Une firme new-yorkaise envisage une prise de contrôle d'Air Canada
Les règles de propriété étrangère pourraient être assouplies afin d'accommoder le transporteur
9 juillet 2003
Actualités économiques
Toronto — Le fonds d'investissement Cerberus, de New York, envisage une prise de contrôle d'Air Canada, en dépit du plafond de 25 % de propriété étrangère prévu par la loi canadienne.
L'institution américaine, spécialisée dans le rachat de compagnies en difficulté, pourrait agir avec un partenaire canadien comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, indiquait un quotidien torontois hier. Cerberus investit déjà dans la dette du transporteur, ce que confirmait la semaine dernière Calin Rovinescu, vice-président d'Air Canada.
Le groupe Onex serait un autre partenaire canadien possible pour Cerberus; le groupe de Gerald Schwartz a déjà tenté en vain, en 1999, d'acquérir Air Canada en le fusionnant à Canadien International.
Selon des analystes, la société new-yorkaise aura bel et bien besoin d'un associé canadien; d'autres pensent que les règles de propriété pourraient être assouplies afin d'accommoder un repreneur étranger.
Pour Rick Erickson, un analyste de Calgary, le Canada doit se joindre à des discussions qui ont cours entre l'Union européenne et les États-Unis sur une éventuelle refonte de ces règles: «C'est malheureux que les Canadiens restent sur la touche et s'en tiennent à regarder». Si Ottawa ne modifie pas son cadre réglementaire, «nous allons rester en arrière», estime M. Erickson.
Le ministre fédéral des Transports, David Collenette, réplique qu'Ottawa «observe avec intérêt» ces discussions entre Bruxelles et Washington: «Selon certains, nous ignorons ce qui se passe dans le monde. Bien au contraire, nous avons toujours favorisé une libéralisation des règles».
De fait, Ottawa a déjà conclu des accords à la pièce de libéralisation du transport aérien avec les États-Unis et avec certains pays d'Europe.
L'exemple américain
D'après Sam Barone, un analyste d'Ottawa, l'amorce de discussions entre les États-Unis et l'UE a incité l'administration Bush à considérer le passage de 25 à 49 % du plafond de propriété étrangère d'un transporteur aérien. Une telle attitude de Washington ne peut qu'ajouter à la pression sur le Canada pour qu'il en fasse autant, signale M. Barone. «La pression viendra avant tout du sud de la frontière si les États-Unis font cela [la libéralisation] avec l'Europe.»
Le secrétaire américain au Transport, Norman Mineta, a demandé au Congrès de modifier le cadre réglementaire mais, en même temps, il dit vouloir s'assurer qu'un transporteur restera sous contrôle américain. Selon M. Barone, une pression s'exerce aussi sur M. Mineta dans le sens d'un assouplissement, pour que les transporteurs en difficultés puissent plus facilement réunir du capital.
L'institution américaine, spécialisée dans le rachat de compagnies en difficulté, pourrait agir avec un partenaire canadien comme la Caisse de dépôt et placement du Québec, indiquait un quotidien torontois hier. Cerberus investit déjà dans la dette du transporteur, ce que confirmait la semaine dernière Calin Rovinescu, vice-président d'Air Canada.
Le groupe Onex serait un autre partenaire canadien possible pour Cerberus; le groupe de Gerald Schwartz a déjà tenté en vain, en 1999, d'acquérir Air Canada en le fusionnant à Canadien International.
Selon des analystes, la société new-yorkaise aura bel et bien besoin d'un associé canadien; d'autres pensent que les règles de propriété pourraient être assouplies afin d'accommoder un repreneur étranger.
Pour Rick Erickson, un analyste de Calgary, le Canada doit se joindre à des discussions qui ont cours entre l'Union européenne et les États-Unis sur une éventuelle refonte de ces règles: «C'est malheureux que les Canadiens restent sur la touche et s'en tiennent à regarder». Si Ottawa ne modifie pas son cadre réglementaire, «nous allons rester en arrière», estime M. Erickson.
Le ministre fédéral des Transports, David Collenette, réplique qu'Ottawa «observe avec intérêt» ces discussions entre Bruxelles et Washington: «Selon certains, nous ignorons ce qui se passe dans le monde. Bien au contraire, nous avons toujours favorisé une libéralisation des règles».
De fait, Ottawa a déjà conclu des accords à la pièce de libéralisation du transport aérien avec les États-Unis et avec certains pays d'Europe.
L'exemple américain
D'après Sam Barone, un analyste d'Ottawa, l'amorce de discussions entre les États-Unis et l'UE a incité l'administration Bush à considérer le passage de 25 à 49 % du plafond de propriété étrangère d'un transporteur aérien. Une telle attitude de Washington ne peut qu'ajouter à la pression sur le Canada pour qu'il en fasse autant, signale M. Barone. «La pression viendra avant tout du sud de la frontière si les États-Unis font cela [la libéralisation] avec l'Europe.»
Le secrétaire américain au Transport, Norman Mineta, a demandé au Congrès de modifier le cadre réglementaire mais, en même temps, il dit vouloir s'assurer qu'un transporteur restera sous contrôle américain. Selon M. Barone, une pression s'exerce aussi sur M. Mineta dans le sens d'un assouplissement, pour que les transporteurs en difficultés puissent plus facilement réunir du capital.
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