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Selon deux groupes écologistes - Hydro-Québec ne ferait pas assez d'efforts en matière d'efficacité énergétique

Le potentiel inexploité d'économies d'énergie par Hydro-Québec est tel que la société d'État serait capable d'augmenter son bénéfice brut de 473 millions en revendant sur les marchés d'exportation l'électricité ainsi récupérée.

C'est ce qu'ont soutenu deux groupes écologistes, Équiterre et Ontario Clean Air Alliance, au cours d'une rencontre avec la presse, hier. Les deux groupes ont analysé le plan stratégique d'Hydro-Québec et ont tiré leurs propres conclusions à partir de certaines données.

«Le coût moyen de réduction d'un kilowattheure pour Hydro-Québec est considérablement moins élevé que les revenus moyens que tire Hydro-Québec de l'exportation du même kilowattheure, soit 9 ¢ le kilowattheure en 2008», écrivent les deux groupes dans leur rapport.

Selon eux, Hydro-Québec peut et doit faire beaucoup plus en matière d'efficacité énergétique.

Coordonnateur général adjoint d'Équiterre, Steven Guilbeault se dit persuadé qu'avec des incitatifs plus généreux, les industries et les consommateurs emboîteraient le pas. «Hydro-Québec avait à toutes fins pratiques arrêté, pendant les années 1990, de faire des mesures d'efficacité énergétique. Quand ils ont relancé ces mesures-là, suite au débat sur Le Suroît [centrale thermique], en 2004-2005 ils ont été inondés d'appels, de demandes. Lorsqu'on offre des mesures intéressantes, tant auprès des citoyens que des entreprises, les gens embarquent, les gens vont le faire», a opiné M. Guilbeault.

Les deux groupes écologistes conseillent aussi à Hydro-Québec de mieux coordonner les réseaux québécois et ontarien. Le Québec enregistre ses pointes de consommation d'électricité l'hiver, à cause du chauffage, alors que l'Ontario connaît ses pointes l'été, à cause de la climatisation. Le Québec a donc un surplus de capacité de production l'été alors qu'en Ontario, ce surplus survient l'hiver.

Meilleure coordination

«En coordonnant plus étroitement les réseaux d'électricité des deux provinces, le besoin pour Hydro-Québec de construire de nouvelles installations de production hydroélectrique à coût élevé pour satisfaire la demande de pointe l'hiver serait réduit. De même, en Ontario, le besoin de construire de nouvelles centrales au gaz naturel coûteuses pour satisfaire aux demandes de pointe en période de canicule serait réduit», font valoir Équiterre et l'Ontario Clean Air Alliance.

Joint au téléphone, le chef des affaires publiques et médias d'Hydro-Québec, Marc-Brian Chamberland, a jugé un peu naïve la réflexion des écologistes. «En ce qui concerne leur rapport, il y a des données à l'intérieur qui soutiennent leur thèse, mais qui cependant expriment une méconnaissance du fonctionnement du marché et de l'efficacité énergétique.»

Le porte-parole d'Hydro-Québec estime que la sociéé d'État fait déjà beaucoup en matière d'efficacité énergétique. Hydro prévoit dépenser 3,5 milliards pour réduire la consommation d'électricité de ses clients québécois de 11 milliards de kilowattheures d'ici 2015, selon son plan stratégique 2009-2013. «Hydro-Québec et ses clients font déjà énormément d'efficacité énergétique et on poursuit dans cet effort-là», a assuré M. Chamberland.

Il a objecté que si les industries, par exemple, se sont moins prévalues des programmes d'efficacité énergétique mis à leur disposition, au cours de la dernière année, c'était à cause de la crise économique, et non parce que les programmes étaient peu intéressants.

Selon le rapport des groupes écologistes, la consommation d'électricité par habitant au Québec est deux fois celle de l'Ontario et presque trois fois celle de l'État de New York.
 
 
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 17 juillet 2010 10h09
    Guilbault ne connais rien en finance énergétique
    Fort du don d'un terrain pour sa Maison du développement durable, voilà que Steven Guilbault se transforme de théologien alarmiste en spécialiste hydroélectrique. Le ridicule ne tue pas car il serait depuis longtemps enterré écologiquement dans du carton recyclé.

    Après s'être associé à des groupes environnementaux américains pour venir régenter le domaine forestier, le voici associé avec un groupe ontarien dont la province s'alimente avec des centrales nucléaires ou au charbon. L'Ontario n'a rien a nous apprendre en hydroélectricité.

    Mais les sangsues écologiques veillent à se donner de l'importance comme la grenouille devant le bœuf de la fable pour continuer à se créer des jobs à nos dépends.

    S'il y a des gains d'énergie à faire, c'est vers le stockage de l'électricité que l’Hydro-Québec devrait faire des recherches afin d'augmenter la capacité de produire de ses installations existantes.

    Quand aux économies domestiques, faites-moi rire. Guilbault va jusqu'à prédire une baisse de tarif. Ce qui est ridicule dans les circonstance ou un gouvernement ne cherche qu'à presser le citron encore plus pour pouvoir accorder de généreux programmes sociaux qu'il n’a pas les moyens de mettre en place.

    Si Hydro-Québec cherche de nouveaux fonds pour pouvoir apaiser l'appétit de l'ogre gouvernemental, il devrait se tourner sur les tarifs de type L qui sont facturés en dessous du coût de production. Pourquoi les ménages québécois, qui sont supposé être les propriétaires, se sacrifieraient-ils davantage pour alimenter à perte Rio Tinto Alcan, Alcoa et les autres du même genre? Ne subventionne nous donc pas assez ces entreprises? Il est temps qu'elles retournent l’ascenseur avant de sortir les profits du Québec avec la complicité d"Équiterre et de ses amis verts subventionnés.

    Avec de tels propos, Steven Guilbault démontre qu'il ne connaît rien en finance énergétique.

  • Gauthier
    Abonné
    samedi 17 juillet 2010 18h03
    Clarification sur le stockage d'électricité
    Noter qu'une méthode très efficace de stocker l'électricité est déjà a la disposition d'Hydro-Quebec: les bassins hydrologiques alimentant les barrages. Aussi, le stockage d'électricité n'augmente pas la capacité de production.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 17 juillet 2010 22h14
    Monsieur Gauthier votre réaction démontre votre ignorance...
    Les bassins de LG2, LG3, LG4, La Forge I et II, Brisay, manic V et les autres, je les ai visité et je sais ce que sont des barrages qui créent des bassins d'eau. À LG2, j'ai même vu une usine expérimentale de fabrication d'hydrogène et ce en 1983. Ces barrages sont tous munis de galeries de dérivations dont les marches dans le roc ont jusqu'à 100 pieds de hauteur chacune et quand on ouvre les vannes le courant est si fort que l'eau passe par dessus les marches et sans faire des cascades. Ces immenses galeries de dérivations servent à détourner l'eau acheminé vers les turbines surtout en période hors pointe ou quand on veut fermer une ou des turbine(s). Or, c'est ce courant perdu qu'on pourrait récupérer pour le stocker.
    En période hors pointe, les opérateurs de barrage font marcher les turbines au minimum et détournent l'eau vers les galeris de dérivation car ils ne pourraient stocker l'électricité produite en trop de la demande et ce malgré que les surplus sont exportés. On ne peut surcharger le réseau inutilement alors on ouvre les vannes de dérivation pour enlever de la pression sur les turbines. C'est simple si au lieu de ca, on pouvait enmagasiner cette énergie qui a passé à coté du barrage volontairement parce qele réseau ne peut la stocker et que la demande est insuffisante, on augmenterais l'efficacité des barrages actuels et ralentirait du même coup les besoins de bâtir d'autres barrages à moins d'en exporter davantage. Par lasuite pour augmenter l,exporation, il faudra parler des écolos qui empêchent les lignes de distribution de descendre vers les États-Unis...

    Monsieur Gauthier votre réaction démontre votre ignorance...

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