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Forum de Davos - Attention: eau québécoise à vendre!

Françoise David - Présidente et porte-parole de Québec solidaire  28 janvier 2011  Actualités économiques
L’eau est un droit vital, rappelle Françoise David. En confier la gestion au secteur privé, c’est ouvrir la porte aux malversations et aux pratiques douteuses.<br />
Photo : Agence Reuters David W. Cerny
L’eau est un droit vital, rappelle Françoise David. En confier la gestion au secteur privé, c’est ouvrir la porte aux malversations et aux pratiques douteuses.
Fidèle au rendez-vous depuis 40 ans, la réunion du Forum économique mondial est en cours à Davos. La rencontre internationale aussi controversée que clinquante compte à nouveau sur une brochette prestigieuse de chefs d'État, de dirigeants d'entreprises et autres faiseurs d'opinions triés sur le volet. Business as usual, diront certains, mais la candeur des décideurs a perdu de son lustre depuis la «tempête parfaite» qui a déferlé sur l'économie mondiale.

Tout récemment, un rapport du forum de Davos plantait bien les préoccupations qui viennent troubler le sommeil de cet ensemble de leaders: l'insécurité et les nouveaux risques découlant d'une mondialisation débridée et d'un monde de plus en plus complexe. Parmi ces risques, celui de l'accessibilité à l'eau et à l'énergie, ainsi que la crise alimentaire mondiale qui fait trembler de nombreux gouvernements.

Amochés par une crise économique majeure, les États et la communauté internationale ne peuvent plus compter sur une capacité de réponse suffisante pour juguler des crises qui se succèdent à un rythme accéléré. [...]

De Québec à Davos


Le premier ministre Jean Charest et le ministre Clément Gignac participent à la réunion de Davos. Avec quel mandat? Bonne question. Les plus cyniques diront sans doute qu'ils chercheront à rassurer les investisseurs pour éviter le déménagement d'entreprises qui, comme Electrolux, comptent actuellement sur les largesses de l'État québécois et n'attendent que la bonne occasion pour faire affaires ailleurs.

Comme ils nous y ont habitués, ils jaseront sans doute commerce. L'accord économique et commercial global avec l'Union européenne figurera sans doute au coeur des préoccupations de la délégation québécoise. Espérons-le, parce qu'en cette matière, les gouvernements québécois autant que canadien n'ont pas annoncé leurs couleurs clairement. Quels compromis nos gouvernements sont-ils prêts à faire pour élargir leur accès aux lucratifs marchés européens?

Derrière des portes closes, les gouvernements d'Europe et du Canada sont actuellement en train de négocier cet accord commercial dont les effets secondaires pourraient être immenses. Devant le blocage des négociations dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce et l'échec de l'intégration continentale, cet accord contournera une fois de plus l'espace public pour se discuter dans la même culture du secret.

Privatisation

L'une des cibles de cet accord: les systèmes publics d'aqueduc et de traitement des eaux. Les multinationales européennes des eaux travaillent fort en coulisse pour que les provinces et les municipalités du Québec et de l'ensemble du Canada cèdent la gestion publique au secteur privé. Les rondes précédentes de négociations avaient toujours vu des gouvernements canadiens et québécois agir avec prudence de manière à protéger ces réseaux publics. Or, il semblerait que cette fois-ci, les négociateurs canadiens veuillent y aller plus gaiement et aient perdu leurs inhibitions.

Les arguments qui vont à l'encontre de cette privatisation sont pourtant légion, à commencer par l'histoire récente. Les expériences de privatisation se sont soldées par des échecs et bien des villes, comme Bruxelles, prennent plutôt la voie inverse et «remunicipalisent» des systèmes de gestion des eaux passés au privé. Les accords commerciaux représentent autant d'obstacles légaux qui réduisent le pouvoir du public à réparer les pots cassés. Privées de bien des marchés publics alléchants, il n'est donc pas surprenant de voir ces entreprises forcer la main de pays étrangers afin d'y déployer leurs «expertises»...

Faut-il le rappeler, l'eau est un droit vital. En confier la gestion au secteur privé, c'est ouvrir la porte aux malversations et aux pratiques douteuses, comme la saga du contrat sur les compteurs d'eau a su le démontrer avec fracas à Montréal. [...] À la marchandisation de l'eau, opposons la vigilance et la mobilisation citoyennes et politiques.

 
 
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  • Y. Morissette - Inscrit
    28 janvier 2011 04 h 51
    Les eaux du Québec, c'est au Québec de les gérer et lui seul.
    Les ententes de Davos concernant la gérance des eaux du Québec et du Canada me font terriblement Peur. La richesse des eaux du Québec et du Canada ne sont plus à démontrer. Cette richesse Unique au monde, c'est d'abord aux peuples de Québec et du Canada de la gérer. Cette entente entre le Canada et la Communauté européenne qui se trame actuellement dans le plus grand secret, je la refuse. L'Eau est un Bien Précieux, c'est à des Compétences nationales désignées par le Peuple qu'il appartient de la gérer. Si des échanges sont envisageables avec la communauté européenne, il n'appartient pas à celle-ci de gérer et d'exploiter les eaux du Québec et du Canada à notre place.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    28 janvier 2011 07 h 57
    Sueurs froides
    Il est particulièrement indécent que l'eau soit considérée comme une marchandise ordinaire, comme le serait le pétrole. Si le pétrole n'est pas nécessaire à la vie biologique, il en va tout autrement pour l'eau à laquelle il n'existe aucune alternative.

    On peut mélanger l'eau à d'autres ingrédients pour en faire un jus de fruit, une boisson alcoolisée ou une boisson gazeuse, qui eux sont des marchandises dont on peut se passer sans en mourir mais ça ne change rien au fait qu'on ne peut remplacer l'eau par autre chose. Elle nous est indispensable et tout être humain devrait pouvoir y avoir accès.

    L'eau n'est pas une ressource renouvelable puisqu'elle ne se reproduit pas. Il y a une quantité X d'eau sur Terre, dont la plus grande partie est d'ailleurs salée, et celle-ci n'augmentera jamais. La quantité d'eau potable disponible pour une population dépend donc de l'accessibilité, du traitement, de la pollution, etc. Elle dépend aussi des décisions politiques.

    Ne laissons pas les entreprises décider de qui aura ou n'aura pas accès à l'eau potable. Qui controle l'eau contrôle la vie et la perspective de laisser cette dernière entre les mains d'entités non élues que seul le profit intéresse devrait nous donner des sueurs froides...
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  • Naturelebo - Inscrit
    28 janvier 2011 13 h 46
    L'eau est Nationalisée depuis Boisclair
    L'eau est Nationalisée depuis la loi sur l'eau de Boisclair à l'époque où il était ministre de l'environnement.

    Vous savez, l'eau est la vie perpétuelle qui circule sans fin. Ainsi, le Québec est riche d'un Or Bleu... et aussi d'un Or Noir comme le Gaz...

    moi, je me dis qu'il vaut mieux vendre l'eau nationalisée au monde qui en a besoin... RAISONNABLEMENT... au lieu de la polluer de toute façon par le Gaz de Schiste...

    on est dans une période charnière... on refuse de vendre l'eau par hauteur Morale, mais on est plus ou moins d'accord pour la polluer avec du Gaz qui va nous rapporter des peanuts,,, etk, bcp moins que qu'est-ce que l'eau pourrait nous apporter sans POLLUTION AUCUNE...

    en plus des petites peneauts que le Gaz va nous donner,,, il va nous en coûter plus pour nettoyer par après que qu'est ce que le Gaz a donné la la collectivité...

    Entre l,Or Bleu et l'Or Noir, il faut choisir, l'un NE va PAS avec l'autre,,, moi, je choisis l'Or Bleu...
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  • tohi1938 - Inscrit
    28 janvier 2011 15 h 25
    Puéril, pour ne pas dire absurde!
    Supposons pour quelques instants que l'évaporation dégénère, ou mieux encore que nous soyons sous la cinquième glaciation, ou que sous l'effet du choc d'un météore on se retrouve à l'équateur!
    L'eau ne sera plus là!
    Alors, un suaire de Turin avec ça?
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  • France Marcotte - Abonnée
    28 janvier 2011 16 h 37
    Le tsunami des tizamis
    "Quels compromis nos gouvernements sont-ils prêts à faire pour élargir leur accès aux lucratifs marchés européens?", demande madame David. "Les multinationales européennes des eaux travaillent fort en coulisse pour que les provinces et les municipalités du Québec et de l'ensemble du Canada cèdent la gestion publique au secteur privé"; et le tout se discute à huis clos en contournant une fois de plus l'espace public dans une même culture du secret.
    La question de l'eau est très sensible au Québec et on croit cette ressource par des lois protégée mais qu'en est-il? Et avec un gouvernement du Québec qu'on image de plus en plus sans scrupules, on pourrait se retrouver devant un fait accompli, des réseaux qui ne nous appartiennent plus.
    "À la marchandisation de l'eau, opposons la vigilance et la mobilisation citoyennes et politiques", dit madame David.
    Mais comment?
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  • Françoise Breault - Abonnée
    28 janvier 2011 17 h 06
    Ces compagnies qui ne pensent qu'à privatiser
    doivent être très désappointées de ne pouvoir privatiser l'air qu'on respire...

    Mais un jour quand l'air sera tellement pollué, avec leur machines à respirer....ils vont réussir à faire de l'$$$$$. Rien d'autre ne compte pour eux.
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 19 h 32
    Démocraties de pacotille et ententes en coulisses! (1)
    Ne nous illusionnons pas sur l’état actuel de notre démocratie. Il suffit de constater la prolifération de la corruption aux différents paliers gouvernementaux et la complaisance des gouvernements de plus en plus à l’écoute du monde industriel et financier au détriment des populations. Une démocratie à deux vitesses!

    Un rapprochement à faire à certains égards avec la corruption et les décisions de régimes dictatoriaux dans plusieurs pays du Moyen-Orient, décisions qui ne concordent pas avec les intérêts de ces populations. Des gouvernements qui doivent utiliser la répression pour justifier leurs règnes et qui s’accommodent mal des contestations populaires.

    Quelle différence y a-t-il entre des gouvernements corrompus au Moyen-Orient et contre lesquels les populations luttent afin de cesser de subir les décisions néfastes et contre-productives du régime et, nos gouvernements qui trament dans notre dos des accords en secret tels que la privatisation de l’eau et des réseaux d’aqueduc, et combien d’autres encore qui feront partie de cet accord occulte (AECG) qui va affecter irrémédiablement nos conditions de vie?
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  • MJ - Inscrite
    28 janvier 2011 19 h 39
    Démocraties de pacotille et ententes en coulisses! (2)
    Un autre exemple d’abus de pouvoir de la part de ce gouvernement libéral qui profite de sa majorité à l’Assemblée nationale pour imposer son projet des gaz de schiste et restreindre les pouvoirs et les droits de la population, majoritairement contre ce projet d’exploration et d’exploitation des gaz de schiste, par une loi inique (Loi sur les Mines). Ce dossier des gaz de schiste a été amené en catimini par le gouvernement libéral contre la volonté populaire, placée devant le fait accompli, et ce, en plein coeur de territoires habités, avec tous les risques que cela comporte.

    Pour qu’un gouvernement fonctionne démocratiquement, une opposition vigilante et vigoureuse représentée par d'autres partis et intérêts est nécessaire; les gouvernements majoritaires sont à éviter car ils équivalent à toutes fins pratiques à de l'unipartisme et l'opposition s'en trouve bâillonnée! il faut, entre autres, que ce gouvernement fasse preuve de transparence et représente les intérêts de la population avant toute chose.
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  • Danièle Bourassa - Inscrite
    29 janvier 2011 21 h 20
    Premier ministre à vendre
    Les multinationales sont comme d’éternels boxeurs qui fessent et qui fessent jusqu’à mettre les pays K.O. Plusieurs ont réussi avec l’ALENA. Avec ce genre de traités, ça fait longtemps que le Canada n’est plus un pays.

    Ça fait au moins 20 ans que les multinationales essaient d’avoir la mainmise sur nos installations publiques d’eau potable et d’eaux usées. Elles ont même tentées de corrompre des présidents de syndicats pour arriver à leur fin. Comme leur plan A n’a pas marché, alors elles prennent un chemin différent : les traités de libre-échange. Pour nous soumettre sans notre consentement.

    Mme David vous posez une excelente question : Le premier ministre Jean Charest et le ministre Clément Gignac participent à la réunion de Davos. Avec quel mandat?

    On sait depuis 7 ans pour qui bat le cœur de M. Charest. La liste de ses méfaits est longue pour ce «bâtisseur» auto proclamé, envers la nation québécoise. Il saura sûrement profiter de cette occasion supplémentaire pour nous prouver encore une fois où se situent ses lucides intérêts.

    Très inquiétant.

    *Clément Gignac est ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation
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  • Danièle Bourassa - Inscrite
    29 janvier 2011 21 h 22
    L'alternative
    Le journal Le Devoir a coupé une partie importante du texte de Mme David qu’on peut lire sur cyberpresse:

    "Amoché par une crise économique majeure, les États et la communauté internationale ne peuvent plus compter sur une capacité de réponse suffisante pour juguler des crises qui se succèdent à un rythme accéléré. Après le Forum de Davos, s'ouvrira l'autre Forum mondial à Dakar, le Forum social celui-là. Les altermondialistes qui y seront rassemblés pourront sans doute y rétorquer «nous vous l'avions dit...» et rappeler que, tels des Cassandre, ils avaient entrevu où la mondialisation et la libéralisation des échanges pouvaient nous mener. Ils y seront pour proposer une vision toute autre de l'avenir économique autant que social de notre planète."

    Il est important de savoir que le Forum Social Mondial est la contrepartie du sommet de Davos depuis 10 ans. Pour le suivre et en savoir plus :

    http://www.dakar2011.org/

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Forum_social_mondial

    À surveiller, la sortie prochaine de ce film suite à plusieurs épisodes de censures :

    http://www.rue89.com/planete89/2011/01/09/veolia-v

    Pour en savoir plus sur l’éthique des «citoyens corporatifs» :
    http://fr.transnationale.org/entreprises/veolia_en
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