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Libre opinion - Énergie : un vaste débat public se prépare

Philippe Bourke - Directeur général, Regroupement national des Conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) et Michel Venne - Directeur général, Institut du Nouveau Monde  8 juin 2010  Actualités économiques
Marée noire, fermeture de la raffinerie Shell, prix de l'essence, nucléaire, congestion sur les ponts, smog, gaz de schistes, changements climatiques... tous les événements liés à l'énergie qui se bousculent nous interpellent et nous touchent de près. Ces sujets ont en commun qu'ils concernent notre rapport à l'énergie, tant par les bénéfices économiques qu'elle apporte que par les impacts environnementaux et sociaux qu'elle sous-tend.

Même si de nombreux groupes prennent publiquement position sur ces enjeux et que les médias réalisent régulièrement des tribunes ouvertes pour accueillir les réactions des citoyens, il n'existe pas de forum structuré pour informer puis recueillir les réflexions de la population et des décideurs sur ces sujets.

Plus fondamentalement, il n'y a pas de «position collective en énergie» au Québec, plutôt un concert de voix discordantes sur ces enjeux pris à la pièce. On s'y limite souvent à placer le développement économique en opposition avec la protection de l'environnement. Comme si l'on devait toujours se contenter d'un compromis entre ces deux impératifs. Comme s'il n'était pas possible d'être gagnant sur tous les fronts.

Devant ce besoin de développer un meilleur dialogue sur l'énergie, mais surtout de formuler une position collective cohérente sur les défis énergétiques, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) prépare une importante démarche d'information et de consultation qui se déploiera dans toutes les régions à l'automne prochain: Les Rendez-vous de l'énergie.

Avec le concours de l'Institut du Nouveau Monde (INM) et d'un vaste collectif de partenaires, cette démarche rassembleuse vise à susciter l'adhésion, la mobilisation et la consultation des citoyens et des décideurs de tous les milieux en faveur d'une transition énergétique qui permettra une réduction de la dépendance au pétrole. Sa structure fortement décentralisée en région devrait favoriser l'émergence de propositions adaptées aux réalités propres à chacune d'elles.

Déjà avantagé par un bilan énergétique où les énergies renouvelables occupent une grande place, le Québec a la chance de pouvoir envisager de manière très positive cette transition considérant qu'il peut compter sur des compétences humaines et techniques riches, ainsi que sur des ressources naturelles renouvelables en abondance.

Plus que la nécessité d'envisager la substitution du pétrole par d'autres sources d'énergie renouvelables, cette réflexion permettra de nous questionner sur notre profil de consommation afin d'imaginer des stratégies pour réduire significativement les besoins, particulièrement dans les secteurs des transports. La démarche permettra également de recueillir des points de vue éclairés sur les divers projets d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures au Québec.

Les éléments de consensus issus de la démarche seront ensuite véhiculés de manière à alimenter les politiques publiques, ce qui permettra de positionner la société québécoise comme un des précurseurs dans ce changement de paradigme. Et les influences d'une telle réflexion auront de nombreuses répercussions, tant sur la mobilité, la qualité de l'air, les finances publiques, l'autonomie régionale, la santé publique, la protection de l'environnement, etc.

Cette initiative non partisane n'a qu'un parti pris: le statu quo n'est pas tenable, et il est impératif d'impliquer les citoyens et les acteurs du milieu et des régions dans les changements souhaités.

L'invitation est lancée à tous de visiter le site www.rdvenergie.qc.ca pour se tenir au courant de la démarche et venir faire entendre sa voix.

***

Philippe Bourke - Directeur général, Regroupement national des Conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ)
Michel Venne - Directeur général, Institut du Nouveau Monde
 
 
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  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 07h08
    Les choix sont déjà fait...
    Dans le cas de Gentilly 2, le choix qui ne sert ni les intérêts de Hydro Québec ni celui du Québec, est déjà imposé. Mais en fait quels intérêts sert il:

    http://www.vigile.net/Les-deux-grosses-pattes-dans

    Et les droits d'explorations pétroliers et gaziers qui appartenaient à Hydro Québec ont été bradé aux amis du régime, dont un ex ministre libéral.

    http://www.vigile.net/Les-Liberaux-font-mains-bass

    Peur importe la réflexion les souhaits de ce Rendez vous de l'énergie, sur les dossiers majeurs les choix sont fait en fonction des intérêt de puissant réseaux privés à qui Charest a ouvert la porte.

  • gauthieray
    Abonné
    mardi 8 juin 2010 09h04
    C'est vrai, MAIS...
    @JCPomerleau
    À moins que vous ne teniez à avoir le dernier mot, monsieur Pomerleau, il y a un MAIS...

    Oui, le gouvernement du Québec nous en a passée un petite vite, vous avez raison, j'en sais quelque chose, notamment pour l'ex-ministre libéral qui veut venir forer sous nos Îles (Raymond Savoie de Gastem). Même chose pour les centaines de permis octroyés en catimini dans les basses terres du Saint-Laurent (shales pétrolifères).

    MAIS, je ne vous suis plus lorsque vous levez le nez aussi dédaigneusement sur l’initiative du RNCREQ et de l’Institut du Nouveau Monde pour favoriser un large débat sur les enjeux et dégager un consensus dans la population. Vous le savez aussi bien que moi, puisque vous faites partie intégrante du « concert de voix discordantes sur ces enjeux pris à la pièce ». Vous êtes sur toutes les tribunes avec votre porte-voix.

    À vous lire ici et là, je me demande à quoi au juste vous voulez en venir ??? Vous qui êtes si bien documenté et avez un sens critique développé, que ne travaillez-vous pas pour justement à faire échec, dans une démarche collective, à ce gouvernement et à ses sbires, plutôt que de dénigrer ce qui se passe sur la patinoire ?

    Votre fatalisme est outrageant pour ceux qui militent.
    Salutations cordiales,
    Raymond Gauthier
    Citoyen des Îles de la Madeleine

  • Francois Laforest
    Abonné
    mardi 8 juin 2010 09h55
    L'indusrie verte de la consultation est une perte d'énegie au Québec !
    Malgré le problème de gouvernance que connait le Québec actuellement ainsi que le désintérêt de citoyens incapables de se déplacer pour faire une croix dans l'isoloir c'est encore une autre consultation d'initiative citoyenne dont nous ne connaissons que trop bien la recette.

    Si l'on se penche sur certains résultats comme les argents investis dans le cadre de la campagne de l'Agence d'efficacité énergétique d'Hydro-Québec (une dame qui vient baisser votre thermostat à votre domicile afin de réduire le coût de votre facture, l'échec d'un programme mal géré comme les chauffe-eau solaires, par exemple) le retour sur l'investissement est plutôt fortement discutable. Les coûts et le nombre croissant de consultations, conférences, sont inversement aux bénéfices des résultats. La multiplication d'organismes et le phénomène du «greenwashing» sont des symptômes associés à l'absence de leadership au niveau du pouvoir politique. Bien sur que malgré tout, progrès il y a. Mais,devant les initiatives de Greenpeace en foresterie et en alimentation, plusieurs vont se dire agissons maintenant, mais laissons la porte ouverte à la discussion.
    ...Qui sait peut-être avec raison?

  • jpz
    Abonné
    mardi 8 juin 2010 11h10
    Enfin, certains commencent à comprendre
    Quand le gouvernement a fait sa tournée en 1995 pour ensuite dévoiler sa stratégie énergétique (PQ) annoncer la loi de l'énergie et créer la Régie de l'énergie. En 97 Guy Chevrette et le ministère avait vu juste et un article de la loi prévoyait l'examen du PIR ; soit le programme intégrer des ressources qui voulait évaluer comment satisfaire à la demande énergétique du Québec et d'examiner l'évolution de la demande et de l'efficacité énergétique. Quand la loi a été modifiée par Lulu à la demande de A Caillé on a retiré cet article via la loi 116 en juin 2000. Ensuite Caillé contre toute logique a voulu faire la centrale TAG du Sûroit et H-Q a demandé l'inutile la centrale TAG de Bécancour
    qui va nous coûter 3 fois le prix de construction pour NE PAS produire.
    Maintenant, plus de 10 ans plus tard l'INM et le RNCREQ reviennent enfin à un volet du PIR une réflexion sur les besoins prévisibles et l'éventail des moyens de fournir cette énergie.
    EN préliminaire, il faut prévoir l'utilisation généraliser de la géothermie communautaire ajouté à l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments chauffés ce qui peut fournir un gisement de plus de TWh de NÉGAWATTS qui pourront fournir toute l'énergie requise pour satisfaire l'électrification des transports collectifs et ferroviaires et des véhicules hybrides branchables PHEV . Tout en générant des milliers d'emplois de qualité dans toutes les régions du Québec et en créant des expertises exportables il y aura réduction des émissions polluantes et plus de développement durable donc moins de dépendance des énergies achetées d'ailleurs.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 8 juin 2010 11h50
    Monsieur Gauthier
    "Votre fatalisme est outrageant pour ceux qui militent"... Quelle phrase magnifique monsieur Gauthier et à bientôt j'espère, avec d'autres voix mieux accordées, sur cette grande patinoire de l'énergie qui sera ce qu'on en fera.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 8 juin 2010 17h38
    La crise de l'énergie pour satisfaire les guerres
    Les guerres afin d'exploiter les ressources des pays pour satisfaire les multinationales. Voilà la question Combien coûte en énergie ces sales guerre? À quand favoriserons-nous le support pour que les personnes puissent s'installer une énergie non polluante avec la posswibilité de vendre ses surplus comme en Allemagne avec l'énergie solaire. Ça c,est une solution respectable et non des dépendants cochons payeurs. Ils sillonnent les rues et offre aux gens d'installer sur le toit des panneaux solaire.

  • Paul Racicot
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 21h45
    Mais pourquoi...
    ...veut-on nous consulter? N'y a-t-il pas au Québec suffisamment d'universitaires, d'experts, de conseils et de chaires de recherche, etc. qui puissent réfléchir et faire leurs recommandations à nos gouvernements relativement à ces problématiques multifactorielles?

    Réunissez-les tous dans un local, fournissez les beignes, le café et le fric et attendez un quelconque consensus. Ça vaudra bien mieux qu'une ligne ouverte à quelques millions, milliers ou centaines de citoyens...

  • jpz
    Abonné
    mercredi 9 juin 2010 19h07
    dans la réalité
    Comme il y eu la tournée pour déterminer la stratégie énergétique il va y avoir ce forum public ; les experts et les analystes consultants vont faire des suggestions la population pourra contester ou accepter et le rapport sera fait et transmis aux décideurs et au ministère.
    Ils en feront ce qu'ils veulent mais la population saura en toute transparence les détails du rapport alors les décideurs ne pourront contourner ou modifier les orientations. La réalité sera un ordre de faire ou ne pas faire comme une injonction légale plus difficile à ne pas obéir sous peine de sanctions ou de fortes contestations.

  • Nelson
    Inscrit
    mercredi 16 juin 2010 23h25
    La réalité est que le pétrole constitue 60% de l'energie mondiale, pour les 50 ans à venir.
    L'humanité ne peut pas remplacer les energies fosiles avant plusiers dizaines d'années, donc, EXTRAYONS DU PÉTROLE DE FAÇON SÉCURITAIRE ET PROPRE, TOUT EN CHERCHANT DES ENERGIES ALTERNATIVES RENOUVABLES, COMME LES COURANTES DANS LES FLEUVES, LES VENTS ET LE SOLEIL.
    COMENÇONS POUR TRANSFORMER TOUT LE TRANSPORT À ENERGIE ELECTRIQUE, ET METTRE DES PANEAUX SOLAIRES SUR TOUS LES TOITS, LES DESERTS, LES CIMENTIÈRES, ETC, ET DES TOURS EOLIENES DANS LA MER.

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