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Gaz de schiste: trop de risques non évalués, dit la Santé publique

Poursuivre l'exploration permettra de combler les lacunes en matière d'information, réplique la ministre Normandeau

L’Institut national de la santé publique du Québec constate que les informations sont tout simplement insuffisantes pour bien évaluer les différents risques inhérents à l’exploitation du gaz de schiste. Les spécialistes recommandent une évaluation plus approfondie des impacts potentiels.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
L’Institut national de la santé publique du Québec constate que les informations sont tout simplement insuffisantes pour bien évaluer les différents risques inhérents à l’exploitation du gaz de schiste. Les spécialistes recommandent une évaluation plus approfondie des impacts potentiels.
Le gouvernement Charest l'a répété assez souvent: il n'y aura pas de moratoire sur l'exploration gazière. L'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) affirme pourtant que, dans ce domaine, il existe d'importantes lacunes en matière d'information quant aux impacts sur la pollution atmosphérique, la contamination de l'eau, la santé et les milieux de vie. La ministre Nathalie Normandeau réplique que la phase d'exploration permet justement de recueillir davantage d'information.

Dans un rapport produit à la demande du ministère de la Santé et rendu public hier, l'INSPQ constate page après page que les informations sont tout simplement insuffisantes pour bien évaluer les différents risques inhérents à l'exploitation du gaz de schiste, et ce, alors même que les ténors de l'énergie fossile insistent jour après jour pour dire que les activités de leur industrie sont tout à fait sécuritaires.

«La recension des écrits réalisée a permis d'identifier quelques dangers, réels, soupçonnés ou potentiels, mais ne permet pas pour l'instant d'évaluer les risques à la santé pour la population québécoise, soulignent notamment les auteurs. Pour chacune des thématiques abordées, l'absence de certaines informations essentielles à cette évaluation doit être notée, notamment quant aux techniques employées, aux substances utilisées ainsi qu'à la quantité de polluants émise.»

Les signataires précisent ainsi qu'«il n'existe pas d'étude approfondie sur les effets à la santé reliés à l'eau et l'exploitation du gaz de schiste». Or les procédés d'exploitation de cette industrie utilisent ou rejettent, lors des opérations, «plusieurs substances chimiques dont certaines ont un potentiel toxique reconnu et qui pourraient affecter la santé de la population advenant une contamination de l'eau».

Qui plus est, des cas de contamination de l'eau souterraine (par des substances diverses) ont été rapportés dans la littérature et sont suspectés, mais non confirmés, d'être reliés à l'exploitation du gaz de schiste. Le rapport estime toutefois que les risques pour les nappes phréatiques sont relativement faibles, puisque la fracturation est effectuée à très grande profondeur.

Toutefois, en ce qui a trait au traitement des eaux utilisées lors de cette fracturation, le rapport note qu'au Québec, «il n'y a pas de données disponibles sur l'efficacité des traitements au niveau municipal ou industriel pour éliminer l'ensemble des contaminants contenus dans cette eau».

Tout cela alors qu'au moins sept composés utilisés lors des opérations ont un potentiel «cancérogène».

Les auteurs mettent également en lumière les imprécisions quant à la nature même des substances utilisées comme adjuvants à l'eau dans le processus de fracturation. «Des listes existent, mais elles sont en général génériques ou n'en révèlent pas les concentrations utilisées.»

Les spécialistes qui ont produit le document recommandent donc une évaluation plus approfondie des risques, évaluation qui passerait par un inventaire détaillé des substances chimiques qui seront utilisées sur le site et qui seront transportées sur les routes, les sites d'entreposage, le volume et la durée des activités, la proximité de la population, les plans de mesures d'urgence élaborés et la réelle capacité des petites municipalités de les mettre en oeuvre.

Car en matière de risques pour la sécurité des populations vivant à proximité des sites qui seront implantés entre Montréal et Québec, de nombreuses zones grises demeurent. «La documentation scientifique spécifique aux risques technologiques et aux urgences de santé publique associés aux activités d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste est très limitée. À ce jour, nous n'avons pu trouver de documentation scientifique révisée par un comité de pairs.» On prédit toutefois une «augmentation importante de nuisances spécifiques, issues de la circulation, du bruit, de la luminosité et des vibrations».

Même flou pour ce qui est de la pollution de l'air dans les zones d'exploitation. Dans ce domaine, il serait nécessaire de préciser la nature des opérations et les émissions des équipements durant les différentes phases des travaux. «Sans ces informations, il est impossible d'estimer adéquatement l'augmentation des émissions et des concentrations des polluants de l'air, et donc les risques auxquels les communautés locales seront exposées.» On sait cependant déjà que, «lors de l'exploration et de l'exploitation gazéifère non traditionnelle, une augmentation des émissions et des concentrations de particules grossières dans l'air ambiant a aussi été observée à proximité de sites d'exploration et d'exploitation».

C'est dans ce contexte de lacunes importantes en matière d'information sur les impacts que pourrait avoir cette industrie que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement du Québec (BAPE) s'est vu confier un mandat par Québec à la fin d'août. Il doit se limiter à «proposer un cadre de développement durable de l'exploration et de l'exploitation du gaz de schiste».

Pas de problème, selon Québec

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, ne s'inquiète pas des constats contenus dans le rapport de près de 90 pages. «Je vais prendre connaissance du rapport de l'INSPQ, mais je dois vous avouer [...] qu'ils n'ont pas démontré de problème particulier», a-t-il affirmé, de passage à Montréal. Même son de cloche du côté de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau. Son attachée de presse a indiqué que la phase d'exploration gazière actuellement en cours permet justement d'acquérir davantage d'information.

Mme Normandeau a par ailleurs confirmé hier qu'elle prendra «le bâton du pèlerin» pour aller à la rencontre des citoyens qui vivent dans des régions qui risquent d'être affectées par l'exploitation du gaz de schiste. Cette tournée se déroulera après la publication du rapport du BAPE.
 
 
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  • Amie du Richelieu - Inscrit
    15 janvier 2011 07 h 24
    Les citoyens sont donc des rats de laboratoire...
    Finalement, vu qu'on en sait pas assez, on continue de forer et on saura bien après. Les communautés dans la vallée du Saint-Laurent deviennent donc des rats de laboratoire pour une vaste expérience industrielle. Tout cela pour enrichir des corporations qui sont bien assez riches, merci!

    Au diable les notions de développement durable, de protection des terres agricoles et de l'eau, de diminution d'émissions de GES, du principe de précaution.

    C'est à se demander à quoi servent les fonds publics qui financent les Ministères des Ressources Naturelles, de l'Environnement, de la Santé Publique, vu que c'est la santé des corporations qui décide pour nous tous!

    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    15 janvier 2011 08 h 39
    Des responsables irresponsables
    Un ministre de la santé qui se fout de la santé, une ministre des ressources naturelles qui se fout de la nature et un premier ministre au service des corporations. Une population irresponsable et ignorante a le gouvernement qu'elle mérite.

    Serge Grenier
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  • PENSONS-Y - Abonné
    15 janvier 2011 08 h 47
    Exactement comme pour Rabaska...
    ....ce gouvernement commence par se positionner favorablement à l'industrie qui promouvoie le projet, puis il oriente les actions, études et commissions (Bape) de façon à nous dorer la pilule. L'INSPQ est toujours plus critique dans ces dossiers, mais on voit déjà le sérieux que nos politiciens lui accordent....

    Pauvres élus ! À quand le grand coup de balai ??
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 janvier 2011 09 h 48
    Une réponse qui, de la réponse, a la forme
    La Santé publique se prononce. Bien. Mais c'est la réplique de la ministre qui inquiète et il se trouve que c'est elle et son gouvernement qui pilotent (mains qui ont lâché le volant?) le dossier. Sa réponse est aberrante, c'est une réponse qui n'a aucun rapport avec la question posée mais ça a la forme d'une réponse: l'exploration permettra de combler les lacunes en matière d'information...ah oui? comment ça? Quel rapport entre la manière dont se fait l'exploration et la recherche de réponses aux inquiétudes de la popualtion et de la Santé publique?
    Cette femme me fait frémir, elle me fait honte.
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  • MJ - Inscrite
    15 janvier 2011 10 h 04
    Suffisamment de risques pour appliquer le principe de précaution (1)
    Pour un moratoire et une planification-révision complète de la politique énergétique québécoise

    En résumé, le gouvernement attend-il un accident écologique pour reculer ou reconnaître l’évidence qu’il semble le seul à nier, trop occupé qu’il est à faciliter le travail de cette industrie et à tenter de convaincre les citoyens de la pertinence de développer cette source énergétique sale?

    La tournée annoncée de la ministre Normandeau ne semble encore une fois qu’une autre tactique de diversion et autre tentative pour convaincre les municipalités récalcitrantes. La ministre n’a aucune crédibilité ni expertise pour se prononcer en faveur de cette exploration. Le gouvernement est vendu à cette industrie! La mauvaise gestion de ce dossier devrait l'inciter à décréter un moratoire.

    La liste des multiples retombées négatives de cette industrie -arrivée sans crier gare de cette industrie sur des terrains privés ou publics (encore préséance de la Loi sur les Mines, non amendée!) et exploration sauvage, avec les dangers potentiels et réels de contaminations des sols, des nappes phréatiques, de l’eau potable (eaux toxiques après phase de fracturation acheminées vers des centrales de traitement d’eau, non équipées pour traiter ces produits toxiques dont on ignore encore la composition complète), des émissions de gaz toxiques dans l’air, de l’impact sur l’industrie touristique, sur les exploitations agricoles, et sur la santé des citoyens, etc.) - est suffisamment longue pour ordonner un moratoire immédiat.
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  • MJ - Inscrite
    15 janvier 2011 10 h 06
    Suffisamment de risques pour appliquer le principe de précaution (2)
    D’autres impacts économiques sont liés, entre autres, au gaspillage de quantités phénoménales d’eau utilisées pour la phase de fracturation, à une dévaluation potentielle des habitations environnantes, à la baisse de qualité de vie avec la circulation incessante du camionnage de cette industrie et des dangers de déversements accidentels de leurs eaux toxiques, de la détérioration des infrastructures routières par le passage de ces véhicules lourds, etc. A qui la facture de tous les impacts réels négatifs, à plus ou moins long terme, sera-t-elle transmise? Profits au privé (concessions et permis accordés en catimini pour redevances ridicules) et coûts des impacts négatifs aux collectivités?
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  • Oznog - Inscrit
    15 janvier 2011 10 h 13
    Non-sens!
    «Cette tournée se déroulera APRÈS la publication du rapport du BAPE.»

    Voilà qui en dit beaucoup! Même pas une petite gêne! On ne sait même pas mentir!

    «La phase d'exploration gazière actuellement en cours permet justement d'acquérir davantage d'information»

    C'est cela, à tous les niveaux, du paternalisme et après on force l'accessibilité sociale. Je croyais nos élues achetées, mais je pense maintenant que c'est une question de vie ou de mort, ils n'ont pas le choix. Il faut un fusil sur la tempe pour dire de telle sornette! De grâce, qu'on ne me dit pas un jour que Mme la ministre Normandeau fait le saut dans l'industrie pétrolière ou qu'elle a des actions dans l'industrie des Gaz de schiste!
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  • Francois - Inscrit
    15 janvier 2011 10 h 41
    Le gouvernement libéral irresponsable
    Ce n'est pas demander la lune d'exigé un moratoire, c'est de la sagesse et c'est se comporter comme une société responsable. La grippe H1N1 était la psychose de ministre Bolduc maintenant il ni tout risque pour la santé des gaz schiste. Mais quel gang de profiteur sont les libéraux. Organisons une manifestation pour exiger un moratoire sur les gaz schiste. Marchons tous ensembles pour exiger une gestion responsable de notre environnement et sans risques majeurs pour la santé de nos enfants. Faisons bouger les libéraux.
    francoisprt@hotmail.com
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  • Guy Rainville - Inscrit
    15 janvier 2011 10 h 53
    Bien public ou redevances ?
    Le gouvernement québécois se comporte avec une agressivité digne des plus grandes multinationales dans le dossier du gaz de schiste. Ça ressemble étrangement au film Avatar avec son industrialisation sauvage qui y est présentée.

    Tout d'abord, le passage de loup en agneau par la belle confession récente de la ministre Normandeau et, ensuite, une poursuite subséquente obstinée du développement du gaz de schiste par la minimisation de tous les écueils soulevés tant par la Santé publique que par le BAPE.

    En somme, une campagne de relations publiques qui s'est redressée et qui fait face à un ensemble de citoyens rendus plus passifs à cause du temps écoulé. Tout indique, quant à moi, que le gouvernement réussira à nous passer des vessies pour des lanternes. Dommage.

    Mais dites-moi: on a souvent invoqué la création d'emplois, un grand bien pour les Québécois certes. Mais peu de personnes se rappellent que la firme SECOR affirmait qu'il n'y aurait pas plus de 20 % de la main d'oeuvre qui serait québécoise. L'expertise viendra d'ailleurs et nous serons retenus pour balayer surtout. IL faut en déduire que l'obstination du gouvernement tient surtout aux redevances qui combleront partiellement ses coffres si dégarnis.

    Un moratoire nous donnerait le temps, entre autres avantages, d'envoyer nos meilleurs ingénieurs et contremaîtres miniers (à la retraite ou pas) étudier là où se trouvent des explorations actives et nous revenir avec les habiletés requises à développer des puits. Pourquoi l'objectif concret de 70 % de la main d'oeuvre qui serait québécoise ne serait pas réalisable ?

    Est-ce qu'Américains ou Albertains sont plus futés que nous ? Devons-nous accepter la situation actuelle parce que Avatar Normandeau ou Avatar Bolduc nous l'intiment ?

    Manifestement, le Bien Public devrait l'emporter sur la recherche effrénée et immédiate des redevances. Un moratoire permettrait de bien faire les choses et devenir même un laborato
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  • asclepios - Inscrit
    15 janvier 2011 12 h 05
    C'est difficile de reconnaître son erreur, hein?
    Je suis pour un moratoire immédiat de l'exploration. Cela dit, j'essaie de comprendre comment nous en sommes arrivés à croire qu'il était impératif de sauter sur cette occasion en schiste de laisser se mettre en place les bases d'une nouvelle industrie expérimentale et contestable. Permettez-moi de faire mon Socrate :

    Je comprends qu'il y a une crise fiscale et je comprends que le gouvernement actuel est persuadé que nous ne voulons pas le reconnaître, ce qui justifie des mesures désespérées comme cette initiative impopulaire. Mais qui est le mieux placé pour décider de ce qui est bon pour les Québécois?
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  • jeanclro - Abonné
    15 janvier 2011 12 h 14
    La santé publique dit non, pas important
    La santé dit non mais les politiciens vont dire oui! Des normes vont être dictés par le privé,,et ca va ce faire. Plus tard on va voir ces mêmes politiciens sur les conseilles d'administration des pétrolières.
    Et s' il y a des problèmes avec la pollution nos taxes vont payer pour les pots cassés!
    Ça se passe comme cela depuis des décennies!

    C'est le profit qui mène le bal!
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  • Ariam - Inscrit
    15 janvier 2011 12 h 20
    Le gouvernement abuse de son pouvoir!
    Le gouvernement libéral fait la sourde oreille devant les critiques de l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ) et envers les actions des citoyens qui souhaitent un moratoire. Être au pouvoir ne donne pas tous les droits. M. Charest, avez-vous la capacité de voir les choses dans une perspective globale? NON?, écoutez ce qu'on vous dit alors, un moratoire SVP!
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  • Lise Thibault - Inscrite
    15 janvier 2011 14 h 10
    Ces sinistres ministres... et leur boule de cristal
    «Je vais prendre connaissance du rapport de l'INSPQ, mais je dois vous avouer [...] qu'ils n'ont pas démontré de problème particulier», affirme M. Bolduc. ERREUR! M. le «sinistre» en santé : l'INSPQ a bel et bien démontré un problème et celui-ci réside dans le manque flagrant de connaissances, lesquelles sont essentielles pour permettre à quiconque d'affirmer qu'il n'y a pas de risque inacceptables à exploiter les gaz de shale au Québec.

    Du côté du ministère des ressources naturelles, on indique que «la phase d'exploration gazière actuellement en cours permet justement d'acquérir davantage d'information.» Ha oui?? Mme Normandeau pourrait-elle nous indiquer quelle équipe de Santé publique et quels scientifiques indépendants sont actuellement sur le terrain à récolter ces informations dont elle parle?

    Par ailleurs, qu'est-ce que Mme Normandeau aura à dire de plus à la population, en mars prochain sur le gaz de shale? Aura-t-elle à ce moment appris à lire dans les feuilles de thé ou dans une boule de cristal?

    Pour démontrer une confiance aussi aveugle envers le rapport du BAPE qu'elle en annonce déjà les suites, il faut que Mme Normandeau en connaisse déjà l'issue : feuilles de thé ? Boule de cristal?
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  • Jean Francois - Inscrit
    15 janvier 2011 15 h 43
    Jean Charest pourrais bien finir comme Louis 16.
    A force de creuser le fosser entre les pauvres et les riches sans se soucier de la préocupation du peuple notre leader Jean Charest pourrais bien finir comme Louis 16, je ne souhaite aucunement voir des tetes de ministres rouler sur le sol mais son arogence commence a faire grogner beaucoup de gens dans la nation Quebecoise. Je vous en pris messieur le ministre ecouter ceux que vous representer pour garder la paix et l'harmonie dans cette merveilleuse nation qui est aussi la votre.
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  • De St-Éloi - Abonné
    15 janvier 2011 16 h 56
    Voici l'illustration de quelques problèmes «particuliers»
    Pour l'industrie, le vidéo proposé ici est assurément de la «démagogie». Il le sera aussi pour la ministre Normandeau. Un ministre de la Santé responsable pourrait dire autrement. Toute personne sensée, tout citoyen concerné, qui n'est pas obnubilée par une idéologie du développement à tout prix dirait : il faut attendre, un moratoire s.v.p. Surtout pour un supposé développement économique qui ne rapportera que des miettes. Quand la ministre Normandeau parle d'erreurs de gestion, elle parle avant tout d'erreurs de gestion des communications et des relations publiques. Rien d'auitre. Elle s'imagine que les citoyens n'ont pas compris. Le problème c'est qu'ils comprennent, de plus en plus de quoi il en retourne.

    http://earthworksaction.org/2010SummitVideo.cfm
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  • Daniel Berube - Abonné
    15 janvier 2011 20 h 24
    Demande à Mr. Jean Charest.
    Cette demande sera la plus courte et la plus simple possible:

    Vous serait-il possible, aux prochaines rencontres avec vos députés(es) et ministres, d'assayer une nouvelle forme de communication...
    Cette dernière serait simplement d'écouter vos représentants élus(es) afin d'en savoir plus sur ce qui se passe dans les comptés. En d'autres termes, que les députés deviennent des représentants (es) du peuple, en Chambre, et non plus des représentants (es) du parti libéral dans les comptés et les ministères

    Merçi.
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  • Marc-Aurèle Lachance - Inscrit
    15 janvier 2011 23 h 13
    Une loge de cobayes!
    « Je vais prendre connaissance du rapport de l'INSPQ, mais je dois vous avouer [...] qu'ils n'ont pas démontré de problème particulier » -BOLDUC, Yves

    Qu'est-ce donc de cela? De la voyance? Un serment religieux? M. Bolduc, «avoue» que l'INSPQ n'a pas démontré de problème dans son rapport avant d'avoir pris connaissance dudit rapport! Comment nommer cela? Un «principe de précaution renversé» envers les études scientifiques pour protéger les développements industriels: il n'y a pas de risques que les études trouvent des risques et des problèmes majeurs, donc industries produisez!

    Ils sont fous ces libéraux!

    M. Bolduc avoue donc quoi au juste? L'ineptie profonde de son gouvernement ou sa profonde corruption? Dans un cas comme dans l'autre, le gouvernement Charest considère les citoyens comme des cobayes, ce que laisse d'ailleurs entendre à demi mot Mme Normandeau, ce qui est d'une cohérence étonnante pour la simple stupidité...

    Au nom de quoi encore le parti libéral viole-t-il à la fois le principe de précaution et la loi permettant l'accès aux citoyens de connaître les produits synthétiques utilisés dans le développement du gaz de schiste?
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  • Denis Miron - Inscrit
    16 janvier 2011 05 h 39
    Pas de capitalisme sauvage sans une gouvernance sauvage.
    Pas de capitalisme sauvage sans une gouvernance sauvage.Pour les détenteurs de capitaux, le «principe de catastrophe» a préséance sur le «principe de précaution»(BP, golf du Mexique)
    La pression pour maintenir la cadence dans l’exploration est tellement forte, que la démocratie semble devenir secondaire pour ce gouvernement qui n’entend plus rien de l’insécurité de ses citoyens. Force est de constater que la représentation démocratique est complètement déficiente.
    La Tunisie nous a démontré cette semaine qu’il n’ y a pas d’autre alternative que la rue pour renverser des bullshitocraties à la solde du privé de sens éthique.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 janvier 2011 07 h 03
    À France Marcotte.
    Je vous cite: «Cette femme me fait frémir, elle me fait honte.» Si vous permettez, je vais poursuivre un peu sur cette lancée. C'est à propos du travail de député et de madame Normandeau.

    J'ai entendu cette dame aux nouvelles qui parlait du travail de député. À ses yeux, être député est un travail noble. Quant à moi, le travail de député est noble dans la mesure où la personne qui l'exerce respecte ses élus. Donc, en résumé, pour que le travail de député soit noble, au départ, un bon député devrait peut-être commencer par respecter ses électeurs.
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  • 54lili - Inscrit
    16 janvier 2011 09 h 28
    MORATOIRE OBLIGATOIRE
    on sait que la population mondiale va atteindre cette année 7G, l'alimentation deviendra un problème planétaire..les chinois ont déjà commencés à acheter nos fermes

    2 ressources seront alors des plus importantes : l'eau et les aliments

    au Québec, nous avons la chance d'avoir les deux en abondance mais si ce gouvernement au nom du profit immédiat (pour eux) détruisent nos terres et notre eau par la destruction de notre environnement
    alors comment fera-t-on pour nourrir la population québécoise

    MOSANTO : le géant de l'alimentation transgénique n'attend que ça
    pour imposer sa suprématie alimentaire

    MANIFESTATION SUITE A LA PÉTITION DE 250,000 SIGNATURES RÉCLAMANT DE JJ CHAREST ET POURQUOI PAS DU PLQ AU COMPLET

    LE 19 FÉVRIER FACE A L'ASSEMBLÉE NATIONALE
    TRANSPORTS COLLECTIFS SERONT ORGANISÉS

    Lise Pelletier
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  • S. Hains - Inscrit
    16 janvier 2011 10 h 29
    On va venir à votre rencontre, Mme Normandeau
    Nous serons nombreux à vous accueillir et à vous faire entendre la grogne du peuple, Mme Normandeau. Nous serons nombreux et vous reculerez devant le tollé que vous avez contribué à soulever.

    Au plaisir de vous rencontrer!!!
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  • asclepios - Inscrit
    16 janvier 2011 11 h 53
    À Jacques Morissette
    Vous avez bien raison. Le problème de madame Normandeau, c'est qu'elle ne comprend pas que de suivre la ligne de parti n'est pas un impératif absolu. Son allégeance est due d'abord à ses électeurs et à la population québécoise. S'il existe des arguments convaincants pour autoriser la poursuite de l'exploration, il est de son devoir de nous les faire connaître. Le temps n'est pas aux cachoteries! Malheureusement, étant donné l'histoire de ce dossier-ci, appeler au calme et à la patience ne peut qu'envenimer les choses. Je suis encore à l'écoute, mais je n'ai plus de patience.
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  • Lise Lachance - Inscrit
    16 janvier 2011 12 h 51
    Aux commissaires du BAPE : votre pouvoir d’exigez la «recette» (substances et concentrations utilisées) de toute «soupe chimique» à injecter dans le sol du Québec …pour des générations !
    Le Rapport préliminaire de l'INSPQ

    ...On note des imprécisions quant à la nature des substances utilisées dans le processus de fracturation : «Des listes existent, mais elles sont en général génériques ou n'en révèlent pas les concentrations utilisées.» Tout cela alors qu'au moins sept composés utilisés lors des opérations ont un potentiel «cancérogène».

    PLUSIEURS GAZIÈRES POSSÈDENT DES CLAIMS AU QUÉBEC

    Or, il semble que l’industrie se cache derrière le secret et la confidentialité afin de ne pas divulguer les substances et concentrations à injecter dans le sol lors des activités de forage et de fracturation.

    POUVOIRS QUASI JUDICIAIRES DU BAPE

    «…Les commissaires ont un statut d'enquêteur et bénéficient, par conséquent, de pouvoirs quasi judiciaires leur permettant, entre autres, d'exiger le dépôt de documents pour les rendre accessibles au public. Ce pouvoir leur est dévolu par la Loi sur les commissions d'enquête.» LE BAPE : UN OUTIL DE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

    DEMANDES AUX COMMISSAIRES DU BAPE - conformément aux pouvoirs qui vous sont dévolus par la loi :

    1 - Exiger la divulgation de la «RECETTE» (substances et concentrations utilisées) des eaux de forage et de fracturation par toutes les industries détenant des claims au Québec ;

    2 - obtenir une étude indépendante approfondie des impacts de ces produits chimiques sur la santé et sécurité de la population et son environnement (à court et à long terme) ;

    3 - informer la population des impacts ;

    4 - prendre en compte les préoccupations des personnes les plus concernées qui devraient accueillir les installations gazières, leurs eaux de forage et de fracturation ou leurs eaux usées ;

    5 - exiger un moratoire en attendant les résultats des études.

    LA RESPONSABILITÉ D'AGIR MAINTENANT …pour éviter la honte future
    de la négligence ou faute envers nos familles et les générations futures.

    Lise Lachance¨
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    16 janvier 2011 14 h 01
    Ai-je bien lu
    Le sinistre Bolduc dit qu'il ne s'inquiète pas des constats puis dit:

    «Je vais prendre connaissance du rapport de l'INSPQ, mais je dois vous avouer [...] qu'ils n'ont pas démontré de problème particulier»,

    C'est comme un critique littéraire qui se prononerait sur un livre qu'il n'a pas lu. Pas très crédible, pas fort... Misère, libérez-nous des libétraux!
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    16 janvier 2011 15 h 05
    il y a trop d'inconnu
    Il y a trop d'inconnu dans ce projet, oui il pourait y avoir quelque avantage mais pour qui? À quel cout pour la société? On ne connait pas tous les risques, on ne connait pas les dommages que cela causera, Combien de vies seront affectées? Combien de gens perdront tout? IL NOUS FAUT UN MORATOIRE!!!

    Pour ceux qui pensait que cÉtait des gas de shiste dont je parlais, vous avez bien reconnu la similitude dans les risques....... mais je parlais de la séparation du Québec!
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  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné
    17 janvier 2011 10 h 24
    Ça sert à quoi déjà un gouvernement?
    C'est curieusement la seule idée qui me vient en tête...
    Je ne comprend plus, en lisant l'actualité, à quoi doit servir un gouvernement, quand l'intérêt publique semble devenir une valeur négligeable.
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  • Michel Desautels - Abonné
    17 janvier 2011 10 h 37
    un champ de mines
    Nous n'avons pas assez d'information sur l'exploration et l'exploitation: ''Alors explorons et exploitons, nous aurons ainsi plus de données'' C'est la même chose que de dire: ''Nous ne savons pas ou se trouve les mines, marchons et nous saurons ou elles se trouvent. Le problème, c'est que c'est la population que l'on envoie marcher dans le champ de mines. S'il s'agissait de faire marcher les sinistres de la santé, des ressouces naturelles et de l'environnement dans un champ de mines, là je pourrais être d'accord!!
    Il Y a eu aux USA et ailleurs dans le monde des forages pour l'exploitation du gaz de schiste, qu'est-ce que ça a donné?? Ce que j'en ai su n'est pas très réjouissant.
    Qui a encore confiance à ce gouvernement pour protéger les intérêt de la population?? Faudrait toutefois que cette population ne se laisse pas endormir darant les deux prochaines années et se rappelle pour qui NE PAS VOTER aux prochaines élections.
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  • celljack - Inscrit
    17 janvier 2011 15 h 17
    Conclusion
    Bon, l'opinion est partagé par une très très très forte majorité: le gouvernement est hors de contrôle. Tout le monde le crie haut et fort.

    Vous avez entendu parler de ce que la population a fait en Tunisie? J'espère très sincèrement que nous pourrons faire la même chose avant que trop de dommages irréparables soient faits sur nos terres. Et j'espère que tout ceci se fera avec le moins de violence possible. J'espère surtout que les élus seront sévèrement punis, et de manière exemplaire.

    Ce gouvernement n'agit plus dans l'intérêt de la population.

    Ce gouvernement doit être arrêté le plus rapidement possible!
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  • Chryst - Abonné
    18 janvier 2011 16 h 47
    Gouvernement dangereux pour ses concitoyens
    Et nous pesons nos mots.

    Nous avons perdu la santé et nos jours sont comptés à cause de l’incurie gouvernementale.

    Notre gouvernement n’en a que pour l’économie avec sa vision dépassée sur les énergies traditionnelles.

    Pas surprenant qu’il se dépêche côté énergétique. Qu’il fonce tête baissée et oublie l’avenir (les gaz de schistes en sont un exemple parmi d’autres).

    Il a rejeté carrément une expertise unique et des plus rentable en base de données au moment même où sévissaient deux crises majeures et alors que cette expertise pourrait profiter à toute la société.

    L’histoire saura le dire.

    Cette expertise nous a d’ailleurs valu de refuser de travailler à domicile et d’ouvrir notre site (www.ataxie.ca) pour mettre en pratique et rendre utiles nos connaissances sur notre syndrome inconnu de la médecine.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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  • Stephanie L. - Inscrite
    26 janvier 2011 15 h 14
    Indignation et mobilisation populaire
    Ben voyons, le gouvernement Charest aime la nature, il va jusqu'à confier l'entretient des plantes de 30 ministères et organismes gouvernementaux à une firme privée. Ainsi il a coûté aux contribuables québécois 1,7 millions $ entre 2008 et 2010 pour faire arroser, traiter et "relocaliser" ces plantes. C'est qu'on ne peut pas laisser n'importe qui arroser ces malheureuses.

    J'espère que l'indignation populaire québécoise au sujet du gaz de schiste se reflétera dans le taux de participation aux prochaines élections provinciales! Faudra-t-il qu'un site nous propose de "Voter pour l'environnement", comme ce fût le cas lors des dernières élections fédérales? À moins de demander au peuple de faire comme si les élections étaient une télé-réalité, (auquel cas, les gens se bousculeraient sans doute pour voter...)

    En France aussi, les citoyens se mobilisent contre l'exploitation du gaz de schiste:

    http://www.gazdeschiste-cevennes.com/
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