Terre-Neuve veut renégocier Churchill Falls
Photo : Hydro-Québec
Selon Nalcor Energy, le Québec a pu empocher environ 22 milliards grâce à l’entente de Churchill Falls, alors que Terre-Neuve-et-Labrador n’a encaissé qu’environ 1 milliard.
Nalcor Energy, la société d'État de Terre-Neuve-et-Labrador qui chapeaute la production et la transmission de l'électricité dans cette province, demande à Hydro-Québec de renégocier les clauses relatives aux tarifs dans l'entente controversée de 1969 sur le développement du projet hydro-électrique de Churchill Falls.
Dans un communiqué de presse hier, le grand patron de Nalcor Energy, Ed Martin, qui est aussi président de la société Churchill Falls, a indiqué qu'il a envoyé une lettre à son homologue d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, afin «d'établir des bénéfices justes et équitables pour la société Churchill Falls et Hydro-Québec dans l'avenir».
Il explique dans sa lettre que cette entente, qui viendra à échéance en 2041, permet au Québec d'acheter l'électricité du Labrador à une fraction de sa valeur commerciale réelle. Selon lui, cette situation ne permettra virtuellement aucun bénéfice pour la société Churchill Falls responsable du site et ses actionnaires d'ici la fin du contrat dans 32 ans.
Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, s'est déjà beaucoup plaint de cette entente et sa province a déjà contesté les clauses relatives aux prix jusqu'à la Cour suprême du Canada, pour être finalement déboutée.
Selon M. Williams, le Québec a pu empocher environ 22 milliards grâce à cette entente, alors que Terre-Neuve-et-Labrador n'a encaissé qu'environ 1 milliard. Cette situation s'explique en partie par le fait que l'entente entre les deux provinces n'a pas été conçue pour refléter la fluctuation des prix de l'énergie, permettant au Québec de la vendre plusieurs fois le prix payé.
Ed Martin dit avoir obtenu des avis juridiques indiquant qu'Hydro-Québec pourrait être forcée de renégocier les clauses sur les prix, et laisse à la société d'État québécoise jusqu'au 15 janvier pour répondre.
Énergie N.-B.
Par ailleurs, le chef de l'opposition conservatrice du Nouveau-Brunswick demande au premier ministre du Québec, Jean Charest, de mettre en veilleuse l'entente de principe portant sur l'acquisition d'Énergie Nouveau-Brunswick.
Dans une lettre, David Alward demande à M. Charest de ne pas finaliser l'entente tant qu'il n'y aura pas de référendum sur cette question ou les élections législatives dans la province, en septembre. M. Alward a demandé à plusieurs reprises au premier ministre Shawn Graham d'agir de la même façon.
Le chef conservateur affirme que l'entente est mauvaise pour le Nouveau-Brunswick et n'améliorera pas la situation financière de la province.
Selon l'entente proposée, Hydro-Québec ferait l'acquisition des actifs majeurs d'Énergie Nouveau-Brunswick, incluant les lignes de transmission, pour 4,75 milliards.
Dans un communiqué de presse hier, le grand patron de Nalcor Energy, Ed Martin, qui est aussi président de la société Churchill Falls, a indiqué qu'il a envoyé une lettre à son homologue d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, afin «d'établir des bénéfices justes et équitables pour la société Churchill Falls et Hydro-Québec dans l'avenir».
Il explique dans sa lettre que cette entente, qui viendra à échéance en 2041, permet au Québec d'acheter l'électricité du Labrador à une fraction de sa valeur commerciale réelle. Selon lui, cette situation ne permettra virtuellement aucun bénéfice pour la société Churchill Falls responsable du site et ses actionnaires d'ici la fin du contrat dans 32 ans.
Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, s'est déjà beaucoup plaint de cette entente et sa province a déjà contesté les clauses relatives aux prix jusqu'à la Cour suprême du Canada, pour être finalement déboutée.
Selon M. Williams, le Québec a pu empocher environ 22 milliards grâce à cette entente, alors que Terre-Neuve-et-Labrador n'a encaissé qu'environ 1 milliard. Cette situation s'explique en partie par le fait que l'entente entre les deux provinces n'a pas été conçue pour refléter la fluctuation des prix de l'énergie, permettant au Québec de la vendre plusieurs fois le prix payé.
Ed Martin dit avoir obtenu des avis juridiques indiquant qu'Hydro-Québec pourrait être forcée de renégocier les clauses sur les prix, et laisse à la société d'État québécoise jusqu'au 15 janvier pour répondre.
Énergie N.-B.
Par ailleurs, le chef de l'opposition conservatrice du Nouveau-Brunswick demande au premier ministre du Québec, Jean Charest, de mettre en veilleuse l'entente de principe portant sur l'acquisition d'Énergie Nouveau-Brunswick.
Dans une lettre, David Alward demande à M. Charest de ne pas finaliser l'entente tant qu'il n'y aura pas de référendum sur cette question ou les élections législatives dans la province, en septembre. M. Alward a demandé à plusieurs reprises au premier ministre Shawn Graham d'agir de la même façon.
Le chef conservateur affirme que l'entente est mauvaise pour le Nouveau-Brunswick et n'améliorera pas la situation financière de la province.
Selon l'entente proposée, Hydro-Québec ferait l'acquisition des actifs majeurs d'Énergie Nouveau-Brunswick, incluant les lignes de transmission, pour 4,75 milliards.
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