Vos finances - 2010
L'année 2010 devrait accueillir la reprise. Du moins, ce sera une année de transition entre la récession et la croissance, une année qui dira quoi du V ou du W saura s'imposer avant qu'une croissance digne de ce nom ne s'installe véritablement, en 2011.
En fait, le débat entre la reprise en V ou en W semble être gagné par les partisans d'une récession suivie d'une reprise allant en s'accélérant. Encore hier, les économistes des banques de Montréal et Scotia ont déposé leur scénario faisant ressortir une augmentation du PIB canadien en 2010, avec une reprise laborieuse au départ appelée à s'imposer au second semestre. Pour la BMO, tant le PIB canadien qu'américain devrait croître de 2,5 % l'an prochain, renversant un déclin similaire cette année. Plus largement, ce devrait être entre 2,5 et 3 % au Canada, davantage autour de 3-3,5 % aux États-Unis.
De plus, pour tous l'année qui s'en vient donnera le coup d'envoi à une remontée des taux d'Intérêt directeurs. Mais on ne s'entend pas sur le moment du déclenchement du mouvement. La majorité vote pour le second semestre, probablement à partir de l'automne. Les prévisionnistes les plus audacieux situent le coup d'envoi au printemps, quelque part en avril. Du moins, cela vaudrait pour la Réserve fédérale américaine, qui devrait profiter de statistiques sur l'emploi plus favorables qu'anticipé pour inverser la vapeur et atténuer cet accommodement monétaire présentement trop stimulant. À l'heure actuelle, «le marché des contrats à terme ne prévoit pas de remontée du taux directeur de la Fed à 0,5 % avant septembre. Nous croyons que quelques mois de création d'emplois pousseront les banques centrales nord-américaines à commencer à relever leur taux avant cela, au deuxième trimestre», peut-on lire dans les derniers commentaires du Groupe financier Banque Nationale.
Mais indépendamment de son point de départ, la hausse sera modérée, de l'ordre de 75 à 100 points de base sur 12 mois. Car le thème de 2010 sera celui de la relève. Les autorités monétaires devront retirer graduellement leurs stimulants sans nuire à cette reprise encore hésitante, une reprise qui attend qu'entreprises et ménages prennent le relais des autorités publiques et de leur vaste plan d'incitatifs fiscaux.
Au chapitre des rendements à prévoir, le marché boursier demeure l'univers offrant encore le plus d'attrait en 2010. À l'opposé, le marché obligataire ne devrait pas impressionner. Certes, la poussée de 60 % aux États-Unis du S&P 500 et celle de 50 % au Canada du S&P/TSX depuis le creux de mars a de quoi faire sourciller. Mais cette explosion est typique des reprises boursières d'après-récession. Et elle masque le fait que la forte correction boursière de 2008 a été trop prononcée, qu'elle traduisait une peur extrême empruntant à un scénario de dépression plutôt qu'à celui d'une récession accompagnée d'une crise financière. Si 2010 est une année de reprise et de retour des bénéfices des entreprises, il y aurait encore de la place pour une progression de 15 à 20 % de l'indice de référence américain (sur 12 mois), et de 10 à 15 % de ce côté-ci.
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Quelques perspectives provinciales, selon Études économiques Scotia
Colombie-Britannique
La Colombie-Britannique devrait afficher une croissance de son PIB de 3 %. Ce retournement sera entraîné par l'augmentation de la valeur des ressources, la reprise des activités dans le domaine des transports et les Jeux olympiques d'hiver.
Alberta
L'Alberta devrait reprendre la voie de la croissance en 2010 avec une augmentation de 2,9 % de son PIB réel. La hausse des prix des produits de base, la reprise de la construction non résidentielle et des investissements soutenus dans les infrastructures étayeront cette reprise.
Ontario
La croissance ontarienne devrait atteindre 2,7 % en 2010. Le secteur de l'automobile et les programmes de stimulants économiques, aidés par la forte croissance du secteur des services, lui feront prendre le chemin de la reprise.
Québec
Le Québec a fait preuve d'une grande capacité de récupération pendant la crise malgré un secteur des produits forestiers mal en point et une baisse marquée de ses exportations de produits pétroliers. La province devrait afficher une croissance modeste de 2,2 % en 2010.
Nouveau-Brunswick
Le rendement du Nouveau-Brunswick devrait être légèrement inférieur au rendement national moyen en 2010. Il ne gagnerait que 2,1 % puisque les conditions du marché pour ses produits forestiers restent plutôt difficiles et que les activités dans le secteur de la construction ralentissent quelque peu.
Terre-Neuve-et-Labrador
Avec la chute fin 2008 des prix des produits de base, particulièrement du pétrole, et leur stagnation début 2009, la croissance de Terre-Neuve-et-Labrador a brusquement chuté en 2009. Par ailleurs, la province est prête à se remettre sur les rails et devrait voir son PIB gagner 2,9 % en 2010, augmentation supérieure à la moyenne nationale.
En fait, le débat entre la reprise en V ou en W semble être gagné par les partisans d'une récession suivie d'une reprise allant en s'accélérant. Encore hier, les économistes des banques de Montréal et Scotia ont déposé leur scénario faisant ressortir une augmentation du PIB canadien en 2010, avec une reprise laborieuse au départ appelée à s'imposer au second semestre. Pour la BMO, tant le PIB canadien qu'américain devrait croître de 2,5 % l'an prochain, renversant un déclin similaire cette année. Plus largement, ce devrait être entre 2,5 et 3 % au Canada, davantage autour de 3-3,5 % aux États-Unis.
De plus, pour tous l'année qui s'en vient donnera le coup d'envoi à une remontée des taux d'Intérêt directeurs. Mais on ne s'entend pas sur le moment du déclenchement du mouvement. La majorité vote pour le second semestre, probablement à partir de l'automne. Les prévisionnistes les plus audacieux situent le coup d'envoi au printemps, quelque part en avril. Du moins, cela vaudrait pour la Réserve fédérale américaine, qui devrait profiter de statistiques sur l'emploi plus favorables qu'anticipé pour inverser la vapeur et atténuer cet accommodement monétaire présentement trop stimulant. À l'heure actuelle, «le marché des contrats à terme ne prévoit pas de remontée du taux directeur de la Fed à 0,5 % avant septembre. Nous croyons que quelques mois de création d'emplois pousseront les banques centrales nord-américaines à commencer à relever leur taux avant cela, au deuxième trimestre», peut-on lire dans les derniers commentaires du Groupe financier Banque Nationale.
Mais indépendamment de son point de départ, la hausse sera modérée, de l'ordre de 75 à 100 points de base sur 12 mois. Car le thème de 2010 sera celui de la relève. Les autorités monétaires devront retirer graduellement leurs stimulants sans nuire à cette reprise encore hésitante, une reprise qui attend qu'entreprises et ménages prennent le relais des autorités publiques et de leur vaste plan d'incitatifs fiscaux.
Au chapitre des rendements à prévoir, le marché boursier demeure l'univers offrant encore le plus d'attrait en 2010. À l'opposé, le marché obligataire ne devrait pas impressionner. Certes, la poussée de 60 % aux États-Unis du S&P 500 et celle de 50 % au Canada du S&P/TSX depuis le creux de mars a de quoi faire sourciller. Mais cette explosion est typique des reprises boursières d'après-récession. Et elle masque le fait que la forte correction boursière de 2008 a été trop prononcée, qu'elle traduisait une peur extrême empruntant à un scénario de dépression plutôt qu'à celui d'une récession accompagnée d'une crise financière. Si 2010 est une année de reprise et de retour des bénéfices des entreprises, il y aurait encore de la place pour une progression de 15 à 20 % de l'indice de référence américain (sur 12 mois), et de 10 à 15 % de ce côté-ci.
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Quelques perspectives provinciales, selon Études économiques Scotia
Colombie-Britannique
La Colombie-Britannique devrait afficher une croissance de son PIB de 3 %. Ce retournement sera entraîné par l'augmentation de la valeur des ressources, la reprise des activités dans le domaine des transports et les Jeux olympiques d'hiver.
Alberta
L'Alberta devrait reprendre la voie de la croissance en 2010 avec une augmentation de 2,9 % de son PIB réel. La hausse des prix des produits de base, la reprise de la construction non résidentielle et des investissements soutenus dans les infrastructures étayeront cette reprise.
Ontario
La croissance ontarienne devrait atteindre 2,7 % en 2010. Le secteur de l'automobile et les programmes de stimulants économiques, aidés par la forte croissance du secteur des services, lui feront prendre le chemin de la reprise.
Québec
Le Québec a fait preuve d'une grande capacité de récupération pendant la crise malgré un secteur des produits forestiers mal en point et une baisse marquée de ses exportations de produits pétroliers. La province devrait afficher une croissance modeste de 2,2 % en 2010.
Nouveau-Brunswick
Le rendement du Nouveau-Brunswick devrait être légèrement inférieur au rendement national moyen en 2010. Il ne gagnerait que 2,1 % puisque les conditions du marché pour ses produits forestiers restent plutôt difficiles et que les activités dans le secteur de la construction ralentissent quelque peu.
Terre-Neuve-et-Labrador
Avec la chute fin 2008 des prix des produits de base, particulièrement du pétrole, et leur stagnation début 2009, la croissance de Terre-Neuve-et-Labrador a brusquement chuté en 2009. Par ailleurs, la province est prête à se remettre sur les rails et devrait voir son PIB gagner 2,9 % en 2010, augmentation supérieure à la moyenne nationale.
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