L'éolien gonflerait le portefeuille énergétique du Québec
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La construction de parcs éoliens en région générerait des centaines d’emplois.
Le Québec devrait miser à fond sur le développement de la filière éolienne au cours des prochaines années, au point de porter à 20 % la part de l'éolien dans son portefeuille énergétique, selon ce qui se dégage de la «vision stratégique» dévoilée dans le cadre du congrès annuel de l'Association canadienne de l'énergie éolienne (CanWEA).
La «vision», intitulée «2025 - La force du vent/Une stratégie pour le Québec», propose d'ajouter, entre 2016 et 2025, un bloc de 8000 mégawatts de projets éoliens, au rythme de 800 mégawatts par an. Un tel objectif favoriserait, selon les chiffres présentés hier, des investissements de 25 milliards de dollars, «assurerait la pérennisation et l'expansion d'une industrie en voie de développement et permettrait de diversifier la composition du portefeuille d'énergie renouvelable du Québec».
Du point de vue de la création d'emplois, l'Association estime que la phase de construction des parcs éoliens générerait 9800 emplois annuels. On parle de 1200 emplois permanents pour l'entretien et l'exploitation des parcs et le maintien de 800 emplois dans les usines de fabrications en région.
«Nous croyons qu'il est essentiel que le gouvernement du Québec explore de nouvelles avenues pour le développement de l'énergie éolienne au-delà de 2015, dans l'objectif de procurer un bénéfice à long terme aux promoteurs et industries de l'éolien et de les inciter à investir au Québec», a expliqué le président de CanWEA, Robert Hornung. Le développement accru de l'énergie éolienne peut également soutenir les objectifs du Québec en vue d'accroître l'électrification de l'économie et augmenter l'exportation de l'électricité.»
Mais les projets de parcs d'éoliennes suscitent bien souvent de nombreuses inquiétudes au sein de la population. Encore récemment, des citoyens ont dénoncé la volonté d'implanter huit éoliennes en milieu agricole à Saint-Cyprien-de-Napierville. Des résidents de Kinnear's Mills ont quant à eux demandé à Québec de ne pas autoriser un projet de 78 éoliennes, projet qui a finalement reçu le feu vert du gouvernement Charest hier.
En tout, Québec prévoit construire 4000 éoliennes sur dix ans à partir de 2015. C'est sans compter les quelque 2000 autres dont l'implantation est déjà planifiée.
«L'acceptabilité sociale des projets de parc éolien est un enjeu fondamental et est au coeur des préoccupations de CanWEA, qui s'engage à soutenir la croissance de l'énergie éolienne de façon responsable et durable», a simplement indiqué M. Hornung. [...] Le succès des mises en chantier exigera un vaste soutien des communautés, qui pourra être obtenu grâce à l'engagement communautaire des promoteurs et un processus de consultation.»
Urgence
Pour André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, la «vision» présentée par la CanWEA «confirme encore une fois qu'il est plus qu'urgent pour le gouvernement du Québec de revoir sa Stratégie énergétique 2006-2015 pour se fixer des objectifs beaucoup plus ambitieux en terme de production éolienne et se libérer de sa dépendance aux combustibles fossiles».
«La démonstration de l'énorme potentiel éolien du Québec est à nouveau faite, et le gouvernement du Québec doit cesser de marginaliser l'éolien au profit d'énergies polluantes comme le gaz de schiste, a ajouté M. Bélisle. En développant son potentiel éolien à sa juste mesure, le Québec pourrait réduire significativement ses émissions de gaz à effet de serre en plus d'aider les provinces et les états voisins à faire de même.»
La «vision», intitulée «2025 - La force du vent/Une stratégie pour le Québec», propose d'ajouter, entre 2016 et 2025, un bloc de 8000 mégawatts de projets éoliens, au rythme de 800 mégawatts par an. Un tel objectif favoriserait, selon les chiffres présentés hier, des investissements de 25 milliards de dollars, «assurerait la pérennisation et l'expansion d'une industrie en voie de développement et permettrait de diversifier la composition du portefeuille d'énergie renouvelable du Québec».
Du point de vue de la création d'emplois, l'Association estime que la phase de construction des parcs éoliens générerait 9800 emplois annuels. On parle de 1200 emplois permanents pour l'entretien et l'exploitation des parcs et le maintien de 800 emplois dans les usines de fabrications en région.
«Nous croyons qu'il est essentiel que le gouvernement du Québec explore de nouvelles avenues pour le développement de l'énergie éolienne au-delà de 2015, dans l'objectif de procurer un bénéfice à long terme aux promoteurs et industries de l'éolien et de les inciter à investir au Québec», a expliqué le président de CanWEA, Robert Hornung. Le développement accru de l'énergie éolienne peut également soutenir les objectifs du Québec en vue d'accroître l'électrification de l'économie et augmenter l'exportation de l'électricité.»
Mais les projets de parcs d'éoliennes suscitent bien souvent de nombreuses inquiétudes au sein de la population. Encore récemment, des citoyens ont dénoncé la volonté d'implanter huit éoliennes en milieu agricole à Saint-Cyprien-de-Napierville. Des résidents de Kinnear's Mills ont quant à eux demandé à Québec de ne pas autoriser un projet de 78 éoliennes, projet qui a finalement reçu le feu vert du gouvernement Charest hier.
En tout, Québec prévoit construire 4000 éoliennes sur dix ans à partir de 2015. C'est sans compter les quelque 2000 autres dont l'implantation est déjà planifiée.
«L'acceptabilité sociale des projets de parc éolien est un enjeu fondamental et est au coeur des préoccupations de CanWEA, qui s'engage à soutenir la croissance de l'énergie éolienne de façon responsable et durable», a simplement indiqué M. Hornung. [...] Le succès des mises en chantier exigera un vaste soutien des communautés, qui pourra être obtenu grâce à l'engagement communautaire des promoteurs et un processus de consultation.»
Urgence
Pour André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, la «vision» présentée par la CanWEA «confirme encore une fois qu'il est plus qu'urgent pour le gouvernement du Québec de revoir sa Stratégie énergétique 2006-2015 pour se fixer des objectifs beaucoup plus ambitieux en terme de production éolienne et se libérer de sa dépendance aux combustibles fossiles».
«La démonstration de l'énorme potentiel éolien du Québec est à nouveau faite, et le gouvernement du Québec doit cesser de marginaliser l'éolien au profit d'énergies polluantes comme le gaz de schiste, a ajouté M. Bélisle. En développant son potentiel éolien à sa juste mesure, le Québec pourrait réduire significativement ses émissions de gaz à effet de serre en plus d'aider les provinces et les états voisins à faire de même.»
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