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    Négociations avec les employés de l'État - Toujours sans contre-offre, les syndicats proposent à Québec des mesures pour augmenter ses revenus

    Le Secrétariat intersyndical des services publics prie le gouvernement de renoncer à toutes compressions «dévastatrices», similaires à celles que la fonction publique du Québec a encaissées dans les années 1990.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le Secrétariat intersyndical des services publics prie le gouvernement de renoncer à toutes compressions «dévastatrices», similaires à celles que la fonction publique du Québec a encaissées dans les années 1990.
    Bien qu'ils soient mécontents de la première offre gouvernementale, les syndicats qui négocient le prochain contrat de travail des employés de l'État n'ont pas déposé de contre-proposition depuis le 30 novembre. Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) a plutôt suggéré hier au ministre des Finances, Raymond Bachand, un train de mesures pour augmenter les revenus de l'État.

    Afin «de mieux soutenir l'économie, de préserver les services publics et de renforcer l'équité sociale», les syndicats proposent d'allonger le délai pour le rétablissement de l'équilibre budgétaire et de maintenir un taux de croissance réaliste des dépenses de l'État. Ils prient le gouvernement de renoncer à toutes compressions «dévastatrices», similaires à celles que la fonction publique du Québec a encaissées dans les années 1990, entre autres en santé et en éducation.

    Ils suggèrent à Raymond Bachand et à la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, de faire une croix sur une hausse des tarifs d'électricité et à songer plutôt à introduire une taxe sur les biens de luxe, à intensifier la lutte contre l'évasion fiscale tout en limitant les crédits d'impôt et congés fiscaux des entreprises, à revoir l'impôt sur le revenu des particuliers à très hauts revenus, et à accroître les redevances minières. «Pour nous, le gouvernement devrait privilégier les mesures qui épargnent les services rendus à la population, puisque celle-ci a déjà à subir les aléas de la récession alors qu'elle n'y a pas contribué», ont dit d'une seule voix les représentants des syndicats des services publics hier.

    Craignant de faire les frais du contexte économique, la porte-parole du Front syndical pour les négociations, Régine Laurent, espère pouvoir convenir de nouvelles conditions de travail avec le gouvernement d'ici au 31 mars 2010, date à laquelle le décret gouvernemental, qui a imposé les dernières conditions, vient à échéance.

    Au chapitre salarial, la fonction publique réclame une augmentation pour ses membres de 11,25 % sur trois ans. Le gouvernement du Québec a pour sa part offert 7 % d'augmentation des coûts de main-d'oeuvre, sur cinq ans.

    Régine Laurent, qui est aussi la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, estime que l'offre de Québec ne garantit aucunement des augmentations de salaire pour les travailleurs et pourrait même représenter un gel salarial. Selon les représentants syndicaux, les «coûts de main-d'oeuvre» englobent, en plus du salaire, le maintien de l'équité salariale, les régimes de retraite et les demandes sectorielles d'ajout de personnel.

    La négociation devrait reprendre au début de l'année prochaine.

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    Avec La Presse canadienne












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