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Les PME veulent être reconnues à leur juste valeur

Les PME restent seules et incomprises en dépit des beaux discours et de leur importance capitale dans l'avenir économique du Québec, dénonce la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Les statistiques officielles des dernières années sur le nombre de petites et moyennes entreprises (PME) et leur taux de survie n'indiquent rien qui vaille sur le dynamisme entrepreneurial au Québec. «On ne peut peut-être pas parler de déclin, mais à tout le moins de stagnation», a déclaré hier au Devoir Audrey Azoulay, analyste principale des politiques à la FCEI et auteure d'une recherche de 31 pages sur le sujet.

Ce climat de morosité tombe bien mal, a poursuivi l'économiste, quand on sait l'ampleur des défis économiques qui attendent le Québec en matière de concurrence étrangère, de choc démographique ou encore d'équilibre budgétaire. «Il faudra coûte que coûte créer plus de richesse et l'on n'a aucune chance d'y arriver sans les PME.»

Les gouvernements ont beau reconnaître de temps à autre que 95 % des entreprises au Québec comptent moins de 50 employés et que ces dernières emploient le tiers de la main-d'oeuvre, ils en tiennent rarement compte au moment de faire leurs politiques. Pas étonnant que la moitié des dirigeants de PME québécoises en sont venus, selon un sondage, à espérer la création d'un ministère dédié à leur cause.

Les principales attentes de ces chefs d'entreprise restent toujours un peu les mêmes. Près des deux tiers d'entre eux demandaient encore, dans un sondage l'automne dernier, des baisses d'impôt et une diminution du fardeau réglementaire. «Ils préfèrent moins d'impôt que plus de subventions», a expliqué Audrey Azoulay, qui parle d'un besoin de «désinterventionnisme».

Un «renouveau entrepreneurial» passerait, entre autres, par une diminution de moitié du taux d'imposition de 8 % qui s'applique actuellement aux profits des PME, ainsi que par un gel de la contribution patronale aux programmes sociaux, comme les régimes des rentes et d'assurance parentale, tant que leur efficacité n'aura pas été améliorée. On voudrait aussi que le gouvernement adopte rapidement de nouveaux engagements de réduction des formalités administratives beaucoup plus ambitieux que les précédents. La FCEI estime que les coûts de la réglementation et des tracasseries administratives dépassent les 7 milliards pour les PME québécoises.

«Inutile de chercher les solutions originales au dynamisme entrepreneurial: celui-ci se nourrit de liberté d'entreprise, elle-même définie dans la qualité des conditions d'affaires», conclut le rapport de la FCEI.
 
 
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  • Inmediasres
    Inscrit
    mercredi 26 mai 2010 14h03
    Fiscalité : résumons
    - Les pauvres et les travailleurs précaires (de plus en plus) ne peuvent pas payer
    - Les multinationales ne paient plus ou presque plus depuis longtemps
    - Les PME ne veulent pas payer

    Que reste-t'il?

    La classe moyenne... Qui n'a pas le choix... Mais vote pour qui promet : "des baisses d'impôts"!

    Un taux d'imposition de 8% elle dit oui tout de suite la classe moyenne!

    Pas de subventions mais des baisses d'impôts? Donc une sorte de contribution, non remboursable, permanente et sans contrepartie?

    Moins de paperasse : là y a sans aucun doute du ménage à faire ; mais de là à faire aussi sauter quelques contrôles nécessaires pourquoi pas?

    On tracasse on tracasse. Mais récemment le l'ARC a levé pas mal de lièvres sur un bien modeste échantillon de 2700 entreprises à l'échelle canadienne ; 7 milliards de $ de pertes pour le Trésor liées à des fraudes ou des "erreurs" dans les déclarations des entreprises. Bien entendu cela est sûrement essentiellement dû à la "complexité" de ladite paperasse...
    7 milliards d'allègements fiscaux pour moins de 3000 entreprises... Imaginez si on avait sondé toutes les déclarations sérieusement!

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