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Six ouvriers mexicains ont gain de cause - Les travailleurs saisonniers ont le droit de se syndiquer

Travailleurs migrants
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Travailleurs migrants
Six travailleurs d'origine mexicaine au service d'une ferme de Mirabel ont le droit de se syndiquer, a tranché la Commission des relations du travail (CRT), estimant qu'un article du Code du travail qui les empêchait de le faire, en raison du fait qu'ils n'y sont pas à longueur d'année, est une atteinte directe à leur liberté d'association.

Le litige tourne autour d'une toute petite phrase de l'article 21 du Code du travail, soit celui où l'on indique que le droit à l'accréditation est celui de la «majorité absolue des salariés d'un employeur». On signale que les travailleurs agricoles ne sont pas des salariés, «à moins [que ces personnes] n'y soient ordinairement et continuellement employées au nombre minimal de trois».

Ce qui pose problème, aux yeux des travailleurs mexicains et du local 501 des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC-FTQ), car ceux-ci arrivent au Québec en mars et repartent en octobre.

Les travailleurs en question, qui se trouvent à la ferme L'Écuyer & Locas, ont déposé leur requête en accréditation en juillet 2008. L'employeur a invoqué le Code du travail, et l'affaire s'est vite retrouvée devant la CRT, où le Procureur général est aussi intervenu pour affirmer que celle-ci n'avait pas autorité pour prendre des décisions à la place du gouvernement.

«L'article 21, paragraphe 5, du Code du travail contrevient, sans justification, à la liberté d'association, a écrit la CRT dans une décision rendue le 16 avril. Il est de ce fait inopérant en regard de la requête en accréditation dont est saisie la Commission. Reste à déterminer le mode de réparation approprié.»

Cette exclusion, a ajouté la CRT, «empêche les travailleurs saisonniers exclus d'influer véritablement sur leurs conditions de travail». «L'État contribue ainsi à ce que soit nié à ce groupe de personnes la plénitude des avantages qui découlent de la liberté d'association qui est constitutionnellement garantie à leur égard», a-t-elle écrit.

On ignore si la décision fera l'objet d'une demande de révision judiciaire. Un représentant du Procureur général, Me Michel Déom, a indiqué dans un courriel transmis au Devoir hier que «le processus d'analyse de la décision n'est pas terminé». Il a été impossible, dans les délais en fin de journée, de joindre les avocats de la ferme ou ses deux propriétaires.

Victoire, dit la FTQ

À la FTQ, la décision de la CRT est d'importance capitale. Selon son président, Michel Arsenault, et Louis Bolduc, directeur québécois des TUAC, «cette première victoire est majeure pour des milliers de travailleurs agricoles, québécois ou migrants, qui pourront désormais se donner collectivement des outils pour se faire respecter et travailler, sinon carrément vivre, dans des conditions décentes».

«Il n'est pas normal, dans une société avancée comme la nôtre, que des groupes de travailleurs soient privés d'un droit fondamental comme celui d'association, à plus forte raison lorsque leurs conditions de travail sont parmi les plus astreignantes», ont ajouté les deux hommes.

Michel Coutu, professeur titulaire à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, a souligné «l'excellence» de la décision, estimant qu'elle est «une étape importante» vers la reconnaissance de la liberté d'association des travailleurs migrants (Voir texte en page Idées.)

La ferme L'Écuyer & Locas est principalement active dans la culture de choux et de choux-fleurs, a entendu la CRT. Aussi, elle oeuvre dans la production de plants de légumes de jardin à partir de semis qu'elle prépare elle-même. Elle a commencé à faire appel au Mexique en 2001, avec un travailleur seulement. En 2005, ils étaient cinq. En 2008, un sixième s'est ajouté.

Comme c'est souvent le cas, ces travailleurs habitent une «roulotte de chantier». L'employeur met une voiture à leur disposition, et ceux-ci s'en servent pour faire des courses. À la lecture de la décision de la CRT, il faut toutefois comprendre que les Mexicains parlent peu ou pas le français et n'ont pas vraiment de contacts «avec des personnes autres que des travailleurs saisonniers migrants».

Pour les fermes québécoises, la main-d'oeuvre venue du Sud est souvent essentielle au bon déroulement des récoltes. Selon un rapport des TUAC produit en 2009, le Québec compte environ 2700 travailleurs migrants, la majeure partie provenant du Mexique.

Le dossier est de première importance pour les agriculteurs. D'ailleurs, en janvier 2009, Terre de chez nous, une publication spécialisée dans la couverture du monde agricole, a écrit que le Fonds de défense professionnelle de l'UPA assumerait une partie des frais juridiques de la ferme L'Écuyer & Locas et qu'elle appuierait les avocats du Procureur général.
 
 
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    21 avril 2010 07 h 45
    On aura tout vu
    déjà qu'on leur paie des vacances et des congés de parentalité.
    Maxime Bernier a raison après tout. Notre modèle hypersyndical nous rend pauvre.

    Québec
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  • guido3005 - Inscrit
    21 avril 2010 07 h 49
    Enfin une bonne nouvelle
    Dans notre petit monde nombrilique, il fait bon de voir, de temps à autre une bonne nouvelle. Ces gens que l'on importe pour venir faire un travail que l'on ne veut pas faire, cesseront peut-être d'être considéré comme de la main-d'oeuvre qui nous ramène presqu'au temps de l'esclavage.
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  • Jean-Michel Carrier - Inscrit
    21 avril 2010 09 h 09
    À la base...
    Comment ces travailleurs ont-ils eu envie de se syndiquer ? S'ils ne parlent pas français, vivent dans une roulotte de chantier et ne sont pas familiers avec les pratiques de relation de travail québécoises, qui a bien pu leur mettre dans la tête une telle idée qu'il est nécessaire de se syndiquer ?
    J'imagine le fier à bras de la FTQ qui arrive dans une ferme des Cantons de l'est avec son traducteur, ils montent dans la roulotte sans invitation pour discuter avec eux et leur fait miroiter des conditions de travail mirobolantes en échange de la capacité de représentation syndicale des TUAC.
    Les syndicats sont-ils si désespérés de recruter des nouveaux cotisants qu'ils s'en prennent à 6 travailleurs mexicains. Wow! Six nouveaux cotisants, belle victoire syndicale. À la fin de toute cette aventure, je parie que les travailleurs en cause n'auront plus de logement fourni, plus de voiture de courtoisie, mais qu'ils auront un salaire amputé de leur cotisation syndicale...
    À suivre!
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  • Fabienne Desbiens - Abonnée
    21 avril 2010 09 h 29
    Égalité fraternité...
    Je souhaite bonne chance à ces travailleurs. Ce ne sont pas des esclaves venus du sud, je crois qu'ils travaillent dur, et qu'ils méritent un traitement équitable,comme tout le monde.
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  • Rachid El Hani - Abonné
    21 avril 2010 09 h 59
    Un travailleur n'est pas un esclave
    Ils vient ici pour travailler pour faire le travail que nous ne voulons pas faire. Ils ne sont des esclave. Pour quoi aurons nous le droit de vivre dignement et aux non?
    Peut être comme Jean-Michel a dit que FTQ est arrivée dans une ferme de Cantons pour les conviencre de se syndicaliser, Pour ceux qui ont la mémoire courte, les Syndicats ont fait la même chose avec des travailleurs-es québecois-es dans les années 60 et 70. À l'époque où les travailleurs-es québecois-es été consédiré-es comme quasiment des esclaves des entrepreneurs anglais.
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  • Gerard44 - Inscrit
    21 avril 2010 10 h 07
    Respect des droits humains
    A celui qui trouve qu'ils sont gâtés, est-il allé passé de longues journées au soleil dans un champ à travailler courbé? A loger dans une roulotte loin de la famille pendant des mois? C'est fou ce que l'on a le réflexe de supériorité par rapport aux autres - deux poids deux mesures. Ces travailleurs sont des êtres humains qui ont droit à notre respect et à la reconnaissance de leurs droits.

    Un peu d'histoire nous rappellerait la domination du profit sinon la rapacité très répandue chez les entrepreneurs de tout accabit et l'existence de conditions de travail (pour hommes, femmes et enfants) épuisantes et dangereuses (cf les usines et la construction). Sans les luttes épiques des syndicats avec l'appui de certains politiciens et groupes sociaux, ces conditions existeraient toujours. Arrêtons de baver sur les syndicats quand on est gras dur des avantages de notre système. Les riches essaient d'ailleurs de démenteler nos protections sociales comme de ratatiner le gouvernement tout en le gardant à leur service.
    Alors bravo pour cette décision en leur faveur!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    21 avril 2010 11 h 24
    Monsieur Carrier....
    vous savez, les syndicats, ça existe ailleurs qu'au Québec. Il doit même y en avoir au Mexique. Et ce n'est pas parce qu'on est Mexicain qu'on est con ou ignorant!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    21 avril 2010 12 h 22
    @rachid
    Des esclaves? Vous voulez rire j'espère? Le journal de Québec a fait un rapport sur eux l'an passé. Lorsqu'ils rentrent chez eux, ils s'achètent une maison avec leurs économies.
    en plus ils ont droit à tous nos programmes sociaux. Rien à voir avec les batayes en République dominicaine
    Mais encore une fois, on va se prosterner, on va s'automutilé avec notre soi-disant racisme et manque d'ouverture. Pis on est tellement facile à culpabiliser
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  • France Marcotte - Abonnée
    21 avril 2010 12 h 31
    En arracher
    Pour les fermes québécoises, la main-d'oeuvre venue du Sud est souvent essentielle dit-on ici. Donc, personne ne fait la charité aux travailleurs mexicains et leurs conditions de travail sont parmi les plus astreignantes; voilà pourquoi ce ne sont pas des emplois particulièrement prisés entre nous autres. Si leurs conditions de travail avaient été d'emblée acceptables, ces travailleurs n'auraient peut-être pas pensé qu'il leur était nécessaire de se syndiquer pour être respectés. On a souvent l'impression que nos agriculteurs ne roulent pas sur l'or, qu'ils ont de graves difficultés et qu'ils n'ont pas les moyens de bien payer leurs travailleurs, compte tenu des aléas de la température et tout le reste. Qu'en est-il exactement et de toute façon, à ce compte-là, même le salaire minimum, ça n'existerait pour personne. Si les agriculteurs en arrachent, ils ne doivent pas compter aplanir leurs difficultés en embauchant des esclaves au même titre que n'importe quel autre employeur. L'agriculture n'est pas un domaine à part pour lequel tout le monde doit se sacrifier comme ont pu le faire nos ancêtres. Et pas étonnant que ce dossier soit particulièrement important pour les agriculteurs et que [le Fonds de défense professionnelle de l'UPA assumera une partie des frais juridiques de la ferme L'Écuyer
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  • Michele - Inscrite
    21 avril 2010 12 h 52
    Et les travailleuses domestiques?
    Espérons que le FTQ ou d'autres s'intéresseront aussi aux travailleuses domestiques.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    21 avril 2010 14 h 58
    Il ne manque que Rambo
    La FTQ non contente de régner en maître dans la construction jette son dévolu sur des travailleurs saisonniers qui ne sont même pas canadiens. Un six mois de chômage avec ça ???

    À force de vouloir tout contrôler, on s'expose à dépendre des importations pour noyàtre nourriture et c'est ce à quoi le monde syndical dans l'agriculture nous expose.

    Déjà dans l'industrie, des entreprises ont fermé au Québec pour aller s'établir au Mexique, au Vietnam et maintenant en Chine, aux Indes et au Brésil. À force de vouloir augmenter les conditions sociales, on distance les autres pays sur la planète et alors les entreprises déménagent.

    Je connais de grosses entreprises dans le coin de Sherrington qui ont des filiales au Mexique. Est-ce que la syndicalisation ne les inciteraiet pas à tout déménager au Mexique ???
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  • Monsignore - Inscrit
    21 avril 2010 21 h 11
    TROP, c'est TROP!
    D'habitude syndicaliste, je m'inscris en faux contre cette décision.

    Le syndicat ne fera là que des ravages. Et avant longtemps, les choux-fleurs comme les brocolis par le passé se perdront.

    La rectitude politique est démesurée. Nous n'avons pas à appuyer des 'crosseurs' qui enlèvent le pain de la bouche aux nôtres qu'ils assassinent quand on se retrouve en voyage chez eux.

    Trop, c'est trop. Bien d'accord avec monsieur Tremblay, et pas du tout avec le rectum politique qui le suit; et si le modérateur du Devoir me modère encore, je transcrirai le tout sur mon site: La tribune écrite des sans voix.

    Je ne suis pas un machiste mexicain. Ils ne viendront pas moraliser nos employeurs. Et par la même occasion je me prononce contre le café équitable; encore une belle emmanchure pour nous faire payer plus cher.

    Charité bien ordonnée commence par soi-même.

    C'est rendu que les travailleurs saisonniers d'ailleurs ont plus de chances que les nôtres. C'est d'un ridicule consommé.

    Si encore ils faisaient mine de s'intéresser à notre langue. Mais non! Ils viennent nous rire en pleine face en espagnol. Non seri!

    Le nationalisme canadien ne les intéresse en rien, que nos pesos... et encore moins le Québec qui veut s'affranchir du colonialisme d'autrui.

    C'est ce qui arrive quand on importe aussi la corruption.
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  • Jean-Michel Carrier - Inscrit
    21 avril 2010 21 h 25
    De la nécessité d'être syndiqué
    Je reconnais qu'il était iniquitable que ces travailleurs n'aient pas le droit d'association. Ma préoccupation concerne plutôt le besoin d'association. Est-il réel dans ce cas-ci ?

    À la lumière de ce que l'on sait, il ne semble pas que l'employeur démontrait un profond mépris à leur égard ou qu'il brimait leurs droits fondamentaux. Je suis simplement dubitatif quant aux réels motifs ($$$) du syndicat qui cherche à les représenter, durant la dernière décennie, avons-le, les luttes syndicales n'ont pas eu autant de portée que par le passé.
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  • Gaston Gravel - Abonné
    22 avril 2010 06 h 36
    Qui gouverne le Quebec ?
    Les syndicats gouverne le Quebec comme les Corporations
    gouvernent les USA

    PLUS BESOIN DE "GOUVERNEMENTS !
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  • Yanick Descheneaux - Inscrit
    22 avril 2010 07 h 04
    @ Rodrigue Tremblay
    "déjà qu'on leur paie des vacances et des congés de parentalité.

    Vous avez raison c'est scandaleux!! Reconnaître des droits aux travailleurs c'est déjà limite, s'il faut en plus reconnaître des droits aux travailleurs étrangers c'est la débandade totale. On s'en va droit dans le mur. C'était tellement mieux avant! Dans le temps de Duplessis, là le Québec était riche et prospère...

    Si reconnaître des droits aux travailleurs, monsieur, contribue à nous appauvrir, expliquez-moi en quoi les retirer va contribuer à nous enrichir?
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  • Francois-Xavier Jourdain - Inscrit
    28 avril 2010 04 h 46
    Pas d'accord!
    J'ai travaillé comme employé saisonnier pendant plus de 8 ans et je n'ai jamais été syndiqué, évidemment! J'ai souvent rencontré des mexicains à qui cela ne leur souciait pas non plus.
    Mais, en particulier durant un été, alors que l'on travaillais dans un champ, avec beaucoup de québecois aussi, il y eu plusieurs mexicains qui désirait ne pas travailler parce qu'il faisait trop chaud selon eux! Nous, on la faisait, la "job"! Et je ne dis pas ca parce qu'ils était seulement mexicains, ca aurait pu être des québecois ou toute autre nationalités. Bref, imaginez s'ils avaient été syndiqués, ca aurait été des revendications, des griefs ou la grève? Des scéances devant des modérateurs, des juges, etc? Encore, selon moi, des mesures qui finalement coûtent cher à l'employeur et à l'état, donc aux contribuables québecois et canadiens. Maintenant, en ce qui concerne les mexicains, je ne crois pas qu'on leur tord le bras pour qu'ils viennent travailler ici n'est-ce-pas! Et je ne crois pas que les conditions d'ici, pour les avoir vécu pendant longtemps moi aussi, soit PLUS accablantes que dans leurs pays.
    C'est bien de vouloir favoriser les travailleurs par des meilleures conditions de travail, car je ne suis pas dutout contre les syndicats, avec tout ce qu'ils ont fait avancer comme améliorations au Québec. Mais dans le cas présent, je ne doute pas que cela ne fera que nuire. Pourquoi d'ailleur cela n'a pas été fait pour les travailleurs d'ici, avant de favoriser les conditions d'un travailleur étranger qui viens jouir en quelque sorte d'un bon traitement comparativement à un même emploi dans son pays? De mon avis, c'est parce que c'est un marché trop instable pour que l'on instaure un système syndical dans tout ca...
    Malheureusement; on ne parle pas ici d'un travail dans une usine de construction automobile, d'une imprimerie, ou une usine de produit textiles ou de fabrication de meuble (la cause aurait été bonne à ce moment là), mais d'un marché saisonnier, extrêmement sensible et aux dépends du temps, et qui risque de s'expatrier pour le Brésil, le Chili, ou ailleur, si on y mets trop de pression dessus et qu'on augmente ses coûts de production.
    Par ailleur, advenant le cas, ne pourrions-nous pas présager une augmentation des coûts du produit pour le client aussi, qui devra "peut-être" financer les discordes (voir négociations!) entre employeurs et employés si jamais les "négociations" tournent mal. Il serait dommage d'en accabler le consommateur encore plus.

    Pour terminer, les travaux de champs n'ont jamais été fait pour les "petites natures" si je puis dire, et il va de soit que si l'on est pas fait pour ca, il faut chercher autre chose.

    C'est mon opinion en tout cas.
    Merci.
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  • Lefrere Toc - Inscrit
    29 avril 2010 04 h 08
    Et voilà
    1. le travail agricole n'est pas un travail semblable à celui des secteurs manufacturier et de la construction. Difficile de prévoir le temps qu'il fera par exemple. Surtout les marges de profits et les taux d'investissement pour les méchants propriétaires ne peuvent s'établir avec la même précision que dans les autres secteurs de l'économie. Alors un syndicat de type "industriel" pour les employés du secteur agricole du Québec ? Cela va entrainer une hausse des prix des produits déjà handicapés par une saison plus courte qu'au sud et ainsi de suite.
    2. Espérons au moins que ce qui est bon pour les travailleurs importés du Mexique sera bon aussi pour les travailleurs provenants du Québec. Contrainte pour contrainte pourquoi en effet ne pas engager de main d'oeuvre de chez-nous au lieu de jouer les snobinards à les faire venir d'ailleurs ? À ce chapitre .. on peut se dire que les gros agriculteurs qui croyaient enfin revenu le temps féodaux pour leurs relations de travail est bel et bien révolu. Bien fait pour vous!
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