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    BCE se préoccupe de ses actionnaires

    La société augmente son dividende annuel et rachète 500 millions en actions

     «BCE est déterminée à offrir des rendements soutenus et attrayants à [ses] actionnaires», a dit hier George Cope, président et chef de la direction de BCE et de Bell Canada.
    Photo: Agence Reuters Mark Blinch «BCE est déterminée à offrir des rendements soutenus et attrayants à [ses] actionnaires», a dit hier George Cope, président et chef de la direction de BCE et de Bell Canada.
    Afin de retourner à ses actionnaires ce qu'elle appelle ses liquidités «excédentaires», la société mère de Bell Canada va augmenter le dividende annuel de 7 % en 2010 et racheter 500 millions en actions.

    Dans un deuxième temps, BCE, dont le bénéfice net l'an dernier est passé à un cheveu d'atteindre le milliard, va injecter 500 millions dans le régime de retraite de ses employés. Au terme de ce geste «volontaire», le déficit du fonds devrait reculer à 1,3 milliard.

    Le dividende sur les actions ordinaires passera donc à 1,74 $ par année. Quant à l'injection dans le régime, BCE estime que cela lui permettra de réduire les sommes qu'elle aurait dû y consacrer en temps normal.

    La remise d'une partie de l'encaisse aux actionnaires a commencé en février 2009, peu après l'échec de la vente de 52 milliards au régime de retraite ontarien Teachers et quelques partenaires américains. Depuis, BCE a augmenté son dividende de 19 % et complété le rachat d'un milliard en actions.

    Le processus de vente, entamé en 2007, avait été déclenché par la grogne de certains actionnaires, dont Teachers, qui n'en pouvaient plus de voir le prix de l'action vivoter au même niveau depuis des années et qui voulaient que le développement de BCE soit plus agressif.

    «BCE est déterminée à offrir des rendements soutenus et attrayants à nos actionnaires, ce qu'elle a fait depuis décembre 2008 par des majorations du dividende ainsi que par des rachats d'actions», a dit hier George Cope, président et chef de la direction de BCE et de Bell Canada.

    Le directeur financier, Siim Vanaselja, a ajouté que les annonces étaient «une autre preuve de la stratégie financière bien équilibrée de BCE. En renforçant le bilan et le profil de crédit de BCE, nous accroissons la capacité de notre entreprise de maximiser le total des rendements offerts aux actionnaires maintenant et dans l'avenir».

    La dernière année de Bell a été marquée par la suppression de 3500 emplois, une concurrence féroce dans le secteur du sans-fil et la téléphonie résidentielle, et le lancement d'un tout nouveau réseau à haute vitesse en fibre optique. La compagnie a fait des efforts pour améliorer son service à la clientèle et s'est donné un nouveau p.-d.g. en la personne de Cope, ancien patron de Telus Mobilité.

    À la Bourse de Toronto hier, l'action a grimpé de 3,5 %, à 27,30 $. L'action accuse un écart de 11 % par rapport à son niveau de la mi-mars 2007, juste avant que la rumeur d'une mise en vente ne la propulse à de nouveaux sommets.












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