Crise de la dette aux États-Unis - Obama menace d'opposer son veto
Les leaders républicains à la Chambre des représentants reportent le vote sur la proposition Boehner en raison d'une révolte au sein de l'aile conservatrice du Parti républicain
Washington — Le président américain Barack Obama a menacé, hier, d'opposer son veto à un projet de loi d'urgence des républicains visant à éviter un défaut de paiement catastrophique, tandis que l'affrontement sur le relèvement du plafond de la dette des États-Unis s'est aggravé, à une semaine de la date butoir.
Une révolte au sein de l'aile conservatrice du Parti républicain menace en effet d'annuler les efforts du président de la Chambre des représentants, John Boehner, pour réunir suffisamment de votes pour faire adopter son projet de loi. Justement pour cette raison, les leaders républicains à la Chambre des représentants ont d'ailleurs décidé, hier soir, de reporter le vote sur cette proposition, qui devait possiblement se tenir aujourd'hui.
Selon David Dreier, représentant républicain en Californie, ce report s'explique par le fait que les responsables du bureau du Budget du Congrès américain pensent que le projet de loi ne produira pas les économies promises par M. Boehner, lorsqu'il en a fait le dévoilement lundi.
Le projet de loi des représentants républicains prévoit un relèvement du plafond de la dette de 1000 milliards $, en plus de coupes de 1200 milliards $ dans les dépenses fédérales, des réductions que les conservateurs jugent insuffisantes. Il prévoit aussi la mise sur pied d'un comité d'élus pour recommander des économies budgétaires de 1800 milliards $, ce qui ouvrirait la voie à un autre relèvement du plafond de la dette de 1600 milliards $.
Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a affirmé que le projet de loi de M. Boehner n'avait aucune chance d'être adopté par les sénateurs, même s'il est approuvé par la Chambre.
Les États-Unis ont jusqu'au 2 août pour relever le plafond de leur dette publique, faute de quoi le pays pourrait se retrouver face à un défaut de paiement sans précédent.
En échange de l'augmentation de la capacité d'emprunt du gouvernement, les républicains insistent pour ne pas augmenter les impôts et veulent forcer les démocrates et le président à procéder à des coupes dans les programmes sociaux.
Si le plafond de la dette, actuellement fixé à 14 300 milliards $, n'est pas relevé à temps, le département du Trésor ne pourra plus emprunter d'argent pour faire face à ses obligations.
La Maison-Blanche, qui veut éviter que la question de la dette ne devienne otage de la prochaine élection présidentielle, s'oppose à l'obligation de tenir un deuxième vote sur le sujet avant le scrutin de 2012.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a indiqué hier que l'administration restait en contact avec les chefs de file des deux chambres du Congrès, malgré la rupture des négociations vendredi et des discussions non concluantes au cours du week-end.
«Nous travaillons sur un plan B. [...] Il doit y avoir un produit qui puisse passer à la Chambre et au Sénat afin d'être promulgué en tant que loi», a dit M. Carney, estimant lui aussi que le plan de M. Boehner n'avait aucune chance d'être adopté par le Sénat.
La Maison-Blanche a donné son appui, lundi, au plan présenté par les démocrates du Sénat, même s'il passe outre l'exigence du président d'augmenter les impôts. Ce plan permettrait de relever le plafond de la dette de 2400 milliards comme le souhaite la Maison-Blanche, ce qui serait suffisant jusqu'en 2013, soit après les élections. Le projet propose des coupes budgétaires de 2700 milliards $, dont 1000 milliards $ proviendraient de la fin des guerres en Irak et en Afghanistan.
Graves conséquences
Par ailleurs, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a pressé hier les États-Unis de «trouver une solution» à cette crise sous peine de conséquences «très, très, très graves» pour l'économie mondiale.
Un sondage réalisé pour le quotidien Washington Post et la chaîne ABC montre que 37 % des Américains estiment que M. Obama a contribué à empirer la situation économique, soit six points de plus qu'en octobre. Mais 65 % sont en désaccord avec le traitement par les républicains de la question du chômage.
Une révolte au sein de l'aile conservatrice du Parti républicain menace en effet d'annuler les efforts du président de la Chambre des représentants, John Boehner, pour réunir suffisamment de votes pour faire adopter son projet de loi. Justement pour cette raison, les leaders républicains à la Chambre des représentants ont d'ailleurs décidé, hier soir, de reporter le vote sur cette proposition, qui devait possiblement se tenir aujourd'hui.
Selon David Dreier, représentant républicain en Californie, ce report s'explique par le fait que les responsables du bureau du Budget du Congrès américain pensent que le projet de loi ne produira pas les économies promises par M. Boehner, lorsqu'il en a fait le dévoilement lundi.
Le projet de loi des représentants républicains prévoit un relèvement du plafond de la dette de 1000 milliards $, en plus de coupes de 1200 milliards $ dans les dépenses fédérales, des réductions que les conservateurs jugent insuffisantes. Il prévoit aussi la mise sur pied d'un comité d'élus pour recommander des économies budgétaires de 1800 milliards $, ce qui ouvrirait la voie à un autre relèvement du plafond de la dette de 1600 milliards $.
Le leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a affirmé que le projet de loi de M. Boehner n'avait aucune chance d'être adopté par les sénateurs, même s'il est approuvé par la Chambre.
Les États-Unis ont jusqu'au 2 août pour relever le plafond de leur dette publique, faute de quoi le pays pourrait se retrouver face à un défaut de paiement sans précédent.
En échange de l'augmentation de la capacité d'emprunt du gouvernement, les républicains insistent pour ne pas augmenter les impôts et veulent forcer les démocrates et le président à procéder à des coupes dans les programmes sociaux.
Si le plafond de la dette, actuellement fixé à 14 300 milliards $, n'est pas relevé à temps, le département du Trésor ne pourra plus emprunter d'argent pour faire face à ses obligations.
La Maison-Blanche, qui veut éviter que la question de la dette ne devienne otage de la prochaine élection présidentielle, s'oppose à l'obligation de tenir un deuxième vote sur le sujet avant le scrutin de 2012.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a indiqué hier que l'administration restait en contact avec les chefs de file des deux chambres du Congrès, malgré la rupture des négociations vendredi et des discussions non concluantes au cours du week-end.
«Nous travaillons sur un plan B. [...] Il doit y avoir un produit qui puisse passer à la Chambre et au Sénat afin d'être promulgué en tant que loi», a dit M. Carney, estimant lui aussi que le plan de M. Boehner n'avait aucune chance d'être adopté par le Sénat.
La Maison-Blanche a donné son appui, lundi, au plan présenté par les démocrates du Sénat, même s'il passe outre l'exigence du président d'augmenter les impôts. Ce plan permettrait de relever le plafond de la dette de 2400 milliards comme le souhaite la Maison-Blanche, ce qui serait suffisant jusqu'en 2013, soit après les élections. Le projet propose des coupes budgétaires de 2700 milliards $, dont 1000 milliards $ proviendraient de la fin des guerres en Irak et en Afghanistan.
Graves conséquences
Par ailleurs, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a pressé hier les États-Unis de «trouver une solution» à cette crise sous peine de conséquences «très, très, très graves» pour l'économie mondiale.
Un sondage réalisé pour le quotidien Washington Post et la chaîne ABC montre que 37 % des Américains estiment que M. Obama a contribué à empirer la situation économique, soit six points de plus qu'en octobre. Mais 65 % sont en désaccord avec le traitement par les républicains de la question du chômage.








