Rapport semestriel de la Fed - Où va l'économie anéricaine?
15 juillet 2003
Actualités économiques
Washington — Les marchés auront les yeux braqués sur le président de la Fed, Alan Greenspan, aujourd'hui, dans l'espoir qu'il leur donne une claire indication sur l'orientation d'une économie américaine encore hésitante.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) présentera le rapport semestriel de la Fed aujourd'hui et demain devant la commission des Finances de la Chambre des représentants, trois semaines après que la banque centrale eut baissé d'un demi-point son taux interbancaire au jour le jour à 1 %.
Cette décision avait certes ramené le taux à son plus bas niveau depuis juillet 1958, mais elle avait déçu les marchés qui espéraient une baisse plus franche, d'autant qu'elle s'accompagnait de commentaires soufflant le chaud et le froid.
Le plus important est-il que l'économie «n'a pas encore montré de signes de croissance durable», somme l'avait alors noté le comité monétaire? Ou bien faut-il plutôt se rassurer devant la mention d'une «amélioration des conditions financières, un raffermissement des dépenses et une stabilisation du marché de l'emploi et des biens»?
Quelle est la vraie menace, la déflation ou le ralentissement de la croissance dans la première économie du monde, qui peine à décoller malgré la fin de la guerre en Irak ?
«Les marchés financiers espèrent désespérément une clarification de la Fed sur ce qui motive et guide sa politique monétaire», a estimé John Silvia, chef économiste du groupe financier Wachovia.
Pour certains analystes, tels Sal Guatieri du groupe financier BMO, «le discours sera prudemment positif».
M. Greenspan «dira aux investisseurs en bons du Trésor qu'il n'augmentera pas les taux d'intérêt avant longtemps, pas avant d'avoir des signes nets de reprise», a ajouté l'analyste. Les obligations d'État avaient pâti de la baisse limitée des taux de la Fed.
«Le second message est qu'il y a une chance de nouvelle baisse si besoin est», selon M. Guatieri.
Pas trop d'attentes
Mais pour d'autres analystes, mieux vaut ne pas trop attendre du discours d'Alan Greenspan aujourd'hui. «Je ne crois pas qu'il va changer son message», a estimé Peter Hopper, chef économiste pour les États-Unis à la Deutsche Bank.
«Cela sera un rapport mitigé et assez équilibré. Toujours pas de signe de démarrage évident, mais des indices clairs qu'il y a des développements favorables», selon l'économiste, pour qui M. Greenspan devrait redire sa foi en une accélération de la croissance en cours d'année.
«Rien ne s'est produit depuis la dernière réunion de la Fed qui soit de nature à l'inciter à changer quoi que ce soit pour le moment», a ajouté l'économiste indépendant Joel Naroff.
Les bonnes nouvelles ont en effet succédé aux mauvaises depuis la réunion du comité monétaire de la Fed le 25 juin. Du côté sombre, le gros problème reste le chômage qui a grimpé à 6,4 % en juin, tandis que la forte hausse de l'activité dans les services ravivaient l'optimisme.
Le discours d'Alan Greenspan s'inscrit dans une semaine riche en indicateurs, avec les prix à la consommation, les mises en chantier de logement et par la confiance des consommateurs.
Et peut-être faut-il attendre ces chiffres pour se prononcer sur l'avenir. «La dernière chose que [M. Greenspan] veut pour le moment est de clarifier quoi que ce soit», selon Joel Naroff.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) présentera le rapport semestriel de la Fed aujourd'hui et demain devant la commission des Finances de la Chambre des représentants, trois semaines après que la banque centrale eut baissé d'un demi-point son taux interbancaire au jour le jour à 1 %.
Cette décision avait certes ramené le taux à son plus bas niveau depuis juillet 1958, mais elle avait déçu les marchés qui espéraient une baisse plus franche, d'autant qu'elle s'accompagnait de commentaires soufflant le chaud et le froid.
Le plus important est-il que l'économie «n'a pas encore montré de signes de croissance durable», somme l'avait alors noté le comité monétaire? Ou bien faut-il plutôt se rassurer devant la mention d'une «amélioration des conditions financières, un raffermissement des dépenses et une stabilisation du marché de l'emploi et des biens»?
Quelle est la vraie menace, la déflation ou le ralentissement de la croissance dans la première économie du monde, qui peine à décoller malgré la fin de la guerre en Irak ?
«Les marchés financiers espèrent désespérément une clarification de la Fed sur ce qui motive et guide sa politique monétaire», a estimé John Silvia, chef économiste du groupe financier Wachovia.
Pour certains analystes, tels Sal Guatieri du groupe financier BMO, «le discours sera prudemment positif».
M. Greenspan «dira aux investisseurs en bons du Trésor qu'il n'augmentera pas les taux d'intérêt avant longtemps, pas avant d'avoir des signes nets de reprise», a ajouté l'analyste. Les obligations d'État avaient pâti de la baisse limitée des taux de la Fed.
«Le second message est qu'il y a une chance de nouvelle baisse si besoin est», selon M. Guatieri.
Pas trop d'attentes
Mais pour d'autres analystes, mieux vaut ne pas trop attendre du discours d'Alan Greenspan aujourd'hui. «Je ne crois pas qu'il va changer son message», a estimé Peter Hopper, chef économiste pour les États-Unis à la Deutsche Bank.
«Cela sera un rapport mitigé et assez équilibré. Toujours pas de signe de démarrage évident, mais des indices clairs qu'il y a des développements favorables», selon l'économiste, pour qui M. Greenspan devrait redire sa foi en une accélération de la croissance en cours d'année.
«Rien ne s'est produit depuis la dernière réunion de la Fed qui soit de nature à l'inciter à changer quoi que ce soit pour le moment», a ajouté l'économiste indépendant Joel Naroff.
Les bonnes nouvelles ont en effet succédé aux mauvaises depuis la réunion du comité monétaire de la Fed le 25 juin. Du côté sombre, le gros problème reste le chômage qui a grimpé à 6,4 % en juin, tandis que la forte hausse de l'activité dans les services ravivaient l'optimisme.
Le discours d'Alan Greenspan s'inscrit dans une semaine riche en indicateurs, avec les prix à la consommation, les mises en chantier de logement et par la confiance des consommateurs.
Et peut-être faut-il attendre ces chiffres pour se prononcer sur l'avenir. «La dernière chose que [M. Greenspan] veut pour le moment est de clarifier quoi que ce soit», selon Joel Naroff.
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