Achat d'Énergie NB - Québec pourrait améliorer l'offre d'Hydro
Québec — Devant les importantes difficultés politiques qu'éprouve son homologue du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham, le premier ministre Jean Charest s'est dit disposé à «améliorer» l'entente visant la vente d'Énergie NB à Hydro-Québec, une transaction de 4,75 milliards. «On cherche à l'améliorer», a affirmé au Devoir Jean Charest. «L'essence même de l'entente ne change pas, mais oui, on en discute. On regarde ça.»
Hier, en Chambre, Shawn Graham a déclaré que la propriété et le contrôle du réseau d'Hydro BC resteraient au Nouveau-Brunswick. Paul Robichaud, le député progressiste-conservateur de Lamèque-Shippagan-Miscou, a soutenu que gouvernement du Nouveau-Brunswick est en train de «faire volte-face», a rapporté Radio-Canada.
Juste avant Noël, Shawn Graham avait évoqué la possibilité que l'entente soit bonifiée, mais la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, s'était inscrite en faux, affirmant que «pour l'instant, il n'était pas question pour nous de rouvrir l'entente» qui a été «signée, négociée au préalable». Le point de vue du gouvernement Charest n'est manifestement plus le même.
Opposition féroce
Lundi, Shawn Graham a affirmé que l'opposition que suscite la transaction dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick s'appuyait sur un sentiment anti-Québec plutôt que sur des arguments économiques. Il a présenté ses excuses par la suite. Les deux partis d'opposition du Nouveau-Brunswick, tant les progressistes-conservateurs que les néo-démocrates, s'opposent férocement à l'entente avec Hydro-Québec.
Jean Charest a reconnu que «politiquement, c'est dur» pour son homologue néo-brunswickois. Or, une régionalisation du marché de l'énergie est en voie de se produire dans l'est du continent nord-américain, estime M. Charest. Il en veut pour preuve les déclarations du gouverneur du Maine, John Baldacci, qui a appuyé l'achat de l'essentiel du réseau d'Énergie NB par Hydro-Québec malgré certaines préoccupations qui ont trouvé écho dans le Maine.
«Ce qui est en train de se dessiner, c'est une approche régionale sur le plan de l'énergie, a fait valoir Jean Charest. Ce n'est pas automatique, ce n'est pas tout le monde qui adhère à cette vision-là. Ça exige des changements dans les habitudes. En Atlantique, on s'est heurté à ça: les gens présumaient que l'avenir énergétique se faisait dans le cadre des provinces atlantiques. Là, tout d'un coup, ça se fait différemment et ça va commander qu'on en parle pour l'expliquer.»
Hier, en Chambre, Shawn Graham a déclaré que la propriété et le contrôle du réseau d'Hydro BC resteraient au Nouveau-Brunswick. Paul Robichaud, le député progressiste-conservateur de Lamèque-Shippagan-Miscou, a soutenu que gouvernement du Nouveau-Brunswick est en train de «faire volte-face», a rapporté Radio-Canada.
Juste avant Noël, Shawn Graham avait évoqué la possibilité que l'entente soit bonifiée, mais la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, s'était inscrite en faux, affirmant que «pour l'instant, il n'était pas question pour nous de rouvrir l'entente» qui a été «signée, négociée au préalable». Le point de vue du gouvernement Charest n'est manifestement plus le même.
Opposition féroce
Lundi, Shawn Graham a affirmé que l'opposition que suscite la transaction dans les régions rurales du Nouveau-Brunswick s'appuyait sur un sentiment anti-Québec plutôt que sur des arguments économiques. Il a présenté ses excuses par la suite. Les deux partis d'opposition du Nouveau-Brunswick, tant les progressistes-conservateurs que les néo-démocrates, s'opposent férocement à l'entente avec Hydro-Québec.
Jean Charest a reconnu que «politiquement, c'est dur» pour son homologue néo-brunswickois. Or, une régionalisation du marché de l'énergie est en voie de se produire dans l'est du continent nord-américain, estime M. Charest. Il en veut pour preuve les déclarations du gouverneur du Maine, John Baldacci, qui a appuyé l'achat de l'essentiel du réseau d'Énergie NB par Hydro-Québec malgré certaines préoccupations qui ont trouvé écho dans le Maine.
«Ce qui est en train de se dessiner, c'est une approche régionale sur le plan de l'énergie, a fait valoir Jean Charest. Ce n'est pas automatique, ce n'est pas tout le monde qui adhère à cette vision-là. Ça exige des changements dans les habitudes. En Atlantique, on s'est heurté à ça: les gens présumaient que l'avenir énergétique se faisait dans le cadre des provinces atlantiques. Là, tout d'un coup, ça se fait différemment et ça va commander qu'on en parle pour l'expliquer.»
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