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Ménard rêve de révolution

L. Jacques Ménard
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
L. Jacques Ménard
L. Jacques Ménard se met à rêver de Révolution tranquille. La société québécoise doit le gros de ses acquis actuels à un mouvement d'éveil et de conscientisation né il y a plus de 40 ans, répondant à des préoccupations sociales de l'époque. Il y a 40 ou 50 ans, toute une génération s'est lancée, a osé, sans crainte, sans trop savoir quel serait le résultat. Or aujourd'hui, les défis font appel à une réalité contemporaine. La pertinence du Québec de demain sera le reflet des choix qui seront faits ou qui ne seront pas faits aujourd'hui. On peut retenir le statu quo, et se fossiliser, ou stimuler une nouvelle mobilisation citoyenne. Le numéro un de la BMO au Québec préfère la deuxième avenue et dit: «Pourquoi pas!»
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  • Michel Bisson
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 07h32
    Le monstre sacré aux pieds d'argile..
    IL y a 40 ans l'état s'occupait de tout car trop peu de Québécois assez forts étaient capables de prendre la relève que les anglo-saxons ..

    Notre classe intellectuelle était issue du cours classique, qui ne générait que des porteurs d'eau...LA science et l'argent il fallait pas toucher...Laisser ça aux autres..

    On est passé du catolicisme à la religion d'état, en une décennie.....Toute une révolution...

    Trop peu d'entrepreneurship a été encouragé...L'état s'occupe de tout...

    Avec les conséquences que l'on connaît..

    On ne génère pas l'activité économique pour supporter toute cette structure qui réussit de moins en moins à répondre à nos attentes compte tenu des immenses ressources qu'on y englouti et de son inefficacité grandissante..

    Au contraire l'inertie du système en place empêche le développement nécessaire à la survie du système lui-même, drôle de paradoxe..On entre dans une spirale descendante en vrille..


    On a créé un monstre sacré aux pieds d'Argile...

    Et ce monstre sacré ne sait plus évoluer..

    De plus nous ne savons plus produire de politiciens d'envergure capables de s'Attaquer à une immense bureaucratie omnipotente qui tente de s'auto-perpétuer à coup de taxes et d'impôts...Alors que la qualité des services est en chute libre...

    Donc nous payons de plus en plus pour avoir de moins en moins..

    Il est clair que nous sommes à une croisée de chemin...

    MAis changer une culture fonctionnariale pour une culture entrepeneuriale, ça prend une grosse crise...

    Donc on demeure dans l'Attente de cette grosse crise....Pour évoluer..Tout va stagner un bout..L' agonie...

    Comme disait Catherine de Médicis dans son contexte de l'époque:Hélas il n'y a de pogrets humains que dans les bains de sang...Dans notre contexte contemporain faudrait comprendre qu'aucun progès n'est possible que lorsque nous sommes face à une grave crise...

    Nul empereur n'a laissé son empire sans une bonne bataille...Le monstre sacré de l'état va se défendre...HEureusement qu'il a les pieds d'argile, mais ne lui dites surtout pas...

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 08h01
    Il est facile de se concentrer sur 2 thèmes seulement, surtout ...
    ««Cette donnée le ramène sur deux de ses thèmes de prédilection, soit la productivité et l'éducation (ou le décrochage scolaire). «Le lien éducation-productivité-richesse est une relation presque linéaire.»»»

    La productivité est augmentée par le licenciement de milliers de travailleurs, et en ne gardant à l'emploi que les plus instruits et les plus polyvalents, les entreprises atteignent un double objectif. Voilà qui explique l'intérêt de M. Ménard pour ces 2 thèmes de prédilection.

    En fonctionnant ainsi, lorsque tous les employés posséderont un 2e ou un 3e cycle universitaire, les autres seront tous des décrocheurs... Dans une société, il y a toujours des gens qui sont «plus quelque chose» et des gens qui sont «moins quelque chose». Le problème c'est lorsqu'il n'y a plus de place pour les moins... Les exigences des gens d'affaires (sic) n'ont pas de limites, tout comme la productivité, la rentabilité et les profits. C'est le même principe pour le palmarès des écoles. Il y aura toujours une 137e école, même si ses résultats sont de 95 %, elle sera quand même la dernière.

    Je suis dans la tranche d'âge de ceux qui ont profité de la Révolution tranquille. C'est l'espoir d'améliorer le sort de leurs enfants qui a galvanisé les parents, pour les plus jeunes, c'était le sentiment que le monde était à nous, que l'on gagnait des acquis, qui nous a propulsés. Lui nous parle de couper des acquis et il se demande pourquoi on n'est pas plus enthousiastes.

    M. Ménard voit loin, avec la pyramide des âges. S'il réglait un problème actuel avec le mini-baby-boom : la disponibilité des services pour les femmes enceintes, pour la pédiatrie et les places en garderie, la conciliation travail-famille! Ça, ce n'est pas dans 10 ans, c'est aujourd'hui!

    Sur la même lancée des projections en ligne droite, je me souviens que dans les années 80, avec le taux d'inflation et les taux d'intérêt à 21 %, la livre de beurre devait coûter 500 $ en l'an 2000.

    M. Bolduc, qui avait lui aussi des solutions simples à des problèmes complexes, va recevoir très bientôt son bulletin. Et je crois que pour un médecin, ce sera dur à avaler, ce ne sera sûrement pas sa meilleure note!

    Il y a des gérants d'estrade dans toutes les couches de la société vous savez. D’autres encore font du lobbyisme sous couvert de mécénat.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 11h05
    Oser questionner …le statu quo !!!
    Monsieur Ménard préconise la responsabilisation, l'audace, le travail, l'effort, bref ...la remise en question de la devise : « Il est urgent d’attendre et de ne rien faire ! » Le questionnement à découvert du sacro-saint modèle québécois: État-providence, interventionnisme de l'État, boulimie de l’administration des institutions publiques, le p'tit pain réconfortant pour les plus ou moins nantis, la faute sur les autres, le ‘pas dans ma cour’, la bonne gauche et la méchante droite, etc.

    Les bien-pensants pourfendeurs de ce très dérangeant courant néolibéral vont sûrement monter aux barricades. Pour ma part, j'achète et je suis prêt à signer ma carte d'adhésion si Jacques Ménard et quelques autres leaders dynamiques et progressistes fondent un parti politique qui nous aidera enfin sortir de ce lisier qu'est devenu la gouvernance et la réalité politico-socio-économique de cette province 'd'enfants-rois' ...de tous les âges ! Bien sûr, je ne suis pas inconditionnellement d’accord avec toutes les idées émises par Jacques Ménard mais Dieu (ou Allah ou Yahvé…) que c’est respirer de l’air frais que de voir cet homme se détacher des slogans vides dont nous ont abreuvés nos politiciens de tous les partis politiques (provincial et fédéral) au cours des dernières années et préconiser plutôt …d’avancer en avant !!!

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 16h11
    L'école primaire et l'analphabétisme
    Monsieur Ménard : «Tu m'aurais dit que, 40 ans plus tard après la Révolution tranquille, le Québec se retrouverait avec un taux d'analphabétisation de 25 %, je n'aurais pu le croire. Or cela fait partie de la réalité, des non-dits.» Oui, 25 % d'analphabètes, même après trois réformes pédagogiques. Malgré les bonnes intentions qui les ont alimentées, ces dernières n'ont pas réussi à corriger le tir. L'école primaire produit la majorité des Québécois qui ne savent pas lire et écrire. N'en déplaise à Monsieur Ménard, combattre le décrochage scolaire au niveau secondaire, c'est perdre temps, énergie et argent. Le problème ne peut être résolu qu'à sa source : un enseignement de la lecture et de l'écriture dispensé par des enseignants dévoués mais qui n'aiment ni lire ni écrire, lesquels, pour la plupart, se sont retrouvés dans les facultés de l'Éducation faute de notes suffisantes pour se diriger ailleurs.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 16h16
    Ménard vs Charest
    Il est grandement attristant de voir Monsieur Ménard remettre la Révolution tranquille au premier plan de ses espoirs quand on sait que Jean Charest ne s'est pas caché de vouloir la détruire et, avec elle, les institutions qu'elle a engendrée.

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 13 mars 2010 16h17
    Merci à Jean Desjardins
    Je respire avec cet air frais de tous mes poumons.
    Merci !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Gerry46
    Inscrit
    samedi 13 mars 2010 19h09
    Inscrit
    Je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit M. Ménard. Cependant, j'adore son type d'intervention et la tournure que peut prendre ce débat sur le type de société que l'on veut devenir. J'ai d'ailleurs apprécié les écrits des gens qui ont donné leur opinion avant moi. Parlons-en en mal, parlons-en en bien, mais parlons-en... Et surtout, ensuite, agissons.

    Se remettre en question, c'est la clé pour être en mesure de se transformer, de se réorienter et de devenir "maître chez nous". C'est ça ou bien on se fossilise.

    Notre vision est plutôt nombriliste, si je puis dire. Notre système s'enlise et on en rajoute. Exemple, on vient d'inventer 350$ petits millions pour que les femmes stériles se payent tout à fait gratuitement ( pas 50%, pas 25 %, pas 10%, 0,00000000 %) des embryons si jamais il leur prend l'idée d'avoir un enfant. J'ai surtout rien contre ces femmes, je le prends simplement comme exemple pour démontrer qu'on se paye du grand luxe alors que le déficit est catastrophique et que par ailleurs bien des gens auraient le moyen de payer une partie des coûts.

    C'est ça qui est catastophique et c'est ce que les gouvernements doivent arrêter de faire. Et pour ça, il faut que des gens qui ont une vision se lèvent, parlent, donnent leurs idées, créent des pôles de pensées (pas à la façon Bouchard, Taylor, cependant) et après débat, donnent une orientation et un souffle nouveau à nos politiciens.

    Il y a aussi cette mentalité que tout ce qui vient des Baby-Boomers est dépassé. Il faudrait peut-être faire abstraction de ces idées et prouver que les consensus sont encore possible entre les générations et qu'il est possible de choisir notre avenir et de déterminer dans quelle sorte de société on veut vivre.

    Lévis

  • Gibi
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 14h38
    Ménard et cie
    Je suis saturé d'entendre ces Ménard, et tout autre Stephen Jarislowski de ce monde, faire la morale au commun des citoyens....Je n'ai aucun intérêt pour ce que le riche Ménard peut croire ou penser de notre société. Il fréquente ces gens d'affaires qui s'enrichissent au détriment des citoyens et qui demande en même temps de remettre en question notre société, nos acquis sociaux. Pour moi, M. Ménard devrait devrait s'en tenir à sa respectabilité financière.

    Gibi

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