Obama veut lutter contre la «tragédie» du chômage en dopant la reprise
Les fonds non utilisés du plan de sauvetage des banques seraient mis à profit
Photo : Agence France-Presse Mario Tama
Des vétérans sans emploi attendent en file pour se dénicher un boulot lors d’une foire à l’emploi, dans la ville de New York. Hier, Le président américain Barack Obama a promis de s’attaquer à la «tragédie humaine» du chômage en dopant la reprise grâce aux fonds non utilisés du plan de sauvetage des institutions financières, tout en gardant un œil sur le déficit budgétaire. Parmi une série de mesures destinées à relancer l’activité économique, M. Obama a dévoilé des aides aux petites et moyennes entreprises et des investissements dans les infrastructures publiques qui permettront selon lui de résorber plus vite un chômage qui se maintient à un niveau historique.
Washington — Le président américain Barack Obama a promis hier de s'attaquer à la «tragédie humaine» du chômage en dopant la reprise grâce aux fonds non utilisés du plan de sauvetage des institutions financières, tout en gardant un oeil sur le déficit budgétaire.
Parmi une série de mesures destinées à relancer l'activité économique, M. Obama a dévoilé des aides aux petites et moyennes entreprises et des investissements dans les infrastructures publiques, qui permettront selon lui de résorber plus vite un chômage qui se maintient à un niveau historique.
Rappelant que sept millions d'Américains ont perdu leur emploi depuis le début de la récession économique, M. Obama, qui s'exprimait au siège du prestigieux groupe de réflexion Brookings à Washington, a estimé que ce «chiffre colossal» traduisait «non seulement la profondeur du gouffre dont nous devons sortir, mais aussi une tragédie humaine».
Malgré une légère embellie en novembre (10 % contre 10,2 % le mois précédent), le taux de chômage aux États-Unis reste à des niveaux jamais vus depuis le début des années 1980. Le pays est sorti de la récession au troisième trimestre, mais des analystes craignent une reprise très lente du marché de l'emploi.
Aussi, M. Obama a promis de s'intéresser en particulier aux «secteurs qui généreront le plus d'emplois tout en produisant les plus grands bénéfices pour notre économie», insistant sur le rôle moteur des petites entreprises, qui ont, a-t-il affirmé, «créé environ 65 % des emplois nouveaux» ces 15 dernières années.
Il a proposé une exonération d'impôt sur les plus-values réalisées lors d'investissements dans ces entreprises et une baisse de la fiscalité destinée à encourager les embauches. Pour permettre à ces sociétés d'investir, le président a aussi dit vouloir leur faciliter l'accès aux crédits, en utilisant une partie du fonds du plan de sauvetage des banques. Ce plan, auquel il va donc être mis un terme, avait reçu une dotation de 700 milliards de dollars, mais devrait finalement en coûter 200 de moins que ce que le gouvernement estimait dans ses dernières prévisions budgétaires au mois d'août.
Des investissements dans les infrastructures
Pour susciter des embauches dans le secteur de la construction, M. Obama a aussi évoqué des investissements dans les infrastructures, comme les routes et les réseaux de transports publics, qu'ils soient terrestres ou aériens, un écho du plan de relance de 787 milliards qu'il avait promulgué en février.
Toutes ces mesures doivent être approuvées par le Congrès, et le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants a affirmé qu'un nouveau plan de relance de l'emploi pourrait coûter entre 75 et 150 milliards.
«Nous devons faire ce projet loi de façon appliquée. Et nous devons le faire rapidement», a expliqué Steny Hoyer, estimant que le texte pourrait être prêt «dans les 30 à 40 jours».
M. Obama a prévenu que ces mesures d'aide à l'emploi, auxquelles s'ajoutera une extension de l'aide aux chômeurs, ne pourraient pas s'effectuer au détriment de l'orthodoxie fiscale, étant donné le déficit budgétaire actuel des États-Unis: quelque 1300 milliards.
Renouvelant sa promesse de diviser par deux ce déficit d'ici la fin de son mandat, début 2013, il profité de l'occasion pour attaquer frontalement les républicains, à moins d'un an des élections législatives de mi-mandat.
«Certains affirment que nous devons choisir entre combler nos déficits ou investir dans la création d'emplois et la croissance économique. Mais c'est un choix trompeur», a-t-il lancé.
Parmi une série de mesures destinées à relancer l'activité économique, M. Obama a dévoilé des aides aux petites et moyennes entreprises et des investissements dans les infrastructures publiques, qui permettront selon lui de résorber plus vite un chômage qui se maintient à un niveau historique.
Rappelant que sept millions d'Américains ont perdu leur emploi depuis le début de la récession économique, M. Obama, qui s'exprimait au siège du prestigieux groupe de réflexion Brookings à Washington, a estimé que ce «chiffre colossal» traduisait «non seulement la profondeur du gouffre dont nous devons sortir, mais aussi une tragédie humaine».
Malgré une légère embellie en novembre (10 % contre 10,2 % le mois précédent), le taux de chômage aux États-Unis reste à des niveaux jamais vus depuis le début des années 1980. Le pays est sorti de la récession au troisième trimestre, mais des analystes craignent une reprise très lente du marché de l'emploi.
Aussi, M. Obama a promis de s'intéresser en particulier aux «secteurs qui généreront le plus d'emplois tout en produisant les plus grands bénéfices pour notre économie», insistant sur le rôle moteur des petites entreprises, qui ont, a-t-il affirmé, «créé environ 65 % des emplois nouveaux» ces 15 dernières années.
Il a proposé une exonération d'impôt sur les plus-values réalisées lors d'investissements dans ces entreprises et une baisse de la fiscalité destinée à encourager les embauches. Pour permettre à ces sociétés d'investir, le président a aussi dit vouloir leur faciliter l'accès aux crédits, en utilisant une partie du fonds du plan de sauvetage des banques. Ce plan, auquel il va donc être mis un terme, avait reçu une dotation de 700 milliards de dollars, mais devrait finalement en coûter 200 de moins que ce que le gouvernement estimait dans ses dernières prévisions budgétaires au mois d'août.
Des investissements dans les infrastructures
Pour susciter des embauches dans le secteur de la construction, M. Obama a aussi évoqué des investissements dans les infrastructures, comme les routes et les réseaux de transports publics, qu'ils soient terrestres ou aériens, un écho du plan de relance de 787 milliards qu'il avait promulgué en février.
Toutes ces mesures doivent être approuvées par le Congrès, et le chef de la majorité démocrate de la Chambre des représentants a affirmé qu'un nouveau plan de relance de l'emploi pourrait coûter entre 75 et 150 milliards.
«Nous devons faire ce projet loi de façon appliquée. Et nous devons le faire rapidement», a expliqué Steny Hoyer, estimant que le texte pourrait être prêt «dans les 30 à 40 jours».
M. Obama a prévenu que ces mesures d'aide à l'emploi, auxquelles s'ajoutera une extension de l'aide aux chômeurs, ne pourraient pas s'effectuer au détriment de l'orthodoxie fiscale, étant donné le déficit budgétaire actuel des États-Unis: quelque 1300 milliards.
Renouvelant sa promesse de diviser par deux ce déficit d'ici la fin de son mandat, début 2013, il profité de l'occasion pour attaquer frontalement les républicains, à moins d'un an des élections législatives de mi-mandat.
«Certains affirment que nous devons choisir entre combler nos déficits ou investir dans la création d'emplois et la croissance économique. Mais c'est un choix trompeur», a-t-il lancé.
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