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    La Caisse se dotera d'un nouveau plan

    L'institution entend améliorer le rendement sur ses investissements

    Michael Sabia: «Le monde a changé. La Caisse aussi.»
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Michael Sabia: «Le monde a changé. La Caisse aussi.»
    Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, a affirmé hier que la Caisse dévoilerait au cours des prochains mois un nouveau plan visant à améliorer le rendement sur ses investissements et à appuyer le développement économique du Québec.

    Dans son mot d'ouverture du premier d'une série de colloques organisés par la Caisse, M. Sabia a affirmé hier matin qu'il y avait un besoin de changer les choses parce que les stratégies du passé ne garantissent plus le succès de l'avenir. «Le monde a changé. La Caisse aussi», a-t-il déclaré.

    M. Sabia, qui a pris la direction de la Caisse en mars, a ajouté que les détails de la nouvelle stratégie seront dévoilés au cours des prochains mois. Celle-ci semble toutefois avoir déjà été mise en place. «Nous avons simplifié la structure et les stratégies d'investissement. Nous nous sommes éloignés des produits dérivés complexes. Nous nous sommes recentrés sur les métiers de base de la Caisse. Et nous avons accéléré le plan d'action pour mieux gérer le risque.»

    Ces changements visent à assurer que la Caisse jouira de fondations plus solides pour servir ses clients, les agences publiques québécoises qui lui confient leurs régimes de retraite.

    La Caisse de dépôt a été sévèrement critiquée pour ses stratégies d'investissement précédentes, lesquelles ont été jugées trop risquées et tenues pour responsables du rendement catastrophique obtenu l'an dernier.

    Comme d'autres gestionnaires de fonds, la Caisse a été matraquée par la récession mondiale, qui a malmené les places boursières l'automne dernier et au début de 2009, entraînant des pertes de milliards de dollars.

    Lors de son discours d'hier, M. Sabia a indiqué que la Caisse entendait tirer profit de son expertise et de son réseau mondial pour stimuler l'avantage concurrentiel de la province.

    «Nous ne sommes pas obligés de faire un choix entre la recherche de rendement pour les déposants et la contribution au développement économique du Québec, a-t-il dit. Les deux vont ensemble.»

    La Caisse entend contribuer au développement des entreprises québécoises, y compris celles de taille moyenne, en partageant avec elles son expertise et ses fonds.

    Une des premières initiatives du genre a vu la Caisse aider la montréalaise GLV à acheter une entreprise autrichienne de traitement des eaux usées. La Caisse a alors fourni un financement de 40 millions de dollars et l'aide de ses experts pour rédiger une offre d'achat qui devait être complétée en moins de dix jours.

    Ce premier colloque d'affaires de la Caisse, dont le thème était «L'avenir des entreprises québécoises dans le nouvel ordre économique mondial», sera suivi de deux autres, soit aujourd'hui à Québec et demain à Saint-Georges-de-Beauce.

    Serge Godin, fondateur et président exécutif du conseil de CGI, sera un des conférenciers à Québec, alors que Pierre Pomerleau, président et directeur général du groupe Pomerleau, participera à la rencontre de demain à Saint-Georges-de-Beauce.

    Une deuxième série de colloques aura lieu au printemps prochain.












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