jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 16h22
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Finances publiques - Un comité partisan

Décevant, ce premier de trois «fascicules» promis par le comité consultatif récemment créé par le ministre Raymond Bachand pour faire la lumière sur les finances publiques. Non seulement a-t-on l'impression de relire le manifeste des lucides, dont certains membres étaient aussi les auteurs, mais avant même de connaître la suite à paraître, on devine toutes les conclusions. Si l'exercice avait pour but de chercher le consensus, on s'est trompé.

La récession est à peine terminée que déjà, le Québec doit se pencher sur les moyens les plus efficaces, mais aussi les plus équitables de reprendre le chemin de l'équilibre budgétaire. La dette de la province est très élevée et la capacité de payer des contribuables, limitée.

Cela dit, l'expérience des années 1990 nous a aussi appris que tous les moyens ne sont pas bons pour atteindre l'équilibre, qu'il y a toujours des groupes qui en sortent perdants pour avoir accepté naïvement de jouer le jeu, pendant que d'autres continuent de s'enrichir sous prétexte que la compétitivité interdit qu'on touche à leur train de vie.

Le comité n'a mis que quelques semaines à produire ce premier constat de l'état des lieux. On voudrait applaudir à autant de diligence de la part d'économistes occupés comme MM. Montmarquette, Gagné, Fortin et Godbout, tous en fin de trimestre dans leurs universités. Malheureusement, voilà un texte qu'on a lu cent fois, endossé, sinon rédigé par des gens qui appartiennent à la même école de pensée et qui proposent les mêmes solutions connues: augmentation des tarifs, réingénierie de l'État, davantage de place pour le privé, etc. Et comme si ce n'était pas suffisant, voilà que le ministre des Finances lui-même copréside ce comité qui se veut pourtant indépendant!

Le résultat: des passages que certains membres à l'esprit plus critique doivent se surprendre d'avoir laissé passer, tels ceux qui portent sur les baisses d'impôts nullement critiquées malgré l'état lamentable des finances du Québec.

Dans l'ensemble, le diagnostic est aussi le même qu'il y a quinze ans: le Québec est endetté parce qu'il offre plus de services dont il assume une plus grande part des coûts malgré un PIB moins élevé que l'Ontario. En conséquence, les intérêts sur la dette occupent aujourd'hui 60 % des revenus... de la TVQ. Quelle curieuse base de comparaison! On aurait aussi pu écrire que ces 6 milliards d'intérêts qui accaparent 10 % des recettes de l'État en grugeaient 17 % il y a dix ans. C'eût été plus significatif, mais tellement moins alarmant.

Très bientôt, le Québec se heurtera à des défis majeurs telle la diminution du nombre de travailleurs actifs. Il faut donc proposer des pistes originales à ce problème bien réel et convaincre la population que tout le monde sera traité de façon équitable. S'il faut se serrer la ceinture alors qu'on réduit les impôts des sociétés et qu'on épargne les plus riches sous prétexte de protéger la compétitivité du Québec, ça ne fonctionnera pas! Pas cette fois-ci!

Comme l'a avoué candidement le coprésident du comité, l'économiste Robert Gagné, en entrevue à Radio-Canada: «Les solutions sont connues depuis longtemps, il n'y a qu'à les appliquer!» Alors, pourquoi ce comité Bachand-Gagné sinon pour tenter de faire croire à un consensus là où il n'y en a pas?
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 02h15
    La contribution des riches

    M. Sansfaçon vise juste et bien. Ces gens sont une extension des lucides sous la bannière libérale dont nous connaissons les chiffres depuis longtemps. Ils veulent toujours protéger la grosse caisse des riches qui veulent créer plus de richesse afin de la partager entre-eux.
    Je me pose aussi des questions à propos de l'universalité. Passé un certain niveau de salaire (que les pauvres qualifieraient d'indécent) et pour aider à la continuation des services sociaux dont nous sommes fiers, les personnes "argentées" devraient contribuer plein prix. Je ne trouve pas normal que des individus en moyen (l'élite des gros sous) bénéficient des mêmes avantages que la majorité de la population québécoise. C'est un peu comme s'ils allaient se vêtir au Village des valeurs ou à la Salvation Army parce que les prix sont bas. Ce qu'ils font souvent, d'ailleurs.
    Il me semble que de faire payer aux riches selon leurs moyens bénéficierait à l'économie du pays. Pourquoi n'y ont-ils pas pensé eux-mêmes? Se considèrent-ils, eux aussi, comme faisant part du "peuple élu de Dieu" ?
    Ils ne font que siphonner et affaiblir la caisse des services sociaux.

  • Andre Vallee
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 02h52
    Charest tape à l'oeil
    Des plans qui n'en sont pas; des consultations qui n'en sont pas; de la protection de la langue qui ne protège rien; des paroles sur l'environnement... etc.
    Je m'ennuie de L.B. Pearson, Jesn Lesage et René Levesque. Nous n'avons qu'un petit politicien, très petit.
    André Vallée

  • Lapirog
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 06h40
    Les têtes chercheuses pour cautionner les choix du gouvernement Charest.
    Au lieu de remettre la plogue sur la baignoire avant de rouvrir les robinets, nos savantes têtes chercheuses font exactement le contraire. Elles proposent les mêmes vieilles recettes éculées qui consistent à siphonner ce bon vieux con-tribuable tandis que les lacunes de fonctionnement sont tout simplement ignorées. Pas un mot sur les dépassements de coûts qui frisent les 30 à 50% dans le domaine de la construction et qui continueront comme si de rien n'était. Le travail au noir qui se répand comme une trainée de poudre, la grande évasion fiscale et le blanchiment d'argent qui l'accompagne dans bien des cas, les redevances inexistantes des entreprises minières et des pompeurs d'eau qui pourraient rapporter autour du milliard de $. Nos gouvernements autant à Québec qu'a Ottawa se comportent comme des administrations staliniennes ou le secret devient la norme mettant de plus en plus nos services sociaux en péril.
    Toutes ces lacunes se traduisent par un manque à gagner totalisant de 5 à 6 milliards de $ exactement la somme que le gouvernement Charest va venir chercher dans nos poches et la baignoire va continuer de se vider comme avant.
    Cherchez l'erreur!

  • Tratoz
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 08h04
    Surprise
    M.Sansfaçon

    La justesse de votre commentaire sur la part des intérêts en proportion des recettes de l'état me surprends, les intérêts sont actuellement beaucoup plus bas qu'il y a 10 ans, il y a concensus qu'une hausse est inévitable. Ajuster le 10% actuel en tenant compte des différences de taux d'intérêts et votre commentaire sera plus significatif mais aussi plus alarmant. Un telle erreur d'interprétation est surprenante dans un éditorial.

  • Bernard,Clement
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 08h12
    Ce même constat était déjà fait
    Pas besoin de réunir à nouveau et à grand frais ce supposé comité d'experts, les conclusions auxquelles ils aboutissent existent déjà dans un rapport provenant des mêmes experts et qui avait été mis sur les tablettes bien avant le début de la récession.
    C'est encore de la poudre aux yeux pour faire peur aux québécois.

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 08h58
    Postulats et demi-vérités
    La recherche de la vérité est une opération ardue et la présence de postulats et de demi-vérités la réduit souvent. Exemples: 1) le Québec est la province canadienne la plus pauvre; 2) nous sommes les plus taxés et 3) le gouvernement n'a plus de manoeuvre budgétaire. Comment concilier ces trois affirmations avec ce que je constate tous les jours à Rimouski et dans la région environnante:

    1- Devant la plupart des portes résidentielles, il y a au moins deux automobiles et la plupart sont très récentes. En campagne, les grosses camionnettes neuves sont légion. Il y a cinq ans, je ne voyais aucune Mercédes et aucune Lexus. Maintenant, il y en a un bon nombre.
    2- Pauvreté matérielle et répartition de la richesse sont deux choses différentes. Bien que la pauvreté matérielle soit une donnée socialement et individuellement trés importante, il y a toutes sortes de pauvretés.
    3-Les taxes- On peut s'acheter un service en le payant soi-même, en payant une prime d'assurance ou encore en l'obtenant «gratuitement» parce qu'on a été taxé par les pouvoirs publics en place. Chaque situation offre ses bénéfices et ses bénéficiaires et le fait d'être très taxé demande des explications supplémentaires.
    4- L'absence de manoeuvre gouvernementale financière. Un gouvernement a la marge financière que la société veut bien lui donner, par ses choix de dépenses publiques et privées et par les revenus qu'elle veut et peut bien engendrer.

    Personnellement, je veux bien être taxé davantage pour peu que la taxation soit équitable et juste. Je veux bien être taxé davantage pour peu qu'on ait le souci de bien administrer les fonds publics et qu'on me fasse raisonnablement espérer le bonheur, pour moi et pour autrui. Je veux bien être taxé davantage si je me reconnais davantage dans ceux dirigent politiquement notre société. Pourquoi nos gouvernants ne prennent-ils pas le «bâton du pélerin» pour me rejoindre ? Pourquoi s'adressent-ils plutöt à certaintes disciplines et à certains «disciplinés» ? Pourquoi les rôles d'un député gouvernemental me semblent-t-ils être surtout celui de «porte-voix gouvernemental» et d' «éteigneur de feux» dans son comté ?

  • Maryanne
    Inscrite
    mercredi 16 décembre 2009 10h06
    De la poudre aux yeux.
    Croyez-vous vraiment que ce ministre va tenir compte de nos remarques? Tout est pensé et décidé, reste juste à mettre sur papier. Ce gouv.fait le contraire de ce qu'il dit. Il lance des ballons qui se dégonfle aussitôt en l'air. Prenez comme exemple le Grand Nord. Selon Normandeau "juste une ébauche"

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 10h11
    Ce gouvernement nous manipule une autre fois .....
    En choisissant ces quatre universitaires qui nous répètent les mêmes arguments depuis des années , il ne faut pas être devin pour deviner leurs conclusions . Monsieur Sansfacon aurait pu ajouté que trois de ces économistes ont bénéficié a travers leur chair universitaire de plusieurs millions de subventions et Jean Charest aurait pu faire l'économie de leur salaire pour arriver a une conclusion déja connue ! Ces universitaires ont peut-être raison mais il aurait été plus pertinent d'insérer quelques économistes neutres qui auraient pu donner un autre point de vue ou tout le moins rationaliser leurs conclusions et leur donner plus de crédibilité !
    Cette manie de Jean Charest et son gouvernement de faire un semblant de commision d'enquête ou de consultation alors que sa décision est déja prise est très choquante et irritante ...Les Québécois sont tannés de se faire prendre pour des valises et sous estimer leur intelligence ...

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 11h31
    Une dette en croissance folle
    Charest arrive en 2003 avec une dette de $125 milliards. En 2013 on fera face à une dette accrue de $100 milliards. La bande à Charest fait tout pour ruiner les payeurs de taxes. Cadeaux de $75 millions aux Molson, $25 millions aux Pères de St-Croix à L`Oratoire, $100 millions pour un nouveau Colisée à Québec, annonces de Bachand sans réclame des entreprises en recherches de cadeaux et impliqués dans les infrastructures, etc. Le jour viendra que les taux d`intérêts doubleront et les payeurs de taxes seront étranglés. Entre-temps Charest aura sa pension d`Ottawa, Québec et des faveurs de Libéraux accoutumés aux enveloppes brunes. Une étude légal se fera un plaisir de le récupérer, après leur avoir donné tout ces $ millions pour des Commissions publiques et enquêtes policières sur les amis du pouvoir.

  • emile ross
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 12h32
    Dette politique

    Les gens oublient que ce comité arrive au moment des négociations avec le secteur publique. Le ministre se garnit de munitions.
    C'est toute!
    La dette publique, c'est pour occuper les journalistes qui ne voient que ce qu'ils regardent.
    Je prédis la victoire du gouvernement vs le front commun.
    Les syndicats vont se planter avec leur approche simpliste qui justifie la hausse des salaires par l'augmentation des impôts.
    Ce comité d'études des finances est factice, car il répète ce que tous savent.
    Faîtes vos criss de devoirs économiques et cessez de vous laisser berner.
    J'aime ce gouvernement, parce qu'il est très subtil et qu'il a une approche "politique". Pauline qui s'exclame qu'elle a percé la muraille de Jean Charest. Pôvre Pauline!
    Maintenant, le gouvernement sait qu'avec la crise économique qu'il peut dire à ses employés, "si vous êtes pas contents, vous pouvez aller travailler ailleurs", alors qu'"ailleurs" n'existe plus.
    Le chômage est tellement élevé et en Ontario et aux USA, que les comparaisons avec ce qui se passe ailleurs ne tiennent plus et les syndicats le savent fort bien, ils n'utilisent plus cet argument, mais le gouvernement peut resortir cet argument à tout moment.

  • Michel Richard
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 13h10
    La juste part des riches
    M. Loiselet,
    En 2005 au Québec, les individus qui gagnaient 100 000 $ ou plus représentaient 2.2% de la population et payaient 27.2% de l'impôt sur le revenu. Les gens qui gagnaient entre 30 000 $ et 35 000 $ représentaient 4.4 % de la population et payaient 6.3 % des impôts sur le revenu. Les chiffres sur les taxes à la consommation, les taxes foncières (et autres) montreraient sans doute le même biais.
    Me semble que les riches font leur part. Au moins, il est indéniable qu'ils font une part appréciable. Et très peu d'entre eux ont gagné leur richesse à la loto, la vaste majorité des riches le sont devenus à force de travail assidu, de flair et sans doute d'un peu de chance.
    Pourquoi vous acharner sur ces gens ? ils ne vous ont pas fait de mal, au contraire.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 13h43
    Les solutions d'économistes, ça ne vaut pas cher
    J'ai entendu de mes propres oreilles monsieur Fortin dire qu'il en savait pas comment l'économie des régions pourrait s'en sortir.

    Candide aveu de ses limites, il révèle les limites des économistes. Ces gens sont des technocrates très utiles, mais impuissants à voir les choses autrement que par le duo débit/crédit dans un compte en T. Ce ne sont pas gens d'action.

    Voici, en gros, leur proposition d'un simplisme désarmant. Notre passif croit plus vite que nos actifs ou l'argent rentre moins vite qu'elle ne sort. Conclusion géniale, il faut donc augmenter les entrées de fonds et diminuer les sorties.

    En tant que dirigeant d'entreprise, je ne paierais pas un sous pour me faire dire pareille vérité de La Palice. Quelle trouvaille !

    Quels sont les revenus des gouvernements ? Les taxes, impôts et tarifs.

    Comme il ne paie pas de parler d'augmenter les impôts et taxes, on propose l'hypocrisie des tarifs, nouvelle invention dans la foulée de la non-indexation des tables d'impôts.

    Quand on vient nous dire que les solutions sont connues, je dis «of course» elles sont connues celles-là, depuis Noé au moins.

    Ce sont donc des gens qui n'ont aucune idée, aucune suggestion pour relancer le Québec et on leur confie cette tâche.

    Ce qui est compliqué messieurs, c'est d'aller plus loin et de nous dire comment augmenter les entrées fiscales sans se nuire et appauvrir des gens que l'on croit sincèrement épuisés par les impôts et taxes. En augmentant comme cela les tarifs sans se préoccuper des conséquences, on prouve qu'on se fiche de ce qui reste dans nos porte-feuilles et on ferait mieux d'être trans-lucide et augmenter les impôts.

    Dans ce comité, il faut des gens qui la font l'économie et qui ne font pas qu'en parler. Ceci pour augmenter notre richesse. Voilà un programme à plus long terme qui demande une vraie réflexion avec un plan, une vision et un arrimage des secteurs, acteurs et ministères.

    La réponse est trop courte et ce n'est pas dans leurs douillettes tours d'ivoire que les économistes pourront agir.

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 13h57
    Pour répondre à M. Richard
    Cher Monsieur Richard,
    si les "riches" payent déjà (ce qui n'est que justice obligée) leur part d'impôt, qu'ils continuent sur la même lancée et payent leur juste part des services sociaux, c'est à dire selon leur échelle salariale. Qu'ils laissent donc les petits travailleurs et les chômeurs ("sans talent, ni courage et ni chance" M. Richard dixit) continuer à bénéficier d'un peu d'aide.
    En continuant à profiter du système au même niveau que les vrais pauvres, vous coûtez trop cher au lieu d'aider et les petits risquent des coupes sinon l'annulation de l'aide pour coût trop élevé.
    Les biens nantis, qui ont tellement de flair qu'ils n'ont besoin que d'un peu de chance (comme vous l'affirmez), attendent, comme d'habitude, une loi contraignante avant de s'exécuter. Quelle générosité!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 16 décembre 2009 15h56
    Le gouvernement donne-t-il l'exemple ?
    Pas de doute, avec ce comité qui ne nous apprend rien de très nouveau, le ministre Raymond Bachand tente de nous faire comprendre que nous devrons, vu l'impasse actuelle des finances du Québec, payer beaucoup plus (tarifs, taxes et impôt) pour les divers services offerts par son gouvernement.

    Cependant, ce même gouvernement a-t-il la crédibilité nécessaire pour nous demander de nous serrer la ceinture ? Donne-t-il lui-même l'exemple ? En d'autres mots, gère-t-il de manière responsable l'argent qu'il reçoit déjà des contribuables ?

    Quand on songe aux nombreux cas de gaspillage d'argent dont il est responsable (pensons ici seulement au dossier des hôpitaux universitaires..), c'est loin d'être évident !

  • Michel Richard
    Inscrit
    mercredi 16 décembre 2009 16h46
    Réplique à la réponse
    Je n'ai pas dit que les "petits travailleurs" n'avaient ni talent, ni courage, ni chance. Je n'ai pas dit non plus qu'ils avaient moins de ces qualités que les autres. Je ne le pense pas d'ailleurs.
    Et je ne pense pas que les membres d'un groupe qui représente 2.2% de la population et qui payent 27% des impôts puissent coûter "trop cher" à la société ou aux organismes qui fournissent les services gouvernementaux. Je vois mal comment cette minorité pourrait engorger les services gouvernementaux au détriment de la majorité. Avez-vous la moindre donnée démontrant que les riches utilisent plus de services gouvernementaux que les autres ?
    Demander plus des riches pour la prestation de services serait terriblement inefficace, (faudrait-il fournir un état de ses revenus à chaque fois ?) et le résultat serait le même qu'une augmentation de l'impôt sur le revenu.

  • Rubique
    Inscrit
    samedi 19 décembre 2009 01h32
    le complexe de la richesse !
    Je pense qu'il y a quelque chose de vicieux à catégoriser à la pièce toutes ces choses. Il y a tellement d'aspects qu'on pourrait améliorer dans le système pour le rendre plus efficace et tout aussi juste.

    Moi je m'explique mal que je paie chaque kilowatt-heure d'électricité à peu près le même prix, même quand mon niveau de consommation devient excessif. Je ne comprends pas qu'on conserve une politique tarifaire figée dans le béton : qu'on laisse nos universités crever de faim parce qu'un futur-médecin (de parents probablement bien nantis) ne puisse pas payer sa part de frais de scolarité, au nom de l'égalité. D'ailleurs il paie les même droits qu'un étudiant en art qui ne coute pas grand chose à la faculté. Trouvez l'erreur...

    J'ai une petite surprise : quand le collège des médecins va renégocier les conditions salariales de ses membres, les salaires seront comparés à ailleurs, mais pas le coût des études !

    Je ne comprends pas qu'on décourage le travail (impôts élevés) plutot que la consommation (taxes relativement basses). Je viens d'y penser : la ré-ingénérie de l'État, ça fait peur...

    Le problème c'est que les choix fiscaux qu'on a pris sont inéluctablement contraigrants. Taxez ma maison de 500 000 $, ma BMW, l'électricité que je consomme, je vais tout acheter quand même. Mais pourquoi faut-il me décourager de travailler ?

    Et comme M. Richard le dit si bien : les riches ils paient déjà, il faut être de mauvaise foi pour affirmer le contraire.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
16 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012