrit au nom des intérêts du secteur privé, et par conséquence, il veut que les travailleurs et les classes moyennes paient les déficits et les dettes, en acceptant des coupures des services publiques.

    Si les milliardaires acceptaient payer sa juste part (quelques miettes pour eux, que d'ailleurs paient avant mais que les conservateurs les ont éliminé), il n'y aurait pas des dettes ni des déficits.

    Mieux contrôler l'évasion fiscale et la corruption, les paradis fiscaux, les déménagements de nos industries et boulots à l'étranger, et recevoir de justes redevances pour nos produits naturels et énergétiques, pourrait aider aussi, bien entendu.

    L'alternative est toujours la même, qui paie, le Capital ou les travailleurs et pauvres.

    Example, le Tea Party et la droite américaine ne veulent pas payer 3% d'impôts pour les revenus de plus de 250 mille dollars, et veulent.....couper les chèques de la Sécurité Sociale.
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  • Cypriote - Inscrit
    30 juillet 2011 18 h 04
    Vive le capitalisme!!! Ha! Ha! Ha!
    M. Kelly-Gagnon a déployé son colossal intellect pour nous apprendre une vérité qui avait peut-être échappé à peu près à tout le monde : il ne faut pas dépenser au-delà de nos revenus et les dettes sont mauvaises...

    Cette nouveauté dans le panorama intellectuel va sûrement ébranler quelques certitudes...

    Cela dit, ce qui me frappe c'est que M. Kelly-Gagnon, un thuriféraire sans concession du capitalisme tous azimuts, n'a pas encore compris que la crise budgétaire étatsunienne - quelle soit de partisanerie politique ou purement économique - signe et souligne l'échec patent du capitalisme.

    Or, dans tout son «savant» exposé, M. Kelly-Gagnon ne dit mot de cet échec retentissant.

    Quoi? Dans le pays du laisser-faire et du moins d'État, la machine est totalement grippée. Elle ne peut plus compter sur la «main invisible» ni sur le «divin» marché.

    Que faire alors?

    Il me semble qu'une seule solution s'impose : tenir les entrepreneurs en laisse. Ne les laisser agir que dans les directions vraiment utiles à la collectivité et leur interdire d'empocher à leur seul usage les bénéfices dus à tous.

    Bref, une solide dose de socialisme libéral est le seul remède pour les États-Unis.

    C'est également le seul remède pour le Québec, mais ce n'est sûrement pas le gouvernement actuel, englué dans les intérêts privés comme il l'est. qui pourra nous sauver.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    31 juillet 2011 11 h 34
    Vous me faites bien rire, monsieur Kelly-Gagnon
    Les Tea Party, des libertariens? Les libertariens, pas à droite?
    Comment appeler des gens qui veulent interdire l'avortement et le mariage gay (je suis certain qu'ils voudraient bien interdire la cohabitation hors mariage et la masturbation), qui croient que Darwin était un communiste, qui ne respectent leur président que s'il est républicain (et enjoignent alors les démocrates à respecter ce symbole de la nation) ou peut-être blanc, qui veulent le retour de la religion au gouvernement (ce qui va contre leur sacro-sainte Constitution), qui veulent couper uniquement les dépenses envers la classe moyenne et les pauvres, mais pas l'armée ?
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  • Nelson - Inscrit
    31 juillet 2011 12 h 31
    À CYPRYOTE ; BIEN D'ACCORD AVEC VOUS.
    Vous écrivez :

    'Il me semble qu'une seule solution s'impose : tenir les entrepreneurs en laisse. Ne les laisser agir que dans les directions vraiment utiles à la collectivité et leur interdire d'empocher à leur seul usage les bénéfices dus à tous''.

    Tout à fait approprié, tenir les entrepreneurs en laisse,,,pour éviter par exemple que arnaquent le monde entier (et des fonds des pensions, le notre inclus) en 600 trillions des dollars des papiers toxiques des dettes irrécupérables , donnés dans des contextes de DÉRÉGLEMENTATION par la droite américaine.

    Ou éviter que déplacent notre économie, nos industries, nos téchnologies, nos boulots, dans des autres pays.

    Ou éviter que détruisent notre environnement.

    Ou éviter que s'approprient de nos ressources naturels et énergétiques à nous tous.

    Et éviter des guerres et affamer la moité de l'humanité.

    Éviter que détruisent l'humanité, quoi.
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  • bravenewworld - Inscrit
    1 août 2011 10 h 54
    Qui finance l'institut économique de Montréal?
    Il serait primordial de savoir qui finance ces think (for myself) tank.
    Un peu comme on sait quand c'est un pubi-reportage.

    Avec leurs noms génériques qui font presque croire que ce sont des organisations gouvernementales ou qui émanent d'universités, ces outils de propagandes S'immiscent dans des média pour mieux confondre le bon peuple.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    8 août 2011 08 h 57
    À-plat-ventrisme devant la finance
    @Godfax
    «...Pour sauver ceux qui ont triché hier, on détruit les bases de tout avenir pour la dignité humaine», dites-vous.

    Voilà qui est très bien résumé et qui, malheureusement, n'est pas près de changer. Si l'on se fie aux décisions prises en Amérique du Nord, en Europe et sans doute ailleurs
    Et que dire de la position du G-20: qui vient de s'engager à "prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la stabilité financière et la croissance" face au "regain de tension sur les marchés financiers".
    Finance, finance, finance....comme si le sort du monde reposait à 100% sur les manigances de ces joueurs invétérés (c'est le titre le plus noble que je leur ai trouvé).
    Devant les faux dieux de cette finance, les "dirigeants!!!" de ce monde semblent bien enlisés dans un dogmatisme des plus avilissants (qui rend méprisable, humiliant, dégradant).
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  • d.lauzon - Inscrit
    9 août 2011 23 h 28
    @Cypriote
    Moi aussi je dis que l'économie qui conditionne nos sociétés dites modernes s'avère un pur échec. On a des preuves irréfutables que le capitalisme sauvage tel qu'il existe dans la grande majorité des pays engendre les plus graves injustices: les riches qui s'enrichissent davantage et les pauvres qui s'appauvrissent. Les nombreux analystes qui tentent d'expliquer les crises économiques traitent de ce sujet comme si ce système devait être maintenu à tout prix. Comme s'il avait été créé par Dieu. Il faut revenir sur terre et prendre conscience que ce sont les humains qui ont mis en place ce système et que celui-ci comporte d'énormes lacunes.


    Le capitalisme est un système qui va nous amener à notre perte. Celui-ci étant basé sur le maintien et la création de nouveaux emplois - ce que les gouvernements appellent la création de la richesse - nécessite l'exploitation massive des richesses naturelles (surpêche, exploitation minière et pétrolière, coupes massives des forêts). Cela va à l'encontre de l'écologie qui consiste à utiliser les richesses naturelles avec parcimonie.

    Cependant, je suis bien réaliste et je constate que le poids de ceux qui veulent défendre et sauver la planète semble bien faible par rapport à ceux qui se battent pour sauver l'économie.
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