Place à la fibre optique
Jeter un coup d'oeil au sud de notre frontière est parfois révélateur de ce qui se passera dans nos entreprises au cours des prochaines années.
C'est notamment le cas dans le dynamique secteur des télécommunications. Pendant que BCE et Telus viennent de mettre en fonction leur réseau sans fil de troisième génération, Verizon, la seconde compagnie de téléphone en importance aux États-Unis, est déjà engagée dans le déploiement de son réseau sans fil de quatrième génération. Pendant que BCE titille par le truchement de Bell-Aliant la possibilité d'implanter un réseau de fibre optique aboutissant directement aux résidences, Verizon a déjà le sien en place couvrant plus de 10 millions de résidences. En 2011, le réseau de Verizon rejoindra un bassin de près de 20 millions de résidences.
Comme vous pouvez le constater, le géant américain a une bonne longueur d'avance sur nos grandes entreprises de télécommunication. Aussi est-il intéressant d'observer l'évolution de Verizon.
Ce n'est un secret pour personne: le sans-fil est le vecteur porteur de l'actuelle croissance du géant américain. À son troisième trimestre, le sans-fil a généré des revenus de 15,8 milliards $US, un bond magistral de 24 % sur les données de l'an passé. La téléphonie cellulaire avec ses applications de plus en plus sophistiquées pour la transmission vidéo, contribue grandement à apporter l'eau au moulin à l'entreprise. Mais il y a également l'Internet sans fil auquel les petits portables intelligents permettent d'accéder. Verizon fut l'une des premières à l'installer dans les grandes villes américaines.
Même si elles sont actuellement portées par l'engouement des services sans fil, les grandes firmes de télécommunication tentent de découvrir d'autres avenues de croissance. Leurs services sur fils, bien que mis à mal par le recul constant de la ligne téléphonique traditionnelle et des appels interurbains, sont parvenus à se maintenir à flot grâce à Internet. Un réseau Internet de plus en plus rapide afin de rivaliser avec celui des câblodistributeurs. Finalement, tous savent que le réseau du futur sur fils est sans contredit la fibre optique se rendant à chaque résidence. Verizon s'est lancée dans l'aventure en 2004 et s'approche aujourd'hui de son objectif de rejoindre avec son réseau de fibres optiques près de 20 millions de résidences aux États-Unis. Les vitesses de transmission sont telles qu'un abonné peut télécharger en moins de cinq minutes un film de long métrage. Le service permet de brancher jusqu'à cinq téléviseurs, chacun pouvant enregistrer à sa guise les émissions de son choix.
Évidemment, un tel service coûte plus cher. Au maximum près de 130 $US par mois. Il s'agit toutefois de forfaits qui comprennent Internet, la télévision haute définition, la ligne téléphonique ordinaire et le WiFi (offert, lui, gratuitement). L'abonné accède à une banque de près de 14 000 films qu'il peut télécharger. Près de 1000 jeux vidéo y sont également accessibles.
Reste maintenant à savoir si Verizon parviendra à convaincre les Américains de souscrire aux services de la fibre optique. En 2008 et 2009, l'entreprise est parvenue à grossir son chiffre d'affaires pour ce secteur de 56 %. Il atteint maintenant 1,4 milliard $US par trimestre. Verizon parvient à ajouter près de 200 000 nouveaux clients par trimestre à l'un ou l'autre de ces services sur fibre optique, soit la télévision ou Internet. Certes, l'actuelle récession freine la progression de ce nouveau service haut de gamme. Il reste que les dirigeants pensent être en mesure d'ajouter 1 million de nouveaux abonnés par année à ces divers services. Ces abonnés rapportent bien davantage que ceux des services sur fils de cuivre (autour de 50 $US par mois) en plus d'être très fidèles alors que leur taux de défection est passablement faible. Par ailleurs, les coûts d'exploitation du réseau de fibres optiques (une fois l'investissement initial effectué pour le connecter à la résidence) sont sensiblement moindres que ceux requis pour maintenir à niveau le réseau de fils de cuivre.
Jusqu'à présent, les investisseurs américains ne semblent pas trop chauds à cette nouvelle voie prise par Verizon alors que le cours de son action a reculé régulièrement au cours des dernières années. Il reste que cette voie permet à la compagnie de téléphone de distancer ses concurrents quant à l'offre de services offerte aux consommateurs.
Au Canada, Bell-Aliant tente l'expérience alors qu'elle a étendu son réseau de fibres optiques jusqu'aux secteurs résidentiels de Fredericton et bientôt de Saint-Jean. Bell-Aliant pourra certainement s'inspirer de Verizon pour présenter ses nouvelles offres de service. Si elle connaît un succès, son expérience ouvrira à BCE, son principal actionnaire, une nouvelle avenue à la croissance pour la prochaine décennie.
C'est notamment le cas dans le dynamique secteur des télécommunications. Pendant que BCE et Telus viennent de mettre en fonction leur réseau sans fil de troisième génération, Verizon, la seconde compagnie de téléphone en importance aux États-Unis, est déjà engagée dans le déploiement de son réseau sans fil de quatrième génération. Pendant que BCE titille par le truchement de Bell-Aliant la possibilité d'implanter un réseau de fibre optique aboutissant directement aux résidences, Verizon a déjà le sien en place couvrant plus de 10 millions de résidences. En 2011, le réseau de Verizon rejoindra un bassin de près de 20 millions de résidences.
Comme vous pouvez le constater, le géant américain a une bonne longueur d'avance sur nos grandes entreprises de télécommunication. Aussi est-il intéressant d'observer l'évolution de Verizon.
Ce n'est un secret pour personne: le sans-fil est le vecteur porteur de l'actuelle croissance du géant américain. À son troisième trimestre, le sans-fil a généré des revenus de 15,8 milliards $US, un bond magistral de 24 % sur les données de l'an passé. La téléphonie cellulaire avec ses applications de plus en plus sophistiquées pour la transmission vidéo, contribue grandement à apporter l'eau au moulin à l'entreprise. Mais il y a également l'Internet sans fil auquel les petits portables intelligents permettent d'accéder. Verizon fut l'une des premières à l'installer dans les grandes villes américaines.
Même si elles sont actuellement portées par l'engouement des services sans fil, les grandes firmes de télécommunication tentent de découvrir d'autres avenues de croissance. Leurs services sur fils, bien que mis à mal par le recul constant de la ligne téléphonique traditionnelle et des appels interurbains, sont parvenus à se maintenir à flot grâce à Internet. Un réseau Internet de plus en plus rapide afin de rivaliser avec celui des câblodistributeurs. Finalement, tous savent que le réseau du futur sur fils est sans contredit la fibre optique se rendant à chaque résidence. Verizon s'est lancée dans l'aventure en 2004 et s'approche aujourd'hui de son objectif de rejoindre avec son réseau de fibres optiques près de 20 millions de résidences aux États-Unis. Les vitesses de transmission sont telles qu'un abonné peut télécharger en moins de cinq minutes un film de long métrage. Le service permet de brancher jusqu'à cinq téléviseurs, chacun pouvant enregistrer à sa guise les émissions de son choix.
Évidemment, un tel service coûte plus cher. Au maximum près de 130 $US par mois. Il s'agit toutefois de forfaits qui comprennent Internet, la télévision haute définition, la ligne téléphonique ordinaire et le WiFi (offert, lui, gratuitement). L'abonné accède à une banque de près de 14 000 films qu'il peut télécharger. Près de 1000 jeux vidéo y sont également accessibles.
Reste maintenant à savoir si Verizon parviendra à convaincre les Américains de souscrire aux services de la fibre optique. En 2008 et 2009, l'entreprise est parvenue à grossir son chiffre d'affaires pour ce secteur de 56 %. Il atteint maintenant 1,4 milliard $US par trimestre. Verizon parvient à ajouter près de 200 000 nouveaux clients par trimestre à l'un ou l'autre de ces services sur fibre optique, soit la télévision ou Internet. Certes, l'actuelle récession freine la progression de ce nouveau service haut de gamme. Il reste que les dirigeants pensent être en mesure d'ajouter 1 million de nouveaux abonnés par année à ces divers services. Ces abonnés rapportent bien davantage que ceux des services sur fils de cuivre (autour de 50 $US par mois) en plus d'être très fidèles alors que leur taux de défection est passablement faible. Par ailleurs, les coûts d'exploitation du réseau de fibres optiques (une fois l'investissement initial effectué pour le connecter à la résidence) sont sensiblement moindres que ceux requis pour maintenir à niveau le réseau de fils de cuivre.
Jusqu'à présent, les investisseurs américains ne semblent pas trop chauds à cette nouvelle voie prise par Verizon alors que le cours de son action a reculé régulièrement au cours des dernières années. Il reste que cette voie permet à la compagnie de téléphone de distancer ses concurrents quant à l'offre de services offerte aux consommateurs.
Au Canada, Bell-Aliant tente l'expérience alors qu'elle a étendu son réseau de fibres optiques jusqu'aux secteurs résidentiels de Fredericton et bientôt de Saint-Jean. Bell-Aliant pourra certainement s'inspirer de Verizon pour présenter ses nouvelles offres de service. Si elle connaît un succès, son expérience ouvrira à BCE, son principal actionnaire, une nouvelle avenue à la croissance pour la prochaine décennie.
Haut de la page

