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    Immobilier - Du rêve à la réalité

    Le projet immobilier des Mas du Grand Vallon, de l’homme d’affaires Pierre Parent, représente le plus important investissement québécois sur la Côte d’Azur.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le projet immobilier des Mas du Grand Vallon, de l’homme d’affaires Pierre Parent, représente le plus important investissement québécois sur la Côte d’Azur.
    Pierre Parent réalisera son rêve de détenir une propriété sur la Côte d'Azur. Quatre ans après un changement de zonage jusque-là inespéré, l'homme d'affaires recevra en avril les clés des Mas du Grand Vallon. Ce projet immobilier, reposant sur le concept de résidences hôtelières, se veut le plus imposant investissement québécois dans cette région paradisiaque.

    L'ouverture officielle des Mas du Grand Vallon doit se faire le 2 avril pour les investisseurs-propriétaires, le 16 avril pour le grand public. La construction confiée à l'architecte français Philippe Caron étant terminée, le site hôtelier de 52 unités, détenu à 90 % par des Québécois, sera alors disponible à la location. L'enveloppe budgétaire de 45 millions aura été respectée, à 5 % près.

    «Tout est vendu, à une unité près. Nous en sommes à l'étape de l'exploitation de l'hôtel pour le compte des propriétaires», a précisé Pierre Parent. Le président de Resort One concrétise un rêve. L'homme d'affaires, connu pour avoir créé et lancé le concept du Salon de l'habitation à Montréal puis pour avoir dirigé le Groupe Promexpo jusqu'à sa vente au début de 2000, croyait la propriété sur la Côte d'Azur inaccessible. «C'était très cher, trop cher. Puis il fallait s'en occuper, le louer.» Il a passé deux ans à chercher un emplacement. Près de Cannes, au carrefour des grandes destinations européennes, et à distance du bord de mer et de son brouhaha. La guerre entre les États-Unis et l'Irak a éclaté, qui a tôt fait de provoquer un schisme entre les Américains et les Français. Un boycottage a suivi, réduisant le nombre de touristes américains en France.

    Pierre Parent avait remarqué un terrain de 10 000 m2 à 15 minutes de la baie de Cannes, situé dans une zone protégée. Il a pu rencontrer le maire de Mougins, qui se disait alors très désireux de relancer le tourisme dans la région. Au cours de cette première et seule rencontre, Pierre Parent a obtenu l'engagement du maire d'un changement de zonage du terrain. «J'ai joué la carte du Nord-Américain francophone.» Au sortir de sa rencontre, Pierre Parent s'est empressé de prendre une option sur le terrain. «Je risquais une mise de 10 %.» Le maire a tenu promesse, le changement de zonage a eu lieu. «La valeur du terrain a été multipliée par cinq.»

    L'homme d'affaires a reçu plusieurs offres, mais il s'en est tenu à sa promesse, et à son rêve, d'ériger un complexe hôtelier sur ce site bordant l'un des plus beaux terrains de golf de la région. Il s'est écoulé quatre ans entre la recherche du terrain et la livraison du projet clé en main. «J'ai été agréablement surpris par la qualité de la main-d'oeuvre locale. Là-bas, ceux qui exercent les spécialités de plombier, de maçon, sont particulièrement fiers de leur travail. Tout s'est fait avec professionnalisme. La productivité est exceptionnelle. Et l'architecte Philippe Caron a fait un travail impressionnant.» En revanche, les procédures administratives sont assez lourdes, «mais chaque pays, chaque région a ses particularités».

    Churchill...

    Le site hôtelier marie l'architecture provençale et le confort nord-américain. «La moitié du domaine est constructible, l'autre moitié est occupée par une forêt protégée. Nous sommes isolés de la route et accolés à un terrain de golf. Nous sommes à une heure quinze minutes, en voiture, de l'Italie, à 40 minutes de Saint-Tropez, à 10 minutes de Cannes, à 25 minutes de Nice. À proximité de Monaco et de la Riviera italienne. Nous vendons la destination Côte d'Azur-Provence. Nous vendons l'histoire, la gastronomie, le climat, la convivialité de l'arrière-pays.» Pierre Parent est tombé amoureux de cet endroit qui a déjà attiré les Winston Churchill, Édith Piaf, Jacques Brel, Christian Dior, Picasso...

    Le concept retenu repose sur la formule du condo-hôtel déjà appliquée par Pierre Parent en République dominicaine et dans les projets québécois de l'hôtel Saint-Sulpice, dans le Vieux-Montréal, du Windigo, dans les Laurentides, et du Crystal de la Montagne, dans le centre-ville montréalais. Les investisseurs détiennent un plein titre de propriété sur leur unité tout en étant propriétaires de l'hôtel et de ses espaces communs. Chaque investisseur-propriétaire bénéficie d'une pleine liberté d'occupation quoique, en règle générale, il habite sa propriété moins de 10 % du temps, soit moins de 36 jours par année — ce taux permet notamment à la propriété de conserver sa vocation commerciale et d'éviter la TVA de 19,5 %.

    Les unités libérées sont offertes en location. «Tout est mis dans un pool. Et chaque propriétaire reçoit une quote-part des revenus basée sur la totalité des revenus de l'hôtel.» Le rendement provient tant de la plus-value que des revenus hôteliers, a résumé Pierre Parent.

    Les Mas du Grand Vallon abritent 52 unités de condo, mais proposent 75 clés ouvrant autant de chambres. Le tout est accompagné d'une piscine extérieure, de salles de réunion, d'un restaurant, de jardins... Outre le site et sa localisation, le promoteur fait valoir la superficie de la chambre. On parle de 65 m2 en moyenne, avec une loggia ou une terrasse. C'est le double de la superficie standard offerte dans les autres hôtels quatre étoiles, pour le même prix. «Nous pensons atteindre un taux d'occupation de 70 % lorsque la vitesse de croisière sera atteinte, dans trois ans.»

    Quant aux autres projets de Pierre Parent, l'homme d'affaires n'a rien dans ses plans pour le Québec. Il pense à un projet plus modeste, celui de péniches-hôtels dans le sud de la France. «Ç'a été un des plus beaux voyages de ma vie», dit-il. Et il regarde ce drame, cette horreur qui frappe Haïti, et se demande comment il peut aider, à sa façon.












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