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Pour faire oublier les ennuis éprouvés avec le Hemolink - Hemosol se tourne vers le développement de produits

17 juin 2003  Actualités économiques
Toronto — Afin de relancer ses activités et surtout de faire oublier les ennuis de son produit vedette, la société biotechnologique Hemosol se tourne vers le développement de produits, la recherche de partenaires et possiblement la vente de son laboratoire à la fine pointe de la technologie.

L'entreprise torontoise, qui a cessé l'hiver dernier les essais cliniques du Hemolink, un produit sanguin synthétique, n'abandonne toutefois pas son principal produit. Le président et chef de la direction, Lee Hartwell, a déclaré hier au cours de l'assemblée annuelle des actionnaires d'Hemosol que l'entreprise attend des analyses «plus poussées» afin de décider de l'orientation qui sera accordée à Hemolink.

«Nous redoublons d'efforts pour faire en sorte que ce produit soit commercialisé», dit M. Hartwell qui a pris les commandes d'Hemosol le mois dernier en remplacement de feu John Kennedy décédé des suites d'un cancer plus tôt ce mois-ci.

La société a injecté 90 millions de dollars dans son laboratoire de Meadowpine depuis trois ans mais n'a toutefois pas encore été en mesure de dégager un profit. En 2002, Hemosol a affiché une perte de 54,8 millions, en hausse de 42 % par rapport aux résultats de l'année précédente.

En Bourse, l'action qui valait 25 $ en 2000 a chuté à moins de 1 $ dans les derniers jours.

De manière à remédier aux ennuis éprouvés avec le Hemolink, la direction entend miser sur la mise au point de huit autres produits actuellement en développement. «Notre portefeuille de produits nous place en excellente position pour dénicher un partenaire afin d'amener ces produits en phase de commercialisation», explique M. Hartwell.

L'entreprise aura besoin de huit à 10 millions pour entraîner ses huit produits à l'étape des essais cliniques et compléter leur développement pendant les prochaines années.

Comparaison avantageuse

Lee Hartwell considère toujours Hemolink comme un actif intéressant, mais même sans ce produit, il croit que Hemosol se compare avantageusement aux autres entreprises de biotechnologies au pays. «Si on regarde combien d'argent nous avons besoin pendant les deux ou trois prochaines années pour poursuivre le développement de nos produits, nous sommes au même point que 75 ou 80 % des firmes de biotechnologies au Canada», dit le président.

Plusieurs analystes qui suivent les activités de la société ont laissé entendre dans les dernières semaines que Hemosol n'a plus d'avenir depuis les récents déboires de Hemolink.

Les dirigeants ont dû éliminer la majorité de l'effectif et réduire les coûts d'opérations à un million par mois afin d'assurer que l'entreprise pourrait au moins survivre jusqu'à la fin de 2003.
 
 
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