Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Rémunération: l'administration québécoise est toujours en retard

    La rémunération des employés de l'administration québécoise continue d'accuser un retard lorsque comparée à celle de l'ensemble des autres salariés de la province, selon ce qui ressort du rapport de l'Institut de la statistique du Québec intitulé Rémunération des salariés, état et évolution comparés 2009. Une situation jugée «intenable» par les organisations syndicales du Front commun, à quelques jours du dépôt des offres gouvernementales.

    Selon les données rendues publiques hier, la rémunération globale des employés de l'État, qui prend en compte le salaire, les avantages sociaux et les heures de présence au travail, affiche un retard de 3,7 % par rapport à l'ensemble des autres salariés. Il était de 2,9 % l'année dernière. Ils jouissent toutefois d'une avance de 3,6 % par rapport au secteur privé, employés syndiqués et non syndiqués confondus.

    Sur le plan salarial, les employés de l'administration québécoise — ceux de la fonction publique, de l'éducation (commissions scolaires et cégeps) et de la santé — accusent en outre un retard de 8,7 % par rapport aux autres salariés. Cet écart s'élève à 6 % par rapport au secteur privé. L'Institut de la statistique du Québec (ISQ) note également un «potentiel salarial inférieur» puisque les maximums normaux des échelles salariales de l'administration québécoise sont moins élevés que ceux de l'ensemble des autres salariés.

    Une situation jugée «intenable» par les syndicats du Front commun, qui sont actuellement en négociations avec le gouvernement. «Les conclusions présentées par l'ISQ montrent hors de tout doute que les revendications salariales du Front commun sont pleinement justifiées et réalistes. Il est grand temps d'entreprendre un virage et de rémunérer les travailleurs de l'État à leur juste valeur», a insisté la porte-parole du SISP, Régine Laurent. Les syndiqués réclament 11,2 % d'augmentation de salaire sur trois ans, soit une hausse de la masse salariale de 3,2 milliards.

    Le rattrapage est d'autant plus essentiel que «les pénuries de main-d'oeuvre dans le secteur public s'étendent maintenant à presque toutes les catégories d'emplois», selon le vice-président de la CSN, Louis Roy. Ce dernier estime que le gouvernement doit donc «trouver les moyens d'attirer la relève et de retenir les travailleurs plus expérimentés».

    Québec, qui doit présenter ses offres aux employés de l'État lundi prochain, voit les choses autrement. Réagissant par voie de communiqué, la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, a d'ailleurs insisté sur l'avance de 3,6 % de la rémunération globale des employés de l'État par rapport à celle des entreprises privées de 200 employés et plus. Elle a aussi fait valoir les avantages que constituent la sécurité d'emploi et les régimes de retraite à prestations déterminées du secteur public.

    Selon certaines informations qui circulent à Québec, le gouvernement offrirait des hausses salariales minimales, de l'ordre de 0,5 % par année, et ce, possiblement pour plus d'une année. Mme Gagnon-Tremblay n'a toutefois pas confirmé aucun chiffre.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.