Vente d'Énergie Nouveau-Brunswick - Le Nouveau-Brunswick propose une entente modifiée
Photo : Agence Reuters Phil Noble
Depuis l’annonce de l’entente entre Hydro-Québec et Énergie N.-B., des milliers de Néo-Brunswickois ont manifesté leur opposition, arguant que la transaction équivaudrait à une renonciation de la propriété et du contrôle sur l’avenir de l’énergie de leur province.
Fredericton — Les gouvernements néo-brunswickois et québécois ont apporté d'importantes modifications à l'entente de principe pour la vente d'Énergie Nouveau-Brunswick à Hydro-Québec.
Un document obtenu hier par la Presse canadienne révèle que les réseaux de transport et de distribution de la société d'État ne sont désormais plus à vendre.
Selon cette nouvelle entente, Énergie Nouveau-Brunswick demeurerait une société d'État néo-brunswickoise et garderait plus de 60 % de sa main-d'oeuvre actuelle.
Aux termes de l'entente initiale, dévoilée en octobre, Hydro-Québec acquerrait les plus importants actifs d'Énergie Nouveau-Brunswick, incluant les lignes de transport d'électricité, les barrages et la centrale nucléaire de Pointe-Lepreau, pour 4,75 milliards, une somme équivalant à la dette de la société d'État.
Selon le document obtenu par la Presse canadienne, la valeur de l'entente révisée s'élève à 3,2 milliards et inclurait tout de même les installations hydroélectriques et la centrale nucléaire de Pointe-Lepreau.
Un peu plus tôt au cours de la journée hier, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, avait indiqué que des modifications à l'entente avaient été apportées, cédant ainsi au mécontentement de la population et à l'opposition de certains de ses députés.
L'entente d'octobre prévoit que les tarifs résidentiels pour l'électricité seront gelés durant cinq ans, tandis que ceux pour l'industrie seront réduits d'environ 30 % afin de les harmoniser aux tarifs exigés à l'industrie du Québec.
Depuis l'annonce de cette entente, des milliers de Néo-Brunswickois ont signé des pétitions et participé à des protestations pour manifester leur opposition à l'entente, arguant que la transaction équivaudrait à une renonciation de la propriété et du contrôle sur l'avenir de l'énergie de leur province.
Au cours de la fin de semaine, une source a confié à la Presse canadienne que les tarifs réduits promis à l'industrie néo-brunswickoise seraient revus à la hausse si des modifications étaient apportées à l'entente de principe d'octobre, mais que l'engagement à propos des tarifs résidentiels serait honoré.
Hier, Shawn Graham n'a pas voulu dévoiler la teneur des amendements proposés, mais a déclaré aux journalistes que son gouvernement avait entendu les inquiétudes de la population. «Les Néo-Brunswickois voulaient davantage de contrôle et de sécurité, et nous les avons écoutés et serons en mesure de répondre», a-t-il lancé.
Churchill Falls
Sur un autre front, la société d'État Énergie Terre-Neuve-et-Labrador (Nalcor) a indiqué hier qu'elle avait l'intention de contester en Cour supérieure du Québec le contrat de développement du projet hydroélectrique de Churchill Falls datant de 1969. Nalcor avait demandé en novembre dernier à Hydro-Québec de rouvrir l'entente, une requête qui a été balayée du revers de la main par le gouvernement québécois. Le directeur de Nalcor, Ed Martin, a indiqué que la contestation judiciaire se fondera cette fois sur le Code civil du Québec, qui oblige les parties à agir de bonne foi dans toutes leurs relations juridiques, notamment la négociation et l'exécution des contrats.
Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a déjà contesté — en vain — l'équité de l'entente jusqu'en Cour suprême du Canada. Le premier ministre Danny Williams soutient que jusqu'à maintenant, l'entente a rapporté environ 22 milliards au Québec, mais seulement 1 milliard à Terre-Neuve. M. Martin espère déposer la contestation judiciaire Cour supérieure du Québec d'ici quelques semaines.
Un document obtenu hier par la Presse canadienne révèle que les réseaux de transport et de distribution de la société d'État ne sont désormais plus à vendre.
Selon cette nouvelle entente, Énergie Nouveau-Brunswick demeurerait une société d'État néo-brunswickoise et garderait plus de 60 % de sa main-d'oeuvre actuelle.
Aux termes de l'entente initiale, dévoilée en octobre, Hydro-Québec acquerrait les plus importants actifs d'Énergie Nouveau-Brunswick, incluant les lignes de transport d'électricité, les barrages et la centrale nucléaire de Pointe-Lepreau, pour 4,75 milliards, une somme équivalant à la dette de la société d'État.
Selon le document obtenu par la Presse canadienne, la valeur de l'entente révisée s'élève à 3,2 milliards et inclurait tout de même les installations hydroélectriques et la centrale nucléaire de Pointe-Lepreau.
Un peu plus tôt au cours de la journée hier, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, avait indiqué que des modifications à l'entente avaient été apportées, cédant ainsi au mécontentement de la population et à l'opposition de certains de ses députés.
L'entente d'octobre prévoit que les tarifs résidentiels pour l'électricité seront gelés durant cinq ans, tandis que ceux pour l'industrie seront réduits d'environ 30 % afin de les harmoniser aux tarifs exigés à l'industrie du Québec.
Depuis l'annonce de cette entente, des milliers de Néo-Brunswickois ont signé des pétitions et participé à des protestations pour manifester leur opposition à l'entente, arguant que la transaction équivaudrait à une renonciation de la propriété et du contrôle sur l'avenir de l'énergie de leur province.
Au cours de la fin de semaine, une source a confié à la Presse canadienne que les tarifs réduits promis à l'industrie néo-brunswickoise seraient revus à la hausse si des modifications étaient apportées à l'entente de principe d'octobre, mais que l'engagement à propos des tarifs résidentiels serait honoré.
Hier, Shawn Graham n'a pas voulu dévoiler la teneur des amendements proposés, mais a déclaré aux journalistes que son gouvernement avait entendu les inquiétudes de la population. «Les Néo-Brunswickois voulaient davantage de contrôle et de sécurité, et nous les avons écoutés et serons en mesure de répondre», a-t-il lancé.
Churchill Falls
Sur un autre front, la société d'État Énergie Terre-Neuve-et-Labrador (Nalcor) a indiqué hier qu'elle avait l'intention de contester en Cour supérieure du Québec le contrat de développement du projet hydroélectrique de Churchill Falls datant de 1969. Nalcor avait demandé en novembre dernier à Hydro-Québec de rouvrir l'entente, une requête qui a été balayée du revers de la main par le gouvernement québécois. Le directeur de Nalcor, Ed Martin, a indiqué que la contestation judiciaire se fondera cette fois sur le Code civil du Québec, qui oblige les parties à agir de bonne foi dans toutes leurs relations juridiques, notamment la négociation et l'exécution des contrats.
Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a déjà contesté — en vain — l'équité de l'entente jusqu'en Cour suprême du Canada. Le premier ministre Danny Williams soutient que jusqu'à maintenant, l'entente a rapporté environ 22 milliards au Québec, mais seulement 1 milliard à Terre-Neuve. M. Martin espère déposer la contestation judiciaire Cour supérieure du Québec d'ici quelques semaines.
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