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    Les profits d'Hydro-Québec plongent du tiers

    La presque totalité de la baisse des profits d'Hydro-Québec est attribuable à la filiale Production
    Photo: Agence Reuters La presque totalité de la baisse des profits d'Hydro-Québec est attribuable à la filiale Production
    Le ralentissement économique s'est traduit par une baisse de consommation importante chez les grands clients industriels d'Hydro-Québec, qui a vu ses profits chuter de 31 % au troisième trimestre par rapport à la même période l'an dernier.

    La société d'État, qui a aussi souffert d'une baisse des prix sur les marchés d'exportation, a terminé le trimestre avec un bénéfice net de 338 millions, loin des 491 millions inscrits en 2008.

    La presque totalité de la baisse de profits est attribuable à la filiale Production, qui produit l'électricité pour les secteurs résidentiel et industriel en plus d'assurer sa vente à l'étranger.

    «Toute la clientèle industrielle, étant donné le ralentissement économique, a des besoins moins grands en énergie», a dit Lise Croteau, vice-présidente comptabilité et contrôle, lors d'une conférence téléphonique. Parmi ces clients figurent des usines de pâtes et papiers et des entreprises du secteur de la fonte et de l'affinage.

    Priée de dire si ce recul de la consommation se poursuivait présentement, au cours du quatrième trimestre, Mme Croteau s'est limitée à indiquer qu'Hydro-Québec ne peut prévoir le niveau des ventes.

    Plus spécifiquement, la demande des clients industriels a reculé de 14 % au cours du trimestre, soit une baisse de 2,3 térawatts/heure. Un térawatt/heure peut alimenter 100 000 résidences pendant toute une année.

    Exportations

    En ce qui concerne la vente d'électricité sur les marchés étrangers, elle n'a pas été aussi fructueuse que l'an dernier. Hydro-Québec a indiqué que le prix moyen de vente, au cours des neuf premiers mois de 2009, a été de 7 ¢/MWh. Pendant la même période en 2008, le prix moyen avait été de 9 ¢/MWh.

    Pour le quatrième trimestre, Mme Croteau a été prudente, mais croit que le prix de vente moyen pourrait osciller autour de 5,7 ¢/kWh, comme au troisième trimestre. «Il est un peu tôt pour prévoir des volumes qu'on pourrait exporter, parce qu'il faut tenir compte de notre hydraulicité, des occasions sur le marché, des températures qu'on aura, etc.»

    La baisse des prix est liée au contexte économique. Mais la tendance à long terme trace une évolution de la demande qui n'est plus en forte croissance.

    L'Energy Information Administration, aux États-Unis, a récemment indiqué que la consommation américaine d'électricité a diminué de 1,6 % en 2008 et de 3,6 % en 2009. Pour 2010, toutefois, elle attend un rebond de 1,6 %.

    Selon les projections annuelles de l'EIA dévoilées en mars, la demande d'électricité a crû en moyenne de 1,1 % de 2000 à 2007. Au cours des années 1990, c'était de 2,5 %. Au cours des années 1950, c'était de 9 %.

    «Ce ralentissement de la croissance de la demande devrait se poursuivre au cours des 23 prochaines années en raison des gains d'efficacité dus à la hausse des prix, aux nouvelles normes d'éclairage, de chauffage et de climatisation, et aux autres électroménagers», a écrit la EIA.

    Pour les neuf premiers mois de 2009, Hydro-Québec a réalisé un bénéfice net de 2,18 milliards, en baisse de 18 % par rapport à 2008.

    «Somme toute, dans un contexte commercial plus difficile, Hydro-Québec affiche après neuf mois de bons résultats qui nous permettent d'anticiper que le bénéfice pour 2009 sera supérieur aux 2,7 milliards prévus au plan stratégique», a cependant estimé Mme Croteau.












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