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L'énergie verte a ses limites

La logique économique commande de ne pas investir tous ses oeufs dans les énergies renouvelables... mais intermittentes

Une éolienne devant une centrale au charbon en Allemagne. La croissance économique sera verte ou elle ne sera pas, selon l’OCDE.<br />
Photo : Agence France-Presse Michael Urban
Une éolienne devant une centrale au charbon en Allemagne. La croissance économique sera verte ou elle ne sera pas, selon l’OCDE.
Alors que de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer un virage marqué vers les énergies renouvelables, le p.-d.g. de GDF Suez, Gérard Mestrallet, met en garde contre un recours majeur à ces sources dites propres, et ce, pour des considérations économiques. Un plaidoyer repris hier par d'autres participants à la Conférence de Montréal.

«Tout ce qui est durable est vert, mais tout ce qui est vert n'est pas nécessairement durable. Il faut avoir la sagesse de le reconnaître», a-t-il affirmé d'entrée de jeu devant un parterre de gens d'affaires réunis dans un hôtel du centre-ville de Montréal. «L'offre se développe rapidement, les coûts baissent, mais ce développement s'effectue au prix de subventions publiques souvent importantes dont les pays, le plus souvent désargentés, découvrent le coût.»

M. Mestrallet, grand patron d'un géant mondial du domaine gazier, juge en outre que les citoyens ne prennent pas la réelle mesure des coûts associés aux sources énergétiques comme le solaire, la biomasse ou encore l'éolien. «Il est clair que l'opinion publique croît que les énergies renouvelables vont être la clé essentielle de l'énergie du futur. C'est vrai en partie, mais sûrement moins que l'opinion publique ne le pense. Parce que ces sources d'énergie sont intermittentes, vont nécessiter de grandes capacités de réserve et vont reposer sur le gaz naturel, en raison de la flexibilité des turbines à gaz.»

Selon lui, si on construit par exemple un parc éolien pour alimenter une ville, il faudra en effet prévoir une autre forme d'approvisionnement, comme le gaz naturel, pour éviter la panne lorsque la brise ne souffle pas. Cette multiplication des sources aurait pour effet de faire grimper la facture. «Alors, je crois qu'il faut bien réfléchir avant de s'engager trop massivement dans des productions intermittentes d'énergie renouvelable», a-t-il conclu.

Un refrain repris par le président du Conseil mondial de l'énergie, Pierre Gadonneix, dans le cadre d'un atelier sur l'avenir énergétique mondial. «À long terme, il est évident que les énergies renouvelables auront une part majoritaire», a-t-il admis. Mais pour l'heure, «les différentes sources sont à des degrés de maturité très variables». Dans la majorité des cas, a dit M. Gadonneix, elles sont «intermittentes». Donc, «dès lors que leur part dépasse 10 à 20 %, l'irrégularité de la production engendre des surcoûts très importants pour construire des capacités de production d'appoint, mais aussi des réseaux».

Sans compter, a-t-il ajouté, que la majorité des sources propres bénéficient de subventions de l'État. Fait à noter, tant les gouvernements canadiens qu'américains offrent des milliards de dollars par année aux géants de l'énergie fossile. Des subventions qui coûtent cher au trésor public et que le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, a appelé à abolir hier.

La dernière goutte


Quoi qu'il en soit, dans bien des cas, a soutenu M. Gadonneix, le recours aux énergies fossiles — actuellement 80 % de la consommation énergétique mondiale — demeurera essentiel. «Ma conviction, c'est que la dernière goutte de pétrole sera utilisée dans un avion... militaire», a-t-il lancé. Pour le p.-d.g. de Total Canada, Jean-Michel Gires, il faudra aussi suivre de près le développement du pétrole de schiste, une source encore méconnue mais qui pourrait se trouver en abondance dans le sous-sol de l'île d'Anticosti.

Outre l'or noir, de plus en plus exploité à travers les sables bitumineux canadiens, le gaz naturel est promis à un brillant avenir, comme le révélait lundi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Cet «âge d'or» est évidemment dû aux découvertes massives de gaz de schiste, une industrie qui utilise des techniques d'extraction qui «posent des problèmes environnementaux», reconnaît l'AIE.

Le secteur nucléaire devrait lui aussi continuer sa croissance, selon Pierre Gadonneix. Malgré la catastrophe de Fukushima, au Japon, une étude qui doit être publiée sous peu par le Conseil mondial de l'énergie révèle que des pays comme la Chine gardent le cap. Ce n'est toutefois pas le cas de l'Allemagne, qui a choisi de tourner le dos au nucléaire. Une décision qui aurait été prise «sous le coup de l'émotion», selon lui.
 
 
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  • De St-Éloi - Abonné
    8 juin 2011 05 h 59
    Les gaz de schiste moins rentable qu'il n'y parait
    Il ne faut pas oublier que l'industrie des gaz de schiste est aussi subventionnée par le biais de crédit d'impôt. Il faut aussi mentionner que la pollution et la détérioration permanente d'un milieu a un prix qui est difficile à évaluer, mais qui est calculable. D'autre part, les industries vertes sont innovantes et structurantes. L'Industrie éolienne au Québec permet de créer des emplois permanents au contraire de l'exploitation des gaz de schiste. Des gaz peuvent être produits par biomécanisation. Si on tient compte du bilan environnemental en termes d'économie durable, et non en termes de profit immédiat pour les entreprises, il devient moins évident que l'extraction des gaz de schistes est plus rentable que la mise en place d'industries d'énergies renouvelables, d'autant plus qu'au Québce nous possédons en abondance cette énergie ponctuelle pour combler les intermittences des énergies renouvelables.
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    8 juin 2011 06 h 12
    Oui, des limites!
    Les limites des énergies renouvelables, ce sont l'immobilisme des gouvernements et les puissants lobbys pétroliers! Si les avantages fiscaux et subventions indirectes étaient redirigées, retirées des puissantes pétrolières et gazières, et étaient plutôt dédiées à faciliter l'adoption des énergies solaires et passives par le citoyen et le biogaz par les municipalités, quels changements!
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  • Ingrid Style - Abonnée
    8 juin 2011 07 h 03
    assumptions
    The oil and gas industry assumes that the world needs to continue consuming goods and services at the current greedy rate.
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  • Marc Donati - Abonné
    8 juin 2011 07 h 32
    sous le coup de l'émotion - pour en finir avec le nucléaire
    Une vision déconnecté de la réalité, où à la fois le climat change rapidement à cause de nos activités et où le pétrole se fera de plus en plus rare et de plus en plus cher (ça commence déjà).
    J'imagine aussi que ces spécialistes de l'énergie agiraient eux-mêmes avec un peu plus d'émotion s'il restaient à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima. Ceci étant dit, voilà six raisons pour lesquels le nucléaire ne peut pas et ne doit pas devenir une source de production d'énergie importante:
    1- Construire et mettre en marche une nouvelle centrale prend énormément de temps (20 ans). Pour ce qui est de combattre les émanations de gaz à effets de serre, c'est trop peu trop tard.
    2-L'industrie de l'assurance refuse de façon générale de se porter garante du nucléaire. C'est souvent les gouvernements qui essuient les pots cassés, ce qui revient à subventionner cette énergie.
    3-Les déchets nucléaires sont un énorme problème: il faut les enterrer et les entreposer. Ils demeureront dangereusement radioactifs durant 25 000 ans (la grande pyramide de Gizeh a été construite il y a environ 4 000 ans). Juste en Grande-Bretagne, il y a en ce moment 10 000 tonnes de déchets radioactifs issus des centrales. Ce nombre sera multiplié par 25 d'ici 25 ans.
    4-Le nucléaire est devenu beaucoup moins rentable que les énergies renouvelables.
    5-Nous avons encore pour 60 ans de réserves d'uranium contenus dans le sol. Si, du jour au lendemain, toutes les centrales de la planète viraient au nucléaire, nous aurions pour 3 ans d'électricité.
    6-L'extraction: si une centrale nucléaire en tant que tel ne produit aucun GES, l'extraction de l'uranium, par contre, est extrêmement polluante et demande une énorme quantité d'énergie.
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  • Richard Larouche - Inscrit
    8 juin 2011 07 h 39
    conflit d'intérêt
    Il est malheureux que l'on présente l'OPINION du président de GAZ DE FRANCE comme un fait. Bien sur que le monsieur va prêcher pour sa paroisse !
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  • dojinho - Inscrit
    8 juin 2011 08 h 33
    Dis-moi qui te paie et je te dirai quelle est ton allégeance!
    Quel hasard que M. Mestrallet, « grand patron d'un géant mondial du domaine gazier », se prononce en faveur de l'industrie gazière et souligne les limites et les coûts des énergies vertes. Si j'étais cynique, j'oserais prétendre que son commentaire est réflexif et donc d'une portée nulle!

    Il est vrai que l'intermittence d'UNE éolienne est un problème mais un réseau étendu d'éoliennes devrait être en mesure de fournir une énergie minimale en tout temps. De plus, l'énergie hydro-électrique du Québec nous assure qu'on n'aura JAMAIS besoin de suppléer la demande avec l'utilisation du gaz.

    Par ailleurs, M. Mestrallet néglige de mentionner les émissions énormes de GES qui émanent de l'exploitation des gaz de schiste et ne considère, tout à l'avantage de son argumentation, que la phase d'utilisation du gaz. Une autre âme cynique pourrait soutenir qu'il fait preuve de mauvaise foi!

    Les énergies fossiles sont avantageuses dans la mesure où on externalise les coûts : la pollution de l'air, de l'eau, de l'atmosphère, les maladies qui en résultent, les catastrophes écologiques qui vont de pair avec leur utilisation, tout çà n'est pas pris en compte dans la facture énergétique. C'est pourquoi j'affirme que M. Mestrallet n'a aucune crédibilité en moussant le vecteur énergétique de l'industrie qui le paie de gros sous.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    8 juin 2011 08 h 38
    QUand c'est moins rentable
    Les éoliennes c'est vert mais quand on est dépendant du vent pour s'approvisionner on est mal barré. La moyenne du temps de production des éoliennes est de 26% du temps alors il faut se croiser les doigts pour la conjuger avec la demande de pointe d'énergie. Le coût d'exploitation est le double de notre facture actuelle tellement c'est peu rentable. C'est souhaitable de vivre de l'air du temps comme au temsp précambrien mais nous sommes plus évolués.

    Il en est de même des fluocompactes qui ne durent pas plus qu'une ampoule conventionnelle, sont plus dangereuses à disposer et en plus coûtent 10 fois plus qu'une ampoule ordinaire. Voilà pourquoi les gens les ont délaissé. Les écolos les ont dénoncé pour le problème de disposition. Voilà une autre idée verte qui a pâli.

    On se rappelle de l'époque de l'éthanol dont la production américaine est contrôlée par Gore et ses amis. Richard Branson est rendu a déforester l'amazonie ert faire raffiner par Total des Desmarais pour alimenter sa flotte d'avions. Sans compter que l'on enlève des humains de la nourriture de base pour nourrir de la ferraille. Résultat notre panier d'épicerie est devenu prohibitif. Ona a ppauvru=it des populations entières au nom du dogme vert...

    Toutes ces intiatives vertes sont dogmatiques et dignes des communautés Amish qui vivent de la simplicité volontaire. C'est pas très facteur de richesse collective...

    Il est étonnant que ceux qui recoivent des subventions des pétrolières crachent dessus avec l'argent que celles-ci leur octroient. Il faudrait au contraire participer avec eux à la recherche d'amélioration des procédés de fabrication pour avoir une critique plus constructive. C'est à ce niveau que les écolos devraient s'affairer au lieu de luttes stériles et des manifs contre productives...
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  • Jean Richard - Abonné
    8 juin 2011 09 h 13
    La gestion de l'énergie intermittente
    C'est un fait, l'éolien et le solaire sont des sources d'énergie intermittentes. Il faut donc prévoir des sources d'appoint pour combler les trous dans la production. Sur ce point, monsieur Mestrallet a raison. Toutefois, il s'en tient à une vision des choses qui ne considère la gestion de l'énergie que du côté de la production et non de celui de la consommation. C'est qu'il a du gaz à vendre, mais pas de technologie nouvelle.

    Si on mettait autant d'effort à gérer la consommation que l'on en met à organiser la production, le caractère intermittent de certaines sources de production causerait moins de problème, mais surtout, il est probable qu'avec une approche équilibrée, il y aurait baisse de la consommation. Il ne faut pas oublier que notre technologie actuelle est basée sur une énergie facilement disponible, abondante et continuelle. Une nouvelle approche de la gestion de l'énergie va nécessairement amener des changements technologiques, certains majeurs. La technologie n'est pas la panacée, mais elle est un élément majeur de l'équation.
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  • Lise Thibault - Inscrite
    8 juin 2011 10 h 18
    Intermittance : le mot-clef pour discréditer les filières renouvelables
    Intermittence : mot-clef pour discréditer les filières renouvelables

    M. Destrallet affirme que « Parce que ces sources d'énergie sont intermittentes, elles vont nécessiter de grandes capacités de réserve (...)» tandis que M. Gadoneix y va de son : « Dans la majorité des cas, elles sont «intermittentes (…) l'irrégularité de la production engendre des surcoûts très importants ».

    La confusion des termes pour jeter le discrédit

    « La variabilité est une caractéristique qui interpelle TOUTES les filières» (dont l’hydroélectricité, le gaz, le pétrole et le nucléaire) , «sans distinction ni exception. On doit impérativement distinguer ces deux notions : L’intermittence est un phénomène aléatoire qui n’a rien à voir avec la variabilité (…) et cette confusion fausse la perception de la compétitivité de la filière» (éolienne). «Certaines idées préconçues ont la vie dure et on doit s’étonner de les entendre reprises par des grands administrateurs de réseaux électriques.»
    Bernard Saulnier et Réal Reid, auteurs de «L’Éolien au cœur de l’incontournable révolution énergétique»

    Que Messieurs Destrallet et Gadoneix confondent les termes n’est certainement pas innocent, considérant leur connaissance du domaine de l’énergie. Il est clair que ces deux pdg ou ex-pdg de sociétés de production d'énergie (GDF-Suez et EDF) basée essentiellement sur le gaz et le nucléaire n'ont d'autre but que de discréditer la concurrence alors que les sources d’énergie propres et renouvelables sont de plus en plus les concurrentes directes du gaz et du nucléaire.
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  • Jean-Philippe Bombay - Inscrit
    8 juin 2011 12 h 08
    Article contenant des opinions pour faits
    bon c'est un peu moche que cet article contienne des opinions présentés comme faits, mais il nous permet de reconnaître à quel point les hauts dirigeants des pétrolières tiennent à garder le cap. Il nous faudra faire beaucoup de pression pour couper les subventions aux pétrolières et gazières pour ravoir nos milliards et ainsi les investir ou le peuple le désir vraiment soit dans quelque chose qui ne nuira pas à nos enfants!


    Nous devons agir, #montreal: réelle démocratie maintenant (sur facebook)
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  • lepsydescoccinelles - Inscrit
    8 juin 2011 13 h 33
    Le bluff
    le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, a raison quand il met en garde contre un recours majeur à ces sources dites propres. Surtout quand 30 usines nucléaires on coutés des milliards d'€. Déranger les fonds de mer pour exploitations gazière ou éolienne, est une erreur .Toute vie vient des océans et c'est en ne respectant ce principe de base que l'ont cour a l'échec.

    Ps. Pour ce qui est de la consommation électrique concernant l’éclairage de nos résidences. lire ce site très long mais passionnant fait par des spécialistes québécois, connu a travers le monde.

    http://nextup.org/Newsoftheworld/LampeFluocompacte
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  • Daniel Beaudry - Abonné
    8 juin 2011 14 h 51
    Et nos enfants et petits enfants
    Quand on parle de réserves de pétrole, de gaz ou d'uranium, on parle souvent de 100 ans ou 200 ans. Parler de coût du renouvelable vient d'une vision à très court terme.
    Le coût du changement climatique et des guerres qui en découlent, ce n'est pas important ? Seulement les coûts !
    Cette myopie est très grave pour la survie de nos petits-enfants.
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  • Sival - Abonné
    8 juin 2011 14 h 55
    Ces gens qui tiennent à leur solution magique...
    Je lis les réactions de certaines personnes ici et je ne peux qu'être surpris par leur refus d'accepter la réalité des énergies, prenant leurs rêves pour des réalités.

    N'en déplaise à mme Thibault, l'énergie éolienne EST intermittente. Elle est produite quand il vente, ce qui est un phénomène localement aléatoire. Or, pour répondre aux besoins en électricité, il faut pouvoir produire l'électricité quand elle est demandée, car elle se stocke mal (c'est toutefois possible avec des pompes, des turbines et des réservoirs, mais c'est inefficace). C'est le gros problème de ces énergies, il ne suffit pas de la générer, ça compte aussi de pouvoir les générer au bon moment et de pouvoir les acheminer au point de consommation.

    Ceci demande la possibilité de générer de l'énergie de manière prévisible, et les énergies renouvelables ne sont pas au rendez-vous à ce point. Du coup, quand des sources d'énergie comme l'hydroélectricité ou le géothermique ne sont pas possible, il faut une autre source d'énergie. De toutes, je crois que le nucléaire est le meilleur choix, supporté par des génératrices au gas naturel pour les pointes ponctuelles.

    On peut, et même on doit, investir dans les énergies renouvelables, mais ne nous laissons pas bercer par des chimères. Elles ne peuvent pas remplacer complètement les sources conventionnelles. Il faut savoir travailler dans cette réalité.
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  • Sival - Abonné
    8 juin 2011 15 h 13
    Sous l'effet de la raison: le cas pour le nucléaire
    Pour m. Donati: nous savons quoi faire avec les déchets nucléaires, on les stocke dans des endroits sûrs en lieux géologiquement stables. Si ce n'est pas fait, c'est à cause du "Pas dans ma cour" et des anti-nucléaires qui bloquent toute tentative de sécuriser de manière permanente les déchets nucléaires (espèrent-ils favoriser des accidents pour prouver que le nucléaire est dangereux? Désolé, élan de cynisme). Le problème est politique, par technique.

    Miner l'uranium génère des GES, mais la quantité nécessaire pour alimenter les usines nucléaires est faible, et on a besoin de miner pour faire des éoliennes et des panneaux solaires aussi, on n'y échappe pas.

    Si les assurances demandent des primes importantes pour les installations nucléaires, ce n'est pas tant le risque d'accidents environnementaux, mais le risque d'arrêt de production et d'erreur de construction. Les usines nucléaires demandes des sommes initiales phénoménales, mais le coût d'opération et de carburant est très faible comparé à la production électrique. Or, si la production est interrompue pour X raison, alors la faillite n'est pas loin pour l'opérateur. C'est pourquoi je crois que le nucléaire doit être une filière publique ou parapublique uniquement.

    L'énergie nucléaire est encore plus rentable que les énergies renouvelables. L'éolien s'en approche le plus, mais est encore moins rentable, et le deviendra moins quand les endroits propices seront tous utilisés. Comparez les prix de l'électricité en France et au Danemark.

    Il faut aussi noter que les énergies renouvelables demandent des superficies énormes. Toute l'énergie éolienne du Danemark pourrait être remplacée par une usine nucléaire avec deux réacteurs comme Gentilly-2.
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  • De St-Éloi - Abonné
    9 juin 2011 07 h 01
    Quelle raison?
    Il est étonnant de voir les promoteurs de l'énergie fossile se servir de l'argument de la raison contre ce qui serait le rêve des énergies renouvelables. Pourtant, c'est la raison qui dicte de façon urgente la réduction drastique l'utilisation des énergies fossiles. ET une raison impérieuse que seuls des aveugles et des sourds peuvent nier du haut de leur réalisme supposément pragmatique. Au Québec les centrales hydro-électriques peuvent emmagasiner l'énergie qui n'est pas dépensée par l'utilisation de l'énergie éolienne (ou autre) . De plus, des programmes vigoureux d'économie d'énergie en diminuant la demande sont une des voies majeures d'avenir. Encore plus, un système où les résidences deviennent des émettrices d'énergie devient possible et même nécessaire - l'Ontario emprunte actuellement cette voie. D'ailleurs personne n'a demandé à Hydro-Québec si son nouveau système de compteurs permettait le retour d'énergie vers le réseau par des résidences productrices. Si on s'y mettait vigoureusement, par des modifications au code du bâtiment, par une nouvelle façon de penser la gestion de l'énergie nous pourrions y arriver en moins de dix ans.
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  • Jean_Yves - Abonné
    9 juin 2011 08 h 49
    La base d'un réseau.
    Du président du Conseil mondial de l'énergie :

    «dès lors que leur part dépasse 10 à 20 %, l'irrégularité de la production engendre des surcoûts très importants pour construire des capacités de production d'appoint, mais aussi des réseaux».

    Ici la présentation de ce monsieur induit en erreur le lecteur. Parler de production thermique ou nucléaire comme d’une production d’appoint ne fait pas sens présentement. Cela impliquerait que l’énergie éolienne serait le moyen sur lequel reposerait un réseau électrique qui réclamerait des «appoints» pour les creux de vent. Un réseau d’alimentation électrique ne peut que reposer sur une production très constante et c’est l’éolien qui est un ajout, qui est une double source pour un même niveau de capacité de livraison. Même que pour le gestionnaires de ces réseaux l’éolien est considéré comme de la «demande négative».

    Dans le concret la chose se traduit dans l’exemple du Danemark ou son 15% de production éolienne (2003) est distribuée au trois-quarts dans les pays voisins histoire de d’amortir et digérer cette fluctuation «de demande négative» sur un plus vaste réseau.

    De plus la multiplication des sources d’énergie s’ajoute au problème d’intermittence. Des milliers de générateurs qui doivent s’ajuster tant bien que mal au 60 cycle seconde et au voltage est une très grosse tâche qui ajoute beaucoup de complexité, tant matériel qu’au niveau de la gestion et débouche sur diminution de la qualité de l’énergie, une diminution de sa fiabilité, et une augmentation du coût de gestion de l’équilibre.
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  • Lise Thibault - Inscrite
    9 juin 2011 09 h 56
    Intermittence ou variabilité? Références solides
    @ Sival

    La réalité n'a pas à plaire ou déplaire, elle est et ça suffit. La référence qui appuie mon commentaire précédent me paraît suffisamment solide pour s’y fier. Les auteurs du livre auquel je faisais référence, Bernard Saulnier et Réal Reid, sont ingénieur et technicien, spécialiste de l’éolien, (ex)chercheurs à l’Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ) à Hydro-Québec. Si ces deux spécialistes dénoncent la confusion apportée – de façon délibérée ou non – au sujet de la fiabilité de l’éolien, je crois qu’il serait important de les écouter.

    Quoi qu’il en soit, plus important que la terminologie, le fait est que l’éolien est aussi fiable et utile que toute autre forme d’énergie, variabilité ou pas et, sans entrer dans les détails, c’est par l’équilibrage qu’Hydro-Québec contourne ce genre de problème technique que la société d’état maîtrise d’ailleurs déjà parfaitement dans sa production hydroélectrique.

    Quant aux personnes qui favorisent une révolution énergétique plus en accord avec le bien-être de l’humanité, ils sont en général moins manichéens, plus sensés et informés que vous ne semblez le suggérer . On a bien compris qu’il serait illusoire de vouloir remplacer la totalité des sources d’énergie fossiles par des sources renouvelables du jour au lendemain et que la réalité est différente d’un point du globe à l’autre. On comprend aussi qu’il y a place pour toutes forme d’énergies, et que c’est le «dosage du cocktail» qui est primordial.

    Entre le noir et le blanc, il y a toute une gamme de gris, et c’est dans cet espace majoritaire que doit s’inscrire non seulement un changement drastique de nos habitudes de consommation, mais aussi un développement énergétique plus responsable, donc d’une énergie verte et renouvelable qui devra non seulement s’ajouter, mais faire reculer de façon importante le fossile et - ne vous dép
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  • Lise Thibault - Inscrite
    9 juin 2011 11 h 18
    Intermittence ou variabilité? Références solides, Suite et fin

    (...) mais faire reculer de façon importante le fossile et - ne vous déplaise - le nucléaire.

    Si on s’y mettait?
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  • Godfax - Inscrit
    9 juin 2011 22 h 16
    @Lise Thibault
    Le consta de l’Institut de (IREQ) sur les éoliennes est immensément local et n’a rien à voir avec une analyse de l’économie physique au niveau mondial.

    Vos « changements drastiques de nos habitudes de consommation » est un sophisme vert qui veut simplement dire austérité sociale, baisse de la qualité de vie et triage de la population. Or selon moi un autoritarisme qui diminuerait globalement du niveau de vie des gens, ce n’est pas un projet progressiste... Faut’il vous rappeler que la pauvreté est la pire des violences?

    Le nucléaire peut assurer l’avenir et la justice sociale. Il peut permettre à l’humanité d’augmenter sa qualité de vie et son potentiel démographique à une échelle jamais vue de notre histoire.

    Fessons une petite comparaison logique : une éolienne a un retour énergétique de 120% après 15-20 ans, le nucléaire de 3es générations est rentable énergétiquement de 2000 à 4000% après 35 ans. 4e génération de 4000% à 6000%. La fusion sera probablement rentable à 20 000%! L’entendement humain met en marche les forces de l’univers, pour améliorer la condition de vie de ses semblables, c’est notre maitrise de la matière qui a toujours assuré notre avenir.

    D'ailleurs, le nucléaire n’est pas quelques choses de fixe autant que les déchets nucléaires ne sont absolument pas un problème. Premièrement, ce ne sont pas des déchets, la génération 4 peut les transmuter en grande partie. Il y a plus d’énergie dans ses « déchets » que tout le pétrole sur terre. Les 25 000 ans de radiation du plutonium supposent qu’on reste comme des légumes à les regarder nous empoisonner. Plus on comprendra la matière plus le nucléaire sera bon marché et sécuritaire. La transmutation nucléaire est une science très jeune que l’espoir et la politique doivent nourrir; ne la laissons pas mourir à un stade précoce de son développement.
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    10 juin 2011 06 h 36
    Corrections
    S'il est vrai que le solaire et l'éolien sont des sources à rendement intermittents, ils complètent parfaitement bien l'hydro-électricité: quand le soleil brille et le vent souffle, cela permet aux réservoirs d'accumuler l'eau derrière les barrages.

    @ Fernand Trudel: cela fait plusieurs fois que vous faites allusion que les écolos sont des rétrogrades qui acceptent des subventions. Vous faites erreur en mettant tout le monde dans le même paquet. Les Ami(e)s du Richelieu ne reçoivent pas une cenne en subventions, et s'éclairent le soir grâce au solaire. Et vous?
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  • Jean_Yves - Abonné
    10 juin 2011 09 h 36
    @Lise Thibault et Amie du Richelieu
    La venue de nouvelles sources d’énergie est tout à fait souhaitable pour remplacer le plus possible les énergies fossiles, il n’y aucun doute la dessus. Mais pour bien faire la chose il faut bien en comprendre les défits et il ne faut pas juste camper sur la promotion de tout ce qui semble vert.

    Surtout que tout ce qui semble vert ne l’est pas toujours. Exemple : la subvention d’Hydro-Québec pour la mise au rebut des réfrigérateurs de 15 ans et plus. Niveau de communication d’Hydro sur le sujet est d’une pure nullité. Aucune étude sur les gains environnementaux et de bilan du cycle de vie n’est présentée pour motiver leur intervention. En fait tout indique qu’il n’y à peu près aucun motif environnementale derrière ces subventions d’Hydro.

    ---

    Un portrait très instructif en dix questions sur l’éolien, fait en France, qui comme le Québec a une production électrique très peu émettrice de CO2.

    Tout le document est à lire pour qui s’intéresse a l’éolien.

    Extrait :
    «la stabilité du réseau : l’énergie éolienne, de puissance marginale à ses débuts, « greffait » sur le réseau un petit additif « passif » de puissance, pour laquelle aucune contribution aux réglages de la fréquence et de la tension n’était exigée. En cas de perturbation sur le réseau, l’éolien s’effaçait par ses protections ; son recouplage après défaut ne pouvait guère perturber la fréquence et la tension d’un réseau surpuissant. Le grand développement de l’éolien dans des pays comme l’Allemagne et le Danemark a changé ces conditions, et on perçoit maintenant une limite à la capacité d’accueil de l’énergie éolienne par le réseau (pourcentage de puissance éolienne qu’il est possible de gérer en sécurité dans un réseau). Ce problème est abordé à la question 7.»

    La question 7 débute à la page 23

    http://www.canalacademie.com/IMG/pdf/Academie-tech
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  • Pierre Vaillancourt - Abonné
    10 juin 2011 13 h 07
    Into eternity ... pour 100 000 ans.
    Il est facile d'avoir le courage d'avancer n'importe quoi, surtout quand on ne signe pas. Godfax écrit un peu plus haut que « ... les déchets nucléaires ne sont absolument pas un problème ».

    Si c'était vraiment le cas, je me demande pourquoi on dépenserait présentement en Finlande des sommes absolument faramineuses pour la construction du premier site mondial permanent d'enfouissement de résidus radio-actifs, planifié pour durer au moins 100 000 ans.

    La construction de ce site d'enfouissement a débuté autour de 1970 et se terminera dans les années 2100, après plus de 100 ans de travaux.

    Il y a présentement environ 300 000 tonnes de résidus radio-actifs sur la planète pour lesquelles on cherche une solution d'entreposage fiable ... pour au moins 100 000 ans.

    Ce film est à voir, Radio-Canada ou Télé-Québec devraient le diffuser, après tout, on diffuse tellement d'émissions totalement inutiles pour l'avancement de l'humanité, peut-être qu'on pourrait dépenser un peu plus souvent notre argent pour de tels sujets.

    On peut voir une bande-annonce du film et lire des informations relatives à l'industrie nucléaire et à ce gigantesque projet à l'adresse suivante :

    http://www.intoeternitythemovie.com/

    Pierre Vaillancourt
    Laval
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  • Julia Girard - Inscrit
    12 juin 2011 08 h 46
    Générer de l'électricité à petite échelle!
    Je vis et travaille au Falls Brook Centre (www.fallsbrookcentre.ca) La maison où je vis possède deux éoliennes et des panneaux solaires. Nous sommes aussi relié au réseau électrique du Nouveau-Nouveau-Brunswick. Lorsque nous produisons un surplus d'électricité, celle-ci est ''vendue'' au réseau et lorsque le temps est gris et qu'il ne vente pas, nous ''achetons'' l'énergie du système. Notre facture d'électricité est ainsi grandement diminuée.

    Ce système n'est peut-être pas convenable pour chaque maison du Canada mais il illustre tout de même qu'il existe des alternatives et des possibilités d'être créatifs. Il est surtout important de savoir qu'il est possible de générer de l'électricité à petite échelle.

    Regardez un plan aérien d'une ville comme Montréal et constatez l'abondance de surfaces vides, sous-utilisées où abondent énergie solaire et éoliennes : LES TOITS!

    Mais, selon moi, la réponse est dans la diminution du gaspillage d'énergie. Plutôt que de toujours penser à produire plus d'énergie au nom de la croissance et de l'économie, pourquoi ne pas simplement commencer par réduire notre consommation?
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    12 juin 2011 12 h 17
    Le petit éoline te le solaire, des énergies très polluantes
    Madame Girard vous faites partie de c'est écologistes qui se font à croire que le petit éolien et le solaire sont écologiques. Le problème est que rien n'est plus faux. En fait, quand on s'attarde un peu et que l'on analyse les chiffres, la plusieurs de ces systèmes produisent très peu d'énergie nette au cours de leurs vie utile. Autrement dit, l'énergie nécessaire pour produit la petite éolienne ou le panneau solaire prend un temps comparable à la durée de vie de l'équipement pour être remplacée. Et cela est sans compter les équipement supplémentaires qui doivent être appliqués quelque part dans le système électrique pour absorber les fluctuations de la production.

    Incidemment, dans le cas du grand éolien au Québec, la limite est de 20% sans contrainte technique. Cette limite peut-être largement repoussée si on investit dans des mesures de renforcement du réseau.
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    12 juin 2011 20 h 05
    Le solaire n'est pas polluant, M. Dutil!
    Nous avons un système d'appoint d'énergie solaire avec des panneaux photo-voltaïques depuis 1998. Nous avons seulement remplacé les batteries une seule fois durant ces 13 années, et toutes les parties composantes d'une batterie "deep cell" sont recyclables. Nous avons de l'énergie de surplus à vendre tous les étés, pendant tout l'été. Nous n'avons jamais eu de pannes ni de problèmes en 13 ans.

    Il y a beaucoup de salissage des énergies renouvelables et cela vient des lobbys pétroliers et gaziers. Qu'on se le dise!

    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    13 juin 2011 09 h 25
    être grano, c'est pas être écolo.
    Madame Dion, la littérature scientifique est très claire à ce niveau. Produire de l'énergie énergie électrique à partir de panneau photovoltaïque est très peu efficace. Les remplacement de vos batterie a consommé probablement autant d'énergie que vos panneau on produit pendant 5 ans. Bien sûr vous faites des surplus pendant l'été, mais le reste de l'année votre système ne produit pas grand chose. Si vous aviez pris la peine de faire un vrai bilan vous comprendriez ce que je veux dire. Dans les conditions québécoises, si vous avez produit 2 fois ce que votre panneau solaire et ses piles a nécessité à leur production c'est beau.

    Pour dissiper tout doute, je suis coordonnateur d'une chaire de recherche dans le domaine de l'énergie et de l’efficacité énergétique et a été candidat du parti Vert.
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