Les bons américains toujours d'intérêt en Chine
Pékin — La Chine, qui a récemment réduit ses investissements en bons du Trésor américain, a souligné hier que ces changements étaient des opérations de marché «normales», démentant implicitement avoir l'intention de se débarrasser de ses titres de la dette américaine.
«La Chine a des réserves de change importantes et [...] le marché des bons du Trésor américain est très important pour nous», a déclaré à la presse le directeur de l'Administration en charge des changes, Yi Gang. «Il est normal que nous ayons des opérations liées aux titres que nous détenons», a ajouté Yi Gang en marge de la réunion plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire (parlement), en souhaitant que ne soit pas politisé «un pur comportement d'investisseur».
«La Chine est un investisseur responsable», a-t-il insisté.
Si la Chine reste le premier détenteur de bons du Trésor américain, devant le Japon, elle a aussi légèrement réduit en fin d'année le montant de titres en sa possession: de 929 milliards de dollars en novembre, elle est passée à un volume de 894,8 milliards fin décembre.
Inquiétudes
Cela a suscité des inquiétudes aux États-Unis, où certains membres du Congrès redoutent que la Chine ne se servent de ses titres de la dette américaine comme d'une arme politique alors que les relations bilatérales passent par un épisode de vives tensions.
Pékin s'est particulièrement offusqué d'une importante vente d'armes américaines à Taiwan et de la rencontre à la Maison-Blanche entre le président Barack Obama et le dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, en lequel les autorités chinoises voient un dangereux séparatiste.
Mais de nombreux analystes estiment peu vraisemblable que la Chine abandonne brutalement ses placements en bons du Trésor, ne souhaitant pas entraîner la chute des cours des titres qu'elle détient, mais aussi faute de placements de rechange.
«La Chine a des réserves de change importantes et [...] le marché des bons du Trésor américain est très important pour nous», a déclaré à la presse le directeur de l'Administration en charge des changes, Yi Gang. «Il est normal que nous ayons des opérations liées aux titres que nous détenons», a ajouté Yi Gang en marge de la réunion plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire (parlement), en souhaitant que ne soit pas politisé «un pur comportement d'investisseur».
«La Chine est un investisseur responsable», a-t-il insisté.
Si la Chine reste le premier détenteur de bons du Trésor américain, devant le Japon, elle a aussi légèrement réduit en fin d'année le montant de titres en sa possession: de 929 milliards de dollars en novembre, elle est passée à un volume de 894,8 milliards fin décembre.
Inquiétudes
Cela a suscité des inquiétudes aux États-Unis, où certains membres du Congrès redoutent que la Chine ne se servent de ses titres de la dette américaine comme d'une arme politique alors que les relations bilatérales passent par un épisode de vives tensions.
Pékin s'est particulièrement offusqué d'une importante vente d'armes américaines à Taiwan et de la rencontre à la Maison-Blanche entre le président Barack Obama et le dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, en lequel les autorités chinoises voient un dangereux séparatiste.
Mais de nombreux analystes estiment peu vraisemblable que la Chine abandonne brutalement ses placements en bons du Trésor, ne souhaitant pas entraîner la chute des cours des titres qu'elle détient, mais aussi faute de placements de rechange.
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