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    Renouvellement des voitures du métro - La STM rejette l'offre chinoise

    La Société de transport de Montréal veut conserver son système de rails pneumatiques alors que l’entreprise chinoise Zhuzhou veut lui proposer des voitures munies de roues d’acier.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir La Société de transport de Montréal veut conserver son système de rails pneumatiques alors que l’entreprise chinoise Zhuzhou veut lui proposer des voitures munies de roues d’acier.
    Zhuzhou Electric Locomotive a répondu à l'avis international lancé par la Société de transport de Montréal (STM) pour le renouvellement des voitures du métro et affirme être en mesure de respecter l'exigence de contenu canadien. Mais comme le constructeur chinois persiste à proposer des voitures sur roues d'acier plutôt que sur pneumatiques, la STM a rejeté d'emblée sa candidature.

    Si Zhuzhou Electric Locomotive arrivait à décrocher le contrat, les voitures de métro seraient assemblées sur le site de l'ancienne usine Dominion Bridge, dans l'arrondissement de Lachine, et 750 et 1000 emplois seraient alors créés, a indiqué hier le représentant de l'entreprise au Canada, Glen Fisher. Comme Zhuzhou lorgne le marché nord-américain du transport ferroviaire, le constructeur pourrait utiliser ces installations pour construire des locomotives et des trains à grande vitesse pour le Canada et les États-Unis, a-t-il ajouté.

    L'entreprise a par ailleurs réclamé de la STM qu'elle permette à ses experts l'accès aux tunnels afin que ceux-ci puissent évaluer le système de rails existant. Zhuzhou entend en effet proposer des voitures munies de roues d'acier et non de pneumatiques, allant ainsi à l'encontre des spécifications imposées par la STM. L'entreprise chinoise estime que des voitures sur roues d'acier pourraient rouler sur les rails du métro montréalais, mais qu'il faudrait vraisemblablement renforcer celles-ci. En janvier dernier, un spécialiste avait fait une première évaluation des infrastructures en place, mais il avait dû se contenter d'examiner les rails à partir des quais puisque la STM lui avait refusé l'accès aux tunnels.


    La STM n'a pas à changer ses plans

    La STM n'a pas mis de temps à répondre aux demandes de Zhuzhou Electric Locomotive. Dans une lettre que ses avocats ont fait parvenir, vendredi, à l'entreprise chinoise, la STM soutient que Zhuzhou ne peut obliger la STM à modifier les spécifications techniques de l'appel d'offres initial ou la contraindre à adapter ses infrastructures aux exigences du constructeur chinois qui ne fournira même pas le produit requis, écrivent-ils. Pour toutes ces raisons, la STM ne compte pas donner suite aux demandes de Zhuzhou.

    L'entreprise chinoise entend s'adresser aux tribunaux au cours des prochains jours afin d'empêcher la STM de signer un contrat avec le consortium Alstom-Bombardier. L'avocat Julius Grey, qui représente Zhuzhou, tentera de démontrer que l'exigence concernant les pneumatiques est déraisonnable.

    Les fournisseurs ont jusqu'au 1er mars pour manifester leur intérêt, faute de quoi la STM pourra signer le contrat déjà négocié avec les constructeurs Alstom et Bombardier pour le remplacement de 1053 voitures de métro.












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