samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La Caisse de dépôt nie avoir raté la remontée boursière

Michael Sabia, président et chef de direction de la Caisse de dépôt et de placement
Photo : Agence Reuters
Michael Sabia, président et chef de direction de la Caisse de dépôt et de placement
La Caisse de dépôt et placement du Québec a nié, hier, avoir raté la spectaculaire remontée que connaissent les Bourses depuis le printemps.

Entre la fin mars et la fin septembre, la Caisse a transféré 8,5 milliards de dollars de ses placements dans des titres à revenu fixe, principalement des obligations, vers ses portefeuilles d'actions, a indiqué un porte-parole de l'institution, Maxime Chagnon, au cours d'un entretien téléphonique.

La pondération des actifs de la Caisse en actions atteignait ainsi 34 % à la fin septembre, contre 22 % à la fin de 2008.

Depuis l'arrivée du nouveau président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, à la mi-mars, «on a rebâti notre position dans les marchés boursiers», a insisté M. Chagnon.

Le porte-parole n'a pas voulu divulguer le rendement de la Caisse au 30 septembre, mais il n'a pas nié l'information publiée par le quotidien La Presse, selon laquelle il s'élèverait à 5 ou 6 % pour l'ensemble de l'année 2009, alors que celui des caisses de retraite canadiennes atteindrait en moyenne entre 10 et 12 %.

Cependant, contrairement à ce qu'a avancé le journal, la contre-performance ne s'explique pas par la gestion des risques plus serrée que M. Sabia a instaurée, mais plutôt par la sous-pondération de la Caisse en actions, a soutenu Maxime Chagnon.

Il faut dire que l'institution fait également les frais de baisses de valeur de 2,2 milliards dans ses investissements en dettes immobilières, de 1,8 milliard dans ses actifs immobiliers, de 1,3 milliard dans ses placements privés, infrastructures et participations ainsi que de 400 millions dans ses titres de papier commercial adossé à des actifs (PCAA).

Au 30 juin, la Caisse affichait ainsi un rendement nul, les pertes non matérialisées de 5,7 milliards annulant complètement les gains d'environ 5 % réalisés dans les portefeuilles d'actions et de titres à revenu fixe.

La Caisse estime désormais avoir achevé une bonne partie du «ménage» rendu nécessaire par le rendement négatif record de 25 % enregistré en 2008.

L'institution a procédé à des restructurations internes, a resserré sa gestion des risques et a abandonné le secteur des prêts immobiliers risqués. De plus, la pondération actuelle de 34 % en actions correspond aux objectifs à long terme de la Caisse, a précisé M. Chagnon.

Bachand réagit

A Québec, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a invité les observateurs à la prudence concernant les résultats de la Caisse. Il a prévenu qu'il fallait attendre de connaître les résultats officiels de l'institution avant de porter un jugement sur sa performance.

Interrogé à l'Assemblée nationale, M. Bachand a rappelé que la Caisse publierait ses résultats annuels vers la fin février ou au début mars.

Sur les ondes de Radio-Canada, le ministre a toutefois affirmé que le rendement de la Caisse n'allait pas pouvoir dépasser celui des caisses de retraite canadiennes, puisque l'institution était sous-pondérée en actions.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • jpthoma1 - Abonné
    12 novembre 2009 07 h 31
    Non mais branchez-vous!
    L'an dernier les médias ont fortement critiqué la CDPQ pour avoir pris trop de risques.

    Voilà maintenant ces mêmes médias qui se plaignent que le CDPQ a réalisé de faibles rendements.

    Un petit cours de finance ferait du bien à certains.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jean claude pomerleau - Inscrit
    12 novembre 2009 07 h 34
    La Caisse continue à s'enfoncer
    En 2008 la Caisse a perdu 40 milliards (G) elle aurait perdu 30 milliards si elle avait performé selon l'indice de référence. Elle a donc subie une perte accrue de 10 milliards. La majorité de cette perte accrue est due au papier commerciale (provision pour perte et crise de liquidité qui a entrainer une vente de feu au moment d'une capitulation boursière).

    En 2009 sous-performance de la Caisse sera de 6%, soit 7 milliards environs qui s'ajoute au 10 milliards de 2008, donc 17 milliards qui va se répercuté sur son rendement dans l'avenir.

    Pourquoi ? parce qu'en 2004 Charest a changer les directives en placement (Un bâillon dans la nuit: le rendement d'abord).La Caisse est devenu le Casino Royal, gérée par des ti culs du néolobéralisme.

    C'est à ce moment que la course au prime a commencer et que l'accumulation du papier commerciale a gonfler le bilan de ce produit toxique qui promettait quelque centilles de plus au rendement, ce qui amenait les primes (40 millions en 2006 et autant en 2007).

    Avec la crise des crédits cette désinvolture dans la gestion du risques à produits un désastre; pas assez pour empêcher Rouseau de recevoir un standing ovation à la Chambre de Commerce (notre élite économique).

    En réaction à cette crise, la direction de la Caisse, perturbé par la manigance politique et traumatisé par le risque, a raté le coche et a sous pondéré le marché des actions (une aubaine historique pour les grands fonds à l'automne 2008). Ce n'est qu'au printemps que la Caisse a commencer à pondérer en actions.

    Voici la déclaration de Bachand au The Globe and Mail:

    (...)"The Caisse was underweight in stocks, and given that stock markets have rebounded considerably, the Caisse's results will certainly not exceed those of competing pension funds or industry peers," Mr. Bachand told Radio-Canada television.

    "I don't expect the Caisse to outdo the markets this year," he said.

    On est passé à trop de risques à pas assez de risque.

    Résultats, en 2009 la Caisse va sous performer de 7 milliards, qui s'ajoute à la sous performance de 10 milliards de 2008. 17 milliards en tout. Et ce manque à gagner va se répercuter sur les années à venir.

    On va se souvenir longtemps du passage de Charest au pouvoir.
    Sera t il le prochain à recevoir un standing ovation de ses amis de la Chambre de Commerce quand il quittera ?

    Les deux mains sur le volant et le derby de démolition continue...

    .................

    Lundi M Jacques Parizeau, le père de la Caisse de dépôt, va publier un livre. Nous reste t il assez de discernement pour voir toute la distance qu'il y a entre Monsieur et notre actuel Premier minus (Ce n'est pas une erreur de frappe, j'ai bien écris minus). Ou avons nous définitivement perdu l'intelligence élémentaire de nos propres intérêts ! Ne comptez pas sur la médiacratie fédéraliste pour vous aidez à comprendre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Chroniques
Dépêches
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012