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    La publicité en ligne grimpe vite

    La pub sur Internet rejoint pratiquement celle des quotidiens au Canada

    L’industrie interactive est la seule à avoir connu une hausse de ses revenus publicitaires au cours de l’année 2009. Ses revenus publicitaires ont aussi doublé de 2006 à 2009.<br />
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir L’industrie interactive est la seule à avoir connu une hausse de ses revenus publicitaires au cours de l’année 2009. Ses revenus publicitaires ont aussi doublé de 2006 à 2009.
    La télévision continue de trôner au sommet, mais ça commence à jouer du coude pour la deuxième place. Grâce à une poussée de 14 %, la publicité interactive s'est rapprochée à un cheveu de celle des journaux quotidiens en 2009 et a distancé indéniablement la publicité radio.

    Selon les données publiées hier par le Bureau de la publicité interactive du Canada, la pub sur Internet a atteint 1,8 milliard l'an dernier, comparativement à 2 milliards pour les quotidiens (-18 %), et à 1,5 milliard pour la radio (-6 %). La télévision demeure bien en selle au premier rang, avec des revenus totaux de 3,1 milliards (-9 %).

    L'industrie interactive est la seule à avoir connu une hausse de ses revenus publicitaires au cours de l'année 2009. La croissance des dernières années a été si forte qu'en seulement trois ans, de 2006 à 2009, ses revenus publicitaires ont doublé.

    Pour chaque dollar de publicité interactive, par exemple, 40 ¢ vont à la publicité associée aux mots clés de recherche, 32 ¢ vont à des pubs graphiques et 26 ¢ sont consacrés aux petites annonces.

    «Une grosse partie de la diminution des revenus des médias traditionnels est attribuable à la récession, il n'y a aucun doute à cet égard», a dit la présidente du Bureau, Paula Gignac, lors d'un entretien hier.

    Selon elle, la raison pour laquelle le monde interactif a fait le plein de dollars publicitaires malgré la récession vient du fait qu'il en coûte moins cher pour s'y afficher que ce que coûte la production d'une pub télé, par exemple. De plus, le résultat est immédiatement mesurable.

    Le Bureau, aussi connu sous le nom de IAB Canada, n'est pas le seul organisme à faire état des avancées de la pub interactive. Selon ZenithOptimedia, celle-ci va atteindre 2,5 milliards d'ici 2012, alors que le secteur des quotidiens va reculer à 1,94 milliard. La télévision et la radio, de leur côté, se limiteraient à une très faible croissance.

    Le rapport du Bureau a aussi indiqué que «malgré la récession, le secteur automobile a continué d'être le principal générateur de revenus pour les éditeurs de sites en 2009, avec une contribution de 12 %». Les services financiers arrivent au deuxième rang, à 10 %, ex aequo avec les produits emballés. Au troisième rang figure la technologie, à 9 %.

    Quant à la catégorie des magazines, les revenus publicitaires ont atteint 590 millions en 2009, une baisse de 15 % par rapport à 2008, selon IAB Canada. ZenithOptimedia croit que les revenus vont augmenter légèrement à 616 millions d'ici 2012.

    Mme Gignac a dit qu'un des principaux défis pour des sociétés qui possèdent plusieurs plateformes de diffusion — nommons Rogers, par exemple — est de s'ajuster à la transition qui s'opère en publicité de manière à ce qu'une plateforme ne cannibalise pas l'autre. Autrement dit, de tirer profit des nouveaux dollars de la pub interactive en s'assurant de continuer à faire fonctionner le modèle traditionnel.












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