Échapper à son destin socio-économique
Le Canada se démarque comme l'un des pays où les enfants ont le plus de chances d'échapper aux conditions socio-économiques de leurs parents, selon l'OCDE.
Moins de 20 % du niveau de rémunération des Canadiens peut être attribué aux revenus qu'avaient leurs propres parents avant eux, estime l'organisme dans un chapitre spécial de son rapport Objectif croissance dévoilé hier. Cette proportion est comparable à celle observée dans les meilleurs pays d'Europe du Nord et en Australie. Elle dénote un degré de mobilité socio-économique nettement supérieur à celle observée aux États-Unis (plus de 45 %), au Royaume-Uni (50 %) et même en France (plus de 40 %) et en Suède (plus de 25 %). Le Canada fait tout aussi bien lorsque l'on compare les résultats obtenus par les parents et leurs enfants à l'école secondaire.
Cette question de la mobilité est au coeur de l'idée d'égalité des chances entre les individus, a rappelé hier Pier Carlo Padouan, secrétaire général adjoint et économiste en chef de l'OCDE. «Déjà fondamentales, les questions de répartition des revenus et d'équité sont passées au premier plan depuis que la crise a mis en lumière les gains disproportionnés dont les ménages aisés ont bénéficié ces dernières années.»
Les auteurs du rapport n'expliquent pas les causes de la plus grande mobilité sociale (vers le haut comme vers le bas) au Canada. Ils rapportent cependant que les politiques de redistribution de la richesse y jouent un rôle important, tout comme celles en matière d'éducation. Ils soulignent, dans ce dernier cas, que la présence d'un réseau d'enseignement préscolaire est un atout important, tout comme le fait de ne pas pousser les enfants à choisir trop tôt leur orientation scolaire et d'améliorer la mixité sociale au sein des écoles.
Moins de 20 % du niveau de rémunération des Canadiens peut être attribué aux revenus qu'avaient leurs propres parents avant eux, estime l'organisme dans un chapitre spécial de son rapport Objectif croissance dévoilé hier. Cette proportion est comparable à celle observée dans les meilleurs pays d'Europe du Nord et en Australie. Elle dénote un degré de mobilité socio-économique nettement supérieur à celle observée aux États-Unis (plus de 45 %), au Royaume-Uni (50 %) et même en France (plus de 40 %) et en Suède (plus de 25 %). Le Canada fait tout aussi bien lorsque l'on compare les résultats obtenus par les parents et leurs enfants à l'école secondaire.
Cette question de la mobilité est au coeur de l'idée d'égalité des chances entre les individus, a rappelé hier Pier Carlo Padouan, secrétaire général adjoint et économiste en chef de l'OCDE. «Déjà fondamentales, les questions de répartition des revenus et d'équité sont passées au premier plan depuis que la crise a mis en lumière les gains disproportionnés dont les ménages aisés ont bénéficié ces dernières années.»
Les auteurs du rapport n'expliquent pas les causes de la plus grande mobilité sociale (vers le haut comme vers le bas) au Canada. Ils rapportent cependant que les politiques de redistribution de la richesse y jouent un rôle important, tout comme celles en matière d'éducation. Ils soulignent, dans ce dernier cas, que la présence d'un réseau d'enseignement préscolaire est un atout important, tout comme le fait de ne pas pousser les enfants à choisir trop tôt leur orientation scolaire et d'améliorer la mixité sociale au sein des écoles.
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