Lettres - Dans la mauvaise direction
Jacques Fournier - Association québécoise de défense des droits des retraités, Le 30 mars 2010
1 avril 2010
Actualités économiques
La nouvelle «contribution générale pour la santé» (25 $ en 2010, 100 $ en 2011 et 200 $ en 2012) n'est pas un impôt progressif et s'attaque directement à la classe moyenne. Des revenus équivalents auraient pu être obtenus par le gouvernement en ajoutant, par exemple, un ou plusieurs paliers d'impôt supplémentaires pour les plus nantis, comme l'ont démontré les travaux de l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS).
Par ailleurs, le projet de «franchise santé» (ticket orienteur ou modérateur) serait d'une complexité bureaucratique redoutable. Il faudrait en effet arrimer la comptabilité publique de la consommation de soins (les visites médicales selon le lieu) et la déclaration de revenus pour calculer cette franchise. Les frais administratifs risquent de dévorer les sommes perçues. On se demande pourquoi le gouvernement ne choisit pas plus simplement un mode peu coûteux pour encaisser des recettes: l'impôt progressif sur le revenu incluant équitablement tous les types de gains.
Des études ont démontré que lorsque les citoyens se privent de visites médicales précoces, à cause de la méthode des franchises ou des tickets, leur santé se détériore et cela entraîne des coûts supplémentaires pour le réseau public.
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Jacques Fournier - Association québécoise de défense des droits des retraités, Le 30 mars 2010
Par ailleurs, le projet de «franchise santé» (ticket orienteur ou modérateur) serait d'une complexité bureaucratique redoutable. Il faudrait en effet arrimer la comptabilité publique de la consommation de soins (les visites médicales selon le lieu) et la déclaration de revenus pour calculer cette franchise. Les frais administratifs risquent de dévorer les sommes perçues. On se demande pourquoi le gouvernement ne choisit pas plus simplement un mode peu coûteux pour encaisser des recettes: l'impôt progressif sur le revenu incluant équitablement tous les types de gains.
Des études ont démontré que lorsque les citoyens se privent de visites médicales précoces, à cause de la méthode des franchises ou des tickets, leur santé se détériore et cela entraîne des coûts supplémentaires pour le réseau public.
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Jacques Fournier - Association québécoise de défense des droits des retraités, Le 30 mars 2010
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