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La STM suspend son appel d'offres fermé au logiciel libre

On efface tout et on recommence. Sous un feu nourri de critiques, la Société de transport de Montréal (STM) a décidé hier de suspendre son appel d'offres pour l'acquisition de logiciels de marque Microsoft, et ce, afin d'évaluer la possibilité d'ouvrir ce processus d'achat à des logiciels libres de droits.

Ce marché d'un demi-million était vertement dénoncé depuis plusieurs jours par les défenseurs de systèmes informatiques libres de droits puisqu'il faisait fi d'une récente décision juridique qui impose désormais aux administrations publiques d'envisager l'utilisation de ce type d'applications informatiques dites ouvertes.

«L'appel d'offres a été suspendu par le conseil d'administration pour permettre à la STM d'évaluer l'impact lié à l'implantation d'autres produits comparables, a indiqué hier au Devoir Odile Paradis, porte-parole du transporteur urbain. Un nouvel appel d'offres pourrait ensuite être lancé.» Ce processus, désormais interrompu, devait normalement prendre fin le 8 septembre prochain à 15h.

Le 17 août dernier, la STM a soulevé l'ire de l'Association pour l'appropriation collective de l'informatique libre (FACIL) avec un appel d'offres visant l'acquisition de 2577 licences de la suite bureautique Microsoft Office 2010 Standard. Le contrat a une valeur estimée de 500 000 $.

Les raisons de la colère? L'appel d'offres, en ciblant un fournisseur informatique unique, Microsoft, faisait en effet abstraction d'un récent jugement rendu en juin dernier dans un litige opposant Savoir-Faire Linux, un fournisseur de logiciels libres, et la Régie des rentes du Québec. Dans un document de 40 pages, le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure du Québec, fait entrer dans l'illégalité ce genre de transaction qui favorise un produit informatique précis et qui exclut au passage d'autres solutions viables et équivalentes, selon lui.

«Bonne nouvelle»

«La décision du conseil d'administration de la STM est une bonne nouvelle, a indiqué hier Cyrille Béraud, président de l'Association professionnelle des entreprises en logiciels libres. Cela dénote une ouverture de la société face au logiciel libre. Nous attendons la suite des choses, mais cela nous semble prometteur.»

Depuis plusieurs années, les défenseurs de l'informatique libre cherchent à se faire entendre de l'administration publique au Québec, qui peine encore à ouvrir ses systèmes informatiques à des applications libres de droits, dont l'adoption permet souvent d'importantes économies. Le logiciel libre est également présenté comme une façon d'assurer une plus grande flexibilité des réseaux et une plus grande sécurité des données informatiques gouvernementales. Les organismes publics des États-Unis, à l'appel de Barack Obama, mais aussi de la France et du Brésil ont d'ailleurs décidé de faire une plus grande place à ces solutions informatiques à l'avenir. Le gouvernement du Québec n'a toujours pas statué sur cette question.
 
 
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  • Diane Mercier - Abonnée
    2 septembre 2010 09 h 13
    Continuons!
    Une autre démonstration que les groupes de pression ont leur raison d'être pour faire avancer l'approche ouverte en sciences et technologie de l'information et des connaissances. Merci à FACIL

    Certes, l'approche ouverte a été mise en évidence avec les déclarations de Obama, mais l'adoption de ces pratiques dans les organismes publics et associatifs est conditionnelle aux positionnements politiques municipales, "provinciales" et fédérales.

    Personnellement, j'ai adopté cette approche dans les années 1980 avec les courants "Social Informatics" de Kling et "End User Computing" de Martin.

    Diane Mercier, Ph.D.

    http://consultus.qc.ca/carnets
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  • Julien Reny - Abonné
    3 septembre 2010 01 h 21
    plus de logiciels gratuits = plus de consultants en informatique
    plus de logiciels gratuits = plus de consultants en informatique

    tant mieux je suis consultant en informatique, mais mon salaire est élevé qu'une licence office ;)
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  • Gall - Inscrit
    7 septembre 2010 08 h 44
    "libre" n'est pas "libre de droits"
    Bonjour,

    A noter que le titre est correct, mais que le corps de l'article reprend une approximation à de multiples reprises, en confondant "libre" et "libre de droits".

    "Libre de droits" signifierait que le logiciel est dans le domaine public. Cela arrive, mais c'est très rare.

    La plupart des "logiciels libres" sont munis d'une licence (comme la General Public License de Linux par exemple), et d'un copyright avec une liste d'auteurs.
    Ils ne sont pas "libres de droits" ; par exemple vous n'avez pas le droit de les redistribuer en effaçant le copyright et la licence d'origine pour faire croire que vous en êtes l'auteur.

    Pour en savoir plus :
    http://www.legalbiznext.com/droit/Logiciel-libre-n
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