BP subit une autre humiliation
Fitch abaisse la note de la société de AA à BBB
Photo : Agence France-Presse Ben Stansall
BP
Londres — L'agence internationale de notation Fitch a annoncé hier qu'elle avait dégradé de six crans d'un coup la note de dette à long terme du groupe britannique pétrolier BP, en raison de l'impact de la marée noire dans le golfe du Mexique. L'agence a fait passer la note du groupe de AA à BBB, un mouvement d'une ampleur inhabituelle.
Dans un communiqué, elle estime que «l'étendue de la mesure prise» reflète en particulier les incertitudes qui planent sur les finances de BP après l'annonce par les autorités américaines qu'elles pourraient exiger du groupe qu'il place des «sommes importantes» sur des comptes séquestres pour assurer le financement du nettoyage de la marée noire et des indemnités correspondantes. Sa décision est également liée à l'annonce la semaine dernière que la fuite de pétrole était plus importante qu'on le croyait initialement.
L'agence de notation avait déjà abaissé d'un cran cette note le 3 juin, la faisant passer de AA+ à AA.
Une note AA désigne «un émetteur de haute qualité», selon la terminologie des agences. Fitch abaisse directement BP au stade BBB désignant les «émetteurs de qualité moyenne» mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.
Fitch précise qu'elle ne pense pas que la marée noire aboutira pour BP «au pire des scénarios», comme la mise en faillite de certaines parties de son activité, ce qui ne l'empêche pas d'envisager le cas échéant «de futures dégradations à plusieurs crans» au cas où les obligations financières du groupe seraient supérieures à ce qu'elle envisage, si le paiement des dédommagements devait accélérer, ou encore si l'accès de BP au capital devait se détériorer.
Fitch classe l'impact possible de la marée noire sur BP en quatre catégories:
- les coûts immédiats de nettoyage et de dédommagement, évalués par BP entre 3 et 6 milliards;
- les amendes civiles à court et moyen terme, estimées par Fitch entre 2 et 8 milliards;
- un impact financier à moyen terme qu'elle évalue à 1,4 milliard, en hausse des coûts
d'exploitation;
- les frais liés à des procès de plus longue haleine, avec des paiements et des appels quant au montant de ces derniers qui pourraient s'échelonner sur de nombreuses années.
L'agence observe aussi «qu'étant donné la fluidité des événements», il se peut que les paiements soient finalement moins importants que prévu, ou soient étalés sur plus de temps, ce qui serait favorable a un relèvement de la note.
Mais en attendant, elle considère «que le niveau d'incertitude [qui entoure la situation de BP] est incompatible avec une note AA».
Dans un communiqué, elle estime que «l'étendue de la mesure prise» reflète en particulier les incertitudes qui planent sur les finances de BP après l'annonce par les autorités américaines qu'elles pourraient exiger du groupe qu'il place des «sommes importantes» sur des comptes séquestres pour assurer le financement du nettoyage de la marée noire et des indemnités correspondantes. Sa décision est également liée à l'annonce la semaine dernière que la fuite de pétrole était plus importante qu'on le croyait initialement.
L'agence de notation avait déjà abaissé d'un cran cette note le 3 juin, la faisant passer de AA+ à AA.
Une note AA désigne «un émetteur de haute qualité», selon la terminologie des agences. Fitch abaisse directement BP au stade BBB désignant les «émetteurs de qualité moyenne» mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.
Fitch précise qu'elle ne pense pas que la marée noire aboutira pour BP «au pire des scénarios», comme la mise en faillite de certaines parties de son activité, ce qui ne l'empêche pas d'envisager le cas échéant «de futures dégradations à plusieurs crans» au cas où les obligations financières du groupe seraient supérieures à ce qu'elle envisage, si le paiement des dédommagements devait accélérer, ou encore si l'accès de BP au capital devait se détériorer.
Fitch classe l'impact possible de la marée noire sur BP en quatre catégories:
- les coûts immédiats de nettoyage et de dédommagement, évalués par BP entre 3 et 6 milliards;
- les amendes civiles à court et moyen terme, estimées par Fitch entre 2 et 8 milliards;
- un impact financier à moyen terme qu'elle évalue à 1,4 milliard, en hausse des coûts
d'exploitation;
- les frais liés à des procès de plus longue haleine, avec des paiements et des appels quant au montant de ces derniers qui pourraient s'échelonner sur de nombreuses années.
L'agence observe aussi «qu'étant donné la fluidité des événements», il se peut que les paiements soient finalement moins importants que prévu, ou soient étalés sur plus de temps, ce qui serait favorable a un relèvement de la note.
Mais en attendant, elle considère «que le niveau d'incertitude [qui entoure la situation de BP] est incompatible avec une note AA».
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