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    Party de Noël 2009 coûteux pour la Caisse de dépôt

    25 janvier 2010 15h20 |Antoine Robitaille | Actualités économiques
    Michael Sabia
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Michael Sabia
    Le party de Noël de 2009 des employés de la Caisse de dépôt et placement du Québec a coûté 56 099,31 $. C'est ce que L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) a appris aujourd'hui et dénonce dans un communiqué. Cela représente une augmentation de 10 000$ par rapport au party de l'année précédente, le 12 décembre 2008, dont la facture avait été de 46 961,30$.

    «C'est incroyable, a commenté un porte-parole de l'AQRP, compte tenu des résultats moyens de 2009, qu'ils aient décidé de se payer un party encore plus gros en 2009. «Et même pour 2008», ajoute-t-il, compte tenu que toute la campagne électorale —qui s'était terminée le 8 décembre— avait porté sur la Caisse, et sur les mauvais résultats qu'on redoutait mais qu'on ne connaissait pas encore.

    L'AQPR avait fait une demande d'accès auprès de la Caisse de dépôt à la fin décembre afin d'obtenir des informations sur ce party. Dans le document envoyé par la Caisse, la vice-présidente principale Ginette Depelteau précise, sans donner de détail, qu’une «grande partie du coût total des [sic] ces soirées a été payée par les employés eux-mêmes à partir de contributions faites au cours de l’année par les employés dans le cadre de leurs cotisations au Fonds social des employés».

    Malgré tout, la coïncidence entre le fait de recevoir cette information et la publication d'une lettre ouverte aujourd'hui du PDG Michael Sabia, dans laquelle il promet un changement de culture et une plus grande transparence, a été qualifiée de «cocasse» par l'AQRP.

    Gros bon sens

    Dans la lettre de M. Sabia, reproduite sur Le Devoir.com, le p.d.g de la Caisse de dépôt soutient avoir remodelé la caisse selon des principes qui relèvent «du "gros bon sens», et qui se résument en quelques mots: simplicité, rigueur, performance et souci du client. «C'est en demeurant fidèles à ces principes que nous pourrons construire un succès durable, reposant sur de solides fondations», écrit-il.

    Par voie de communiqué, la présidente de l’AQRP, madame Madelaine Michaud, s'est dite très «sceptique» à l'égard de l’intervention de monsieur Sabia. «Si la Caisse veut établir une nouvelle collaboration avec ses clients, il faudrait d’abord que ses clients puissent participer à la définition de ses orientations. Or, les retraités, qui détiennent une grande partie des avoirs de la Caisse, n’ont toujours aucun représentant au conseil d’administration», a-t-elle fait valoir.













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