Début des audiences sur la hausse des tarifs d'Hydro-Québec
Hydro-Québec Distribution dit vouloir hausser ses tarifs de 0,2 % en moyenne à compter du 1er avril
La Régie de l'énergie a commencé ses audiences, hier matin, à Montréal, sur les nouveaux tarifs que veut imposer Hydro-Québec pour l'année 2010-2011.
Dans des documents soumis plus tôt cette année à la Régie, Hydro-Québec Distribution dit vouloir hausser ses tarifs de 0,2 % en moyenne à compter du 1er avril. Pour justifier cette augmentation, Hydro-Québec indique qu'elle doit changer les méthodes comptables d'amortissement des actifs d'Hydro-Québec Transport et d'Hydro-Québec Distribution, parce que de nouvelles normes internationales de calcul entreront en vigueur en 2011.
En entrevue hier, le porte-parole d'Hydro-Québec, Guy Litalien, a fait remarquer que la société d'État n'est pas au-dessus des lois et qu'elle a l'obligation de se plier à ces nouvelles méthodes comptables. Il a estimé qu'il est préférable de les mettre en place dès maintenant afin d'éviter un choc tarifaire trop important aux consommateurs l'an prochain.
M. Litalien a réfuté les allégations voulant que cette augmentation soit une taxe déguisée visant à renflouer les coffres du gouvernement. Il a indiqué qu'Hydro-Québec, en tant que distributeur d'électricité, est tenue par la loi de présenter annuellement aux autorités les coûts liés à la livraison d'énergie. Il a rappelé que c'est une activité commerciale.
De son côté, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) estime plutôt qu'Hydro-Québec devrait abaisser ses tarifs de 2,4 % l'an prochain. En entretien téléphonique hier, le porte-parole en matière d'énergie du CACQ, Richard Dagenais, a fait remarquer que, sans l'établissement de nouvelles normes comptables, les consommateurs auraient dû bénéficier de cette baisse.
Il a également souligné qu'il s'agit d'une huitième hausse des tarifs d'électricité pour les consommateurs québécois et que, si la Régie accepte cette hausse tarifaire, les clients d'Hydro-Québec subiront des hausses cumulées de 18,4 % depuis 2004, même si l'inflation dans la même période n'a été que de 12,6 %.
Selon lui, le moment est mal choisi. Il estime qu'en pleine crise économique, les ménages ont du mal à payer leurs factures et qu'il aurait plutôt fallu leur donner l'occasion de souffler un peu.
À cela, M. Litalien a répondu qu'Hydro-Québec offre de la flexibilité aux consommateurs pour faire face à des situations difficiles. Il a indiqué que la société d'État est passée de 8000 à 31 000 ententes de paiement avec des ménages qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts.
Une douzaine d'organismes se sont inscrits aux audiences de la Régie de l'énergie pour dénoncer cette hausse des tarifs. Les audiences se dérouleront jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
Dans des documents soumis plus tôt cette année à la Régie, Hydro-Québec Distribution dit vouloir hausser ses tarifs de 0,2 % en moyenne à compter du 1er avril. Pour justifier cette augmentation, Hydro-Québec indique qu'elle doit changer les méthodes comptables d'amortissement des actifs d'Hydro-Québec Transport et d'Hydro-Québec Distribution, parce que de nouvelles normes internationales de calcul entreront en vigueur en 2011.
En entrevue hier, le porte-parole d'Hydro-Québec, Guy Litalien, a fait remarquer que la société d'État n'est pas au-dessus des lois et qu'elle a l'obligation de se plier à ces nouvelles méthodes comptables. Il a estimé qu'il est préférable de les mettre en place dès maintenant afin d'éviter un choc tarifaire trop important aux consommateurs l'an prochain.
M. Litalien a réfuté les allégations voulant que cette augmentation soit une taxe déguisée visant à renflouer les coffres du gouvernement. Il a indiqué qu'Hydro-Québec, en tant que distributeur d'électricité, est tenue par la loi de présenter annuellement aux autorités les coûts liés à la livraison d'énergie. Il a rappelé que c'est une activité commerciale.
De son côté, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) estime plutôt qu'Hydro-Québec devrait abaisser ses tarifs de 2,4 % l'an prochain. En entretien téléphonique hier, le porte-parole en matière d'énergie du CACQ, Richard Dagenais, a fait remarquer que, sans l'établissement de nouvelles normes comptables, les consommateurs auraient dû bénéficier de cette baisse.
Il a également souligné qu'il s'agit d'une huitième hausse des tarifs d'électricité pour les consommateurs québécois et que, si la Régie accepte cette hausse tarifaire, les clients d'Hydro-Québec subiront des hausses cumulées de 18,4 % depuis 2004, même si l'inflation dans la même période n'a été que de 12,6 %.
Selon lui, le moment est mal choisi. Il estime qu'en pleine crise économique, les ménages ont du mal à payer leurs factures et qu'il aurait plutôt fallu leur donner l'occasion de souffler un peu.
À cela, M. Litalien a répondu qu'Hydro-Québec offre de la flexibilité aux consommateurs pour faire face à des situations difficiles. Il a indiqué que la société d'État est passée de 8000 à 31 000 ententes de paiement avec des ménages qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts.
Une douzaine d'organismes se sont inscrits aux audiences de la Régie de l'énergie pour dénoncer cette hausse des tarifs. Les audiences se dérouleront jusqu'à la fin de la semaine prochaine.
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