Casey's riposte à Couche-Tard
L'entreprise américaine veut racheter le quart de ses actions
Photo : Dépanneur Couche-Tard
Le rachat du quart de ses actions serait pour Casey’s une audacieuse opération d’environ 500 millions $US.
Casey's General Stores a annoncé hier son intention de racheter le quart de ses actions, une audacieuse opération d'environ 500 millions $US qui risque de torpiller l'offre d'achat hostile de l'entreprise américaine présentée par Alimentation Couche-Tard.
L'exploitant de dépanneurs de l'Iowa entend verser entre 38 et 40 $US pour chaque action qu'il rachètera, alors que dans sa plus récente proposition, Couche-Tard offre 36,75 $US par action, pour une somme totale de 1,9 milliard $US.
Le rachat se fera au moyen d'une «adjudication à la hollandaise», de sorte que les enchères commenceront à 40 $ US pour diminuer graduellement, jusqu'à ce que les actions trouvent preneur, au cours le plus bas possible. Les titres seront tous vendus au même prix.
Casey's a en outre rejeté officiellement, hier, la bonification de 75 ¢US de l'offre de Couche-Tard, qui est passée de 36 à 36,75 $US la semaine dernière. Selon Casey's, l'offre du géant lavallois «sous-évalue substantiellement» ses actifs.
«En définitive, [le rachat d'actions] et le potentiel de croissance de l'entreprise sont beaucoup plus avantageux pour les actionnaires de Casey's que l'offre intéressée et insuffisante de Couche-Tard», a déclaré le président et chef de la direction de Casey's, Robert Myers, dans un communiqué.
Martin Landry, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, a estimé que cette nouvelle offensive de Casey's constituait un «obstacle significatif» au projet de Couche-Tard. «Si Couche-Tard a l'intention de poursuivre l'acquisition de Casey's, il devra vraisemblablement augmenter le prix de son offre au-delà de la fourchette proposée par Casey's dans le cadre de son adjudication à la hollandaise», a écrit M. Landry dans une note.
Or, tout indique que Couche-Tard n'est pas prêt à dépasser la barre des 38 $US par action pour mettre la main sur Casey's.
Peu de temps après l'annonce de son intention d'acquérir la chaîne américaine, en avril, Couche-Tard avait vendu la plupart des actions de Casey's qu'il détenait au prix moyen de 38,43 $, empochant au passage un gain de 11,4 millions.
«Lorsque les spéculateurs ont fait grimper le prix [de l'action de Casey's] au-dessus de la barre des 38 $US le jour de l'annonce [de l'offre de Couche-Tard], il était clair à ce moment-là que nous ne serions pas acquéreurs à ce prix», a indiqué le président et chef de la direction de Couche-Tard, Alain Bouchard, dans le plus récent rapport annuel de l'entreprise.
Martin Landry continue de voir d'un bon oeil l'acquisition de Casey's, même si Couche-Tard devait consentir à un prix d'achat plus élevé. «Cependant, compte tenu de ces faits nouveaux, la probabilité que la transaction se concrétise semble plus faible», a-t-il relevé.
Dans un communiqué, M. Bouchard s'est montré laconique sur la démarche de Casey's, hier. «Nous sommes déçus que le conseil d'administration [de Casey's] ait rejeté notre offre bonifiée de 36,75 $US l'action payable au comptant et ait entamé une recapitalisation pour seulement 25 % [de ses] actions sans même entamer de discussions avec nous, a-t-il déclaré. Nous continuerons d'évaluer nos options.»
L'entreprise américaine entend financer le rachat d'actions par le biais de sa trésorerie et d'emprunts. Selon ses dirigeants, l'opération est «financièrement prudente» parce qu'elle contribuera au bénéfice par action.
Le rachat d'actions doit débuter aujourd'hui et prendre fin le 25 août, à moins d'une prolongation.
L'offre publique d'achat de Couche-Tard a été houleuse dès le début. Les deux parties se poursuivent mutuellement devant les tribunaux à propos de la transaction. Il convient de noter que la première offre de Couche-Tard, à 36 $US l'action, n'a pas connu un succès phénoménal: tout juste 19,2 % des actionnaires avaient accepté de déposer leurs actions en date du 9 juillet. L'offre bonifiée à 36,75 $US expire le 6 août.
Sur un autre front, Couche-Tard a proposé la nomination de neuf candidats au conseil d'administration de Casey's en vue de l'assemblée annuelle des actionnaires de l'entreprise américaine, qui doit avoir lieu en septembre. Couche-Tard espère ainsi forcer Casey's à entamer des négociations au sujet de son offre d'achat.
Casey's exploite plus de 1500 dépanneurs dans le Midwest américain.
L'exploitant de dépanneurs de l'Iowa entend verser entre 38 et 40 $US pour chaque action qu'il rachètera, alors que dans sa plus récente proposition, Couche-Tard offre 36,75 $US par action, pour une somme totale de 1,9 milliard $US.
Le rachat se fera au moyen d'une «adjudication à la hollandaise», de sorte que les enchères commenceront à 40 $ US pour diminuer graduellement, jusqu'à ce que les actions trouvent preneur, au cours le plus bas possible. Les titres seront tous vendus au même prix.
Casey's a en outre rejeté officiellement, hier, la bonification de 75 ¢US de l'offre de Couche-Tard, qui est passée de 36 à 36,75 $US la semaine dernière. Selon Casey's, l'offre du géant lavallois «sous-évalue substantiellement» ses actifs.
«En définitive, [le rachat d'actions] et le potentiel de croissance de l'entreprise sont beaucoup plus avantageux pour les actionnaires de Casey's que l'offre intéressée et insuffisante de Couche-Tard», a déclaré le président et chef de la direction de Casey's, Robert Myers, dans un communiqué.
Martin Landry, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, a estimé que cette nouvelle offensive de Casey's constituait un «obstacle significatif» au projet de Couche-Tard. «Si Couche-Tard a l'intention de poursuivre l'acquisition de Casey's, il devra vraisemblablement augmenter le prix de son offre au-delà de la fourchette proposée par Casey's dans le cadre de son adjudication à la hollandaise», a écrit M. Landry dans une note.
Or, tout indique que Couche-Tard n'est pas prêt à dépasser la barre des 38 $US par action pour mettre la main sur Casey's.
Peu de temps après l'annonce de son intention d'acquérir la chaîne américaine, en avril, Couche-Tard avait vendu la plupart des actions de Casey's qu'il détenait au prix moyen de 38,43 $, empochant au passage un gain de 11,4 millions.
«Lorsque les spéculateurs ont fait grimper le prix [de l'action de Casey's] au-dessus de la barre des 38 $US le jour de l'annonce [de l'offre de Couche-Tard], il était clair à ce moment-là que nous ne serions pas acquéreurs à ce prix», a indiqué le président et chef de la direction de Couche-Tard, Alain Bouchard, dans le plus récent rapport annuel de l'entreprise.
Martin Landry continue de voir d'un bon oeil l'acquisition de Casey's, même si Couche-Tard devait consentir à un prix d'achat plus élevé. «Cependant, compte tenu de ces faits nouveaux, la probabilité que la transaction se concrétise semble plus faible», a-t-il relevé.
Dans un communiqué, M. Bouchard s'est montré laconique sur la démarche de Casey's, hier. «Nous sommes déçus que le conseil d'administration [de Casey's] ait rejeté notre offre bonifiée de 36,75 $US l'action payable au comptant et ait entamé une recapitalisation pour seulement 25 % [de ses] actions sans même entamer de discussions avec nous, a-t-il déclaré. Nous continuerons d'évaluer nos options.»
L'entreprise américaine entend financer le rachat d'actions par le biais de sa trésorerie et d'emprunts. Selon ses dirigeants, l'opération est «financièrement prudente» parce qu'elle contribuera au bénéfice par action.
Le rachat d'actions doit débuter aujourd'hui et prendre fin le 25 août, à moins d'une prolongation.
L'offre publique d'achat de Couche-Tard a été houleuse dès le début. Les deux parties se poursuivent mutuellement devant les tribunaux à propos de la transaction. Il convient de noter que la première offre de Couche-Tard, à 36 $US l'action, n'a pas connu un succès phénoménal: tout juste 19,2 % des actionnaires avaient accepté de déposer leurs actions en date du 9 juillet. L'offre bonifiée à 36,75 $US expire le 6 août.
Sur un autre front, Couche-Tard a proposé la nomination de neuf candidats au conseil d'administration de Casey's en vue de l'assemblée annuelle des actionnaires de l'entreprise américaine, qui doit avoir lieu en septembre. Couche-Tard espère ainsi forcer Casey's à entamer des négociations au sujet de son offre d'achat.
Casey's exploite plus de 1500 dépanneurs dans le Midwest américain.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

