La Caisse de dépôt nie avoir raté la remontée boursière
Photo : Agence Reuters
Michael Sabia, président et chef de direction de la Caisse de dépôt et de placement
La Caisse de dépôt et placement du Québec a nié, hier, avoir raté la spectaculaire remontée que connaissent les Bourses depuis le printemps.
Entre la fin mars et la fin septembre, la Caisse a transféré 8,5 milliards de dollars de ses placements dans des titres à revenu fixe, principalement des obligations, vers ses portefeuilles d'actions, a indiqué un porte-parole de l'institution, Maxime Chagnon, au cours d'un entretien téléphonique.
La pondération des actifs de la Caisse en actions atteignait ainsi 34 % à la fin septembre, contre 22 % à la fin de 2008.
Depuis l'arrivée du nouveau président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, à la mi-mars, «on a rebâti notre position dans les marchés boursiers», a insisté M. Chagnon.
Le porte-parole n'a pas voulu divulguer le rendement de la Caisse au 30 septembre, mais il n'a pas nié l'information publiée par le quotidien La Presse, selon laquelle il s'élèverait à 5 ou 6 % pour l'ensemble de l'année 2009, alors que celui des caisses de retraite canadiennes atteindrait en moyenne entre 10 et 12 %.
Cependant, contrairement à ce qu'a avancé le journal, la contre-performance ne s'explique pas par la gestion des risques plus serrée que M. Sabia a instaurée, mais plutôt par la sous-pondération de la Caisse en actions, a soutenu Maxime Chagnon.
Il faut dire que l'institution fait également les frais de baisses de valeur de 2,2 milliards dans ses investissements en dettes immobilières, de 1,8 milliard dans ses actifs immobiliers, de 1,3 milliard dans ses placements privés, infrastructures et participations ainsi que de 400 millions dans ses titres de papier commercial adossé à des actifs (PCAA).
Au 30 juin, la Caisse affichait ainsi un rendement nul, les pertes non matérialisées de 5,7 milliards annulant complètement les gains d'environ 5 % réalisés dans les portefeuilles d'actions et de titres à revenu fixe.
La Caisse estime désormais avoir achevé une bonne partie du «ménage» rendu nécessaire par le rendement négatif record de 25 % enregistré en 2008.
L'institution a procédé à des restructurations internes, a resserré sa gestion des risques et a abandonné le secteur des prêts immobiliers risqués. De plus, la pondération actuelle de 34 % en actions correspond aux objectifs à long terme de la Caisse, a précisé M. Chagnon.
Bachand réagit
A Québec, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a invité les observateurs à la prudence concernant les résultats de la Caisse. Il a prévenu qu'il fallait attendre de connaître les résultats officiels de l'institution avant de porter un jugement sur sa performance.
Interrogé à l'Assemblée nationale, M. Bachand a rappelé que la Caisse publierait ses résultats annuels vers la fin février ou au début mars.
Sur les ondes de Radio-Canada, le ministre a toutefois affirmé que le rendement de la Caisse n'allait pas pouvoir dépasser celui des caisses de retraite canadiennes, puisque l'institution était sous-pondérée en actions.
Entre la fin mars et la fin septembre, la Caisse a transféré 8,5 milliards de dollars de ses placements dans des titres à revenu fixe, principalement des obligations, vers ses portefeuilles d'actions, a indiqué un porte-parole de l'institution, Maxime Chagnon, au cours d'un entretien téléphonique.
La pondération des actifs de la Caisse en actions atteignait ainsi 34 % à la fin septembre, contre 22 % à la fin de 2008.
Depuis l'arrivée du nouveau président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, à la mi-mars, «on a rebâti notre position dans les marchés boursiers», a insisté M. Chagnon.
Le porte-parole n'a pas voulu divulguer le rendement de la Caisse au 30 septembre, mais il n'a pas nié l'information publiée par le quotidien La Presse, selon laquelle il s'élèverait à 5 ou 6 % pour l'ensemble de l'année 2009, alors que celui des caisses de retraite canadiennes atteindrait en moyenne entre 10 et 12 %.
Cependant, contrairement à ce qu'a avancé le journal, la contre-performance ne s'explique pas par la gestion des risques plus serrée que M. Sabia a instaurée, mais plutôt par la sous-pondération de la Caisse en actions, a soutenu Maxime Chagnon.
Il faut dire que l'institution fait également les frais de baisses de valeur de 2,2 milliards dans ses investissements en dettes immobilières, de 1,8 milliard dans ses actifs immobiliers, de 1,3 milliard dans ses placements privés, infrastructures et participations ainsi que de 400 millions dans ses titres de papier commercial adossé à des actifs (PCAA).
Au 30 juin, la Caisse affichait ainsi un rendement nul, les pertes non matérialisées de 5,7 milliards annulant complètement les gains d'environ 5 % réalisés dans les portefeuilles d'actions et de titres à revenu fixe.
La Caisse estime désormais avoir achevé une bonne partie du «ménage» rendu nécessaire par le rendement négatif record de 25 % enregistré en 2008.
L'institution a procédé à des restructurations internes, a resserré sa gestion des risques et a abandonné le secteur des prêts immobiliers risqués. De plus, la pondération actuelle de 34 % en actions correspond aux objectifs à long terme de la Caisse, a précisé M. Chagnon.
Bachand réagit
A Québec, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a invité les observateurs à la prudence concernant les résultats de la Caisse. Il a prévenu qu'il fallait attendre de connaître les résultats officiels de l'institution avant de porter un jugement sur sa performance.
Interrogé à l'Assemblée nationale, M. Bachand a rappelé que la Caisse publierait ses résultats annuels vers la fin février ou au début mars.
Sur les ondes de Radio-Canada, le ministre a toutefois affirmé que le rendement de la Caisse n'allait pas pouvoir dépasser celui des caisses de retraite canadiennes, puisque l'institution était sous-pondérée en actions.
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