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PCAA: négociations en vue d'une entente à l'amiable

Un certain nombre d'établissements financiers qui ont vendu du papier commercial à leurs clients, dont la Banque Nationale, discutent avec les autorités réglementaires sur des amendes qu'ils seraient prêts à verser dans le cadre d'une entente à l'amiable.

Sources anonymes à l'appui, le Globe and Mail a écrit hier que les discussions portent sur une pénalité globale de moins de 200 millions, ce qui serait inférieur aux attentes initiales. Le groupe qui participe aux négociations compterait aussi la Banque Scotia et les courtiers Canaccord Financial et Credential Securities.

Lors d'un entretien téléphonique avec Le Devoir, une porte-parole de la Banque Nationale, Joan Beauchamp, a confirmé la tenue de discussions, mais n'a offert aucun détail. Elle s'est limitée à dire que la Banque espère en arriver à une entente «d'ici les Fêtes».

Il ne s'agirait pas d'une somme record. En 2005, quelques sociétés de placement avaient remis 205,6 millions aux investisseurs à la suite d'une enquête de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO) portant sur des pratiques malhonnêtes.

La crise du PCAA, en 2007, s'est élevée à 35 milliards et a touché 2000 investisseurs, dont 100 sociétés et 1900 individus qui, du jour au lendemain, n'avaient plus accès à leur argent.

Le papier commercial adossé à des actifs (PCAA), qui génère du rendement grâce à des dettes de cartes de crédit, des prêts commerciaux et des prêts hypothécaires, est un titre dont l'échéance oscille entre 30 et 90 jours. Il offre un rendement faible, un peu plus élevé que les bons du Trésor, mais est considéré comme très sécuritaire. De manière générale, il est émis par les grandes banques.

Cependant, la crise de l'été 2007 a été causée par le PCAA issu des entités «non bancaires», dont la société torontoise Coventree. Sur les 35 milliards en PCAA non bancaire qui circulaient dans l'économie canadienne, Coventree en avait produit 46 %.

À elle seule, la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a déjà été actionnaire de Coventree, en avait acheté pour 13 milliards.

La crise de 2007 est survenue lorsque certains investisseurs se sont mis à craindre que le PCAA était trop exposé au marché hypothécaire américain. Le bassin d'acheteurs s'est évaporé. De plus, certaines banques étrangères qui étaient tenues de soutenir le marché du PCAA en cas de crise ont refusé d'entrer en scène.


Procédures contre Coventree

La journée d'hier a aussi été marquée par l'annonce de procédures contre Coventree et deux ex-dirigeants, soit le président, Geoffrey Cornish, et le chef de la direction, Dean Tai. Le personnel de la CVMO qui a mené l'enquête suggère à celle-ci d'imposer à Coventree et aux deux hommes des amendes individuelles de 1 million.

Coventree, qui est en processus de fermeture, s'est dite «extrêmement déçue», car elle croit que les deux hommes ont honoré toutes leurs obligations.

La CVMO allègue que Coventree n'a pas été transparent dans les mois qui ont précédé la crise. Entre autres, elle aurait dû dire que l'agence de notation DBRS, la seule à se prononcer sur le PCAA, a modifié ses critères d'évaluation en 2006.

Aussi, Coventree aurait fourni une image erronée de l'exposition de son PCAA aux hypothèques américaines. Dans l'ensemble, c'était de 7,4 %.

Selon la CVMO, cependant, Coventree aurait dû préciser que pour trois catégories de son PCAA, c'était plutôt de 15 % et que dans une autre, c'était de 40 %.

Coventree a vendu du PCAA aux investisseurs par l'entremise d'établissements financiers, dont la Banque Nationale, la Banque Scotia, la Banque CIBC, la Banque Royale, Deutsche Bank et BNP Paribas.

Coventree et ses deux ex-patrons devront s'expliquer devant la CVMO le 14 janvier 2010. Quant à Deutsche Bank, elle a appris hier que son rôle sera l'objet d'une audience le 6 janvier devant l'Organisme canadien de réglementation du commerce de valeurs mobilières.

Depuis, le PCAA a été transformé en obligations à long terme.
 
 
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  • Jean Claude Pomerleau
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 06h42
    Le Québec flouer de 10 millards par Toronto !
    Voici comment la Caisse fut instrumentalisé par une petite compagnie de Toronto (Coventree); et, est devenu une victime consentante:

    http://www.vigile.net/Quebec-sink

    Cette manœuvre a été rendu possible à la complaisances des agences de notations de crédit qui ont flouer le marché avec des notations AAA sur des produits toxiques.
    Le Québec a été flouer de 10 milliards parce que le fédéral qui la juridiction pour encadrer et surveiller ces agences a été incompétent à le faire. Or c'est justement Ottawa qui veut enlever au Québec sa commission des valeurs mobilières pour en imposer une "nationale".

    Il faudrait donc ce fier à Ottawa pour protéger les petits épargnants du Québec.
    Voici mon échange avec M Éric Duhaime sur ce sujet (voir échange qui se continue en bas de page:

    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/24-l

    La Caisse est devenu vulnérable à ce genre de manœuvre suite au changement de la loi qui la gouverne par Charest. Un bâillon dans la nuit qui a transformé ce fond de pension en fond spéculatif: Le rendement d'abord qu'il disait.

    Parlant de bâillon, celui qui gérait le "risque" à la Caisse fut nommé (par Charest) à la direction de la Caisse (après que fut connu le désastre des PCAA. Il a quitté, un papier de médecin dans la bouche avec un million dans les poches !

    La crise de liquidité de créer par le gel des PCAA a amener la Caisse dans une situation de sous pondération sur le marché des actions, (ajouter au chambardement à la direction) se traduira en 2009 par une sous performance de 6 %, c'est à dire 7 milliards de moins pour la Caisse.

    Comprenez vous la game.

    Et c'est rien je ne vous ai pas parler de l'Hydro Québec !

    Malgré cela le mythe des libéraux, bon pour l'économie perdure chez nos savants éditorialistes.

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 11h00
    Les coupables négocient leurs amende !
    >"discutent avec les autorités réglementaires sur des amendes qu'ils seraient prêts à verser"

    Quand on leur fera payer l'amende maximum, ils apprendront peut-être, et la population aura plus de raison de faire confiance en l'état.

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