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Gaz de schistes - Premiers puits en sol québécois en 2011

Gaz Métro a déjà demandé des autorisations gouvernementales pour les brancher à son réseau

Le projet de loi promis par Québec pour encadrer l’exploitation des gaz de schistes n’a pas encore été présenté, ni même débattu, alors que de plus en plus de citoyens s’inquiètent des impacts de l’exploitation de cette source d’énergie fossile.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Le projet de loi promis par Québec pour encadrer l’exploitation des gaz de schistes n’a pas encore été présenté, ni même débattu, alors que de plus en plus de citoyens s’inquiètent des impacts de l’exploitation de cette source d’énergie fossile.
Le projet de loi promis par Québec pour encadrer l'exploitation des gaz de schistes n'a pas encore été présenté, ni même débattu, tandis que de plus en plus de citoyens s'inquiètent des impacts de l'exploitation de cette source d'énergie fossile. Qu'à cela ne tienne, la société albertaine Questerre Energy espère tirer profit de ses premiers puits en sol québécois d'ici la mi-2011. Gaz Métro a d'ailleurs déjà demandé des autorisations gouvernementales pour les brancher à son réseau.

«Nous sommes actuellement en négociations avec nos partenaires, parmi lesquels Gaz Métro, la société de distribution par gazoduc pour ce projet. Sous réserve des résultats finaux du programme de puits d'observation horizontal et des négociations en cours, nous prévoyons actuellement que la production de gaz pourrait commencer dès le milieu de 2011», a fait savoir hier le président et chef de la direction de Questerre Energy, Michael Binnion, par voie de communiqué.

La porte-parole de Gaz Métro, Marie-Noëlle Cano, a d'ailleurs confirmé au Devoir que les choses évoluaient rapidement. «On a eu le mandat des producteurs de préparer un projet de prolongement de réseau gazier pour les puits de Questerre, qui travaille en partenariat avec Talisman», a-t-elle expliqué. Deux puits doivent être raccordés au réseau, un à Saint-Édouard-de-Lotbinière et un à Leclercville, sur la rive sud du Saint-Laurent.

«On a proposé un tracé, on a rencontré les propriétaires [des terrains où devrait passer le gazoduc] et on a fait les démarches auprès de l'Union des producteurs agricoles. Tout avance très bien et nous sommes en attente des certificats d'autorisation du gouvernement», a-t-elle poursuivi.

Visiblement, Gaz Métro est persuadée de recevoir le feu vert pour la construction des «28 kilomètres» de gazoduc nécessaires pour connecter les puits à son réseau, qui se rend présentement jusqu'à Saint-Flavien. L'installation de ce tuyau, qui sera souterrain, devrait prendre de six à sept mois.

Le tout sera prêt pour l'été 2011, a indiqué Mme Cano. «Notre objectif est d'être prêts au moment où les producteurs seront en mesure d'exploiter leurs puits. La demande qu'on a reçue des producteurs, c'est d'être prêts vers l'été prochain.»

Ressources importantes

Gaz Métro dit ne pas avoir reçu d'autres demandes du genre pour le moment. Mais ce ne devrait être que le début pour cette filière au Québec. Car plus le temps passe, plus les entreprises d'exploration gazière actives ici font état de ressources très importantes. Le sous-sol québécois — essentiellement sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Montréal, de part et d'autre de l'autoroute 20 — contiendrait en effet d'énormes quantités de gaz naturel. Certains évoquent des réserves récupérables de 10 000 à 25 000 milliards de pieds cubes. De quoi subvenir à la demande de la province pendant plus d'un siècle et générer des milliards en profits pour les entreprises. Preuve de l'engouement, toute cette zone est déjà sous permis d'exploration.

Fait à noter, Gaz Métro s'est faite jusqu'ici avare de détails sur le rôle qu'elle aura à jouer dans l'exploitation des gaz de schistes au Québec. Tout au plus, on a salué la possibilité de «diversifier» les approvisionnements en gaz naturel. Actuellement, tout ce qui est consommé au Québec est importé de l'Ouest canadien. En se branchant sur des puits québécois, l'entreprise pourra épargner sur les coûts de transport, a dit Mme Cano.

La plupart des entreprises impliquées dans l'exploration gazière au Québec sont quant à elles détenues par des intérêts provenant de l'extérieur de la province. Selon le Registraire des entreprises, Questerre a pignon sur rue à Calgary, en Alberta. Parmi ses administrateurs, on retrouve bien sûr des Albertains, mais aussi deux Norvégiens et un Anglais. Un seul Québécois siège à son conseil d'administration. Il s'agit d'un certain Pierre Boivin, président du Canadien de Montréal.

Pas de débat

Il est par ailleurs étonnant de voir les choses progresser aussi rapidement du côté de Questerre. Après tout, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, ne doit pas déposer avant l'automne le projet loi devant encadrer l'exploitation des hydrocarbures au Québec. Qui plus est, aucun véritable débat public n'a eu lieu pour juger de l'ensemble de cette filière complexe dont on commence à peine à prendre la mesure. Enfin, aucune étude indépendante n'a permis jusqu'à présent de déterminer avec précision les impacts environnementaux de l'exploitation des gaz de schistes.

La contestation prend d'ailleurs de l'ampleur. Des regroupements ont vu le jour pour dénoncer les pratiques de certaines entreprises présentes au Québec. Et le site Internet Rue Frontenac, fondé par les lockoutés du Journal de Montréal, faisait état cette semaine de nombreux cas de citoyens inquiets ou qui se sont sentis floués par ces sociétés. Les opposants soutiennent aussi qu'en plus des risques d'émanations de gaz toxiques, il existe une menace réelle pour la qualité de l'eau.

Les partisans du développement tous azimuts de cette filière se sont pour leur part lancé dans une véritable campagne de promotion du gaz naturel made in Québec depuis quelques mois. On dit notamment que ce gaz, bien qu'il soit émetteur de gaz à effet de serre — 30 % de moins que le pétrole —, représente une source d'énergie «propre». Questerre a aussi produit une vidéo pour «expliquer» comment on remonte le gaz à la surface. Il s'agit en fait de creuser un puits à la verticale, pour ensuite poursuivre le forage à l'horizontale. On peut alors fracturer la roche avec un mélange liquide contenant du sable et «libérer» le gaz.

Tout indique que Québec est enthousiaste à l'idée de voir se développer cette industrie. En entrevue au Devoir il y a quelques semaines, la ministre Normandeau avait bien résumé la volonté ferme du gouvernement Charest de permettre l'exploitation du gaz naturel: «Il y a là pour le Québec un rendez-vous qu'il ne peut pas manquer.»
 
 
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  • Amie du Richelieu
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 06h42
    Du forage près de chez nous très bientôt?
    Mercredi le 18 août, Questerre viendra vendre sa soupe à la MRC de Rouville dans une réunion de travail qui n'est pas ouverte au public. La MRC de Rouville n'a pas fait le nécessaire pour se joindre à la coalition des MRC qui demandent un moratoire sur l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste tant que des questions de base ne sont pas répondues et tant que les lois qui encadreront cette industrie n'est pas délibérée en parlement et rendues publiques. Selon Charles Côté de La Presse, la Ministre des Ressources Naturelles Nathalie Normandeau est à rédiger ces lois avec l'aide d'André Caillé, qui siège au Conseil d'Administration de Junex. http://www.cyberpresse.ca/environnement/201006/05/

    Johanne Dion
    Amie du Richelieu
    http://lesamisdurichelieu.blogspot.com/

  • Rodrigue Tremblay
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 06h55
    Pierre Boivin
    Tiens donc! Après avoir été le Québécois de service de M. Gillet, il devient le Québécois de service des Albertains
    Après le vent, le gaz. Pourquoi sommes-nous incapables de développer par nous-mêmes nos ressources naturelles?

  • François Ricard
    Abonné
    samedi 14 août 2010 07h08
    Un moratoire svp
    Les prédateurs internationaux se bousculent pour avoir accès à cette richesse naturelle qui nous appartient, à nous tous Québécois.
    Avant de leur permettre de fouiller sans vergogne notre sous-sol, il faut d'abord nous assurer qu'une juste part des revenus nous sera octroyée; il faut aussi nous assurer que notre couche phréatique ne sera pas contaminée pour des siècles à venir car l'eau est une denrée autrement plus essentielle que le gaz; il faut aussi nous assurer que son exploitation se fera dans le respect de l'environnement écologique et social partout où l'on forera des puits.
    Madame la ministre, permettez à tous les intervenants de bien documenter leurs dossiers et accordez-leur une tribune accueillante pour bien renseigner toute la population.
    Cette richesse n'appartient pas au seul parti libéral. C'est une décision qui appartient à tous les contribuables.
    Et surtout n'allez pas vendre, à la va-vite, notre gaz pour un "cent" le kilo.

  • Richard Larouche
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 07h27
    Pas besoin !
    La première question que l'on devrait se poser avant de donner le feu vert à ce projet (dont les impacts environnementaux n'ont même pas été évalués !), c'est : est-ce qu'on en a besoin? La réponse, c'est un non catégorique. Nous produisons déjà un surplus d'électricité au Québec. On gaspille déjà des milliards pour une centrale thermique qui n'est même pas utilisée près de Bécancour !

    J'espère que ce gouvernement mettra ses culottes pour une fois et s'opposera vigoureusement au dévelopement de ces gaz de shit !

    Gaz Métro, la même compagnie qui est impliquée dans les projets atroces de ports méthaniers, ne m'inspire pas du tout confiance.

  • Nathalie Choquette
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 08h10
    Pourquoi tant d'empressement ?
    Avant-hier dans vos pages, il fut question de l'exploitation minière au Québec qui, outre les 36000 emplois qu'elle nous procure - et ce n'est pas rien - rapporte des milliards à ses exploitants (non Québécois, non Canadiens en majorite si j,ai bien compris) mais des pecadilles au gouvernement quebecois, sans compter que notre environnement s'en trouve hypotheque.
    Hier, c'est de la vente de notre electricite a nos voisins du Vermont jusqu'en 2038 que certains decrient comme une vente a rabais, aux detriments des interets des consommateurs quebecois.
    Et, aujourd'hui, de l'exploitation du gaz naturel qu'on semble vouloir precipiter sans en avoir bien etudier les impacts environnementaux et economiques.
    Il y a comme un parfum de dilapidation que je trouve inquietant. Le depot du projet de loi de Mme Normandeau cet automne offrira esperons l'occasion de debattre de cet enjeu important.

  • jean-claude Vincent
    Abonné
    samedi 14 août 2010 08h18
    Le gouvernement Conservateur-Libéral du Québec
    Si j'ai bien compris on va laisser l'exploitation de ce gaz de schiste par des entreprises privées provenant de l'extérieur de la province qui vont se pousser avec des milliards de profits sans même prendre le temps de compléter des études d'impact environementaux.
    Mais qu'est-ce qui presse à ce point. Quand les rapaces ont l'écume à la bouche , il me semble que le rôle d'un bon gouvernement est de s'assurer de la sécurité de l'exploitation et du partage des profits avec le peuple du qUébec dans l'exploitation des ressources naturelles de la province.
    Pas pour ce gouvernement néo-conservateur . Il me semble que l'expérience des éoliennes devrait avoir servi de leçon, mais non on poursuit avec la même recette.
    Ça va prendre une mobilisation populaire comme celle qui avait été mise en place lors du projet de centrale thermique du Suroît pour faire entendre raison à Gaz Métropolitain et aux vautours qui tournent autour de nos richesses.

  • Dominic Ric
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 09h42
    Quelle horreur!
    Horrible de voir nos campagnes défigurées de la sorte.
    Horrible de constater que le principe de précaution ne s'applique pas.
    Horrible de ne pas voir publiées les études qui démontrent que la santé des citoyens en est affectée.
    Horrible aussi de laisser les étrangers venir profiter de nos ressources et détruire notre environnement.

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-fogl

  • prb
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 10h30
    Endormis a switch, reveillez-vous.
    Encore une fois les Quebecois sont endormis, je n'ai rien contre le prive mais cette ressource est trop importantes et strategique pour etre laisser dans les mains du prive.
    Je travail de cette industrie et je suis pour une nationalisation complete du gaz et du petrole, pipelines, raffineries incluse.
    Les Quebecois se font passer un beau sapin, on dort au gaz pendant que Hydro-Quebec cede les droits au prive et que Charest et Normandeau on aucune intention a sauver Shell.
    Une fois Shell est ferme, buy, buy, Petro-Can. et on renverse la pipeline a Portland et le tour est jouer.
    Petro-Quebec au plus sacrant, nous avons infrastuctures, ingenierie, chatiers navales et un des meilleur corps de maitier au monde,

  • Garfield
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 12h51
    Bouffons
    Nous ne sommes que cela pour tous les ministres,rien de plus.Toute loi n`est que de l`aveuglement pour que l`on nous réduits au silence.Tant et aussi longtemps qu`il y aura des $$$$ ils couperont le dernier arbre,pollué le dernier ruisseau et péché le dernier poisson.Alors ils s`apercevront que l`argent ne se mange pas.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 14 août 2010 13h55
    Un besoin ? surement !!!
    Le gaz naturel peut prendre la place du mazout auprès des entreprises et ainsi améliorer le bilan énergétique du Québec tout en créant de la richesse en sol québécois par les redevances, les jobs créés, les fournisseurs québécois, etc... Bref, une économie dynamisée et un environnement plus propre.

    http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archive

    Pour Monsieur Larouche qui n'en voit pas la nécesité, je lui rappelle la ferme intention du gourvenement du Québec de diversifier les sources d'énergies pour améliorer le bilan énergétique du Québec tout en le rendant autosuffisant donc, moins dépendant de l'ouest.

    Lors de l'autorisation des ports méthaniers , le Ministre de l'environnement, Claude Béchard, s'exprimait ainsi. : «Le Québec a besoin de gaz naturel, on est en bout de réseau. Il y a de moins en moins de gaz qui vient de l'Ouest. Ça fait partie de la diversification de nos sources d'énergie à nous.»

    Selon Sophie Brochu, PDG de Gaz Métro, la compagnie veut convertir les camions lourds au gaz naturel : «Les moteurs au gaz naturel sont en mesure de réduire de 20 à 25 % les émissions de gaz à effet de serre des camions lourds» Par année, les émissions de GES de cette industrie atteignent 9 millions de tonnes de CO2 soit «l'équivalent de 1,5 million de piscines olympiques par année», a imagé la dirigeante durant son discours devant le Cercle Canadien de Montréal. La société affirme même être en train de dessiner un projet à cet effet avec la compagnie Robert qui pourrait être implanté «rapidement».

    L'autosuffisance en gaz naturel au Québec est à portée de main et pourrait engendrer des économies de deux milliards de dollars par année à compter de 2015. Naturellement les champions verdoyants se rendent un mauvais service en retardant l'amélioration du bilan d'émissions au Québec et par conséquent nous appuvrissent aussi.

  • Fabien Beaudet
    Abonné
    samedi 14 août 2010 16h41
    VOIR ICI LES MÉFAITS DE CETTE INDUSTRIE
    Excellent documentaire sur les impacts de ce type d'exploitation. http://gaslandthemovie.com/whats-fracking/ En 2005, le gouvernement Bush et Cheney a soustrait cette industrie des lois de la qualité de l'air et de la qualité de l'eau. Pourquoi faire ainsi si elle est si propre et sans risque? Réfléchissons... Pour que l'exploitation soit rentable au détriment de l'environnement! Les libéraux s'apprêtent à faire de même?
    Si tel est le cas, encore une fois, l'État souffre de myopie. Il faut une mobilisation importante pour deux choses. 1. Faire un moratoire sur tout projet d'exploitation. 2. Nationaliser l'énergie québécoise et la rendre subordonner aux lois de l'environnement. S.V.P. pas d'Alberta ici. La destruction de l'écosystèeme boréal par les sables bitumineux est le parfait exemple de ce qu'il ne faut plus faire. Je ne veux pas de cette croissance!

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 14 août 2010 17h45
    Occuper le Québec par en-dessous
    Le sous-sol québécois contiendrait des réserves récupérables de 10 000 à 25 000 milliards de pieds cubes. De quoi subvenir à la demande de la province pendant plus d'un siècle... et générer des milliards en profits pour les entreprises.
    Pour nous Québécois, l'un n'empêcherait pas l'autre pourtant. On est très bien capable d'assumer d'avoir du gaz pour cent ans et de gérer (et digérer) les profits que ça rapporte. Je crois que nous avons maintenant des comptables qui ont la compétence nécessaire pour le faire, si c'est ça qui inquiète Jean Charest. Mais avant tout, détail, si on discutait entre nous de tout ça?

  • Dominic Ric
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 20h47
    Autosuffisance suffisante!
    On a de l'électricité qui nous pisse par les oreilles.
    Pourquoi s'encombrer de cette cochonnerie polluante?

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 21h12
    Pour une fois un commentaire pas trop absurde Fernand!
    Ciel un commentaire sensé. Oui, il y a du gaz au Québec, mais pour la réserve de 100 ans, j'ai des gros doutes car ce sont des estimés très optimistes. Quant à remplacer la consommation du Québec en 2015, là aussi, je demande à voir. De plus, je doute vraiment que l'on aura 2 milliards de dollars de retombées économiques à cette date. Pour avoir débattu avec Sophie Brochu, j'ai appris à ne pas me fier à ses affirmations qui sont essentiellement basé sur ce que Gaz Metro veut que l'on entendent.

    D'autre part, on a pas vraiment le choix de faire affaire avec de compagnies en dehors de Québec. Ce type de forage nécessite des l'équipement et de l'expertise qui n'existe tout simplement pas ici. En passant, un bonne partie des accidents qu'il y a eu USA ont été causé par des petites compagnies qui n'avaient pas les compétences techniques pour faire le travail correctement.

    Pour ce qui est des risques de contamination de l'eau. Les gisements se trouvent à quelques kilomètres sous le sol. Le risque principal est que le puits de forage soit mal cimenté dans les premier 500 m du forage. Les entreprise ont tout intérêt à faire une bonne job car si l'eau fuit le gaz va fuir encore plus vite. Encore là, il vaut mieux ne pas faire affaire avec des bineries.

    Pour ce qui des produits toxiques, il y a un tissu de mensonges qui a été dit à ce sujet. D'une part, il n'y a pas d'hydrogène sulfureux dans le gaz naturel du Québec. D'autre part, cela fait un bon bout de temps que personne ne fore avec du diésel ou du benzène. Les produit utilisés sont biodégradables. De plus, les shales ici ne sont pas radioactifs.

    De plus, il n'est pas question de détruire le paysage des campagnes. Une fois la foreuse a fini ses deux mois de forage, il reste une tête de puits.

    Par pitié, objectez-vous pour les bonnes raisons.

  • Tim Yeatman
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 00h40
    Shale pas Radioactif!
    M. Dutil. Avez vous vérifiée avec votre compteur Geiger-Müller sur le champ d'un forage? Encore un affirmation sans référence!
    Tim de Richelieu

  • Nathalie E. Pellerin
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 01h09
    Pas l'expertise?
    Ce gaz appartient au Québécoises et Québécois, comme toutes nos ressources en énergie.Il nous appartient de décider ensemble si nous voulons l'exploiter et comment. Ces compagnies albertaines n'ont sûrement pas plus d'expérience, d'expertise et d'équipement magiques que BP. Pourquoi se presser?
    Ça sent la moufette!
    Elle est où la pétition, le groupe Facebook, la marche, que je mette ma participation vers une solution profitable à nous tous?
    Y'a quelqu'un dans notre maison qui est en train de tout prendre et on le croit quand il nous dit qu'on n'y peut rien? Pu capable, de me faire entourlouper. Pu capable de l'Alliance Charest-Libéraux-CanadaINC. J'ai peur à mon pays.

  • jpthoma1
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 08h21
    C'est le temps d'investir
    Allez, hop!

    Si, comme le prévoit le Devoir, il y a des milliards de profits à faire à exploiter ce gaz, j'espère que tous les québécois, la Caisse de Dépôt, le Fonds de Solidarité, les fonds institutionnels québécois vont sauter sur l'occasion et investir dans ces projets.

    C'est pas le temps de regarder le train passer en se demandant si on aurait pas du faire une étude d'impact avant de faire la voie ferrée. la voie ferrée est là et le train passe.

    Go, Go, Go! Embarquez avant qu'il soit trop tard.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 15 août 2010 08h24
    M.Dutil
    Votre attitude hautaine aux vapeurs méprisantes avec les commentateurs ne m'impressionne pas du tout, ne surprend pas du tout. C'est la posture qu'on adopte généralement quand on veut en passer une p'tite vite au monde. Ce que les citoyens inquiets disent, peu importe que ce soit avec maladresse ou non, c'est que des projets de cette envergure, ça se discute, en prenant le temps qu'il faut. Vous, semble-t-il, le picossage de roches, c'est votre domaine. Moi, par exemple, c'est l'assainissement de l'eau et chaque domaine a son jargon, même la collecte des ordures.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 15 août 2010 10h12
    Un manque d'expertise au Québec ?
    À la fin des années 50 et au début des années 60, un argument majeur des opposants à la prise en charge par les Québécois de leur hydro-électricité était que ces derniers n'avaient pas l'expertise pour ce faire. La suite nous a démontré le contraire.

    Lorsqu'un peuple ignore son histoire, il est condamné à répéter ses erreurs.

    Pour revenir au fond du dossier, je pense que tant qu'on aura pas fait d'études d'impacts sérieuses, ce gaz doit rester où il est est.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 15 août 2010 10h42
    Junex, Gaz Métro et cie toutes des compagnies québécoises
    Junex, Gaz Métro et al sont toutes des compagnies québécoises dont on peut acheter des actions à la bourse pour assurer un contenu québécois et de se faire un fond de pension via des REER. Déjà la Caisse de Dépôt et le Fonds Desjhardins en possèdent même le Fond de Solidarité de la FTQ est partenaire de Junex.

    On n'a pas besoin de créer Pétro-Québec on en a assez de Pétro-Canada qui se comporte comme les autres et part à chaque fois la spirale des hausses de prix à la pompe. Pourtant Pétro-Canada, ça nous appartient...

    Quand à Yvan Dutil. Junex a été chercher aux États Unis la technique et demeure toujours une entreprise québécoise qui possède les claims sur la majorité du territoire convoité entre Gaspé et Drummondville. En avril 2004, Junex a complété l’acquisition de Foragaz qui fournissait depuis quelques années les services de forages sur les projets d’exploration de la compagnie. Foragaz est la seule compagnie québécoise active dans le forage de puits pétroliers et gaziers. Ceci assure une main-mise québécoise sur ce qui se passera au Québec.

    La compagnie Junex a été créée en mars 1999 par l’association entre M. Jacques Aubert (Ancien haut-dirigeant de Cascades pendant près de vingt ans et ancien président de la Société québécoise d’initiatives pétrolières) et M. Jean-Yves Lavoie, ingénieur pétrolier actif dans le domaine de l’exploration des hydrocarbures depuis plus de vingt-ans. Outre ces deux dirigeants le CA est composé de André Caillé, Daniel Courteau, Laurent Lemaire (Cascades), Gérald Riverin et l'ingénieur spécialisé en fracture de sciste, Roberto Aquilera. Y a pas trop d'étrangers là dedans.

    Nos écolos devraient visiter les sites des compagnies engagées dans le dossier avant de dire n'importe quoi.



    http://www.junex.ca/fr/junex/history.php

    Dans Gaz Métro, André caillé d'Hydro-Québec est au conseil d'Administration. Mme Brochu et Monsieur Caillé sont québécois à

  • Wina Forget
    Inscrite
    dimanche 15 août 2010 11h29
    Non à cette inductrie pour un avenir sain et vert
    Bravo pour votre bon commentaire Me Marcotte.
    M.Dutil, si je m'oppose par principes, parce que j'ai des valeurs et que je ne suis pas une vendue, est-ce d'assez bonnes raisons pour vous?

    Le gouvernement québécois a floué une fois de plus sa population. Le Québec n'a pas besoin de ces puits de gaz ni de l'argent sale qui vient avec! Ces compagnies voudraient nous faire croire qu'elles oeuvrent dans l'énergie propre et vert !!! Mais est-ce que les québécois ont l'air à ce point imbécile? Comment peut-on dire que le gaz schistes qui comporte un haut taux de risques de catastrophes environnementale ( émanations de gaz toxiques, manace pour la qualité de l'eau) est un rendez-vous à ne pas manquer !?! Peut-être que vous ne serez plus de se monde M.Dutil lorsque les bévues de cette industrie se feront vraiment sentir, mais moi, j'ai 21 ans et j'en serai indéniablement une victime.

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 15 août 2010 13h25
    Études d'impact sérieuses, consultations M.Trudel!
    Vous ne dites rien là-dessus alors que ce sont ces préoccupations qui sont principalement exprimées ici. Vous êtes comme une montre qui montre tout sauf l'heure. Vous discréditez tout ce qui se dit en appliquant votre taxe verdure à tout vent pour humilier et faire taire les intervenants. Cette attitude est contre-productive, régressante, ennuyante.

  • Daniel Breton
    Inscrit
    dimanche 15 août 2010 19h20
    Avis à tous: le débat s'en vient!
    À tous ceux et celles qui s'intéressent à ce dossier, sachez que le débat s'en vient. Que si certains arguments écrits ici sont intéressants, il manque plusieurs pièces au puzzle.

    Du Suroît à Rabaska à Gentilly 2 au gaz de schiste, la logique scientifique et écologique devra primer sur les intérêts particuliers. C'est l'avenir du Québec et de la planète qui est en jeu.

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    lundi 16 août 2010 15h10
    Non pas radioactif
    @Tim Yeatman Les shales d'Utica que l'on retrouve au Québec ne sont pas radioactifs et ne contiennent pas de H2S non plus, cela m'a été confirmé par des géologues. En passant, je suggère bien humblement de prendre le temps de vous informer à partir de sources FIABLES. C'est un principe de base que l'on apprend aux étudiants de première année au Cégeps.

    Quand on monte un mouvement d'opposition, on peut se permettre de prendre quelques minutes et téléphones à un prof d'université pour avoir son avis et pour être sûr téléphoner à un deuxième prof. Il y a aussi plein d'information officielle disponible. De même, vous pouvez prendre le téléphone et demander un complément d'information au MRNF.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 19 août 2010 09h50
    Un hommage
    Je veux rendre hommage à Mme France Marcotte qui intervient sur cet article sur d'autres du Devoir. Bien documentée, le ton toujours posé, elle fait valoir ses points de vue sans les imposer.

    C'est une humaniste et j'apprécie toujours de lire ses commentaires.

    Merci Mme Marcotte d'être là.

  • JF Gaudreau
    Inscrit
    vendredi 20 août 2010 10h56
    Les déchets de forage eux - Quelles sont leur toxicité et qu'est-ce qu'on en fait?
    Tant mieux si les schistes d'Utica qu'on a au Québec ne sont pas radioactifs, mais quant à la soupe chimique utilisée pour faire craquer tout se schiste qu'en est-elle? Nos voisins du sud (État de NY) viennent d'établir un moratoire sur le sujet, découvrant que du benzène, autres cancérigènes et matières radioactives se retrouvent dans ces déchets. Tant de questions, et quelle empresse au niveau de l'industrie et du gouvernement!

  • Yvan Dutil
    Inscrit
    samedi 21 août 2010 09h08
    IL faut comaprer des pommes avec des pommes.
    @Jf Gaudreau Un vous mélangez tous les cas à problèmes des États-Unis dans le même panier. D'une part, le diésel et les autres produits toxiques ne sont plus utilisés. C'est la cause de la majorités des problèmes rapportés aux USA. Ici, les compagnies doivent donner la liste de leurs produits, Les produits utilisées sont biodégradables. Cela fait que les résidus de forages ne sont pas toxiques, Et, comme la roche n'est pas radioactive, les résidus ne le seront pas non plus.

    En passant, on parle d'environ 40-50 puits forés par années d'ici 2020. On est loin des dizaines milliers de puits décriés par certains,

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 22 août 2010 14h45
    Je ne me fie pas...
    ...aux informations que pourrait fournir le MRNF. Ce ministère travaille pour l'industrie et non pour le bien commun.

  • JF Gaudreau
    Inscrit
    mardi 24 août 2010 13h04
    Auriez-vous la liste de ces produits / composés chimiques utilisés?
    @Yvan Dutil

    Merci de vous soucier de mes commentaires/inquiétudes...

    Auriez-vous plus de détails sur les composés chimiques et concentrations au sujet des produits (source: Questerre)

    Acide

    Réducteur de friction

    Surfactant

    Gel

    Antitartre

    Correcteur de PH

    Concasseur

    Agent de réticulation

    Agent de contrôle de fer

    Inhibiteur de corrosion

    Agent antibactérien

    Agent de soutènement

  • Maude Gagnon
    Inscrit
    mardi 31 août 2010 22h25
    Tout est biodégradable
    Le plastique et même les liquides toxiques rejetés lors de l'exploitation des sables bitumineux en Alberta sont biodégrables... sur des milliers d'années. Ce qu'il est bon de savoir est sur quelle période de temps et à quel pourcentage.

  • Robert Gu
    Inscrit
    mercredi 1 décembre 2010 06h03
    GASLAND en salle prochainement ?
    Je ne comprends pas qu'on croie le lobby des les compagnies de Gaz qui tentent de convaincre qu'il n'y a aucun problème pour la nappe fréatique et la salubrité de l'eau potable...dans l'exploitation du Gaz de Schiste... http://www.youtube.com/watch?v=dZe1AeH0Qz8 Le gaz naturel est une bonne chose, mais pas au prix de détruire l'eau potable!... attention. Il faut donc trouver et encourager d'autres formes d'énergie que les gaz obtenus par iniltration de liquides ( eau) dans le sol... au Québec, et partout dans le monde, si on ne veut pas détruire l'EAU potable. Il faut plutôt favoriser les formes d'énergie renouvelables il semble.

    Le film GASLAND sera en salle prochainement ... http://www.gaslandthemovie.com/

  • Francine Frappier
    Abonnée
    samedi 13 août 2011 08h26
    Réféence à un article du New York Times sur les gaz de schistes

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