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Libre opinion - Petits rappels aux riches de ce monde

«Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi ce qu'il avait prédit hier ne s'est pas produit aujourd'hui.» -- Laurence Peter

Mélissa Pilon - Étudiante en design graphique à l'Université du Québec à Montréal  25 février 2010  Actualités économiques
Pourquoi le gouvernement libéral n'utilise-t-il pas les 900 millions offerts par Ottawa lors du règlement du déséquilibre fiscal au lieu d'offrir des baisses d'impôts? Pourquoi ne réclame-t-il pas à Ottawa les 2,1 milliards pour l'harmonisation de la TPS et de la TVQ? Pourquoi ne pas augmenter la taxe sur le capital de 50 à 100 % du gain réalisé, ce qui permettrait une entrée d'argent frais de près d'un demi-milliard de dollars?

Pourquoi ne pas facturer à Rio Tinto Alcan, une compagnie étrangère, le vrai coût de son électricité pour produire de l'aluminium? Pourquoi ne pas faire la lumière sur la corruption qui coûte 30 % de plus aux Québécois, ce qui équivaut presque au déficit actuel du gouvernement selon l'ancien ministre des Finances Jean Campeau?

Pourquoi le gouvernement n'actualise-t-il pas la Loi sur les mines afin de récupérer une somme de 200 millions en redevances? Pourquoi le gouvernement ne prête-t-il pas lui-même aux étudiants directement, au lieu de faire affaire avec les banques, dans le cadre du programme des prêts et bourses, une économie de 48 millions de dollars en intérêts? Pourquoi le salaire d'un recteur est-il pratiquement le double du salaire du premier ministre du Québec?

Comment un associé principal du cabinet d'avocats Davies Ward Phillips & Vineberg, comme Lucien Bouchard, dont le bureau défend la firme Conventree de Toronto impliquée dans le scandale des PCAA, peut-il nous faire la leçon? Avez-vous oublié les mises à la retraite? Le seul qui devrait prendre sa retraite, c'est Lucien Bouchard.

Les droits de scolarité sont déjà dégelés. En effet, d'ici 2012, les étudiants paieront 500 $ de plus par année. Mais en contrepartie, les investissements du gouvernement libéral ne couvrent même pas les coûts de système, les bourses versées en 2009-10 ne couvrent même pas le taux d'inflation. Chaque fois qu'un étudiant investit un dollar, le gouvernement en profite pour se dégager de sa responsabilité envers l'éducation.

Faut-il rappeler aux riches de ce monde que tous ne partent pas sur le même pied d'égalité dans la vie, que tous n'ont pas un père ou une mère avec un portefeuille bien garni? Avons-nous abandonné l'idéal québécois de la Révolution tranquille: la chance pour chacun de réussir sa vie, par l'éducation, par la formation, et ce, sans le souci financier? Seuls le talent et l'excellence devraient être conditions de réussite.

Il faudrait d'ailleurs m'expliquer comment une hausse de coût n'affecte pas la demande. Il s'agit pourtant d'un principe de base d'économie. Nous avons un problème de démographie, croyons-nous vraiment qu'un jeune couple endetté d'un prêt de 100 000 ou de 200 000 dollars aura envie de mettre des enfants au monde? Croyons-nous vraiment que de réduire l'accès aux études postsecondaires est une vision de courage, alors qu'une pénurie de main-d'oeuvre spécialisée pointe à l'horizon?

Fin aux paradis fiscaux. Fin à l'évasion fiscale. Fin de la corruption des petits amis du régime. Lumière sur le scandale des PCAA. Voilà une vision courageuse pour une société juste et financièrement viable. Ce sont les bandits qui nous coûtent cher, et surtout, leur avocat.

***

Mélissa Pilon - Étudiante en design graphique à l'Université du Québec à Montréal











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  • André Loiselet
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 01h25
    WOW!
    Tu es extraordinaire Mélissa!
    Et je conserve ton travail dans mes archives.
    Félicitations pour ton souffle généreux et pour ton appétit de changements.
    Tu pourrais gêner la mesquine et étroite réflexion de plusieurs cerveaux masculins qui se regardent le nombril.

  • Montrealistement
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 08h08
    et vlan dans les dents
    qui a dit que la lucidité était l'apanage de vieux bonzes? qui a dit que "les jeunes" n'avaient pas d'opinions?

    Il fut un temps, très lointain, où les jeunes prenaient toute la place. Ces jeunes sont devenus matures, voire vieux. Ils ont occupé les postes les plus influents. Ils prennent toujours toute la place. Ils ont revendiqué, ils ont obtenu le pouvoir. Et maintenant, ils veulent le garder. Ils font tout ce qui est possible pour empêcher les générations qui suivent de les remplacer, ou ne serait-ce que de les critiquer. Il fallait voir le ton doctoral qui ne souffre aucun commentaire de Maïtre Bouchard la semaine dernière pour comprendre qu'il est loin le temps où quiconque pourra faire quoique ce soit pour changer réellement les façons de voir et de faire au Québec.

  • Robert Geoffrion
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 08h55
    Je vote pour toi!
    Qu'il est rafraîchissant et encourageant de constater que la jeunesse voit clair et qu'elle a le goût du changement. Vivement que d'autres Melissa viennent brasser la cage et déloger les vieux esprits encrassés qui sont au pouvoir (c'est un quinquagénaire qui le dit ici). Il est faut de dire qu'on a les politiciens qu'on mérite. À quand ta candidature? J'ai bien hâte d'avoir la possibilité de voter pour les Mélissa du Québec.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 08h59
    WOW 2, car je pense la même chose que M. Loiselet au sujet de votre texte
    Avec votre permission, je vais passer votre texte à des amis. Car vous dites exactement ce que tout le monde pensent entre ses deux oreilles. Les gouvernements n'ont pas de leçon à donner à qui que ce soit. En particulier monsieur Bouchard, le cerbère du système établi, qui martèle tout le monde de ses paroles fielleuses.

  • Frederic Laporte
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 09h09
    Bravo, bravo, bravo !
    Vivent les Mélissa ! Quelle intelligence ! Bravo d'avoir pris le temps d'écrire ce petit texte qui vise dans le mile.

  • Luc Normandin
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 09h57
    Bravo!
    J'ai déjà partagé ce merveilleux texte avec mes amis.
    Faut que ça se sache et se propage!

  • Marc O. Rainville
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 10h00
    Les PCAA et tutti quanti.
    Je seconde. Pour les PCAA, il y a toutes sortes de rumeurs qui circulent sur les raisons qui ont poussé la Caisse à s'engager dans cette voie sans issue. Ca va prendre une enquête. Pour le moment, tous les doigts pointent dans la même direction, celle d'un gros investisseur qui auraIT ''SUGGÉRÉ'' à tout le monde de prendre le train avec lui.

  • gilbert troutet
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 10h30
    Bravo!
    C'est rafraîchissant de lire cette analyse et ces propos qui mériteraient la première page du journal. Les journalistes pourraient aussi s'en inspirer pour éclairer le public et dénoncer l'hypocrisie et la couardise de nos politiciens en poste au Québec. Il ne suffit pas d'avoir «les deux mains sur le volant», il faut aussi être en état de conduire.

  • Alain Legault
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 13h18
    RE WOW!!!!!
    Bravo,merci pour ce texte Mme.pilon ,je suis entierement d accord et surtout svp continuer

  • Jean Pierre Daviau
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 14h01
    Re bravo
    Et j'ajouterai, je me souviens,
    30 milliards d'erreur
    450 000 000 d'erreurs
    5 millions d'erreurs
    Une justice qui aiment les détourenements de fonds, les abris fiscaux, la collusion, etc. Qui va payer?

    Les étudiants voyons.

  • Étienne Marcoux
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 15h53
    Invitation
    J'invite tous ceux et celles qui sont en accord avec ce texte à le faire parvenir au ministère des Finances du Québec, à l'adresse suivante:
    ministre@finances.gouv.qc.ca

  • Mathieu Grondin
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 16h36
    Quel souffle !
    Je t'invite à prendre un break sur le design graphique et à partir changer le monde un peu. On va te suivre. Tu l'as.

  • Mathieu Grondin
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 16h39
    (oubli)
    Ton opinion est d'une grande LUCIDITÉ. Faudrait bien se réapproprier le terme...

  • Renaud Guénette
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 16h50
    Merci
    Merci pour cette superbe réflexion. Je suis un retraité mais j'endosse à 100% votre analyse.
    Enfin quelqu'un qui ose dire tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas. Je met ce billet dans mes archives.

  • Claude Perron
    Inscrit
    jeudi 25 février 2010 19h42
    Excellent texte
    La raison, le bon sens et l'intelligence opposée à la démagogie et au populisme des prédateurs. Ce n'est pas gagné. Espérons que "le mépris (des riches et de leurs avocats) n'aura qu'un temps" ... le plus court possible

  • Gaetan Fortin
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 20h01
    À lucides lucides et demi!
    Va Mélissa, ne te laisse pas tasser par l'ambiance complaisante ou défaitiste! Tu fais même frétiller d'espoir des retraités comme moi... Tu dois crier fort et j'te jure qu'ils seront nombreux à suivre des lucides comme vous, jeune fille.

  • Francis Leroux
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 22h24
    Bravo
    oui, oui et oui

  • Paul Bélanger
    Abonné
    jeudi 25 février 2010 23h12
    Mélissa, bravo pour la fraîcheur...
    ...pour la fraîcheur de votre propos dans cette mer de vielles et traditionnelles recettes. Vous vous inscrivez dans le présent, en plein dans la conjoncture de fin de crise qui a tant accentué les inégalités, et dans l'avenir de notre société, celle de la formation et du bien-être de nos enfants et petits-enfants. Merci de l'avoir dit simplement, avec lucidité mais aussi grandeur de vue.
    Un abonnéretraité

  • Denis Yogi Lemieux
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 12h01
    Il y a de l'espoir!
    Merci Melissa pour ce vent de lucidité. J'espère que vous serez nombreux de votre génération à penser comme cela, qui refuseront d'accepter aveuglément d'être soumis aux lois et aux décisions injustes qui affligent nos sociétés.

    Je suis aussi très heureux de lire les commentaires de gens qui sont prêts à te suivre pour sortir de cette noirceur intellectuelle.

    Mais ce que nous devons faire, c'est un changement radical de gestion de notre société, car le problème est beaucoup plus profond qu'il n'en paraît.

    Je ne sais pas Mélissa si tu as l'intention de faire de la politique un jour, mais sache que si tel est le cas, tu te retrouveras muselé comme tout ceux qui ce sont présentés en politique dans le but d'apporter des changements. Les vrais dirigeants de nos sociétés c.a.d. les banquiers et les multinationales ont tous les outils en main pour y parvenir.

    Ce que nous avons vraiment de besoins pour leur faire entendre le gros bon sens, c'est une action citoyenne majoritaire de désobéissance civile. Nous devons, nous tous, individuellement en tant que citoyen et esclaves du système, reprendre les rennes de nos sociétés, et de nos vies. Et ça c'est un débat que je suis prêt à défendre.

    Il nous faut absolument revoir les bases de notre société, car présentement nous ne sommes que des pions soumis, dans le jeu des financiers.

    J'en appel à votre lucidité et à votre gros bon sens, et pour l'amour des générations à venir.

    Denis Yogi Lemieux, philosophe et étudiant à l'école de la Vie.
    www.les-nouveaux-humains.com

  • Les DIPLOMATES
    Inscrit
    vendredi 26 février 2010 15h29
    Résumé Exécutif
    Pourquoi demandez-vous ?

    Parce que Le leitmotiv des corpo-suprémacistes est...

    PRIVATISER LES PROFITS
    SOCIALISER LES COÛTS

    Et durant l'arnaque les pétro-créationistes passent l'état à la tronçonneuse en chantant... God is an american ;)

    La droite : là est ancrée une impressionnante armada d’esprits étroits, d’idées poussiéreuses, de réflexes conditionnés, de réflexions figées, de pensées rétrogrades, d’insondable bêtise, d’ignorance crasse, d’intelligences sclérosées, d’imaginations absentes, de regards obscurcis par les œillères de l’obscurantisme. – Jean-François Kahn

    Les DIPLOMATES
    http://www.lesdiplomates1984.com/

  • ungars
    Inscrit
    dimanche 28 février 2010 03h21
    Merci Mélissa
    Ton commentaire m'a rappeler mon passage à l'UQAM. C'était si beau, de jeunes gosses de riche déguisé en altermondialiste endormi sur leur pupitre. Toujours réveillé pour demander haut et fort qu'on leur paye entièrement leurs études.

    « Tous ne partent pas sur le même pied d'égalité dans la vie » Tu me réchauffes leur coeur. D'ailleurs, je crois même que je vais payer ton diplôme de ma poche après tout ton gain est aussi le mien. Ton talent graphique chèrement acquis risque de me toucher au plus haut point. En n’ayant aucun stress relatif à la gestion de ton budget grâce à mon argent tu va pouvoir te concentrer sur les éléments les plus importants dans le domaine du design graphique : Un look de hipster réussi et de beaux seins ferme.

  • mark
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 04h32
    oui et non
    Je pense qu'un étudiant en médecine devrait payer plus qu'un étudiant en lettre. A quel point, je ne sais pas, mais il devrait payer plus c'est tout. Et ne t'en fait pas Mélissa, si t'as pas d'argent, t'auras plus de bourses, ca compensera.

    Maintenant:
    ``Pourquoi le gouvernement libéral n'utilise-t-il pas les 900 millions offerts par Ottawa lors du règlement du déséquilibre fiscal au lieu d'offrir des baisses d'impôts?``
    le gouvernement n'avait pas le choix, à cette époque, les gens qui faisaient plus de 50000$ payait le gros impôt, un non sens, on n'est pas très riche à 50000$/an. Si tu veux taxer les riches, alors t'ajoute un autre palier d'imposition.

    ``Pourquoi ne réclame-t-il pas à Ottawa les 2,1 milliards pour l'harmonisation de la TPS et de la TVQ? ``
    Le Canada aurait payé pour l'harmonisation si le québec l'avait laissé administrer cette taxe. Honnêtement, ca donne quoi au Québec d'administrer une taxe de plus? ca donne des jobs a plus de fonctionnaires!

    ``Pourquoi ne pas augmenter la taxe sur le capital de 50 à 100 % du gain réalisé, ce qui permettrait une entrée d'argent frais de près d'un demi-milliard de dollars? ``
    Dit comme ca, c'est pas faisable, trop facile à éviter. Cependant, remmettre la taxe sur le capital des banques rapporterait 503 millions selon quebec solidaire et lisée. Les banques peuvent payer.

    Le reste du texte est OK.

  • Paul Racicot
    Inscrit
    lundi 1 mars 2010 12h34
    Quelques commentaires...
    N'étant pas un économiste, je ne saurais valider ou invalider les premières propositions de l'auteur. Mais il est pour le moins clair que...

    1. Il y a un sérieux problème de «magouillage» dans l'industrie de la construction. L'intervention du gouvernement est toujours attendue...

    2. Les frais de scolarité et les prêts aux étudiants sont «un frein à la mobilité sociale» et à la spécialisation de nos cerveaux. Serait-ce que notre gouvernement calcule qu'il nous en coûte moins cher d'importer des cerveaux déjà diplômés et de poster des chèques à nos chômeurs et BES?

    3. Quant aux subventions (sous toute forme) aux grandes industries et autres entreprises, elles résultent de cette volonté des gouvernement de beaucoup des pays de «créer des emplois chez nous». Les pays se concurrencent donc à coup de subventions aux entreprises (agricoles, forestières, minières, automobile...). Oui, des emplois sont ainsi créés, mais c'est toujours le consommateur et payeur de taxes et impôts qui, directement ou indirectement, paie ces subventions. Évidemment, s'il est sans emploi, il ne peut pas consommer les produits subventionnés... Il faudrait donc se poser quelques questions aussi élémentaires que «Est-ce vraiment payant de faire des 2 x 4 et du papier au Québec? Ou du porc, par exemple?»

    4. D'autre part, il se perd des sommes faramineuses en mauvaise planification, en piètre gestion. Par exemple, il y a plus de 20 ans, les démographes et actuaires des caisses de retraite nous annonçaient «le vieillissement de notre population». A-t-on planifié en conséquence les fonds de pension, l'affluence accrue dans les hôpitaux, les places requises pour les soins de longue durée, la formation du personnel nécessaire?

    5. Les paradis fiscaux et l'évasion fiscale (tant pour les particuliers que les entreprises) sont effectivement une vraie plaie.

  • François Caron
    Abonné
    lundi 1 mars 2010 13h22
    Si les étudiantEs étaient tous et toutes comme ça...
    l'avenir s'annoncerait prometteur pour notre société.

    Bravo mademoiselle Pilon, je suis en complet accord avec les questions que vous posez.

    Contaminez vos semblables, et la société dans laquelle je vieillirai sera à l'image de celle à laquelle je rêvais pendant mes études dans les années 1980-1990, c'est à dire amplement meilleure, mieux adminisitrée, mieux pensée et mieux adaptée aux défis que le complexe militaro-industriel Second Début nous amène depuis Reagan

  • Jacques Mercier
    Inscrit
    mardi 2 mars 2010 17h06
    Félicitation!
    En plein dans le mille!

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mardi 2 mars 2010 22h34
    Plein de fraicheur votre écriture. Bravo
    Voici un exemple de la magouille de la gestion de nos universitél

    'L'instruction en anglais ou français est un droit garanti en vertu de l'article 23 de la charte des droits et liberté canadienne. Mais dans la pratique, l'éducation post-secondaire dans la langue de son choix est garanti seulement pour la minorité anglophone du Québec et les francophones du Nouveau-Brunswick. L'écart entre la déclaration de principes et l'application est de taille.


    Le sur-financement de la filière anglophone au Québec est en partie lié à l'importante présence d'étudiants canadiens non-résidents. Selon le chercheur Jean-Pierre Corbeil de Statistiques Canada, le sur-financement du système universitaire anglophone au Québec est lié à la domination historique des anglophones montréalais au Québec. Cette « tendance lourde » est encore présente aujourd'hui.


    Car cette présence en territoire Québécois d'un important réseau universitaire de langue anglaise conduit à un curieux phénomène : un grand nombre d'étudiants canadiens non-résidents viennent étudier dans les universités anglo-québécoises et bénéficient de places d'études largement financées par le Québec. S'il faut mentionner que les étudiants non-résidents s'acquittent de frais de scolarité supérieurs à ceux en vigueur pour les résidents, ils sont tout de même subventionnés à la hauteur d'environ 8000 dollars par étudiant par année. Vu le nombre de 25000 d'étudiants en question, les coûts structurels de 200 millions de dollars/ ans sont importants pour l'état québécois. Les étudiants de pays étrangers sont près de 5000 à fréquenter nos universités. Il en coute environ 5000 dollars selon le statut de l’étudiant. Ces étudiants étrangers coutent 25 millions par année. Ils ont droit automatiquement à une bourse de plus de 4000 dollars. De plus, il faut souvent des mises à niveau des nouveaux étudiants pour une facture supplémentaire estimé à 20 millions par année.


    Notons que la majorité de ces étudiants quittent le Québec une fois leurs études complétées. Ces étudiants emportent avec eux leurs connaissances génératrices de richesse. Cela veut dire qu'il y a près de 2 milliards de dollars par année de retombées économiques qui n'avaient pas lieu au Québec mais ailleurs au Canada.

    Le Québec et surtout les universités anglo-québécois supportent un fardeau fiscal très lourd afin de contribuer généreusement aux 25000 étudiants canadiens qui viennent étudiés au Québec. L’Ontario fournit 12000 des étudiants qui profite à rabais de coût minime pour compléter leurs études au Québec. Chaque année le Québec dépense pour tous les non-résidents une somme de 245 millions de dollars. Donc depuis 10 ans, les Québécois ont payé pour plus 2.25 milliards pour les étudiants étrangers qui bénéficient de ces fonds publics.

    Le sur-financement du système universitaire anglophone, en accordant un poids effectif à la communauté anglophone proche de 25 % au Québec (et de 50 % à Montréal où se concentre l'immigration), est-il partiellement responsable du fait que la communauté anglophone jouit d'un pouvoir sur la langue de travail et les taux de transferts linguistiques largement supérieur à sa taille réelle?

    On peut conclure qu'en l'absence des étudiants canadiens non-résidents, la taille et donc le coût des universités anglophones seraient bien moindres. L'argent ainsi économisé pourrait être utilement mis en œuvre pour combler le sous-financement des universités et éviter une augmentation des frais de scolarité, si sous-financement il y a réellement.

    Les lucides ( Intelligentsia ) québécoise ne parle pas de ce sur-financement des universités anglophones. Il n’est pas politiquement correct de discuter de ces sujets chauds sur la place publique. En termes clairs, le Québec finance, sans aucune contrepartie, une part disproportionnée du système d'éducation post secondaire destiné à la communauté de langue anglaise du Canada.

    Qui aura le courage de demandé le plein déboursé des frais d’études selon les exemptions pour tous les étudiants étrangers.

    Trudeau avait raison en disait des québécois << Le Québec ne sera jamais, indépendant, les Québécois sont idiots >>

    http://www.mef.qc.ca/docs/heure.htm


    http://www.ambamaroc.ca/Nouveau/Etudier_au_Canada/


    http://www.mef.qc.ca/financement_universites_non_d

  • Alain Deloin
    Inscrit
    mercredi 3 mars 2010 09h25
    Melissa,
    "Pourquoi ne pas augmenter la taxe sur le capital de 50 à 100 % du gain réalisé"

    Je me suis arrete la. Le reste semble du meme tonneau. Des idees simples (simplistes) des formules "choc". Taxer les gains en capital a 100% ce n'est pas possible. Ce serait trop complique a vous expliquer. Et vous seriez la premiere a en souffrir.

    Votre modele de reve existe: c'est la France. Un pays que l'on quitte quand on a du talent.

  • Dominique Châteauvert
    Abonnée
    dimanche 7 mars 2010 15h25
    Envoi au Ministère
    Je viens d'envoyer votre lettre au Ministère tel qu'Étienne l'a suggéré.

    ministre@finances.gouv.qc.ca

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