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Permis d'exploration sur l'île d'Anticosti - Normandeau essuie un refus de Pétrolia

L'entente entre la pétrolière et Hydro-Québec restera secrète

Nathalie Normandeau<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Nathalie Normandeau
Même si la ministre Nathalie Normandeau a promis la semaine dernière que les Québécois sauraient ce qu'Hydro-Québec a obtenu en échange des permis d'exploration pétrolière d'Anticosti cédés à l'entreprise Pétrolia, cette dernière en a décidé autrement. Pas question de dire ce que la société d'État touchera lorsqu'on exploitera l'or noir qui s'y trouve, une ressource qui devrait valoir plusieurs dizaines de milliards de dollars.

«On m'accuse de ne pas vouloir divulguer l'information, mais j'ai une entente protégée par une clause de confidentialité et on a décidé qu'on ne diffuserait pas cette information», a fait valoir le président de la pétrolière, André Proulx, en entrevue au Devoir. «Nous ne souhaitons dire comment on négocie nos ententes», a-t-il ajouté. L'entente en question pourrait toutefois être rendue publique une fois que la production pétrolière aura démarré, a précisé le président de Pétrolia.

Visiblement surpris par l'ampleur du débat suscité par toute cette affaire depuis un peu plus d'une semaine, M. Proulx a fait valoir qu'il ne souhaitait pas relancer les discussions en publiant l'entente signée avec Hydro. «On ne veut pas être entraîné de nouveau dans un débat de nature politique entre des partis politiques. On ne veut pas participer à ces choses-là. On se demande ce qu'une petite boîte comme Pétrolia fait dans un débat de nature aussi politisée.»

Qui plus est, il est selon lui «impensable que les gens puissent comprendre comment fonctionnent les ententes d'opération. Et j'ai un autre partenaire, Corridor Resources, qui va certainement s'opposer à ce qu'on diffuse l'entente d'opération. On ne voit jamais ça, des gens qui diffusent ce genre d'entente». André Proulx a aussi tenu à rappeler qu'au moment où Pétrolia a mis la main sur les permis, en janvier 2008, la société d'État avait déjà cessé tout les travaux d'exploration. «Je ne pense pas que la petite souris que nous sommes a réussi à faire plier l'éléphant qu'est Hydro-Québec. Il faut bien comprendre qu'Hydro-Québec ne faisait plus de travaux sur Anticosti. Tout était arrêté.»

Le Devoir s'est déjà vu refuser l'accès aux données de l'entente, malgré une demande présentée en vertu de la Loi sur l'accès à l'information. La société d'État a alors soutenu que «les documents portant sur les ententes et contrats en matière d'exploration pétrolière et gazière sur l'île d'Anticosti sont de nature confidentielle et ne peuvent vous être remis». La Loi sur l'accès à l'information prévoit en effet certaines exceptions qui permettent de ne pas dévoiler des informations liées à une «redevance», à un «secret industriel» ou concernant un «tiers», dans ce cas-ci des entreprises privées.

Par l'entremise de documents obtenus en vertu de cette même loi, Le Devoir a cependant appris qu'Hydro-Québec avait investi 9,8 millions de dollars en travaux d'exploration pétrolière entre 2002 et 2007. Aucun montant n'a été investi par la suite. Une erreur, selon l'ancienne ministre de l'Énergie Rita Dionne-Marsolais, qui a affirmé que l'on connaissait à l'époque le potentiel en hydrocarbures.

Pétrolia détient les titres de permis d'une superficie totale de 374 332 hectares sur Anticosti, selon la liste fournie par le ministère des Ressources naturelles. Comme il leur en coûte 10 ¢ par hectare chaque année pour conserver leurs permis, Pétrolia doit débourser un total de 37 433 $ par année pour conserver ses droits sur une ressource qui pourrait valoir des dizaines de milliards. M. Proulx estime aussi pouvoir trouver les 100 à 200 millions nécessaires pour mener à bien les travaux qui mèneront à l'exploitation de l'or noir qui s'y trouve.

Québec impuissant


Réagissant à la décision de Pétrolia, la ministre Nathalie Normandeau n'a pas été en mesure de réitérer sa promesse lancée il y a quelques jours. «J'ai manifesté le désir que l'entente soit rendue publique. Pétrolia souhaite ne pas la rendre publique. C'est leur droit. Sur le plan juridique, on n'a aucune possibilité d'obliger Pétrolia à la rendre publique. Ce que je vais faire, c'est de déterminer s'il y a d'autres éléments de l'entente qui peuvent être rendus publics. S'ils ont refusé de rendre l'entente publique, c'est probablement qu'il y a des informations de nature commerciale ou stratégique.»

Elle a en outre appelé les Québécois à lui faire confiance, malgré l'absence de toute précision concernant la «redevance prioritaire» que touchera la société d'État au moment de l'exploitation. «Hydro-Québec, qui a ma confiance, lorsqu'elle a négocié l'entente, elle l'a fait en ayant en tête l'intérêt public.»

Bref, on ne saura pas ce que Québec a obtenu lorsqu'Hydro a cédé au privé le droit d'exploiter une ressource naturelle de très grande valeur, non renouvelable et qui appartient en théorie à l'État. Selon l'analyse des données des plus récents travaux de forage menés par Pétrolia sur Anticosti, le sous-sol de l'île pourrait renfermer de 30 à 70 milliards de barils de pétrole de schiste.

Selon le Registre des entreprises, le siège social de Pétrolia se trouve à Rimouski, mais son principal actionnaire est Pilatus Energy AG, une compagnie qui a pignon sur rue en Suisse. Au moins un ancien employé d'Hydro-Québec Pétrole et gaz y travaille. Il s'agit d'abord d'Erik Adam, qui siège au conseil d'administration de l'entreprise. De septembre 2003 à février 2006, M. Adam «a agi comme géophysicien pour Hydro-Québec Pétrole et gaz», selon ce qu'on peut lire sur le site Web de Pétrolia.

***

Avec la collaboration de François Desjardins
Nathalie Normandeau<br />
Pétrolia est déjà active en Gaspésie.<br />
 
 
 
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  • alen - Inscrit
    26 février 2011 06 h 06
    ...on n'est pas en Russie
    Monsieur Proulx, Pétrolia et Mme Normandeau confondent ce qui est du domaine public et du domaine privé.

    Les ententes entre 2 parties privées ne nous concernent effectivement pas. Mais les rapports entre quelque partie que ce soit et le gouvernement ou ses organisations doivent être transparents, afin d'éviter la collusion, la corruption, la malversation... Ce qui n'est pas peu dire par les temps qui courent.

    On comprend qu'en cours de négociation les choses soient tenues secrètes, pour en faciliter la conclusion, mais dès que celle-là est terminée le public a droit d'en connaître les tenants et aboutissant.

    Quand on fait affaire avec l'état, en particulier lorsqu'on privatise ses actifs ou aliène ses ressources à des particuliers, ça va de soi il me semble. Et ça, Mme Normandeau, Monsieur Proulx c'est la loi naturelle qui le dicte.

    Étrangement, ces gens qui s'opposaient à tout ce qui était communiste et socialiste, s'accommodent tout à coup fort bien de la manière de privatiser de ces régimes corrompus.

    Justement, Monsieur Proulx, le régime libéral est peut-être corrompu mais on n'est pas en terre communiste!
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  • Alain Lavallée - Abonné
    26 février 2011 06 h 22
    Bien évident que l'on nous prend pour des valises
    La ministre Normandeau qui demande aux Québécois de lui "faire confiance".

    Ce n'est pas facile avec toutes les histoires de collusion et les allégations de corruption qui entourent son gouvernement celui de M. Charest,

    La réponse de Pétrolia est peu crédible, ils jouent le rôle du "pauvre petit, la PME" face au géant Hydro Québec. Alors que les articles du Devoir, entre autres l'entrevue de l'ancienne ministre de l'énergie dans les gouvernements Bouchard et Landry, ont montré que c,était une priorité du gouvernement du Québec et de l'Hydro Québec d'explorer le territoire prometteur d'Anticosti et d'en conserver pour le gouv. du QUébec les redevances.

    Tout a changé en 2007-2008 lorsque le gouv. libéral du PM Charest et de la ministre Normandeau a demandé à l'Hydro Québec de se retirer de l'exploration pétrolière au moment où justement, il était avéré que c'était riche et prometteur. À qui ce gouvernement a-t-il cédé ce potentiel prometteur...? Quei sont ces "chanceux" à qui le gouvernement libéral a fait cadeau de redevances éventuelles, qui auraient dû demeurer possession du peuple québécois... (afin de diminuer le fardeau de la dette, des impôts et des taxes) C'est ce que le Devoir tente de découvrir.... merci

    Mais il est évident qu'il faut aller au-delà de Pétrolia... et qu'est-ce qu'on trouve? """son principal actionnaire est Pilatus Energy AG, une compagnie qui a pignon sur rue en Suisse."""

    Qui se cache derrière PILATUS ENERGY AG ?

    Selon un dossier judiciaire de la SEC (USA)

    "" In 2006, Pilatus Energy was founded by a group of individuals lead by Loik Le Floch Prigent.""

    Le problème est que M. Le Floch Prigent , ancien PDG d'Elf et Président de Gaz de France a été au coeur d'un des plus grands scandales de corruption européen, scandale qui liait hommes politiques et gens d'affaires. (les richesses pétrolières de pays d'Afrique ont été détournées vers ce réseau de corruption).
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  • Alain Lavallée - Abonné
    26 février 2011 06 h 39
    Qui se cache derrière PILATUS ENERGY AG ?
    Sur le site de Pilatus energy on note que les actions sont au porteur donc elles peuvent changer de mains.... circuler de mains en mains...il y aurait 100 actions au porteur d'une valeur nominal de 1000 francs suisses chacune ( le ou les proprios-actionnaires peuvent ainsi cacher leur identité).

    qui sont véritablement ces actionnaires "au porteur" de PILATUS qui ont bénéficié de la braderie de nos ressources naturelles (à travers Petrolia)?

    Pilatus Energy, a été mis sur pied par M. Loik Le Floch-Prigent, qui a été PDG d'Elf-Aquitaine (devenu TOTAL) et Président de Gaz de France et surtout il a été au coeur d'un des plus grands scandales de corruption européen et
    condamné en 2003 à la prison ( 5 ans de prison ferme et 375 000 euros d'amende, pour des "achats personnels" d'environ 15,3 millions d'euros, moins d'un an plus tard il est sorti en invoquant raison de santé) notamment pour "abus de biens sociaux" et en 2007 dans une suite du scandale Elf concernant des ""emplois présumés fictifs"" basés en Suisse.

    pour un résumé voici un lien:

    www.challenges.fr/.../laffaire_elf_en_resume.html

    http://www.wikinvest.com/stock/VAALCO_ENERGY_(EGY)

    Pilatus Energy AG en ayant des actions au porteur paraît une plate forme idéale pour faire circuler de la richesse en secret et ce conseiller qu'est M. Loik le Floch-Prigent est un expert pour faire circuler la richesse dans des réseaux douteux.

    Plus que jamais nous avons besoin d'une ENQUÊTE PUBLIQUE INDÉPENDANTE sur la CORRUPTION
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  • B Landry - Inscrit
    26 février 2011 07 h 28
    Le plan Nord
    Vous voyez ce que l'équipe de Charest a fait de nos ressources pétrolières et gazières dans le "sud" du Québec. Dans le secret ils ont bradé toutes nos ressources et nous redevenus en pratique comme des locataires sur nos propres terres.

    Alors, maintenant on sait qu'à l'heure actuelle Charest est en train de planifier un Plan Nord, va-t-il nous arriver encore une fois avec des ententes où il aura tout brader le reste de la province ?

    Moi je suis très très très inquiet...
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  • Claude Kamps - Inscrit
    26 février 2011 07 h 37
    On voit bien là l'improvisation de ce gouvernement
    Quand on signe un contrat en tant que gouvernement on s'assure de pouvoir le divulguer, ou c'est tellement pas publiable que l'ami en défend la publication...

    Encore une autre preuve que ce gouvernement met des « arbres dans les pieds » du suivant....
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    26 février 2011 07 h 47
    Le boss
    Héhé, la ministre apprend qui est le boss!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    26 février 2011 08 h 40
    L'action s'est envolée
    Suite à l'article du Devoir soulignant qu'il y avait 30 milliards de barils l'action est passée de ,50$ à 2,00$. Elle est à 1,34$ ce matin
    Les patrons, qui avaient des options à partir de 0,62$ ont dû s'en mettre plein les poches.
    Ainsi va la vie dans le merveilleux monde de la spéculation...

    http://bigcharts.marketwatch.com/advchart/frames/f
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  • Franfeluche - Abonné
    26 février 2011 08 h 54
    Au diable la transparence !
    Ça n'a simplement pas de maudit bon sens. Nous, les citoyens du Québec propriétaires du sous-sol, ne pouvons connaître l'entente entre la pétrolière et Hydro-Québec. Il est tout de même particulier que Mme. Normandeau n'est pas su qu'il lui était impossible d'obtenir le droit de la divulguer avant de nous en faire la promesse.

    Il est grand temps que nous, les citoyens du Québec, nous nous occupions de nos affaires car j'ai la nette impression qu'il y en a qui s'en occupent et pas nécessairement dans le sens de nos intérêts collectifs. C'est la même chose pour les barrages qu'Hydro-Québec veut ériger sur la Romaine, et pour les gaz de Shale.

    Le développement énergétique du Québec se fait non seulement d'une façon précipitée, improvisée et anarchique mais n'a fait l'objet d'aucune réflexion et consultation publiques pouvant déboucher sur une véritable politique de l'utilisation de cette ressource.
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  • Vincent Bussière - Abonné
    26 février 2011 09 h 26
    L'alouette en colère!
    L'alouette n'est pas un oiseau de grosse proie, de temps à autres elle se fâche, pique une colère puis très vite retourne comme sa soeur la mouette, manger les patates frites (lire les miettes) qui tombent du sac! Peuple d'alouette debout, secoue ton alouette, déploie tes ailes et pique la mère de toutes les colères comme dirait sadam, non seulement brasse la cage, vide la de ses actuels occupants. Je sens en moi au plus profond de moi s'installer la colère...
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  • glanglais - Inscrit
    26 février 2011 09 h 32
    Un calcul sensé
    Bonjour,

    Je reviens sur ce que j'ai déjà dit et déjà écrit sur le sujet. Pensons strictement en termes d'affaires. Shell et Hydro-Québec ont investi ensemble 50 millions $ à Anticosti sans réaliser aucune ou à peu près aucune découverte qui en vaille la peine. Arrive un successeur intéressé à continuer le travail. Hydro-Québec a alors une mince chance de récupérer ses pertes en vendant ses droits de prospection et d'exploitation.

    L'hypothèse la plus plausible dans les circonstances c'est que la transaction s'est effectuée sans échange d'argent. Hydro-Québec a certainement déterminé en accord avec Petrolia une somme à récupérer, plus les intérêts courus, à être remboursés à même d'éventuelles redevances prélevées sur l'extraction du gaz ou du pétrole. Ce n'est pas un scandale si la transaction s'est ainsi déroulée, c'est parfaitement normal dans une situation semblable où les risques sont très élevés. Hydro-Québec aurait fait quand même une bonne affaire.

    Il ne faut pas croire qu'il s'agit de creuser un trou à Anticosti pour y pomper 240 milliards de faciles dollars comme le disait récemment Mme. Pauline Marois à l'Assemblée nationale. N'attendez pas le pétrole d'Anticosti pour rouler votre voiture, vous risquez de ne pas aller très loin. Les chances de ne voir aucune goutte de pétrole sortir d'Anticosti sont infiniment plus grandes que le Klondike dont rêve Mme. Marois.

    Gaston Langlais - Gaspé
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  • André Loiseau - Abonné
    26 février 2011 09 h 44
    @ Vincent Bussièere
    Bien dit et bien écrit.
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    26 février 2011 10 h 27
    Baptême...
    On en sait plus sur l'exploitation du pétrole en Arabie Saoudite que sur l'ïle d'Anticosti...
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  • Normand Carrier - Abonné
    26 février 2011 10 h 57
    Promesse facile , madame Normandeau .....
    Facile pour notre ministre de faire une promesse , sachant que l'issue ne dépendait pas d'elle .... Tout cela pour se sortir d'un mauvais pas que le gouvernement libéral avait donné les concessions de l'ile d'Anticosti a Pétrolia et qu'il avait bradé nos richesses naturelles encore une fois a l'entreprise privée , alors qu'il savait que l'ile contenait des richesses pétrolifières ...... Il fallait dire vite que les redevances compenseront .... Combien , demandèrent les journalistes ? Euh! , je vais demander a l'Hydro et Pétrolia d'être transparent ..... Belle manipulation , madame , car votre gouvernement ne fait que cela depuis 2003 .....
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  • jean parent - Inscrit
    26 février 2011 11 h 26
    anticosti
    je ne comprend pas. En norvege on sait que l'etat percoit 51 pourcent des revenus. En alberta le gouvernement recoit 8 milliards dUne industrie subventionne de 2 a 3 milliards de dollards.Mais le gouvernement du Quebec ne peut savoir que sera ses revenus de cette industrie. Le secret cache bien des choses et suscite bien des doutes sur la democratie au Quebec.Nous ne sommes que des petits Quebecois qui ne comprennent rien aux affaires, mieux vaut les garder dans l'ignorance.VIVE LE QUEBEC LIBRE DES PETITS POLITITIENS ARROGANTS ET MANIPULATEURS.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    26 février 2011 11 h 41
    Mme Normandeau, lui faire confiance?
    On dirait qu'il y a de la buée dans le miroir de madame Normandeau. À moins que ce soit un miroir déformant tout simplement la réalité.

    Par ailleurs, en plus du texte de madame Shield, quelques intervenants ont de très bons arguments à l'encore de ceux de madame Normandeau.
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  • camelot - Inscrit
    26 février 2011 11 h 56
    Incroyable !
    "il est selon lui «impensable que les gens puissent comprendre comment fonctionnent les ententes d'opération".

    C'est l'argument de derniers recours. Une insulte à l'intelligence des Québécois. C'est bien mal parti pour lui, mais qu'il le veuille ou non, c'est une décision politique qu'ils ont entériné, et le politique revient au peuple. L'orage s'approche.
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  • Daniel Hémond - Inscrit
    26 février 2011 12 h 24
    Normandeau
    Ayyayayayeeeeeeee...

    Bonyeu mais ils nous prennent pour des caves...
    Ya des chevaliers de l'industrie et des voyous d'Europe qui vont se faire des roupignolles en or avec les richesses naturelles du Québec et la bande de Charest ne seront pas servis... Ben voyons...

    Quand le gouvernement fait ses magouilles avec des '' faites-moi confiance'' ya du monde qui se font fourrer...
    Plus jamais faire confiance à ces gens là...
    Le Québec est devenu une table de buffet ouvert... aux bandits.

    Ça ne peux plus durer...
    En plus on est les plus taxer...
    Nos hopitaux sont minables, nos écoles itou...
    Pendant ce temps là on écoute tout l'monde en parle et on trouve ça drole.

    Peuple de ti-counes

    Daniel à Florence.
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  • Jules Langlois - Inscrit
    26 février 2011 12 h 45
    On ne peut pas vendre ce qui ne nous appartient pas.
    Hydro-Québec n'avait pas le droit de céder ce qui ne lui appartient pas. Cette décision relève de l'assemblé Nationale. Elle ne peut être légalement prise ailleurs. Pétrolia c'est faite avoir avec un bien qui lui a été vendu illégalement. Elle doit le restitué comme on restitue un bien volé. Sans dédommagement. On ne dédommage malheureusement pas les victimes de recel. Ça s'est si on ne peut prouver la collusion. Dans ce cas on pourrait même parler de sédition.
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  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné
    26 février 2011 13 h 19
    Droit à l'information, PPP et intérêt public
    Je trouve inquiétant de voir que l'intérêt de partenaires privés passent avant l'intérêt et le droit public à l'information.

    Dans des cas de secrets industriels je veux bien, mais quand on parle de redevances à l'État, donc de revenu d'un état démocratique, on commence à nuire grandement aux (supposés) principes fondamentaux.

    Avec un gouvernement qui privilégie, voire idolâtre les PPP, comment deviendra-t'il possible pour les citoyens de s'informer réellement sur la gestion de l'État si celle-ci devient cachée derrière des dispositions de secrets commerciaux. Parce que là ce n'est qu'un cas. Verrons-nous les mêmes secrets apparaître dans la gestion du futur CHUM, et autres?

    Sera-t'il encore possible, lors de périodes électorales, d'avoir des analyses indépendantes des différentes plates-formes électorales des divers partis si toutes ces données sont cachées? Et comment pourrons-nous déterminer si une entreprise qui gère un bien public en PPP le fait réellement bien si on donne de tels droits à des secrets aux tiers? Comment un parti d'opposition ou un nouveau parti pourra-t'il proposer une structure financière pour l'État dans de telles dispositions. Seul le parti au pouvoir pourra connaître les données réelles?

    Bien des questions...

    Je termine sur ce petit non-sens qui me frappe. Parce qu'il s'agit de ressources naturels, et donc (en principe) de bien public, on peut exproprier des gens pour l'exploiter, ça ça se fait. Mais divulguer les ententes avec des partenaires de l'État, ça ça ne se fait pas ...
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  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné
    26 février 2011 14 h 35
    réponse à Jules Langlois
    J'avais eu la même réflexion que vous il y a un moment. La réponse est apparue plus tard. Non Hydro-Québec ne disposait pas du droit de le faire sans le gouvernement. C'est au final une décision du gouvernement Charest.
    voir l'article
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/316842/hy
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  • Larino - Inscrit
    26 février 2011 16 h 22
    Aie confiance, crois en moi!!!
    Faire confiance en Normandeau, ou l'art de se faire dépouiller les yeux fermés. Comment peut-on faire confiance aux Charest, Normandeau, Fournier, Courchesne et autres libéraux qu'on voit hocher la tête lors des débats parlementaires? Ce gouvernement fédéraliste pourri à l'os est en train d'enlever à tout jamais aux québécois l'espoir et la capacité de devenir 'maîtres chez nous'. Les autres peuples se lèvent et foutent à la porte les dictateurs et les profiteurs. Qu'attendons-nous? Sortons avant qu'il ne soit trop tard! Mes bottines sont prêtes.
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  • Jules Langlois - Inscrit
    26 février 2011 16 h 22
    Réponse à Rémi-Bernard St-Pierre
    Oui mais c'est les députés qui représentent la population. Pas le parti libéral ni M. Charest. M. Charest n'avait pas l'autorité pour prendre cette décision ou pour la déléguer à un complice. Sédition ?
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 16 h 43
    Déposséder les Québécois de leurs richesses collectives et, à toutes fins pratiques, de la possession et de la jouissance de leurs terres
    Placer encore une fois la population devant le fait accompli! Il est inacceptable que le gouvernement ne soit pas informé de la teneur de l’entente entre Petrolia et Hydro Québec concernant la cession des droits de cette dernière pour l’exploration et l’exploitation pétrolière sur l’ïle d’Anticosti, joyau du Québec. Que des richesses collectives soient ni plus ni moins dilapidées au profit du privé est un scandale qui s’additionne aux autres bavures gouvernementales relativement à la politique énergétique du Québec.

    Hier, à l’émission “Une heure sur Terre” à SRC, on relatait les déboires de paysans équatoriens depuis la venue de la pétrolière Chevron sur leur territoire dans les années 1960. La pétrolière américaine Texaco acquise par Chevron a fait pendant au moins vingt ans l’exploitation du sous-sol pétrolier d’un pays de l’Amérique Centrale, l’Equateur. Chevron a été poursuivie par des paysans d’un village dont une partie de la jungle amazonienne, des cours d’eau et l’eau potable ont été contaminées par des résidus ou déchets pétroliers. Les paysans ont vécu avec des pipelines pétroliers dans leur environnement quotidien. Il y a eu des bris de pipelines et des déversements un peu partout.
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  • MJ - Inscrite
    26 février 2011 16 h 45
    Des ententes secrètes sur les redevances - Les exemples venus d'ailleurs
    La compagnie Chevron a été reconnue coupable par une Cour équatorienne et doit payer environ 9 milliards de dollars pour nettoyer le site et dédommager les paysans. La compagnie Chevron prévoit aller en appel de ce jugement. Le gouvernement de l’Equateur a aussi participé dans les dernières années à l’exploitation pétrolière de la région. La leçon à retenir, c’est que le nettoyage des sites contaminés n’a pas eu lieu selon les règles de l’art: du simple camouflage avec du recouvrement de verdure. Des carottes de prélèvement du sol à maints endroits ont permis de constater une importante présence de résidus pétroliers. Ajoutons que la population locale est aujourd’hui aussi pauvre qu’elle l’était avant l’arrivée de cette pétrolière et, qu’en plus, leur environnement est contaminé. La compagnie est partie avec le fric en laissant les contaminants!

    Faut-il faire confiance aux pétrolières et aux gouvernements qui négocient des ententes avec ces grandes entreprises multinationales qui fuient aussitôt que l’exploitation est terminée avec tous leurs actifs!

    Voir l’émission “Une heure sur Terre” et l’affaire Chevron:
    http://www.radio-canada.ca/emissions/une_heure_sur
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  • Naturelebo - Inscrit
    26 février 2011 18 h 02
    NON Pétrolia
    NOn et NON

    c'est maintenant que vous dites l'info.

    ou

    à la loi sur l'exploitation (on peut tjs le faisre car on est qu'à la phase exploration)
    on passe au système Norvégien (51 Publ;c-49% Privé)

    Sans cela, vous nous jouez dans le dos et ça sent pas bon !!!

    Dsl, comme c'est parti, c'est NON !!!

    Charest et Normandeau, ce sont des TRAITES à la Nation, on devrait les poursuivre ces destructeurs du Québec...

    Là, on va se retrouver avec moins de profit que ce que ça va couter pour nettoyer !!! NON, c NON !!!
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  • Naturelebo - Inscrit
    26 février 2011 18 h 19
    Cour Suprême
    Loi sur l,accès à l'information n'est pas possible si il y a un tier parti impliqué !!!

    l'affaire, c'est que le Gouv. Charest est parti sur le principe de PPP,,, dans cette logique, on aura plus accès à rien... car il y a tjs un tier !!!

    à ce rythme, ce n'est pas juste le sous-sol qu'on est en train de perdre, mais aussi notre Démocratie !!! la dictature existe et peut revenir tout comme le Titanic pouvait invraisemblablement couler et a coulé !!!
    La société Occidentale est malade et joue au DÉNIEMENT !!!

    La loi d'accès à l'information ne devrait pas s'arrêter à la présence d'un tier, au contraire, la loi devrait s'appliquer aussi tôt qu'un dollar des Contribuables est utilisé tout comme le plus petit des Actionnaire en bourse a autant accès à l'info que celui qui est le plus riche. Non, sériux, il y a quelque chose qui tourne pas rond !!!
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  • Richard Larouche - Inscrit
    26 février 2011 18 h 43
    Incroyable.
    On ne peut même pas savoir pour quel montant on se fait fourrer (excusez l'expression, mais il faut appeler un chat un chat...) par la magouille entre Hydro et Pétrolia! Dois-je en rajouter?
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  • Georges Paquet - Abonné
    27 février 2011 07 h 52
    Que de vent...!
    Suite à Gaston Langlais et à bien d'autres, il faut rappeler à tous ceux qui veulent faire de la petite politique sur ce que l'on trouve ou que l'on ne trouve pas, à l'Ile d'Anticosti, Hydro-Québec et la société Shelle on dépensé près de 50 millions de dollars en exploration pour constater qu'il n'était pas possible d'exploiter de façon rentable le pétrole qui se touverait emprisonné sous les rochers de l'Ile. Qu'un aventurier tente de refaire l'expérience, "au cas où..." on peut bien le laisser faire, mais on s'interroge sérieusement de voir et d'entendre, s'exciter et se démener, pour ce genre d'expérience (qui se terminera probablement en queue de poisson) des citoyens qui par ailleurs se font un devoir de manifester contre l'exploration des gaz de schiste, contre les barrages hydroélectrique, contre les éoliennes et contre les mines d'or d'uranium.
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  • B Landry - Inscrit
    27 février 2011 11 h 06
    La meilleure solution
    Je lis depuis quelques minutes des commentaires de gens qui écrivent que Shell et Hydro n'avait pas réussit à trouver du pétrole malgré l'investissemrnt de 50 millions" donc la vente des droits étaient une façon de récupérer la mise...

    Premièrement, si c'est le cas, ces administrateurs devraient être congédiés sur le champs car je ne comprend pas comment ils peuvent justifier la récupération d'une mise de fond de 50 Millions en vendant des terrains 0.10 $ l'hectare.

    Deuxièmement je préfère voir la situation par l'inverse. Charest a une propension pro-privé et anti-nationalisation Alors comment aurait-il pu justifier la vente de ses droits au privé, s'ils avaient trouver ce pétrole avant sa mise en vente ? Ils ont fait là la même chose là qu'avec les gaz de schiste. Ce débarrasser des droits avant que ceux-ci deviennent trop onéreux pour les acquéreurs privés. Ça devient aussi scandaleux que dans le domaine de la construction sinon pire.


    Et je le répète , il faudrait commencer à réclamer que les oreintations du Plan Nord soit mises sur la table avant que des droits et privilèges aient été accordées à des étrangers. On parle de d'options fondamentales de contrôle de nos ressources qui se discutent présentement derrières des portes closes et on va encore nous mettre devant des faits accomplis
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  • jackjack - Abonné
    7 mars 2011 12 h 55
    servir ou se servir
    A quand un bon gouvernement, on est pas sorti du bois,
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