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    Bombardier annonce 715 mises à pied

    Les usines de Mirabel et de Saint-Laurent sont directement visées

    Bombardier a annoncé hier une nouvelle vague de 715 mises à pied dans ses usines de la région de Montréal.


    Se disant forcée par le contexte économique et un carnet de commandes anémique de réviser à la baisse la cadence de fabrication de ses jets régionaux CRJ, la compagnie doit abolir durant la première moitié de l'année prochaine 515 postes de mécaniciens, environ 200 postes administratifs ainsi qu'une quarantaine de postes liés à la production de ses bombardiers d'eau CL-415. Ces mises à pied visent directement l'usine d'assemblage final des CRJ à Mirabel et l'usine de pièces de CRJ de Saint-Laurent, mais risquent aussi d'amener des employés d'autres programmes de fabrication à se faire déloger par des collègues affectés aux CRJ et ayant plus d'ancienneté qu'eux.

    «Il n'y a pas suffisamment de ventes d'avion CRJ prévues pour maintenir les plans de production courants», a expliqué Guy Hachey, président et chef de l'exploitation de la division aéronautique de Bombardier. La compagnie n'a pas voulu donner de chiffres quant à ces volumes de production.

    Le grand patron de Bombardier, Pierre Beaudoin, avait prévenu il y a deux semaines que de nouvelles coupes étaient à craindre. Elles viennent s'ajouter aux 4360 mises à pied déjà annoncées par Bombardier Aéronautique cette année, dont 1700 dans la région de Montréal.

    «On savait que quelque chose s'en venait. On voyait bien que le rythme de travail n'était pas le même qu'auparavant. Mais on ne s'attendait pas à ce que ça touche autant de monde», a commenté Dave Chartrand, directeur de la section locale 712 de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aéronautique (AIMTA-FTQ), qui compte 4200 membres dans les usines de Bombardier Aéronautique au Québec.


    Employés demandés

    Cette annonce ne remet aucunement en cause l'avenir du programme qui a fait le succès international de Bombardier, a précisé la compagnie. On estime toujours qu'il se vendra environ 5800 appareils de ce type au cours des 20 prochaines années. Réduit de 25 % cette année, le rythme de fabrication des avions d'affaires devrait aussi s'accélérer quand la reprise économique se sera bien installée.

    D'ici là, Bombardier continue d'investir dans le développement de nouveaux avions CRJ1000 NextGen, Learjet 85 et de la CSeries, a rappelé la compagnie. Les premières pelletées de terre des futures usines d'assemblage et de fabrication d'ailes de la CSeries ont été données cet automne à Mirabel et à Belfast, en Irlande du Nord. On est même en pleine campagne de recrutement de 500 ingénieurs et spécialistes en soutien à la production qui seront affectés à ces projets.

    Les 715 travailleurs qui perdront prochainement leur emploi n'auront malheureusement pas les compétences requises pour occuper ces postes. Mais ils pourront peut-être bénéficier pendant un temps des programmes gouvernementaux d'encouragement au partage du temps de travail. Bombardier se dit prête à étudier cette possibilité.

    «C'est la première fois depuis 2001 que la direction accepte d'en discuter, dit le représentant syndical Dave Chartrand. Cela vient probablement du fait qu'elle sait qu'il y aura un retour de la demande et qu'elle a peur de perdre définitivement cette main-d'oeuvre qualifiée.»












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