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Rester actif pour aider l'économie

Claude Castonguay préconise la mise en place d’une véritable politique du vieillissement actif.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Claude Castonguay préconise la mise en place d’une véritable politique du vieillissement actif.
Le Québec vieillit vite et même plus vite qu'ailleurs au Canada et dans le reste du monde. Sa population active diminue de manière abrupte, au risque de devenir inférieure à celle des non-actifs si rien n'est entrepris rapidement. La situation risque de nuire à l'économie québécoise.

«D'ici cinq ans, les départs à la retraites ne seront plus compensés par l'arrivée de jeunes sur le marché du travail, prévient Claude Castonguay, Fellow invité au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO). Les premiers baby-boomers auront 65 ans en 2011. Au Québec, l'âge médian de la prise de la retraite est de 61,4 ans chez les hommes et de 59,7 ans chez les femmes. D'ici 20 ans, ils devraient donc tous être à la retraite.»

Claude Castonguay a mené une recherche intitulé La longévité: une richesse, publiée en janvier dernier par le CIRANO. D'après cette étude, cette baisse de main-d'oeuvre causera une diminution de la croissance économique de la province. Elle prévoit un déficit structurel pouvant atteindre 8,2 milliards de dollars en 2021 et une détérioration des revenus des salariés.

Pour contrer ces effets, une solution serait le vieillissement actif. Ainsi, on permettrait à chaque personne de travailler plus longtemps si elle en est capable et si elle en éprouve l'envie. «En mettant en place des mesures favorisant une pleine participation des travailleurs âgés au marché du travail, nous pourrons contrer dans une large mesure les effets négatifs du vieillissement de la population», assure le chercheur.

Le rapport préconise donc la mise en place d'une véritable politique du vieillissement actif qui fasse en sorte qu'il est possible et avantageux de reporter la retraite. Claude Castonguay prévient toutefois qu'il doit s'agir de mesures volontaires. «Le vieillissement actif et la poursuite du travail ne peuvent être imposés, il s'agit d'un choix qui doit être exercé librement par chacun. Puisque de plus en plus de travailleurs souhaitent justement prolonger leurs activités professionnelles, les mesures du passé conçues pour pousser les travailleurs vers la retraite doivent maintenant faire place à des incitatifs qui rendent possible et favorisent leur maintien au travail selon des conditions adaptées à leurs capacités et à leurs aspirations. Il en va de la santé économique du Québec et de la qualité de vie de nos aînés.»
 
 
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  • gparadis - Abonné
    7 août 2010 07 h 48
    Nous les boomers.
    Oui, effectivement si mon employeur me demanderais de rester après 65 ans je n'aurais aucune objections. Le "voyage" ne m'attires pas vraiment et je n'ai pas les moyens financiers de passer le reste de ma vie entre deux valises ! Par contre rester à mon emploi avec quelques modifications c'est une bonne solution.

    Surtout en informatique où le télétravail (travail de chez-soi) est très facilement exploitable. Surtout l'hiver ! Et le support au téléphone est très réalisable, avec l'expérience accumulée, je peux dépanner n'importe qui au téléphone car j'ai les images exactes des solutions et comment y parvenir. Et je suis persuader que cette technique s'applique à d'autres métiers !
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  • alen - Inscrit
    7 août 2010 09 h 38
    Problème ou opportunité?..
    Il me semble qu'on fait tout un plat avec ça pour rien, à tout le moins qu'on présente trop cette question comme un problème, pas assez comme une opportunité.

    Depuis la fin des années 50, en effet, le Québec a été confronté à l'arrivée sur le marché du travail de contingents de travailleurs, année après année, toujours plus nombreux que ce que le marché pouvait en absorber. Résultâts: chômage chronique, aide sociale sans fin, criminalité élevée, etc... Tant mieux si nous sortons enfin de cette maudite ornière dans laquelle nous pataugeons depuis 60 ans.

    Pour la manque de main d'oeuvre, soyons un peu réaliste. Encore en 2009, sur une population active de 4 200 000 personnes, on ne faisait travailler que 3 850 000 personnes, avec des taux d'activité et d'emploi de 65,2 % et 59,7 % respectivement. Le Canada fait mieux et le Québec peut aussi faire mieux.

    De plus, le marché de la main d'oeuvre se resserrant, on pourra dégraisser la fonction publique, choisir les industries à haut rendement, augmenter la masse salariale, diminuer les coûts de l'administration, du chômage, de l'aide sociale, etc...

    Bref, ce qui se dessine est plutôt une bonne nouvelle pour le Québec, la meilleure qu'il n'ait reçue en 60 ans en fait. Dommage que les oiseaux de malheurs, dits lucides, l'occultent totalement.
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  • alen - Inscrit
    7 août 2010 09 h 49
    Attention...
    Attention en effet, dans le moment, travailler après 65 ans n'a d'intérêt que pour les hauts salariés et les pensionnés (d'employeurs) qui n'ont pas droit au supplément de revenu garanti (SRG). Pour les gens à faible revenu, la perte sur le SRG est de 48 % du revenu gagné jusqu'à 15 000 $. Après impôt (30 %), il ne reste donc guère plus de 25 cents dans la piaste au brave qui se lance dans l'aventure.

    Toutes les mesures cosmétiques du monde ne changeront rien à ce malheureux constat.
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  • Chryst - Abonné
    10 août 2010 20 h 01
    Plus actif que jamais.
    Cela malgré mon âge et mon ataxie. Mon expérience acquise en base de données serait unique au monde.

    Un voyage de pêche dans la région de Magog m’a convaincu sur l’utilisation des données satellitaires et leur intégration à la banque de données.

    Je savais que je ne travaillerais plus pour mon employeur ce jour-là. Il serait plus profitable de travailler pour moi et à mes projets,

    J’ai même laissé tomber mon emploi permanent au gouvernement du Québec et refusé un travail à domicile. Même plus, j’ai dépensé pas moins de 5000$ en frais d’avocat et pour l’ouverture de mon site sur l’ataxie.

    Une chose que tous les bons prévisionnistes semblent incapables de faire c’est d’anticiper l’avenir.

    Les nouvelles technologies et connaissances ne laissent rien présager du futur de sorte qu’il est bien difficile de le prévoir. L’économie ne fait pas exception à la règle.

    Michel Thibault ing. f. m. sc.
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