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    Ottawa offre d'aider Québec

    «Le risque zéro, ça n'existe pas. [...] Il faut aller de l'avant quand même», dit le ministre des Ressources naturelles

    16 septembre 2010 |Alec Castonguay | Actualités économiques
    Christian Paradis<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Christian Paradis
    Le gaz de schiste est un «atout» pour le Canada, estime le ministre fédéral des Ressources naturelles, Christian Paradis, qui convient toutefois que cette filière n'est pas sans risque. Dans le débat déjà bien amorcé au Québec sur l'exploitation de cette forme d'hydrocarbure, Christian Paradis offre l'expertise d'Ottawa, notamment par l'entremise de la Commission géologique du Canada.

    Le ministre Paradis estime que le Canada et le Québec doivent saisir l'occasion que représente le gaz de schiste. «C'est un atout. Un actif qui s'ajoute au mélange énergétique du pays», a-t-il dit au Devoir lors d'une entrevue accordée mardi soir, après sa journée au Congrès mondial de l'énergie, qui se déroule à Montréal.

    Le ministre fédéral des Ressources naturelles affirme que le gaz de schiste, comme les autres hydrocarbures, «n'est pas sans risque». «Le risque zéro, ça n'existe pas. On peut tendre le plus possible vers le risque zéro, mais il y en a toujours un. Il faut aller de l'avant quand même, sinon on ne ferait aucun projet au Canada», dit-il, ajoutant qu'il s'agit d'une «richesse» pour le pays.

    Christian Paradis précise que son rôle «n'est pas de vendre cette filière énergétique» à la population. Il souhaite néanmoins que le fédéral participe au débat. «Je veux donner de l'information crédible.» Il ajoute: «En Colombie-Britannique, on exploite du gaz de schiste. Ils ont de l'expertise, ce qui n'est pas le cas au Québec. C'est plus difficile de développer une loi pour encadrer les hydrocarbures sans les connaissances. Mais le fédéral peut aider à faire le pont, même si c'est de compétence provinciale.»

    Le ministre propose au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) du Québec, qui commence son étude sur le gaz de schiste, de faire appel à la Commission géologique du Canada (CGC), qui relève de son ministère.

    Christian Paradis dit comprendre les craintes de la population. «C'est normal que les gens se posent des questions, parce que c'est une technologie nouvelle. C'est pour ça qu'il faut de l'information.»

    Le ministre convient que l'impression générale est celle d'une information uniquement fournie par l'industrie des gaz de schiste et donc inévitablement favorable à l'exploitation de cette filière. «C'est l'impression sur le terrain. Ce n'est pas parce que l'information vient de l'industrie qu'elle n'est pas fiable. Mais c'est vrai, les gens veulent d'autres sources d'information crédibles et c'est là que le gouvernement fédéral peut jouer un rôle.»












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