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Perspectives - Une crise pour rien?

Plus le temps passe et plus on a des raisons de craindre que les promesses de réforme en profondeur des règles de la finance mondiale ne seront pas tenues. Cet échec serait terrible, parce qu'il voudrait dire que cette crise n'a servi à rien, mais aussi à cause de ce qu'il dirait sur notre capacité de faire face aux nombreux autres problèmes qui nous attendent dans les prochaines années.
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  • Gérald Côté - Abonné
    11 janvier 2010 10 h 27
    Crise pour rien ou crise contre les masses au profit des grands capitalistes?
    M. Desrosiers
    Une crise qui sauvegarde des fortunes pour les seigneurs de la finance et leurs alliés capitalistes.
    Une crise qui exerce encore de fortes pressions à la baisse sur les salaires;
    une crise qui assure des augmentations de profits mirobolants aux classes privilégiées;
    une crise qui cause des pertes et des bouleversements formidables des conditions de vie des masses ici et ailleurs.
    Ce n'est pas une crise pour rien, monsieur Desrosiers. Les convulsions du capitalisme c'est normal pour les banquiers et leurs alliés, mais c'est un drame sans fin qu'il est urgent de résoudre pour tous les peuples du monde.

    Rares sont les journalistes qui font état de cet enjeu, probablement parce qu'ils sont coupés des masses qu'ils fréquentent ne pas ou trop peu.
    L'éditorial de M. Sansfaçon de ce matin est un bel exemple du jovialisme qui rassure les privilégiés et qui oublie les masses. Confort et indifférence?

    Gérald Côté
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    11 janvier 2010 13 h 56
    Extrait desquelques questions que j'ai posé à un chroniqueur économique.
    Par ailleurs, je me pose certaines questions sur notre économie. Notre économie est basée sur la consommation des gens. Normalement, plus les gens consomment, plus notre économie devrait bien aller. Sauf que si les gens consomment à crédit, quels sont ceux qui y gagnent au change? Pensez-vous que ce genre de stratagème de consommer à crédit pourrait durer longtemps pour notre économie? Même si les gens avaient la mentalité de toujours vouloir consommer, vous ne pensez pas qu’il y a des limite à tout ça?

    Il y a aussi les produits de consommation qui sont, supposons, de plus en plus intéressant. Mais qui coûtent souvent de plus en plus cher aux portefeuilles des gens. Encore là, je vois des limites, des contraintes à la consommation. Est-ce que les salaires de la population croient au même rythme pour tout le monde? Vous ne pensez pas qu’il y a de plus en plus de gens qui s’appauvrissent à la longue dans notre système économique? Vous ne croyez pas que ça peut nuire aussi à la croissance de la consommation qui, elle-même, est une limite à la croissance de notre économie?

    Vous faites parti du groupe des sages qui avez prôné plus de productivité de la population québécoise. En quoi la croissance de la productivité pourrait faire augmenter la consommation s’ils sont de moins d’argent pour consommer, malgré l’augmentation de la productivité? Quant à moi, l’augmentation de la productivité enrichir les déjà plus riches de notre système économique. Vous ne pensez pas que même les plus riches de notre système économique dépendent aussi de la consommation de la population?

    Je ne sais pas ais on dirait qu’il me manque quelques pièces de mon puzzle pour être capable de me faire une idée claire de ce qu’est notre économie. J’aimerais tellement ça qu’on me dise où regarder pour que ce qu’est notre économie soit plus limpide dans mon esprit. Au sujet de l’histoire de notre économie actuelle, je me sens comme dans une voie qui nous conduit nulle part. Je vois des gens qui vont devenir de plus en plus riches et des pauvres qui vont devenir de plus en plus pauvres. À la limite, je vois une classe moyenne qui va de plus s’effacer du tableau et atterrir dans les gens qui deviendront eux aussi de plus en plus pauvres.

    Si l’une des prémisses de notre économie es la consommation, et qu’on tient compte de la limite du crédit des gens à la consommation, comment peut-on croire que notre économie finira par aller de mieux en mieux à la longue? Je peux bien croire qu’on trouve encore des solutions au change, mais ce sont souvent des solutions temporaire dans une certaine mesure. J’essaie d’être honnête avec notre économie pour la bien comprendre et mettre moi aussi l’épaule à la roue. Mais, honnêtement, je ne trouve pas de porte de sortie à mes questionnements. Avez-vous des réponses qui me feraient embarquer joyeusement sur les rails de notre économie?
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